Estimation Auguste Pelletier (actif vers 1800-1847)
Auguste Pelletier est un artiste français actif dans la première moitié du XIXe siècle, connu pour ses dessins et gouaches ornithologiques publiés ou préparatoires à des planches gravées. Son nom apparaît régulièrement dans les ventes spécialisées en histoire naturelle et en dessins anciens. Comprendre sa production, ses techniques et la dynamique de son marché permet d’aborder la valeur de ses œuvres avec sérieux et méthode.
Cette page présente une synthèse factuelle destinée aux propriétaires et aux collectionneurs qui souhaitent situer une œuvre d’Auguste Pelletier dans son contexte, identifier la typologie, et appréhender une fourchette de valeur selon les catégories. Elle s’appuie sur des résultats d’enchères publiquement documentés et sur des sources spécialisées. Pour une estimation gratuite et argumentée, vous pouvez solliciter directement Fabien Robaldo.
Le tableau ci-dessous agrège des observations issues de ventes publiques et les ordonne par grandes familles de supports. Les montants sont indiqués en euros.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Dessins et aquarelles ornithologiques originales | env. 8 000 € – 18 000 € observés en ventes aux enchères |
| Gouaches ornithologiques originales | env. 8 000 € – 18 000 € observés en ventes aux enchères |
Biographie
Auguste Pelletier est actif entre 1800 et 1847. Les notices le présentent comme un dessinateur et illustrateur français attaché à l’ornithologie et à l’iconographie naturaliste. Il est mentionné comme proche de la tradition instaurée par Jacques Barraband, dont il est souvent considéré comme un élève ou un continuateur, dans le contexte des publications de François Levaillant au début du XIXe siècle. Plusieurs lots de ventes le décrivent comme un illustrateur français ayant exercé également à Londres au cours de sa carrière, ce qui explique la présence de ses œuvres dans des ventes anglo-saxonnes dédiées à l’histoire naturelle.
Son activité se rattache directement aux grands projets éditoriaux naturalistes publiés à Paris entre 1801 et 1807, puis aux décennies suivantes où l’illustration scientifique reste très recherchée. Les feuilles originales sont généralement de format moyen, exécutées sur papier, et présentent des annotations de numérotation ou de renvoi aux planches gravées. Les dates d’activité et la nature des œuvres placent Auguste Pelletier dans un réseau de collaborateurs et d’ateliers mobilisés pour la production d’images fidèles et pédagogiques destinées aux naturalistes et aux amateurs éclairés.
Les informations biographiques disponibles restent lacunaires, comme pour beaucoup d’illustrateurs de cette période dont la carrière se confond avec des commandes éditoriales. La chronologie d’activité dite 1800-1847 est reprise par les catalogues de vente et les bases de données spécialisées. Cette fourchette permet de situer sa production dans le contexte post-révolutionnaire et de la Restauration, au moment où l’édition scientifique et la diffusion de la faune exotique connaissent un essor notable.
Style de l’artiste
Le style d’Auguste Pelletier est résolument descriptif et scientifique. Les oiseaux sont représentés isolés ou en duo, perchés sur une branche, posés sur un tronc ou un élément végétal, avec une attention constante portée à la morphologie, au plumage et aux couleurs. Les feuilles portent souvent une numérotation et un intitulé bilingue ou scientifique facilitant l’identification de l’espèce. L’économie du fond, parfois neutre, met l’accent sur la lisibilité des caractères distinctifs de l’oiseau représenté.
La précision des contours, l’emploi d’une aquarelle fluide renforcée par des rehauts de gouache blanche, et le calibrage des tonalités répondent à l’exigence d’exactitude propre à l’iconographie naturaliste. L’objectif n’est pas l’effet pittoresque mais la restitution claire d’un spécimen, dans un cadre visuel pouvant servir de source à l’estampe ou à l’impression. Ce positionnement stylistique rapproche Pelletier d’autres illustrateurs actifs dans les mêmes cercles éditoriaux au tournant des années 1800-1830.
Techniques, matériaux, périodes
Supports. Les œuvres rencontrées sont majoritairement des aquarelles et des gouaches sur papier, parfois décrites comme “watercolour and bodycolour heightened with white”. Le support est le plus souvent un beau papier vergé ou vélin, d’un grammage suffisant pour accepter des rehauts opaques. Des filigranes ou des marques d’éditeur peuvent être visibles selon les feuilles.
Techniques. L’exécution combine dessin préparatoire léger, lavis d’aquarelle pour les grandes masses chromatiques, rehauts de gouache pour les brillances et les reflets, ainsi que des tracés fins pour les barbes des plumes. La numérotation manuscrite renvoie fréquemment à une planche gravée correspondante publiée. L’inscription du nom vernaculaire et parfois latinisé est courante.
