Estimation Juan de Arellano (1614-1676)

Expertise des œuvres de l'artiste "JJuan de Arellano" et présentation de celui-ci, oeuvre "Panier de fleurs, Musée des Beaux-Arts de Carcassonne"
Panier de fleurs, Musée des Beaux-Arts de Carcassonne

Estimation Juan de Arellano (1614-1676) Peintre espagnol

Juan de Arellano est l’un des représentants majeurs de la nature morte florale du Siècle d’or espagnol. Son œuvre intéresse un large public d’amateurs d’anciens et de décorateurs, en Europe comme aux États-Unis. Les toiles signées et bien documentées affichent une valeur solide et des résultats soutenus en ventes publiques. Cette page propose un repère clair pour comprendre la cote, les typologies recherchées et les facteurs qui influencent la valeur des œuvres rattachées à l’artiste et à son entourage. Pour obtenir une estimation gratuite et argumentée, contactez Fabien Robaldo.

Les informations ci-dessous synthétisent les usages du marché pour les peintures originales, les paires, les œuvres d’atelier et de suiveurs. Elles ne constituent pas une garantie de prix mais un cadre de référence fondé sur des résultats publics récents et historiques. Pour une lecture fine au cas par cas, une expertise dédiée est nécessaire. Fabien Robaldo vous accompagne dans cette démarche en lien avec MILLON.

Domaines artistiquesPrix / Valeur / Cote
Peintures à l’huile sur toile signées “floreros” (bouquets en vase), format moyen à importantEnviron 150 000 € à 750 000 € selon sujet, format, signature, provenance et publication
Paires de peintures à l’huile signées et datées, formats harmonisésEnviron 400 000 € à 900 000 € la paire selon qualité et conservation visuelle
Guirlandes florales et compositions décoratives de l’entourage madrilèneEnviron 80 000 € à 300 000 € selon sujet, collaboration et documentation
Atelier de Juan de Arellano, œuvres attribuées ou “cercle de”Environ 20 000 € à 120 000 € selon degrés d’attribution et qualités picturales
Suiveurs espagnols du XVIIe siècle (école madrilène), compositions comparablesEnviron 5 000 € à 40 000 € selon format et cohérence stylistique
Dessins et études préparatoires attribuéesEnviron 3 000 € à 15 000 € selon rareté et état de la feuille

 

Biographie factuelle

 

Repères chronologiques

Juan de Arellano naît à Santorcaz en 1614 et meurt à Madrid en 1676. Il se forme d’abord comme peintre de figures avant de se consacrer aux natures mortes florales à partir de la décennie 1640. Sa carrière se déroule à Madrid dans un contexte favorable au genre de la nature morte, stimulé par la demande privée et religieuse.

 

Formation et milieu

Les sources anciennes citent une formation auprès de Juan de Solís. Dès les années 1650, Arellano s’impose comme spécialiste des bouquets en vase, dits “floreros”. Il observe la peinture flamande diffusée à la cour d’Espagne et assimile des procédés italiens alors en vogue. Cette synthèse l’impose rapidement comme référence du sujet à Madrid.

 

Atelier, collaborations et postérité

Arellano dirige un atelier actif qui comprend des proches et des suiveurs. Son fils José de Arellano et son gendre Bartolomé Pérez prolongent la veine florale madrilène. La diffusion des modèles par l’atelier explique la présence d’œuvres d’entourage et de copies anciennes, souvent proposées aux enchères aux côtés de pièces autographes.

 

Style de l’artiste (objectif, non-poétique)

 

Sujets et formats récurrents

Le corpus regroupe des bouquets composés de tulipes, roses, pivoines, narcisses, iris, jacinthes et anémones, présentés en vases de verre ou de pierre, posés sur un entablement. Les formats carrés et rectangulaires moyens dominent. Les paires sont fréquentes pour des ensembles décoratifs. Les guirlandes florales existent mais sont moins nombreuses dans l’œuvre autographe.

 

Organisation des compositions

Les bouquets présentent une construction centrale stable, des tiges visibles dans les vases de verre et une alternance de masses colorées. Les fonds sombres valorisent le contraste avec les fleurs claires. Des insectes et feuilles tombantes apparaissent ponctuellement. La signature “Juan de Arellano” ou “Joannes de Arellano” se rencontre en bas à gauche ou à droite selon les formats.

