Estimation Jacques Antoine Volaire : prix des paysages napolitains de Naples et du Vésuve
Introduction
Les paysages napolitains de Jacques Antoine Volaire, plus connu dans la littérature comme Pierre-Jacques Volaire ou “le Chevalier Volaire”, occupent une place identifiable sur le marché des tableaux anciens. Le sujet le plus recherché est la représentation du Vésuve en activité et des vues de la baie de Naples. Cet article présente un panorama factuel des typologies rencontrées, des périodes d’exécution, des critères simples qui influencent la valeur, ainsi que des résultats de ventes vérifiés, pour orienter une demande d’estimation gratuite.
Les informations ci-dessous s’appuient sur des ventes publiques récentes et des références muséales. Elles visent à situer les ordres de prix selon le sujet, la dimension, l’autographie et la qualité d’exécution, sans analyse technique et sans recommandation matérielle.
Définition / description générale de la thématique
Sous l’appellation “Jacques Antoine Volaire” se retrouve un peintre actif entre Toulon, Rome et Naples au XVIIIe siècle, généralement cité comme Pierre-Jacques Volaire, dit “le Chevalier Volaire”. Il s’établit à Naples à la fin des années 1760 et se spécialise dans les vues du Vésuve en éruption et des panoramas de la baie. La production visible aujourd’hui en collections publiques et privées montre un corpus d’huiles sur toile de formats variés, souvent datables des années 1770-1790.
La thématique étudiée ici recouvre les “paysages napolitains” de Volaire au sens large, avec un accent sur les vues du volcan, les vues côtières et les compositions nocturnes. Ces sujets constituent la majorité des œuvres rencontrées en vente au cours des deux dernières décennies, avec une lisibilité forte pour les formats moyens à monumentaux.
L’artiste et l’appellation “Jacques Antoine Volaire”
Dans les catalogues et bases de données, l’artiste apparaît sous différentes formes de nommage, dont “Pierre-Jacques Volaire” ou “Jacques-Antoine Volaire”, et la signature abrégée “le C.er Volaire f.” ou “Volaire f.” revient fréquemment. Cet éventail d’appellations n’a pas d’impact autonome sur la valeur, mais il facilite l’identification documentaire lors d’une recherche d’historique de provenance et de comparaisons d’enchères.
Sujets napolitains et variantes récurrentes
Les variantes iconographiques les plus courantes sont les éruptions du Vésuve datées 1771, 1779 ou 1794, la vue depuis l’Atrio del Cavallo, la vue depuis les abords de Portici ou de Torre del Greco, ainsi que la formule de la baie de Naples éclairée par la lune. Le peintre a décliné ces schémas en formats différents, y compris des toiles jumelles ou des pendants. Les versions abouties de grand format, avec foule de spectateurs et lointains reconnaissables, concentrent la demande.
Typologies, matériaux, périodes, styles
La majorité des œuvres napolitaines de Volaire rencontrées en vente sont des huiles sur toile. Les formats observés vont d’environ 35 x 50 cm à plus de 100 x 150 cm, jusqu’à des compositions monumentales supérieures à 100 x 200 cm. Des paires existent, notamment deux vues d’éruption avec variantes de lumière. Les nocturnes constituent une part importante de la production prisée, aux côtés de vues côtières méditerranéennes à la tombée du jour.
La période de référence pour le marché se situe entre 1769 et la fin du siècle, avec des pics de datation autour des éruptions documentées. Les inscriptions manuscrites au revers ou dans le titre, telles que la mention d’une date précise d’éruption, contribuent à la lisibilité historique. Certaines œuvres portent une signature développée “Le C.er Volaire f.” ou l’abréviation “Volaire f.” en bas de composition.
Signatures, inscriptions et repères d’identification
Les signatures rencontrées incluent “Volaire f.”, “le C.er Volaire fecit” et variantes proches. Des inscriptions en français au revers décrivent parfois la date exacte d’éruption et l’angle de vue. Ces repères facilitent l’attribution et soutiennent la valeur lorsque l’inscription est cohérente avec l’iconographie et les sources publiées. L’attribution confirmée par un spécialiste de l’artiste a un effet favorable sur la confiance des acheteurs.
