Estimation Manuel Cargaleiro: cote des céramiques et peintures
Artiste majeur du Portugal au 20e siècle, Manuel Cargaleiro a construit une œuvre double, entre peinture et céramique. Son parcours, sa diffusion internationale et la présence régulière de ses œuvres en ventes publiques permettent aujourd’hui d’apprécier avec précision la valeur de ses céramiques, panneaux d’azulejos, huiles sur toile, gouaches et multiples. Cette fiche présente des repères clairs pour situer une pièce et comprendre sa cote actuelle, avec des résultats récents vérifiés et des fourchettes observées en salle de ventes.
Introduction
Né en 1927 et disparu en 2024, Manuel Cargaleiro a travaillé plus de sept décennies. Il est autant associé à la tradition du carreau de faïence portugais qu’à une peinture sur toile et sur papier immédiatement identifiable. Le marché s’appuie sur un flux régulier d’œuvres en France et au Portugal, avec des adjudications documentées qui facilitent l’estimation d’une pièce isolée ou d’un ensemble. Les sections ci-dessous synthétisent les éléments utiles pour situer une œuvre et obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo.
Définition et description générale
L’œuvre de Cargaleiro couvre quatre grands ensembles. Les peintures à l’huile sur toile, souvent des formats moyens, constituent le cœur recherché. Les techniques sur papier, notamment gouaches, aquarelles et pastels, forment un corpus abondant et bien suivi en vente. La céramique est double: pièces éditées par des manufactures comme Gien et créations en faïence ou en panneaux d’azulejos liés à l’atelier et à la tradition portugaise. Enfin, l’artiste a produit des estampes et, plus marginalement, des tapisseries.
Les œuvres sont généralement signées, avec datation fréquente des peintures et des gouaches. Les céramiques éditées portent des marques de manufacture. Les panneaux d’azulejos sont composés de modules assemblés. Ce cadre factuel facilite l’identification du médium, de la période et de la série, étapes nécessaires pour apprécier la valeur.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Peintures sur toile
Huiles sur toile datées surtout des années 1960 à 1990. Formats courants entre 30 x 20 cm et 100 x 80 cm. Signatures au recto ou au verso. La demande se concentre sur les années 1960-1980, période bien représentée en ventes.
Gouaches et œuvres sur papier
Gouaches sur papier artisanal ou vélin, souvent de format 30 à 50 cm sur le grand côté. Production régulière des années 1960 aux années 1990, parfois accompagnée de certificats ou de mentions d’exposition. Ce segment présente une bonne liquidité et une lecture de prix stable lorsque l’œuvre est bien documentée.
Céramiques et azulejos
Deux familles distinctes. D’une part, des pièces éditées et signées pour des manufactures, notamment Gien, avec plats, coupes, vases et pièces décoratives. D’autre part, des faïences et panneaux d’azulejos en modules, de quelques carreaux jusqu’à des ensembles plus importants. Les pièces éditées portent des marques, signatures et dates au revers. Les panneaux en modules sont décrits par le nombre de carreaux et les dimensions totales.
Estampes et multiples
Lithographies, sérigraphies et eaux-fortes, tirages numérotés, principalement des années 1960 à 1990. Les tirages annoncent clairement le numéro d’édition. Ce segment constitue une porte d’entrée accessible, utile pour établir des comparaisons de valeur à partir de références publiques régulières.
Facteurs simples influençant la valeur
Le médium est décisif. à œuvre comparable, une huile sur toile se situe en moyenne au-dessus d’une gouache, elle-même au-dessus d’une estampe. La céramique se répartit entre pièces éditées à diffusion relativement large et pièces uniques ou séries limitées, ces dernières soutenant des résultats plus élevés.
La période compte dans la lecture de la valeur. Les années 1960-1980, bien présentes aux enchères, sont un repère solide. La taille et la qualité de composition influencent également la demande: formats plus importants et compositions abouties soutiennent comparativement des adjudications supérieures.
La provenance et la documentation sont des critères concrets. Une mention d’exposition ou de publication facilite la comparaison avec des œuvres déjà passées en salle. Pour les céramiques éditées, la présence de la marque et de la signature au revers est un point d’identification utile.
Pour les estampes, l’état de l’édition, la numérotation et la présence d’une signature manuscrite jouent sur la lisibilité de la valeur de marché. Les ensembles cohérents, par exemple plusieurs carreaux formant un petit panneau, se positionnent mieux que des pièces isolées équivalentes.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
Le marché de Cargaleiro est actif en France et au Portugal. Les maisons lisboètes publient depuis plusieurs années des adjudications régulières sur les huiles et gouaches, avec des niveaux soutenus pour les œuvres des années 1960-1980. En 2025, une dispersion dédiée à Lisbonne a atteint un total d’environ 600 000 €, illustrant une demande forte et un rythme de vente rapide pour un ensemble significatif d’œuvres. Historiquement, des sommets supérieurs à 30 000 € ont été constatés pour des huiles de belle taille. Ces repères ancrent la cote de l’artiste dans une fourchette claire selon médium et période.
