Estimation Charles Beaubrun (1604-1692)

Expertise et estimation par le cabinet Robaldo. présentation de l'artiste : Charles Beaubrun (1604-1692)
Martin Lambert, Henri et son cousin Charles Beaubrun, 1675, château de Versailles.

Estimation Charles Beaubrun (1604-1692) 

Charles Beaubrun occupe une place reconnue dans le portrait français du XVIIe siècle. Son nom est fréquemment associé à celui de son cousin Henri Beaubrun. Les deux artistes ont produit un corpus cohérent de portraits officiels et de portraits d’apparat au service de la Cour de France. Cette page propose une vision claire de la cote et de la valeur de ses œuvres, des critères d’authentification utilisés sur le marché, des périodes et techniques les plus recherchées, ainsi que des résultats récents d’enchères utiles pour situer un ordre de grandeur avant une estimation gratuite avec Fabien Robaldo.

Tableau synthétique des valeurs observées en ventes publiques

Les fourchettes ci-dessous reflètent des adjudications observées pour des œuvres autographes, attribuées, d’atelier ou de suiveurs, selon le sujet, la qualité, l’état, la provenance et le format. Elles sont indicatives et susceptibles d’évoluer.

Domaines artistiquesPrix / Valeur / Cote
Peintures autographes de représentation royale ou princière grand formatDe 120000 € à 500000 € et plus selon provenance, qualité et conservation
Peintures autographes hors sujets royaux, portraits d’apparat de courDe 40000 € à 150000 € selon format, identification du modèle et documentation
Peintures attribuées à Charles et Henri Beaubrun, œuvres conjointesDe 30000 € à 200000 € selon sujet, dimensions et consensus d’attribution
Atelier, entourage direct des BeaubrunDe 8000 € à 40000 € selon qualité d’exécution et proximité avec les modèles connus
Suiveurs et école française du XVIIe siècle dans le goût des BeaubrunDe 1500 € à 15000 € selon état, échelle et intérêt iconographique
Dessins, gouaches, petits formats sur vélinDe 2000 € à 12000 € selon sujet, support et conservation


Biographie factuelle

Né à Amboise en 1604 et mort à Paris en 1692, Charles Beaubrun appartient à une dynastie d’artistes actifs sous Louis XIII et Louis XIV. Il se forme au sein de l’atelier familial et collabore étroitement avec son cousin Henri Beaubrun né en 1603. Les deux peintres sont appelés à réaliser des portraits officiels pour la cour, les maisons princières et la haute noblesse. Leur production se concentre entre les années 1630 et 1670, période de centralisation du mécénat royal et d’institutionnalisation des arts en France. Ils participent au rayonnement du portrait d’apparat français, marqué par des formules iconographiques codifiées et par la diffusion d’images de souverains et de membres de la famille royale. Une part notable des œuvres conservées est aujourd’hui répertoriée dans des musées français et européens, tandis qu’un ensemble substantiel circule sur le marché de l’art sous des attributions variables, allant d’autographe à atelier, entourage ou suiveur.


Style de l’artiste

Le style de Charles Beaubrun se caractérise par des dispositifs de représentation codifiés pour la figure royale et princière. Les compositions d’apparat privilégient la frontalité ou un léger trois-quarts, l’usage d’un fond à rideaux et éléments architecturaux, ainsi que la mise en scène des attributs politiques ou dynastiques. Le traitement des textiles, collerettes, rubans et soieries occupe une place importante, avec une attention régulière portée aux effets de matière et aux contrastes de couleurs. Les carnations restent lisses et régulières, la hiérarchie des plans étant assurée par la lumière. La continuité stylistique avec Henri Beaubrun est forte, expliquant la fréquence des attributions conjointes. Les versions et répliques d’atelier sont courantes pour les effigies officielles, ce qui impose une analyse comparative rigoureuse avec les modèles connus.


