Estimation Augustin Pajou (1730-1809)

Portrait de l'artiste Augustin Pajou, sculpteur (1783) par Adélaïde Labille-Guiard. Expertise et estimation par le cabinet Robaldo.
Augustin Pajou, sculpteur (1783) par Adélaïde Labille-Guiard

Estimation Augustin Pajou (1730-1809)

Augustin Pajou compte parmi les principaux sculpteurs français de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ses bustes en marbre et en terre cuite, ses esquisses modelées, ses reliefs et ses dessins apparaissent régulièrement sur le marché. Cette page présente un panorama clair et factuel pour comprendre la valeur des œuvres liées à Pajou, les facteurs qui influencent leur prix et les typologies les plus recherchées. Pour obtenir une estimation gratuite et argumentée, vous pouvez solliciter l’expertise de Fabien Robaldo.

Domaines artistiquesPrix / Valeur / Cote
Sculptures en marbre autographes (bustes, figures)De 200 000 € à 1 000 000 € selon sujet, qualité d’exécution, provenance et exposition
Sculptures en terre cuite autographes (bustes, esquisses abouties)De 80 000 € à 300 000 € pour les portraits identifiés et modèles majeurs
Esquisses et bozzetti en terre cuite (études, fragments, projets)De 15 000 € à 80 000 € selon état, attribution et sujet
Reliefs, médaillons, plaquettesDe 1 500 € à 10 000 € selon matériau, attribution et rareté
Bronzes d’après Pajou ou tirages postérieurs XIXeDe 2 000 € à 12 000 € selon qualité de fonte et dimensions
Dessins et études sur papierDe 2 000 € à 25 000 € selon sujet, technique, provenance et état
Atelier, cercle, suiveurs et “d’après” (bustes en terre cuite)De 5 000 € à 50 000 € selon qualité, ancienneté et documentation

 

Biographie factuelle

Né à Paris en 1730, Augustin Pajou est formé dans le sillage de Jean-Baptiste II Lemoyne. Il remporte le premier Prix de Rome de sculpture en 1748. Il séjourne à l’Académie de France à Rome au début des années 1750 où il étudie l’Antique et affine un langage classique qui marquera toute sa carrière.
Reçu à l’Académie royale en 1759, il est nommé Sculpteur du Roi. Il exécute des commandes pour les Bâtiments du Roi et pour les grandes familles. Il expose au Salon à partir des années 1760. La période 1765-1791 concentre plusieurs réalisations emblématiques, avec des bustes de personnalités du temps et des figures allégoriques. Les années révolutionnaires et le Consulat voient Pajou poursuivre son activité de portraitiste et de modeleur. Il meurt à Paris en 1809.
Le corpus de Pajou comprend des bustes en marbre, des terres cuites de présentation, des bozzetti, des reliefs décoratifs, ainsi que des dessins d’étude réalisés à Rome et à Paris. Plusieurs œuvres sont conservées dans des musées français et étrangers, ce qui contribue à la visibilité de sa production et à l’intérêt du marché pour les pièces autographes bien documentées.

 

Style de l’artiste

Le style de Pajou se caractérise par un portrait psychologique précis et un modelé net. Les volumes sont clairs, la structure anatomique est maîtrisée et les détails sont observés avec rigueur. Les chevelures présentent un traitement soigné, avec des mèches dessinées pour animer la surface. Les drapés sont construits pour souligner l’ovale du visage et dégager l’expression. L’inspiration classique se lit dans les proportions et la sobriété de l’attitude, au service d’une ressemblance contrôlée. Les terres cuites montrent un modelage vivant et des traces d’outils lisibles, indices utiles pour l’attribution.

 

Techniques, matériaux, périodes

Pajou pratique le marbre pour les commandes officielles et les portraits aboutis. Il use de la terre cuite pour les bustes de présentation, les essais de composition et les esquisses préparatoires. Le plâtre intervient pour des mises au point et pour la diffusion de certains modèles. Ses dessins d’Italie témoignent d’une observation de l’Antique et d’études d’après nature, utiles pour la compréhension de ses sculptures.
La période dite romaine correspond aux études et aux feuilles d’après l’Antique. La maturité des années 1760-1790 rassemble les portraits de la cour et du milieu des arts et des lettres. La période révolutionnaire voit des portraits de figures administratives et scientifiques. Les dernières années confirment un style mesuré, centré sur des effigies solides et une économie de moyens efficace.

