Estimation Goyo Hashiguchi : valeur des portraits bijin-ga de Goyo

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Estimation Goyo Hashiguchi : valeur des portraits bijin-ga de Goyo

Les portraits de femmes de Goyo Hashiguchi, dits bijin-ga, figurent parmi les images les plus recherchées du mouvement shin-hanga au Japon. Leur tirage d’époque limité, la présence d’éditions posthumes bien identifiées et une demande internationale soutenue en font une thématique où l’analyse de la valeur s’appuie sur des critères simples mais décisifs. Cet article présente les repères utiles pour comprendre, situer et estimer ces estampes, avec des résultats de ventes récents et vérifiés.

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Définition et description générale

Goyo Hashiguchi et le bijin-ga

Goyo Hashiguchi, actif principalement entre 1918 et 1921, a consacré une part majeure de son œuvre aux portraits de femmes. Ces images relèvent du bijin-ga, genre traditionnel de l’estampe japonaise centré sur la figure féminine. La production originale dirigée par l’artiste est restreinte, ce qui influence directement la valeur des tirages d’époque.

 

Un corpus limité et des rééditions connues

En dehors d’un premier essai publié avec Watanabe, Goyo s’autoédite sur un laps de temps court. Après sa disparition, sa famille reprend certains modèles et publie des tirages posthumes à partir des blocs d’origine, avec des marques distinctives. La coexistence de tirages d’époque et de tirages posthumes clairement identifiables est un point central pour l’estimation.

 

Typologies, matériaux, périodes, styles

Typologies de sujets bijin-ga

Les principaux sujets de portraits féminins chez Goyo se répartissent en scènes de toilette, de coiffure, de maquillage, et en portraits en buste ou à mi-corps. On rencontre des titres devenus standards du marché, tels que “Kami sukeru onna” – femme se coiffant, “Yukugo no onna” – femme après le bain, “Benifude o moteru onna” – femme appliquant son rouge à lèvres, ou le portrait d’Onao, serveuse au Matsuyoshi Inn. La reconnaissance immédiate de ces sujets contribue à la lisibilité de la demande et de la valeur.

 

Matériaux et techniques

Les bijin-ga de Goyo sont des estampes sur bois imprimées en couleurs, souvent enrichies de mica au fond. L’emploi de pigments fins et de papiers de qualité supérieure est constant. Les formats les plus courants au marché sont oban et dai-oban, à la verticale, avec des marges variées selon les tirages. Le recours à un fond micacé est un repère apprécié par les collectionneurs.

 

Périodes et repères chronologiques

La période Taisho, entre 1918 et 1921, correspond à la quasi-totalité des créations majeures. Les tirages d’époque supervisés par Goyo datent de 1918 à 1921. Les tirages posthumes, menés par sa famille après 1921, apparaissent ensuite en plusieurs vagues, y compris dans les années 1950 pour certains sujets, en reprenant les blocs de l’artiste.

 

Signatures, sceaux et mentions

Les tirages d’époque portent généralement la signature “Goyo ga” et un sceau de l’artiste. Les posthumes peuvent comporter des marques supplémentaires ou des sceaux liés à l’atelier familial et aux imprimeurs associés. Ces indices éditoriaux sont utiles pour situer la génération de tirage et donc sa valeur.

 

Facteurs simples influençant la valeur

Époque du tirage et supervision de l’artiste

La variable la plus déterminante est l’époque du tirage. Un tirage d’époque supervisé par Goyo se situe au sommet de la fourchette de valeur. Les posthumes affichent une demande réelle, mais à des niveaux inférieurs, même lorsque les blocs d’origine et des matériaux haut de gamme ont été employés.

 

Modèle et popularité du sujet

Certaines compositions sont plus recherchées, car référencées et largement connues des amateurs. Des sujets comme “Kami sukeru onna”, “Yukugo no onna” ou le portrait d’Onao se distinguent par leur audience internationale. Plus le sujet est identifiable et demandé, plus la valeur tend à se renforcer.

 

Qualité d’impression perçue et effets de mica

Les amateurs regardent la finesse de l’impression, la densité des aplats, la netteté des lignes et la présence d’un fond micacé. Le mica accroît généralement l’attrait, surtout sur les tirages d’époque reconnus, ce qui peut soutenir la valeur.

 

Format, marges et repères d’édition

Les formats oban et dai-oban dominent. La présence de marges en bon rapport avec le format et de repères d’édition typiques facilite l’attribution à une période de tirage donnée. Cela clarifie la position de l’œuvre sur le marché et sa valeur.

 

Provenance et documentation

La provenance, la présence d’anciennes étiquettes, ou une documentation d’exposition peuvent apporter un complément d’information. Sur un corpus restreint comme celui de Goyo, ces éléments contribuent à la transparence et à la confiance, donc à la valeur.

 

Marché de l’art : demande, cote, valeur

Une demande internationale constante

Le marché des shin-hanga reste soutenu, et les bijin-ga de Goyo se négocient régulièrement en ventes publiques internationales. Les tirages d’époque supervisés par l’artiste sont rares et compétitifs. Les tirages posthumes de qualité, clairement identifiés, circulent avec des niveaux de prix plus accessibles.

 

Fourchettes de prix observées

Les tirages d’époque, sur des sujets phares, atteignent couramment des montants à cinq chiffres en devise internationale, avec des pointes plus hautes pour des exemplaires remarquables. Les posthumes documentés présentent des niveaux allant de quelques centaines à quelques milliers d’euros, selon le sujet, le format, l’effet micacé et la notoriété du motif.