Techniques, matériaux, périodes

Les œuvres autographes majeures sont des huiles sur toile, souvent de grand format pour les portraits royaux. On rencontre des supports plus modestes pour des portraits de cour destinés à la diffusion. Quelques œuvres sur vélin et des gouaches existent, notamment pour des formats réduits. La période la plus recherchée couvre environ 1635-1660, avec un pic d’intérêt pour les effigies d’Anne d’Autriche et de Louis XIV enfant ou jeune souverain. Les œuvres réalisées seul ou en collaboration avec Henri Beaubrun forment un ensemble homogène avec des répliques, variantes et réductions d’atelier. Les interventions d’atelier se repèrent dans le traitement des accessoires et des arrière-plans, tandis que les passages de haute finition, notamment dans le visage, les mains et les tissus, servent souvent d’indicateurs qualitatifs pour l’attribution.


Analyse du marché – typologies, cote, valeur, facteurs déterminants

Le marché distingue plusieurs typologies. Les portraits d’apparat royaux et princiers de grand format constituent le haut de la cote. Les œuvres autographes documentées par une provenance précise ou une littérature fiable atteignent des niveaux élevés, en particulier pour les effigies d’Anne d’Autriche et de Louis XIV. Les attributions conjointes à Charles et Henri Beaubrun sont fréquentes et acceptées lorsqu’un faisceau d’indices converge, en raison de la pratique de collaboration en atelier. Les peintures attribuées, d’atelier, ou de suiveurs, constituent un segment intermédiaire ou d’entrée de collection selon la qualité d’exécution et l’état de conservation. Les petits formats, dessins et gouaches offrent des points d’accès plus abordables.

Les facteurs de valeur déterminants incluent l’identification du modèle, la qualité picturale des zones sensibles comme le visage et les mains, la cohérence des drapés et broderies, la présence d’éléments héraldiques, la taille du format, la documentation historique et la traçabilité de la provenance. La proximité avec des prototypes connus et répertoriés, ainsi que les liens avec des collections royales ou princières, influencent fortement la cote. Les variations d’attribution entre autographe, conjoint avec Henri, atelier ou suiveur entraînent des écarts de prix importants à sujet comparable.

Sur les cinq dernières années, la demande s’est concentrée sur les portraits emblématiques liés à l’iconographie royale. Les adjudications élevées confirment la compétition entre institutions et collectionneurs privés pour des œuvres de référence. À l’inverse, les pièces de suiveurs ou d’atelier bien présentées et en bon format restent actives dans une gamme de prix maîtrisée, avec une sélectivité accrue sur la qualité d’exécution et la lisibilité du modèle.


Analyse technique de la thématique – matériaux, périodes, écoles, caractéristiques

La thématique des portraits de cour français au milieu du XVIIe siècle s’inscrit dans une tradition d’atelier où la répétition de modèles joue un rôle majeur. Les matériaux dominants sont la toile de lin et l’huile, avec une préparation de teinte moyenne à foncée pour accueillir une construction par plans. Les ateliers utilisent des patrons et cartons pour assurer l’homogénéité des effigies officielles. Les écoles françaises de l’époque, dans le sillage d’artistes actifs près du pouvoir, privilégient une représentation lisible, stable et hiérarchisée des figures. Les caractéristiques attendues incluent la présence d’architectures de fond, de rideaux et d’accessoires de statut. La comparaison des textures textiles et des broderies, l’équilibre entre fond et figure et la cohérence anatomique constituent des repères analytiques. Les ajustements et variantes d’atelier sont courants lors de commandes multiples d’une même effigie destinées à différentes résidences ou personnes.


Marché des enchères – résultats récents

Les exemples ci-dessous illustrent des adjudications publiques utiles pour situer des ordres de grandeur. 

  • Osenat, Versailles, 18 mai 2025 – lot: “Portrait d’Anne d’Autriche et du Dauphin Louis, futur Louis XIV”, Charles et Henri Beaubrun – prix de vente 494000 €.


Ces résultats s’inscrivent dans une tendance où les portraits à forte portée historique et dynastique concentrent la demande. Les œuvres de suiveurs, bien caractérisées et correctement attribuées à l’école française du XVIIe siècle dans le goût des Beaubrun, témoignent d’un marché actif sur des niveaux de prix plus accessibles.