Pendants, répliques et œuvres d’atelier
Le marché distingue les œuvres autographes, les réalisations d’atelier et les versions en collaboration ou “and Studio”. Les pendants thématiques apparaissent, par exemple deux vues d’éruption avec lumières différentes. Les œuvres d’atelier et les compositions partiellement de studio affichent des niveaux de prix inférieurs aux toiles autographes comparables, à format et sujet équivalents.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet. Les éruptions du Vésuve dans des formats moyens à monumentaux, avec foule et toponymie lisible, concentrent la demande et soutiennent la valeur. Les vues côtières nocturnes de type port méditerranéen restent recherchées, mais en général en deçà des grandes éruptions abouties.
Dimension. À qualité comparable, les formats supérieurs à 80 x 120 cm se positionnent plus haut que les formats proches de 40 x 60 cm. Les toiles monumentales peuvent atteindre des niveaux élevés dans les grandes places de vente.
Autographie. Une attribution autographe, une signature cohérente et une documentation publiée contribuent positivement à la valeur. Les œuvres “and Studio”, “attribué à” ou “entourage de” se situent en dessous pour des sujets similaires.
Historique et visibilité publique. Une provenance suivie, des expositions ou une bibliographie spécialisée peuvent améliorer la perception de la valeur. À l’inverse, une œuvre peu documentée est comparée strictement par sujet, format et qualité d’exécution.
Localisation du lieu de vente. Les vacations de Londres, Paris, Vienne et New York assurent une visibilité internationale aux meilleurs exemplaires. Des maisons régionales peuvent enregistrer des prix significatifs lorsque l’œuvre est aboutie et fraîche sur le marché.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
Sur les vingt dernières années, les grandes éruptions de Volaire en format important ont confirmé leur attractivité auprès d’une clientèle internationale. Des résultats à plus de 100 000 euros sont documentés pour des toiles d’éruption autographes et bien composées, avec un pic notable en province française en janvier 2019 autour de 320 000 euros pour une vue majeure de l’Atrio del Cavallo. Les formats moyens signés, autour de 60 à 90 cm de large, se situent le plus souvent dans une fourchette intermédiaire, tandis que des œuvres “and Studio” ou de plus petit format s’établissent à des niveaux moindres.
Les vues côtières méditerranéennes nocturnes signées se placent à un niveau intermédiaire, en particulier lorsqu’elles présentent une construction claire et une lumière maîtrisée. Le positionnement prix tient compte du sujet, du format et de l’autographie. L’écart de valeur entre une grande éruption emblématique et une vue portuaire générique peut être significatif.
Au plan géographique, les places de Londres et Paris enregistrent une part importante des enchères visibles. Les ventes en Autriche ont également présenté des éruptions datées 1794 avec des adjudications à six chiffres en euros. En province française, certaines vacations ont démontré la capacité du marché à valoriser des œuvres fortes lorsqu’elles sont bien situées et fraîchement redécouvertes.
Fourchettes indicatives par typologie
À titre indicatif et d’après des adjudications publiquement accessibles, une grande éruption aboutie et autographe peut dépasser 100 000 euros et, pour des exemplaires marquants, atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Des formats moyens signés se positionnent fréquemment entre quelques dizaines de milliers d’euros et la barre des 100 000 euros. Des œuvres “and Studio” ou de format réduit se négocient à des niveaux plus contenus, parfois en dessous de 30 000 euros, selon sujet et qualité. Ces indications sont relatives à des ventes aux enchères publiques documentées et ne constituent pas une estimation au cas par cas.
Résultats de ventes vérifiés (maison, date, lot)
- “The Eruption of Mount Vesuvius of 15 June 1794”, Dorotheum, Vienne, 17 avril 2013, lot 665. Huile sur toile env. 66.5 x 92 cm. Adjugé 110 100 €.