Formats. Les formats observés pour les feuilles abouties tournent souvent autour d’un demi-raisin à un raisin, avec des exemples cités à environ 52 x 38,8 cm. L’orientation est fréquemment verticale, adaptée à la présentation d’un spécimen à l’échelle et à la mise en page éditoriale.
Périodes. La période 1800-1810 correspond à la production directement liée aux ouvrages de Levaillant et à l’influence de Barraband. Les décennies suivantes prolongent ces commandes ou des travaux analogues dans des ateliers d’illustration. Les feuilles tardives demeurent cohérentes sur le plan stylistique, avec une stabilité des méthodes de mise en couleur et de désignation des espèces.
Analyse du marché : typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies. Le marché distingue trois familles. Premièrement, les originaux peints à l’aquarelle et à la gouache, autonomes et destinés à l’éditeur ou à la préparation d’une planche. Deuxièmement, les feuilles tirées de la chaîne éditoriale avec annotations techniques. Troisièmement, des ensembles de plusieurs feuilles provenant d’un même fonds ou d’un même projet éditorial. Ce sont les originaux autonomes qui concentrent les adjudications les plus élevées.
Cote et valeur. Les adjudications documentées montrent une amplitude de valeur liée à la qualité d’exécution, à l’espèce représentée et à l’état de conservation du papier. Des feuilles abouties et signées, représentant des espèces colorées ou recherchées, se situent dans le haut de la fourchette. Les exemples récents confirment un intérêt international, avec des ventes à Paris et à New York dans des vacations dédiées à l’histoire naturelle et au dessin ancien.
Facteurs déterminants. La présence d’une signature ou d’une attribution solide influe sur la valeur. La numérotation et la concordance avec une planche publiée renforcent l’intérêt scientifique et documentaire. Le format et l’échelle du spécimen comptent. La qualité des pigments et des rehauts, la précision de l’œil et du plumage, et la cohérence d’ensemble de la feuille sont pris en compte lors des enchères. Une provenance éditoriale clairement identifiée est un atout. La rareté relative des grandes gouaches complètes joue également en faveur des prix élevés.
Dynamique géographique. Les vacations anglo-saxonnes spécialisées en “Travel and Natural History” et “Old Master & British Drawings” accueillent des feuilles d’Auguste Pelletier. En France, des ventes spécialisées à Drouot ou en régions, relayées par des plateformes, enregistrent des adjudications significatives pour des gouaches abouties. Cette double présence assure une visibilité régulière de l’artiste sur le marché.
Projection. Les données disponibles montrent une stabilité des adjudications hautes pour les feuilles de qualité muséale. La valeur médiane dépend du sujet et des dimensions. Les publications naturalistes historiques continuent d’alimenter l’intérêt des collectionneurs, ce qui soutient la demande pour les œuvres originales documentées d’Auguste Pelletier.
Analyse technique de la thématique: matériaux, périodes, écoles, caractéristiques
Matériaux. Aquarelle sur papier, gouache, rehauts de blanc de gouache. Encres brunes ou noires pour les contours. Papier vergé ou vélin de bonne tenue. Marques d’atelier ou d’éditeur possibles. Les pigments employés répondent aux usages du début du XIXe siècle, avec des bleus et des verts souvent superposés en glacis fins puis renforcés par des rehauts opaques.
Périodes et écoles. La production d’Auguste Pelletier s’inscrit dans l’école française de l’illustration naturaliste, dans le sillage des ateliers parisiens liés aux éditeurs scientifiques. Des mentions de travail à Londres témoignent d’une circulation des artistes entre Paris et le monde anglo-saxon, notamment pour les ouvrages de voyage et d’histoire naturelle. Cette école met l’accent sur l’exactitude descriptive et la reproductibilité en gravure.
Caractéristiques des feuilles. On observe des inscriptions manuscrites comprenant le nom de l’espèce et une numérotation. L’oiseau est isolé, perche centrale ou oblique, arrière-plan neutre ou discret. La matière picturale associe transparence de l’aquarelle et opacité de la gouache, permettant la restitution nette des liserés et des bords de plumes. Les dimensions sont adaptées au format de publication et à l’éventuelle gravure subséquente.
Repères d’analyse. La comparaison avec des planches publiées de Levaillant permet de confirmer l’identification des espèces et la correspondance des numéros. Le canevas visuel, l’orthographe des intitulés bilingues et la calligraphie de la numérotation servent de repères objectifs. L’examen du papier, la présence d’un filigrane datable, et la compatibilité dimensionnelle avec les formats éditoriaux contribuent à situer une feuille dans la période d’activité 1800-1847.
Marché des enchères : résultats récents et documentés
Les résultats ci-dessous illustrent la réalité des adjudications observées pour des œuvres originales d’Auguste Pelletier. Les titres d’œuvres sont indiqués en français ou en anglais tels qu’ils apparaissent dans les catalogues. Les prix sont exprimés en euros. Lorsque la vente s’est tenue dans une autre devise, un équivalent indicatif en euros est fourni entre parenthèses.