Conseils pour une estimation 

Avant toute démarche, rassemblez photographies de face, de trois-quarts et de dos, détails du visage, des mains, des textiles et des inscriptions au revers. Indiquez les dimensions hors cadre et avec cadre, la technique visible, ainsi que toute information de provenance ou de littérature. Une attribution établie, une provenance précise et une documentation fiable sont des leviers de valeur importants. Une analyse comparative avec des prototypes connus est nécessaire pour distinguer autographe, travail conjoint avec Henri Beaubrun, atelier, entourage ou suiveur. Pour une première orientation chiffrée et confidentielle, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo au sein de MILLON.


Conclusion

Le corpus de Charles Beaubrun, souvent en lien avec Henri Beaubrun, demeure une référence pour l’iconographie royale du XVIIe siècle en France. Les adjudications récentes confirment l’intérêt des institutions et des collectionneurs pour les œuvres à forte portée historique. Si vous possédez une peinture ou un dessin en lien avec Charles Beaubrun, une estimation gratuite avec Fabien Robaldo permet de situer rapidement la valeur de votre œuvre et d’envisager la meilleure stratégie dans le cadre des ventes aux enchères organisées par MILLON.


FAQ

Qui est Charles Beaubrun et quelle est sa période d’activité principale ?

Charles Beaubrun 1604-1692 est un portraitiste français actif surtout entre les années 1630 et 1670. Il travaille fréquemment avec son cousin Henri Beaubrun pour la cour de France.

Pourquoi les attributions à Charles et Henri Beaubrun sont-elles souvent conjointes ?

Les deux cousins collaborent en atelier sur des effigies officielles. Leur manière est proche et de nombreuses œuvres présentent des caractéristiques communes, d’où des attributions conjointes admises par le marché.

Quels sujets obtiennent les prix les plus élevés ?

Les portraits royaux et princiers de grand format, notamment autour d’Anne d’Autriche et de Louis XIV, atteignent les niveaux de prix les plus élevés lorsqu’ils sont bien documentés.

Quelle fourchette de prix pour une peinture attribuée aux Beaubrun mais sans documentation ?

Selon la qualité, le format et la proximité avec des prototypes connus, une peinture attribuée peut se situer entre environ 30000 € et 200000 €.

Quelles caractéristiques stylistiques rechercher pour une attribution à Charles Beaubrun ?

Une mise en scène d’apparat, un traitement maîtrisé des étoffes et des broderies, des carnations lisses, et des décors à rideaux et éléments architecturaux sont courants. La comparaison avec des modèles répertoriés est essentielle.

Quelle place pour les œuvres d’atelier et de suiveurs dans la cote ?

Ces œuvres constituent un segment intermédiaire à accessible. Les meilleurs suiveurs atteignent des niveaux solides lorsque la qualité d’exécution et l’iconographie sont convaincantes.

Les petits formats et les œuvres sur vélin sont-ils recherchés ?

Oui, ils intéressent les collectionneurs, avec des prix généralement plus abordables que les grands formats officiels.

Quels documents sont utiles pour une estimation ?

Photographies de qualité, dimensions précises, informations de provenance, éventuelles mentions en catalogues, et tout élément comparatif avec des œuvres publiées.

Comment l’identification du modèle influence-t-elle la valeur ?

L’identification d’un personnage royal ou princier documenté renforce la demande et peut entraîner une hausse significative de la valeur.

Une œuvre signée est-elle nécessaire pour une attribution solide ?

La signature est rare et non indispensable. L’attribution repose sur l’analyse stylistique, les comparaisons et la documentation historique.

Pourquoi observe-t-on plusieurs versions d’un même portrait ?

Les ateliers réalisaient des répliques et variantes destinées à différentes résidences et personnalités. Cette pratique explique la présence de multiples versions d’un même modèle.

Comment obtenir une première estimation de mon tableau lié à Charles Beaubrun ?

Transmettez des visuels nets et les informations disponibles à Fabien Robaldo pour une estimation gratuite et rapide au sein de MILLON.

*Les informations publiées sur ce site ont un objectif exclusivement informatif. Nous ne délivrons aucun certificat d’authenticité lorsqu’une estimation est demandée en ligne. Les estimations fournies restent sous toutes réserves de l’avis des artistes, fondations, comités ou instances officielles compétentes et reconnues.

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