 

Variables d’atelier

Les œuvres d’atelier et “cercle de” reprennent les mêmes répertoires floraux avec une exécution plus rapide, une définition moindre des pétales et un dessin des tiges simplifié. Les paires d’atelier existent et proposent des formats coordonnés proches des compositions autographes, avec une valeur de marché nettement inférieure.

 

Techniques, matériaux, périodes

 

Supports et médiums

Les peintures sont majoritairement réalisées à l’huile sur toile. Les toiles de lin à tissage moyen sont courantes pour les formats domestiques. Les châssis d’époque sont rectangulaires ou carrés selon les paires. Les dessins attribués sont rares et souvent préparatoires à la disposition des bouquets.

 

Procédés picturaux

Arellano emploie une préparation claire. Le rendu des verres de vase laisse voir la structure des tiges. Les rehauts lumineux soulignent pétales et calices. Cette méthode, héritée en partie de modèles flamands, donne de la lisibilité aux arrangements floraux et facilite l’identification des espèces par les connaisseurs du XVIIe siècle.

 

Périodes de production

La maturité des années 1660-1665 correspond à des compositions plus amples, des palettes plus franches et des bouquets plus fournis. Les œuvres datées 1665 sont particulièrement recherchées. Les périodes antérieures présentent des bouquets plus sobres, aux palettes restreintes.

 

Analyse du marché : typologies, cote, valeur, facteurs déterminants

 

Typologies les plus recherchées

Les œuvres autographes signées et datées, de format moyen à important, constituent le cœur de la demande. Les paires harmonisées atteignent une valeur supérieure car elles répondent à un usage décoratif et à une rareté statistique. Les guirlandes florales anciennes rattachées à l’artiste, plus rares, intéressent des collectionneurs spécialisés. Les œuvres d’atelier et du “cercle de” alimentent une demande plus large, avec des prix d’entrée plus accessibles.

 

Facteurs de valeur

Plusieurs paramètres structurent la valeur d’une œuvre attribuée à Arellano. La qualité d’exécution et la cohérence stylistique priment. La signature, la date et la présence d’une provenance documentée ou d’une publication renforcent la valeur. Les paires augmentent l’attrait. Les éléments iconographiques singuliers, comme des espèces florales rares ou des vases de pierre sculptés, ont un impact positif. Enfin, l’inscription de l’œuvre dans la littérature de référence soutient la cote.

 

Provenance, publications et expositions

Une provenance suivie depuis le XIXe siècle ou une exposition monographique documentée renforce la confiance du marché. Les références à des catalogues d’expositions consacrées à Arellano constituent un facteur d’identification et, par ricochet, de valeur. Les œuvres passées chez des marchands reconnus ou issues de collections privées importantes bénéficient d’un avantage concurrentiel.

 

Segments de prix observés

Le segment supérieur concerne les paires autographes signées et datées autour de 1665, avec des prix en centaines de milliers d’euros pour des formats moyens. Le segment intermédiaire porte sur les toiles isolées autographes, signées, entre environ 150 000 € et 400 000 € selon le sujet et la documentation. L’entourage et l’atelier se situent en dessous, avec une amplitude large selon la qualité, la proximité au style de l’artiste et la solidité des attributions.

 

Analyse technique de la thématique (matériaux, périodes, écoles, caractéristiques)

 

Matériaux et écoles en présence

La nature morte florale madrilène du XVIIe siècle mêle des emprunts à l’école flamande et des pratiques italiennes. Arellano adapte ces références à des formats domestiques destinés aux intérieurs aristocratiques et religieux. Les supports et liants employés sont conformes aux usages madrilènes de l’époque pour les peintures d’huile sur toile.

 

Caractéristiques distinctives

Les “floreros” d’Arellano associent bouquets structurés, tiges apparentes dans des vases de verre, et alternance de fleurs à pétales lisses et striés. Les compositions sont lisibles, articulées autour d’un axe central, avec des variations d’espèces qui servent la construction. Ces constantes aident à différencier l’œuvre autographe des productions d’atelier et des suiveurs de l’école madrilène.

 

Périodes de référence

Les années 1660 concentrent les pièces les plus recherchées, souvent signées “Joannes de Arellano” et datées 1665. Les œuvres antérieures présentent une économie de moyens plus marquée et des palettes moins saturées. Les paires cohérentes de cette période constituent des références de cote.

