Estimation Hasui Kawase – estampes shin-hanga
Les estampes de Hasui Kawase occupent une place solide sur le marché des arts du Japon du 20e siècle. Cette page présente un cadrage factuel pour comprendre la typologie de ces impressions shin-hanga, les critères simples qui influencent leur valeur, la demande actuelle, ainsi que des résultats de ventes vérifiés. Pour obtenir une estimation gratuite auprès du bureau d’expertise de Fabien Robaldo, vous pouvez nous transmettre des photos et informations de base. L’expertise est réalisée en toute indépendance, dans le cadre des travaux menés avec MILLON.
1. Introduction
Hasui Kawase, actif entre 1918 et 1957, est une figure majeure du shin-hanga. Il a produit environ 600 motifs, principalement des paysages et vues urbaines publiés par Watanabe Shōzaburō et, plus ponctuellement, par d’autres éditeurs. Le corpus couvre l’ère Taishō et le début de l’ère Shōwa. Son œuvre s’adresse aujourd’hui à une base internationale de collectionneurs, avec un marché structuré et lisible pour l’estimation.
2. Définition et description générale
2.1 Le shin-hanga et la place de Hasui
Le shin-hanga est un renouveau de l’estampe de tradition ukiyo-e au 20e siècle. Le modèle de production reste collaboratif entre artiste, graveur, imprimeur et éditeur. Hasui se spécialise dans des paysages, rues, canaux, temples et côtes du Japon. Les scènes sont pensées pour une diffusion large, notamment à l’export, via les réseaux des éditeurs.
2.2 Les grandes séries
Plusieurs ensembles structurent la production de Hasui. On retient notamment “Souvenirs de voyage” – Tabi miyage, les “Vingt vues de Tokyo” – Tokyo nijukei, des suites de paysages régionaux, ainsi que des vues ponctuelles réalisées au fil de ses voyages. Ces séries se déclinent en formats standards de l’estampe moderne.
2.3 Rôle des éditeurs
Watanabe Shōzaburō est l’éditeur principal. Il supervise la gravure, l’impression et la diffusion. D’autres éditeurs interviennent selon les périodes, notamment Doi et Kawaguchi. L’identification de l’éditeur participe à l’analyse d’époque et à la hiérarchie de la valeur sur le marché.
3. Typologies, matériaux, périodes, styles
3.1 Techniques et matériaux
Les estampes de Hasui sont des xylographies en couleurs réalisées sur papier japonais. Le tirage s’effectue feuille par feuille à partir de planches composées pour chaque teinte. Les marges comportent généralement une signature “Hasui” et un sceau “Sui”, ainsi que des marques d’éditeur et parfois des mentions de date ou de série.
3.2 Formats usuels
Le format le plus courant est l’ōban vertical d’environ 39 x 26 cm. On rencontre aussi l’ōban horizontal et le dai-ōban horizontal plus large, ainsi que des formats étroits de type tanzaku. Les cartes postales éditées pour le marché touristique apparaissent dans les années 1930.
3.3 Périodes éditoriales
On distingue les premières éditions de l’ère Taishō et du début de Shōwa, puis des tirages d’après-guerre. Les recoupes postérieures à 1923 existent pour certaines images, car le séisme du Kantō a détruit des blocs et des stocks. Des éditions posthumes ou tardives ont été publiées par certains éditeurs à partir de blocs regravés.
3.4 Sujets et styles
Les motifs couvrent temples, ponts, rues, ports, lacs, ciels nocturnes, pluie, neige et saisons. Les images appartenant à des séries identifiées et les vues emblématiques de Tokyo, Kyoto et de sites régionaux figurent souvent parmi les plus recherchées.
4. Facteurs simples influençant la valeur
4.1 Période et statut d’édition
La période éditoriale influence directement la valeur. Les épreuves de vie éditées dans les années 1918-1930 sont, en moyenne, plus compétitives. Les tirages d’après-guerre et les éditions posthumes restent collectés, mais se positionnent généralement à des niveaux inférieurs.
4.2 Éditeur et marquages
La présence d’un cachet d’éditeur attendu pour la période, la signature “Hasui” et le sceau “Sui” orientent la datation et l’attribution. Les marques de Watanabe, Doi ou Kawaguchi, en cohérence avec les dates annoncées, soutiennent l’analyse commerciale.
4.3 Sujet et rareté de l’image
Les vues de neige, de nuit et de pluie, ainsi que des sites précis de Tokyo ou de Kyoto, figurent régulièrement parmi les sujets les plus demandés. La rareté d’un motif sur le marché contemporain peut renforcer sa valeur.
4.4 Format et présence en série
Le format influe sur la hiérarchie des prix. Les ōban et dai-ōban de séries majeures sont bien identifiés par les acheteurs. Une appartenance claire à une suite comme “Tokyo nijukei” ou “Tabi miyage” positionne l’œuvre dans une fourchette structurée.
4.5 Provenance et documentation
Une provenance claire ou une documentation éditoriale cohérente facilite l’estimation. Les références bibliographiques et catalogues raisonnés dédiés à Hasui constituent des appuis de recherche utiles.