 

Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants

Les bustes autographes, en marbre ou en terre cuite, constituent le cœur de la demande. Les sujets identifiés et documentés avec une provenance suivie suscitent les prix les plus élevés. Les terres cuites de présentation ou d’atelier, quand elles sont autographes et bien conservées, trouvent un large public de collectionneurs spécialisés en sculpture française du XVIIIe siècle.
Les œuvres “d’après”, “atelier de”, “cercle de” et “suiveur de” disposent d’un marché distinct, avec des niveaux de prix plus accessibles, notamment pour les terres cuites et les bronzes de diffusion du XIXe siècle. Ces catégories jouent un rôle d’initiation pour les nouveaux acheteurs.
Parmi les facteurs clés de valeur figurent l’attribution ferme à Pajou, la présence d’une signature telle que “Pajou Regis S.”, la documentation ancienne, la participation au Salon, la mention dans la littérature de référence et l’identification du modèle. La rareté de certains sujets, la dimension du buste, la qualité de la base et l’homogénéité de la surface influencent aussi la hiérarchie des prix.
Les dessins d’étude liés à des sculptures connues, ou préparatoires à des figures salonnieres, sont portés par une clientèle internationale. Leur valeur dépend de la technique employée, de l’état de conservation du support et, surtout, du lien établi avec une œuvre en marbre ou en terre cuite.
Pour les reliefs, médaillons et plaquettes, la nature du matériau, l’ancienneté du tirage et l’attribution précise déterminent la fourchette de prix. Les modèles bien référencés dans la bibliographie bénéficient d’une demande régulière.

 

Analyse technique de la thématique: matériaux, périodes, écoles, caractéristiques

Les terres cuites autographes de Pajou montrent un modelage franc, des stries d’outil régulières et une attention à l’articulation des mèches et des sourcils. La pâte est souvent fine, avec une cuisson homogène. Les bustes de présentation conservent parfois des traces de préparation de surface. Les marbres privilégient une lecture nette des plans, une transition douce des joues et un traitement constant du lobe de l’oreille et des arcades sourcilières. La base peut être intégrée ou rapportée, en marbre veiné ou en pierre, selon la commande.
L’école française du XVIIIe siècle fournit un contexte de comparaison avec Lemoyne, Houdon, Caffieri ou Clodion. Par rapport à ces contemporains, Pajou favorise une ressemblance stricte et un ordonnancement classique, sans surcharge décorative. L’examen des inscriptions, de la graphie et de l’orthographe des signatures permet de distinguer les œuvres autographes des imitations postérieures. Les tirages “d’après” du XIXe siècle présentent des patines et des ajustements de socle spécifiques à la diffusion plus large des modèles.
La période romaine se repère dans les dessins d’étude de l’Antique et dans certaines esquisses où l’accent est mis sur la structure. Les années 1760-1780 livrent les portraits les plus recherchés. La décennie 1790 montre une adaptation au goût néoclassique plus épuré. Ces jalons temporels aident à situer une œuvre dans le parcours de l’artiste et à apprécier sa place dans le marché.

 

Marché des enchères: résultats récents et repères de prix

Les adjudications récentes confirment l’intérêt des collectionneurs pour les portraits autographes en terre cuite et pour les dessins reliés à des sculptures identifiées. Les exemples ci-dessous illustrent la diversité des typologies en salles des ventes, avec des montants convertis en euros lorsque nécessaire.

  • Sotheby’s, New York, 20 mai 2010, lot 73, “A French Terracotta bust of Madame de Bonnard”, Augustin Pajou. Terre cuite signée et datée 1780. Prix de vente communiqué par la maison sur demande. Indication de fourchette de marché pour ce type de buste autographe: 120 000 € à 300 000 € selon sujet et provenance.
  • Sotheby’s, vente “Old Master Paintings”, 2013, lot 400, “A French terracotta bust of Corbin de Cordet de Florensac”, Augustin Pajou. Terre cuite de la fin du XVIIIe siècle. Représentatif d’une demande soutenue pour les portraits identifiés. Niveaux observés pour des bustes comparables: 90 000 € à 200 000 € suivant documentation et état.
  • Christie’s, “Old Master Paintings & Sculpture Online”, 2020, lot 209, “Bust of a gentleman”, “Circle of Augustin Pajou”, terre cuite. Prix de vente 37 500 GBP, soit env. 41 000 € au cours moyen observé le jour de la clôture de la vente.
  • Christie’s, Londres, décembre 2006, lot 83, “Jeune garçon endormi vu de dos”, Augustin Pajou, dessin. Exemple des niveaux de prix pour des feuilles abouties liées à la pratique du sculpteur. Fourchette de marché fréquemment observée: 5 000 € à 15 000 € selon sujet et lien avec une sculpture connue.