 

Marché des enchères (sélection de résultats publics)

Les exemples ci-dessous illustrent des niveaux de prix observés pour des typologies emblématiques. Les prix sont exprimés en euros à titre indicatif d’après les résultats publiés et, le cas échéant, une conversion au cours d’époque.

  • Sotheby’s, Londres, Old Masters Evening Sale, 6 juillet 2017, lot 33, “A pair of still lifes of roses, variegated tulips, peonies and other flowers in crystal vases, on stone plinths”. Prix réalisé env. 746 200 € (équivalent en euros du prix en livre sterling).
  • Sotheby’s, Londres, 10 juillet 2003, lot 44, “A landscape with tulips, irises, narcissi and roses”. Prix réalisé env. 200 000 € (conversion indicative depuis 140 000 £).
  • Christie’s, New York, Old Masters, 23 mai 2024, “Tulips, roses, carnations, narcissi and other flowers in a glass vase …; and Tulips, roses, hyacinths and other flowers in a glass vase …”, lot 42. Prix réalisé env. 373 000 € (conversion indicative depuis 403 200 $).

 

Ces résultats confirment l’écart de valeur entre paires autographes de haute époque, toiles isolées bien documentées et œuvres apparentées. Ils servent de bornes pour situer une œuvre dans une fourchette cohérente avant expertise approfondie.

 

Conclusion

Le marché de Juan de Arellano reste actif pour les œuvres autographes et les paires cohérentes, avec une valeur soutenue lorsqu’une signature, une date et une provenance structurée sont réunies. Les pièces d’atelier et du cercle offrent une alternative accessible tout en demandant une analyse rigoureuse de l’attribution. Pour connaître la valeur actuelle de votre œuvre et obtenir une estimation gratuite argumentée, contactez Fabien Robaldo. L’expertise s’effectue de manière confidentielle, avec une documentation précise et une analyse des comparables récents en lien avec MILLON.

 

FAQ

Qui était Juan de Arellano et quelle est sa spécialité ?

Peintre espagnol actif à Madrid au XVIIe siècle, il s’est spécialisé dans la nature morte florale dite “florero”.

Quels sujets sont les plus recherchés aux enchères ?

Les bouquets en vase signés et datés autour des années 1660, en particulier les paires de formats coordonnés.

Comment reconnaître une œuvre d’atelier ou du cercle ?

Proximité au modèle avec une exécution plus rapide, une définition moindre des pétales et une simplification des tiges, souvent sans signature ou avec attributions prudentes.

Quelle est la fourchette de prix pour une toile autographe ?

Environ 150 000 € à 400 000 € pour une toile isolée signée selon sujet, format et documentation, davantage pour des paires.

Les paires de peintures ont-elles une valeur supérieure ?

Oui, les paires harmonisées atteignent des niveaux de prix supérieurs en raison de leur rareté et de leur usage décoratif.

Que regarder en priorité pour une évaluation rapide ?

Signature et date, cohérence stylistique, qualité d’exécution, provenance documentée et éventuelles publications.

Les guirlandes florales d’Arellano sont-elles fréquentes ?

Moins fréquentes que les bouquets en vase, elles existent et sont recherchées lorsqu’elles sont bien documentées.

Existe-t-il des dessins d’Arellano ?

Ils sont rares. Des feuilles attribuées apparaissent ponctuellement en ventes publiques.

Pourquoi les années 1660 sont-elles importantes ?

Cette période correspond à la maturité stylistique, avec des compositions plus amples et des œuvres souvent signées et datées.

Une provenance ancienne influe-t-elle sur la valeur ?

Oui, une provenance suivie et des expositions ou publications augmentent la confiance du marché et la valeur.

Comment obtenir une estimation gratuite ?

Transmettez des images nettes, dimensions, détails de signature et toutes informations de provenance à Fabien Robaldo pour une première estimation gratuite.

Travaillez-vous avec des opérateurs de référence ?

Oui, l’expertise peut être conduite en lien avec MILLON, selon la nature du dossier.

*Les informations publiées sur ce site ont un objectif exclusivement informatif. Nous ne délivrons aucun certificat d’authenticité lorsqu’une estimation est demandée en ligne. Les estimations fournies restent sous toutes réserves de l’avis des artistes, fondations, comités ou instances officielles compétentes et reconnues.

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