Repères de prix observés. Les huiles sur toile se situent fréquemment dans une fourchette à cinq chiffres pour des formats moyens, avec des pointes plus élevées selon l’iconographie et la période. Les gouaches sur papier montrent un socle de marché établi, avec des adjudications à quatre et cinq chiffres pour des formats caractéristiques. Les céramiques éditées de Gien, plats et coupes, se placent plutôt entre quelques centaines et autour de 1 000 à 1 500 €, avec dispersion selon le modèle, la date et la dédicace éventuelle. Les panneaux d’azulejos assemblés, même de petite taille, trouvent preneur sur des bases comparables ou supérieures, selon le nombre de carreaux et la lisibilité décorative. Les estampes se négocient le plus souvent à quelques centaines d’euros, avec variations selon la technique et le tirage.
Ces repères reflètent des transactions publiques documentées en 2019, 2024 et 2025. Ils donnent une idée de la valeur d’une œuvre typique, sans préjuger d’un cas particulier. Un examen précis du médium, des dimensions, de la date et de la documentation est indispensable pour aboutir à une estimation gratuite fiable.
Résultats de ventes
Exemples récents et documentés. Les adjudications ci-dessous sont sélectionnées pour éclairer, par médium, la cote et la valeur observées. Elles sont données à titre informatif.
- Cabral Moncada Leilões, Lisbonne, 30 septembre 2024, lot 188, “Sans titre”, huile sur toile, 35 x 30 cm, adjugé 17 000 €.
- Cabral Moncada Leilões, Lisbonne, 18 novembre 2024, lot 66, “Sans titre”, gouache sur papier, 34,5 x 34,5 cm, adjugé 14 000 €.
- Rouillac, Saint-Herblain, 8 avril 2019, lot 213, “Coupe carrée”, céramique émaillée Gien, adjugé 1 300 €.
- Rouillac, Saint-Herblain, 8 avril 2019, lot 214, “Plat rond aux cerises”, céramique émaillée Gien, adjugé 500 €.
Conclusion: demander une estimation gratuite
Pour une huile, une gouache, un panneau d’azulejos ou une céramique éditée, une estimation pertinente repose sur des comparaisons de ventes publiques récentes, le médium, la période et les dimensions. Pour obtenir une estimation gratuite et argumentée de la valeur de votre œuvre de Manuel Cargaleiro, contactez Fabien Robaldo. L’analyse s’appuiera sur des références de marché vérifiées en France et au Portugal, complétées par des informations publiques disponibles, y compris les fiches artistes de MILLON lorsque cela est utile.
FAQ
Comment faire estimer une peinture ou une céramique de Manuel Cargaleiro ?
Transmettez des photos nettes du recto et du verso, les dimensions, la technique, la date et toute information de provenance. Vous recevrez une estimation gratuite fondée sur des comparaisons de ventes publiques.
Quelle est la différence de valeur entre une huile, une gouache et une estampe ?
à période comparable, l’huile se place en haut de la fourchette, la gouache au milieu et l’estampe en entrée de marché. La valeur dépend ensuite du format, de la date et de la documentation.
Les céramiques éditées par Gien sont-elles recherchées ?
Oui. Les plats, coupes et vases signés et datés se vendent régulièrement. La valeur varie selon le modèle, l’année et la présence d’une dédicace.
Un petit panneau d’azulejos en plusieurs carreaux peut-il bien se vendre ?
Oui. Même de taille modeste, un ensemble cohérent en plusieurs carreaux soutient mieux sa valeur qu’un carreau isolé comparable.
Quelles périodes obtiennent les meilleurs résultats ?
Les années 1960 à 1980 concentrent une part importante des adjudications significatives en peinture et en gouache, avec une bonne lisibilité de la valeur.
Une signature et une date changent-elles beaucoup l’estimation ?
Oui. Une œuvre signée et datée se compare plus facilement à des résultats publiés, ce qui sécurise la lecture de la valeur.
Un certificat ou une mention d’exposition est-il utile ?
Oui. Ces éléments renforcent la traçabilité et aident à positionner la valeur par rapport à des œuvres similaires déjà passées aux enchères.
Quel est l’ordre de grandeur pour une gouache typique de bon format ?
Les résultats récents montrent des adjudications fréquentes à quatre et cinq chiffres en euros selon le format, la date et la composition. Une étude au cas par cas permet d’affiner la valeur.
Et pour une céramique éditée signée et datée ?
Les repères observés situent souvent ces pièces entre quelques centaines et environ 1 000 à 1 500 €, avec variations selon l’objet et l’année. La valeur dépend du modèle précis.
Les estampes de Cargaleiro ont-elles un marché actif ?
Oui. Les tirages numérotés et signés se négocient le plus souvent à quelques centaines d’euros, selon la technique, le tirage et la demande du moment. La valeur se compare facilement grâce aux bases publiques.
En combien de temps puis-je obtenir une estimation gratuite ?
Après réception des informations nécessaires, le délai est rapide. Fabien Robaldo vous adresse une estimation gratuite avec des références de marché récentes.
Que préparer pour faciliter l’expertise de marché ?
Des photos nettes, les dimensions exactes, la technique, la date, la signature, et tout document de provenance. Cela permet de positionner la valeur sur des bases comparables.