 

Paramètres de liquidité

La liquidité se concentre sur une douzaine de modèles iconiques. Les œuvres dont le sujet est immédiatement identifiable et qui disposent d’un historique de publication clair bénéficient d’une meilleure profondeur de marché. Les passages en ventes publiques sont réguliers, avec une saisonnalité liée aux vacations d’art japonais à New York, Londres ou Paris.

 

Résultats de ventes vérifiés

Voici une sélection récente, représentative des niveaux pour des sujets bijin-ga de Goyo. Les équivalents en euros sont indiqués à titre informatif.

  • “Kami sukeru onna” – “Woman in Blue Combing her hair”, Bonhams New York, “Fine Japanese and Korean Art”, 22 juillet 2020, lot 850. Adjugé 16 325 USD, soit environ 14 100 €.

  • “Tenugui no onna” – “Woman with a Towel”, “Benifude o moteru onna” – “Girl holding lipstick”, “Bon moteru onna” – “Waitress with a Red Tray” (ensemble de trois), Bonhams New York, “Fine Japanese Prints”, 20 mars 2019, lot 71. Adjugé 6 325 USD, soit environ 5 560 €.

  • “Yukugo no onna” – “Woman after bath”, Christie’s New York, 24 septembre 2024, lot 113. Adjugé 2 520 USD, soit environ 2 340 €.

  • “Natsugoromo no onna” – “Woman in Summer Clothing”, Bonhams New York, “Fine Japanese Prints”, 20 mars 2019, lot 180. Adjugé 892,50 USD, soit environ 790 €.

Ces résultats illustrent l’écart de valeur entre tirages d’époque recherchés et exemplaires posthumes ou sujets plus courants. Le sujet, l’époque de tirage et l’attrait du fond micacé expliquent les variations principales.

 

Conclusion

L’estimation des bijin-ga de Goyo Hashiguchi repose sur quelques paramètres factuels et vérifiables. La période de tirage, l’identification précise du sujet, la présence d’effets de mica et la documentation éditoriale orientent directement la valeur. Compte tenu de la rareté des tirages d’époque et de la coexistence de posthumes de qualité, un avis spécialisé permet de positionner au mieux une estampe sur le marché actuel.

Pour connaître la valeur de votre estampe et disposer d’une estimation gratuite sous 48 heures, contactez Fabien Robaldo.

 

FAQ

Qu’est-ce qu’un bijin-ga chez Goyo Hashiguchi ?

Un bijin-ga est un portrait de femme. Chez Goyo, il s’agit d’estampes sur bois en couleurs publiées entre 1918 et 1921, puis en éditions posthumes, avec des sujets de toilette, coiffure, maquillage ou portrait en buste.

Comment distinguer un tirage d’époque d’un tirage posthume ?

Les tirages d’époque portent la signature “Goyo ga” et des sceaux spécifiques à la période 1918-1921. Les posthumes peuvent présenter des sceaux et mentions liés à l’atelier familial ou aux imprimeurs postérieurs. L’identification se fait par recoupement des repères éditoriaux.

Les fonds micacés influencent-ils la valeur ?

Oui. Le mica renforce l’attrait des sujets iconiques, en particulier sur les tirages d’époque reconnus, ce qui peut soutenir la valeur.

Quels sont les formats les plus courants ?

Les formats oban et dai-oban verticaux dominent pour les portraits bijin-ga de Goyo. Ils sont standard sur le marché et faciles à comparer entre ventes.

Quels sujets sont les plus recherchés ?

Des compositions comme “Kami sukeru onna”, “Yukugo no onna” ou le portrait d’Onao figurent régulièrement parmi les résultats solides, car elles sont très identifiées par les collectionneurs.

Quel rôle joue la provenance ?

Une provenance claire et une documentation d’exposition renforcent la confiance des acheteurs. Sur un corpus restreint, cet atout peut soutenir la valeur.

Existe-t-il des tirages supervisés par l’artiste et des tirages familiaux ?

Oui. Les tirages d’époque ont été supervisés par Goyo avant 1921. Les tirages posthumes ont été réalisés par la famille en s’appuyant sur les blocs d’origine et sont généralement identifiables par des mentions particulières.

Les éditions posthumes sont-elles recherchées ?

Elles possèdent un public et se négocient à des niveaux de prix inférieurs aux tirages d’époque. Leur valeur varie selon le sujet, la qualité d’impression et les repères d’édition.

Comment situer une œuvre de Goyo par rapport au shin-hanga ?

Goyo est l’une des figures majeures du shin-hanga. Ses portraits bijin-ga, très soignés, constituent une référence pour ce mouvement et expliquent la stabilité de la demande.

Peut-on regrouper plusieurs œuvres pour une estimation ?

Oui. L’évaluation peut porter sur un ensemble, ce qui permet de positionner chaque estampe par rapport aux autres et d’obtenir une estimation gratuite globale.

Combien de temps faut-il pour une estimation ?

Un premier avis peut être transmis sous 48 heures ouvrées avec les informations et photos nécessaires.

Comment demander une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?

Transmettez les photos recto-verso, les dimensions de la feuille et toute information d’acquisition. Fabien Robaldo vous adresse une estimation gratuite claire et argumentée.

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