- “L’Éruption du Vésuve”, Sotheby’s, Paris, 22 juin 2010, “Old Masters and 19th Century Paintings and Drawings”, lot 51. Huile sur toile env. 27 x 39 cm. Adjugé 51 150 €.
- “The eruption of Mount Vesuvius”, Bonhams, Londres, 25 avril 2018, Old Master Paintings, lot 58, “Pierre Jacques Volaire and Studio”. Huile sur toile env. 140 x 233 cm. Adjugé 21 250 £, soit env. 24 000 €.
- “Mount Vesuvius erupting by night seen from the Atrio del Cavallo”, Christie’s, Londres, 8 juillet 2005, Old Master Paintings, lot 105. Huile sur toile env. 56.8 x 89.9 cm. Adjugé 146 320 £, soit env. 215 000 €.
Conclusion : demander une estimation gratuite
Vous possédez une vue napolitaine de Volaire, une éruption du Vésuve ou une composition apparentée et souhaitez connaître sa valeur actuelle sur le marché des tableaux anciens. Une analyse fondée sur le sujet exact, les dimensions, l’autographie, les inscriptions, la provenance et les comparaisons d’enchères permet d’établir une fourchette réaliste. Pour un avis argumenté et documenté, contactez Fabien Robaldo. Nous réalisons une estimation gratuite et confidentielle, avec un retour clair et des références de marché récentes. Les maisons de vente généralistes et spécialisées, en France comme à l’international, dont MILLON, publient régulièrement des résultats utiles pour situer les œuvres, ce qui alimente notre analyse comparative.
FAQ
Jacques Antoine Volaire et Pierre-Jacques Volaire désignent-ils le même peintre ?
Oui. Les catalogues emploient plusieurs formes pour le Chevalier Volaire. Cela n’affecte pas la lecture du marché, qui repose sur l’autographie, le sujet et la qualité.
Quels sujets napolitains de Volaire sont les plus recherchés ?
Les éruptions du Vésuve datées 1771, 1779 ou 1794 dans des formats moyens à monumentaux, notamment la vue depuis l’Atrio del Cavallo, concentrent la demande.
Quel matériau rencontre-t-on le plus souvent pour ces paysages ?
Principalement des huiles sur toile. Les dimensions varient, des formats d’environ 35 x 50 cm aux compositions dépassant 100 x 150 cm.
La signature “le C.er Volaire f.” influence-t-elle la valeur ?
Une signature cohérente et documentée soutient la confiance des acheteurs. L’effet sur la valeur dépend surtout du sujet, du format et de l’autographie globale.
Une version “and Studio” de Volaire est-elle moins cotée ?
Oui, en général en dessous des œuvres autographes à sujet et format comparables. La mention “and Studio” situe l’œuvre dans une catégorie distincte.
Les paires de vues d’éruption ont-elles une prime de marché ?
Elles peuvent bénéficier d’un intérêt accru lorsqu’elles sont cohérentes et d’un bon format, mais chaque cas se juge à la qualité et à la demande du moment.
Quelles dimensions soutiennent le mieux les prix ?
Les formats supérieurs à 80 x 120 cm, bien composés, sont susceptibles d’atteindre des niveaux élevés. Les formats moyens performants restent recherchés.
Les vues côtières nocturnes sans éruption sont-elles demandées ?
Oui, mais en général en deçà des grandes éruptions abouties. La luminosité maîtrisée et la construction claire renforcent la valeur.
Une provenance publiée change-t-elle l’estimation ?
Une provenance suivie et une bibliographie peuvent soutenir la valeur. L’impact exact dépend de la solidité des références et du sujet de l’œuvre.
Quelles places de vente publient le plus de résultats pour Volaire ?
Londres, Paris, Vienne et, ponctuellement, New York. Des ventes régionales françaises ont aussi enregistré des adjudications notables.
Un expert doit-il confirmer l’autographie avant l’estimation ?
Pour une fourchette de marché, une lecture comparée suffit souvent. Pour une mise en vente ambitieuse, une confirmation spécialisée peut être pertinente.
Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?
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