5. Marché de l’art: demande, cote, valeur
5.1 Demande internationale
La demande est internationale, portée par l’Europe, l’Amérique du Nord et le Japon. Les maisons européennes spécialisées dans les arts d’Asie enregistrent des adjudications régulières pour Hasui. Les plateformes et ventes dédiées aux estampes japonaises soutiennent la liquidité du segment.
5.2 Fourchettes d’observation
Les tirages postérieurs à la guerre et certaines éditions tardives se situent souvent dans des budgets accessibles. Les épreuves des années 1918-1935 et certains sujets phares peuvent atteindre des niveaux supérieurs. La valeur dépend du sujet, de l’éditeur, de la période et de la rareté de l’image disponible au moment de la vente.
5.3 Séries et motifs porteurs
Parmi les séries, “Tokyo nijukei”, “Tabi miyage” et des vues iconiques se distinguent. Les scènes de neige, de nuit et de pluie présentent des résultats compétitifs, surtout pour des impressions identifiées comme éditions de vie éditées par Watanabe.
5.4 Dynamique récente
Les résultats récents en Europe confirment l’attrait pour les bonnes éditions de l’entre-deux-guerres et les sujets reconnus, avec des adjudications comprises généralement entre quelques centaines et plusieurs milliers d’euros selon la combinaison période-éditeur-sujet.
6. Résultats de ventes
Sélection de résultats récents et documentés. Les montants sont indiqués en euros, frais inclus lorsque précisé par la source.
“Mukojima in the Snow”, Lempertz, Cologne, “Asian Art”, 12 décembre 2025, lot 229, adjugé 4 788 €.
“Kiyosu Bridge”, Lempertz, Cologne, “Asiatische Kunst”, 10 décembre 2024, lot 221, adjugé 3 780 €.
“Lingering Snow at Urayasu”, Dorotheum, Vienne, “Asiatische Kunst”, 25 mai 2022, lot 295, adjugé 400 €.
Estampe shin-hanga de Hasui, Van Ham, Cologne, “Asiatica”, 4 décembre 2014, lot 294, adjugé 1 548 €.
Ces résultats sont fournis à titre informatif et reflètent des adjudications précises, utiles pour situer la valeur d’une estampe comparable selon sa période, son éditeur et son sujet.
7. Conclusion – Obtenez votre estimation gratuite
Pour une lecture précise de votre estampe de Hasui Kawase, transmettez des photos de face et du bord, les dimensions hors tout et du sujet, ainsi que les mentions visibles en marge. Le bureau de Fabien Robaldo délivre une estimation gratuite rapide et argumentée, en s’appuyant sur les comparables pertinents, les séries, les éditeurs et la période. L’analyse est réalisée en toute indépendance dans le cadre des expertises assurées par MILLON. Contactez-nous pour positionner la valeur de votre œuvre et connaître les prochaines étapes d’expertise.
FAQ
Qu’est-ce que le shin-hanga chez Hasui Kawase ?
C’est un courant d’estampe du 20e siècle reposant sur un travail collaboratif avec un éditeur. Hasui conçoit des paysages et vues urbaines publiés surtout par Watanabe, diffusés à l’international.
Quelles informations fournir pour une estimation ?
Photos nettes du recto et des marges, dimensions, éditeur si repérable, éventuel titre ou série, et tout document en votre possession. Cela accélère l’estimation gratuite.
Les premières éditions sont-elles plus recherchées ?
En général oui. Les épreuves de vie des années 1918-1935, publiées par Watanabe, sont souvent mieux valorisées que des tirages tardifs ou posthumes.
Quels sujets de Hasui obtiennent de bons résultats ?
Les vues de neige, de pluie et de nuit, ainsi que des sites de Tokyo ou Kyoto, figurent parmi les motifs les plus demandés.
Comment l’éditeur influe-t-il sur la valeur ?
La cohérence entre éditeur et période est déterminante. Les marques d’éditeur attendues pour la date soutiennent la confiance des acheteurs et la valeur.
Mon tirage est-il postérieur à la guerre, est-ce collectable ?
Oui. Les tirages d’après-guerre restent collectés mais se situent en moyenne en dessous des éditions de vie pour des sujets équivalents.
Faut-il identifier la série pour estimer ?
C’est utile. Une appartenance claire à “Tokyo nijukei”, “Tabi miyage” ou à un cycle connu aide à positionner la valeur.
Les formats influencent-ils le prix ?
Oui. Ōban et dai-ōban des séries majeures sont bien identifiés et reconnus par le marché.
Quelle est la place de Watanabe Shōzaburō ?
Éditeur principal de Hasui, il supervise gravure, impression et diffusion. Ses marques éditoriales sont des repères importants pour l’analyse.
Une provenance documentée change-t-elle l’estimation ?
Une provenance claire et une documentation éditoriale facilitent l’estimation et peuvent soutenir la valeur.
Combien de temps pour recevoir une estimation ?
Après réception des informations essentielles, un premier avis chiffré est généralement transmis rapidement par le bureau de Fabien Robaldo.
L’estimation est-elle confidentielle ?
Oui. Les informations transmises pour l’estimation gratuite restent traitées de façon confidentielle.