“Gouache sur papier” (oiseau, sujet ornithologique), Drouot Paris, vente référencée par un opérateur agréé et diffusée en ligne, mercredi 27 mars, adjugé 18 000 € frais inclus. Maison et vacation référencées via une page de résultat dédiée à cet objet.
“A Common Paradise Kingfisher”, Christie’s New York, “Old Master and British Drawings” et section Histoire naturelle, 26 janvier 2023, aquarelle et gouache sur papier, adjugé 17 640 USD, soit env. 16 200 € après conversion indicative au cours du jour.
Ces adjudications confirment l’attractivité des originaux aboutis d’Auguste Pelletier. La fourchette haute se situe autour de 18 000 € pour des feuilles complètes et très abouties. Les adjudications en dessous dépendent du sujet, de la taille et de l’état des annotations éditoriales. Les estimations de départ publiées par les maisons de vente ne préjugent pas du résultat et varient selon les vacations et les provenances.
Conclusion et prise de contact pour une estimation gratuite
Le corpus d’Auguste Pelletier intéresse les collectionneurs d’illustration scientifique et les amateurs de dessins anciens. Les feuilles originales de qualité, complètes et bien documentées, atteignent des niveaux d’adjudication élevés. La détermination de la valeur d’une œuvre précise repose sur l’identification du sujet, le format, la technique et les repères éditoriaux visibles.
Pour positionner précisément votre œuvre d’Auguste Pelletier et obtenir une estimation gratuite, contactez Fabien Robaldo. Son expertise dédiée aux dessins et à l’histoire naturelle permet d’analyser la cohérence de l’attribution, de situer l’œuvre dans la période 1800-1847 et d’adosser une valeur à des comparaisons de ventes récentes. Si nécessaire, une coordination pourra être assurée avec les équipes de MILLON dans le cadre d’une démarche d’expertise.
FAQ
Qui est Auguste Pelletier et quelle est sa période d’activité documentée ?
Auguste Pelletier est un illustrateur et dessinateur français actif entre 1800 et 1847. Il est rattaché à l’illustration naturaliste, en particulier l’ornithologie, et ses feuilles originales apparaissent en ventes spécialisées.
Dans quel contexte Auguste Pelletier a-t-il travaillé ?
Il a travaillé dans le contexte des grands projets éditoriaux naturalistes du début du XIXe siècle, dans la continuité de la tradition de Jacques Barraband et des publications de François Levaillant.
Quels supports rencontre-t-on le plus souvent pour ses œuvres ?
Principalement des aquarelles et des gouaches sur papier, parfois décrites comme “watercolour and bodycolour heightened with white”.
Comment reconnaître une feuille originale d’Auguste Pelletier ?
On observe une représentation précise d’un oiseau, une numérotation manuscrite, un intitulé d’espèce et une technique associant aquarelle et rehauts de gouache sur papier de beau grammage.
Quelles dimensions sont fréquentes pour ses dessins ?
Des formats moyens, souvent autour d’un demi-raisin à un raisin. Des exemples publiés se situent environ à 52 x 38,8 cm.
Quels facteurs influencent la valeur d’une œuvre d’Auguste Pelletier ?
Le sujet représenté, la qualité d’exécution, la présence d’une signature ou d’annotations, le format, la correspondance avec une planche publiée et la provenance influencent la valeur.
Existe-t-il une demande internationale pour ses œuvres ?
Oui. Des feuilles sont passées en vente à Paris et à New York dans des vacations “Travel and Natural History” et “Old Master & British Drawings”.
Les œuvres portent-elles toujours une signature ?
Non. Certaines feuilles sont signées, d’autres sont attribuées sur des critères stylistiques et éditoriaux, avec numérotation et intitulés concordants.
Quels résultats d’enchères récents encadrent la cote ?
Des adjudications observées se situent autour de 16 200 € équivalent pour une aquarelle-gouache à New York en 2023 et jusqu’à 18 000 € pour une gouache à Paris dans une vacation de mars.
Comment obtenir une estimation gratuite pour une œuvre d’Auguste Pelletier ?
Transmettez des photographies recto-verso, dimensions, technique et toute information de provenance afin d’obtenir une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.
Les planches gravées d’époque ont-elles la même valeur que les originaux ?
Non. Les originaux peints ont généralement une valeur plus élevée que les planches imprimées coloriées, car ils constituent la source directe de l’illustration.
Un regroupement de plusieurs feuilles influe-t-il sur la valeur ?
Oui. Un ensemble homogène, provenant d’un même projet éditorial et en bon état, peut présenter une valeur cumulée supérieure à des ventes au détail, sous réserve de cohérence et de qualité.