 

Pour affiner une estimation gratuite et contextualiser une œuvre précise, l’étude des provenances, des publications et des comparaisons directes avec les pièces muséales reste déterminante. Fabien Robaldo documente ces éléments pour établir une valeur de marché argumentée, en phase avec les adjudications les plus pertinentes.

 

Conclusion

Les œuvres d’Augustin Pajou présentent un marché sélectif où les bustes autographes et les terres cuites de présentation bien documentées concentrent les prix élevés. Les dessins et les reliefs offrent des points d’entrée solides pour les collectionneurs. Chaque pièce doit être replacée dans le parcours de l’artiste et confrontée aux références publiées pour fixer une valeur juste. Pour une estimation gratuite et confidentielle, contactez Fabien Robaldo. L’expertise indépendante et la connaissance des adjudications récentes permettent de situer précisément une œuvre de Pajou dans la cote actuelle, y compris en regard des ventes publiques en France et à l’international, chez des maisons comme Sotheby’s, Christie’s, Drouot ou MILLON.

 

FAQ

Comment reconnaître un buste autographe d’Augustin Pajou ?

Un buste autographe présente un modelé net, une construction anatomique précise et des détails caractéristiques comme le traitement régulier des mèches. La documentation, la signature “Pajou Regis S.” et les comparaisons publiées confortent l’attribution.

Quels matériaux Pajou a-t-il le plus utilisés ?

Le marbre pour les commandes abouties et la terre cuite pour les bustes de présentation, les esquisses et les études. Des plâtres existent pour certaines étapes de travail.

Les œuvres “d’après Pajou” ont-elles une valeur de marché ?

Oui. Les tirages du XIXe siècle, les bronzes et les terres cuites “d’après” présentent une valeur plus accessible. Leur prix dépend de la qualité d’exécution, de l’ancienneté et de la documentation.

Quel impact a l’identification du modèle sur le prix ?

Un modèle précisément identifié, notamment une personnalité historique, renforce l’intérêt et soutient le prix, surtout pour les terres cuites et marbres.

Pourquoi les terres cuites de présentation sont-elles recherchées ?

Elles témoignent directement du modelage de l’artiste et offrent une lecture fidèle de son geste. Leur rareté et leur lien avec des œuvres en marbre expliquent la demande.

Quel est l’ordre de grandeur pour un dessin de Pajou ?

Selon le sujet et la relation avec une sculpture connue, la fourchette courante se situe entre 2 000 € et 25 000 €.

Un buste attribué au “cercle de Pajou” peut-il bien se vendre ?

Oui, lorsque la qualité est élevée et la provenance solide, un “cercle de” peut atteindre des prix significatifs, en particulier pour les portraits en terre cuite.

Les signatures sur les terres cuites de Pajou sont-elles fréquentes ?

Elles existent, sous des formes proches de “Pajou Regis S.”. Leur présence ne suffit pas seule à l’attribution et doit être corroborée par l’analyse stylistique et la provenance.

Quelles dimensions influencent le prix d’un buste ?

La taille réelle, la présence ou non d’un piédouche en marbre, et les proportions générales jouent un rôle. Les bustes de grande dimension, bien conservés et documentés, se négocient plus haut.

Existe-t-il des reliefs et médaillons liés à Pajou ?

Oui. Ils sont moins rares que les grands bustes et affichent des prix plus contenus, variables selon le matériau et l’attribution.

Pourquoi comparer une œuvre à des pièces en musée ?

La comparaison avec des œuvres muséales sécurise l’attribution et situe la pièce dans la production de l’artiste, ce qui impacte directement la valeur.

Comment obtenir une estimation gratuite pour une œuvre de Pajou ?

Transmettez des informations claires sur le matériau, les dimensions, les inscriptions et la provenance. Fabien Robaldo analysera ces éléments pour fournir une estimation gratuite et argumentée.

*Les informations publiées sur ce site ont un objectif exclusivement informatif. Nous ne délivrons aucun certificat d’authenticité lorsqu’une estimation est demandée en ligne. Les estimations fournies restent sous toutes réserves de l’avis des artistes, fondations, comités ou instances officielles compétentes et reconnues.

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