Estimation Charles François Lacroix de Marseille – estimation des marines de Lacroix de Marseille
Introduction
Charles François Lacroix de Marseille, aussi connu sous le nom Charles-François Grenier de Lacroix, est un peintre actif au XVIIIe siècle, spécialisé dans les paysages maritimes et vues de ports. Ses œuvres apparaissent régulièrement sur le marché européen et intéressent un public d’amateurs de maîtres anciens. Cette page présente une lecture claire des éléments utiles pour comprendre la cote, la demande et la valeur de ses marines, ainsi que des résultats de ventes vérifiés. Elle a pour objectif d’aider les propriétaires et ayants droit à situer leur tableau et à solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.
Définition et description générale
Lacroix de Marseille appartient au courant des peintres de marines et capricci architecturaux actifs entre France et Italie au milieu du XVIIIe siècle. Il représente des scènes portuaires animées, des rivages méditerranéens, des baies avec navires et figures, et parfois des sujets commémoratifs ou historiques liés à Rome. Sa production comprend des huiles sur toile, sur panneau et sur cuivre, de format moyen à important, avec une préférence du marché pour les compositions équilibrées et lisibles.
Les signatures et inscriptions rencontrées varient. On trouve “De Lacroix”, “Gr. de Lacroix”, “De La Croix”, parfois localisées “Roma” et datées dans les années 1750 à 1760. Les œuvres datées et localisées à Rome sont appréciées par les collectionneurs car elles situent précisément l’activité de l’artiste et facilitent les comparaisons avec des pendants ou des variantes.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies de sujets
Les marines de Lacroix de Marseille couvrent plusieurs registres. Vues de ports méridionaux avec navires au mouillage, quais animés de figures, architectures d’inspiration antique, tours et arches romaines. Paires “Calme” et “Tempête” ou “Matin” et “Soir” se rencontrent, avec une demande soutenue lorsque le pendant est conservé. On relève aussi des sujets commémoratifs, par exemple une procession à Rome, et des épisodes naturels comme le Vésuve en éruption.
Supports et matériaux
L’huile sur toile constitue le support le plus courant. Les panneaux, notamment en chêne, sont présents pour des formats intermédiaires. L’huile sur cuivre est recherchée pour la finesse de pâte et la conservation des détails. Le choix du support a un impact sur la perception de la valeur, l’huile sur cuivre étant souvent associée à une exécution précise et à une bonne lisibilité des plans.
Périodes et inscriptions
La période la plus représentée sur le marché se situe entre 1750 et 1765, parfois jusqu’aux années 1770. Les œuvres signées “Roma” et datées 1759 ou 1761 reviennent dans les catalogues. La présence d’une date et d’une localisation renforce l’attribution et consolide la confiance des acheteurs, en particulier lorsqu’un tableau trouve un pendant public ou documenté.
Facteurs simples influençant la valeur
Plusieurs facteurs, non techniques, influencent la valeur d’une marine de Lacroix de Marseille. Le sujet conditionne la demande. Les ports méditerranéens avec figures, architectures classiques et vaisseaux de guerre intéressent une clientèle internationale. Les compositions plus rares, telles qu’un épisode historique romain ou une vue du Vésuve, se distinguent si elles sont signées et datées.
La présence d’un pendant est déterminante. Les paires “Matin et Soir” ou “Calme et Tempête” bénéficient d’une dynamique de concurrence plus forte et d’une prime de rareté. À l’inverse, une œuvre isolée mentionnant un pendant perdu ou non localisé verra sa valeur appréciée au cas par cas selon la qualité de composition et l’intérêt iconographique.
Le support joue un rôle. Un cuivre bien préservé retient l’attention pour la précision des détails. Une toile d’un format supérieur à 60 cm de côté, avec un ordonnancement clair des plans, des figures en action et une inscription datée, répond mieux aux attentes actuelles du marché.
L’attribution est un point de comparaison important. Une œuvre unanimement acceptée comme autographe, signée et datée, suscite une concurrence plus large. Les attributions à l’entourage, à l’atelier ou au cercle se rencontrent et entraînent généralement des niveaux de prix distincts. Les provenances publiées, anciennes étiquettes ou mentions de catalogues renforcent la confiance, en particulier pour les sujets romains et les paires.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
Le marché de Lacroix de Marseille est essentiellement européen, avec des vacations régulières à Paris, Vienne et Londres. Les prix observés sont cohérents avec les maîtres anciens spécialisés dans les marines du XVIIIe siècle. Les huiles sur cuivre de format moyen, signées et datées, enregistrent des résultats stables. Les grandes toiles animées, avec architectures et nombreux personnages, bénéficient d’une base d’acheteurs internationale.
Les paires demeurent un segment porteur. Lorsqu’une paire identifiée et documentée est proposée, la compétition est soutenue. Les tableaux isolés de bon format, datés Rome, obtiennent des niveaux solides. L’intérêt des institutions et des collectionneurs spécialisés pour des sujets emblématiques, comme une vue romaine ou un Vésuve nocturne, contribue à la lisibilité de la cote sur plusieurs années.
Globalement, le volume d’œuvres de Lacroix de Marseille offertes chaque année est modéré. Cette rareté relative, combinée à une demande régulière, explique la résilience de la cote dans les ventes cataloguées spécialisées. Les adjudications publiées ci-dessous illustrent des niveaux récents et vérifiables en euros, utiles pour situer la valeur d’une œuvre comparable.
Résultats de ventes
Exemples récents et documentés, avec maison, date, lot et prix en euros. Les titres d’œuvres sont indiqués en italique et entre guillemets anglais.
- Ader, Paris, Hôtel Drouot, 26 mars 2024, lot 17, “Pèlerins près du château Saint-Ange lors du sacre de l’archiduc Joseph II, roi des Romains, le 27 mars 1764”, huile sur cuivre, adjugé 119 600 €.
- Dorotheum, Vienne, 29 avril 2025, lot 177, “Mount Vesuvius erupting by night”, huile sur panneau, adjugé 36 400 €.
- Artcurial, Paris, 25 novembre 2025, vente n°4066, lot 116, “Port méditerranéen animé de personnages au lever du soleil”, huile sur cuivre, adjugé 39 000 €.
Ces résultats montrent un spectre de prix cohérent pour des œuvres autographes de formats moyens, avec une prime pour les sujets identifiables, datés et localisés. La présence d’un pendant, d’une provenance publiée ou d’un support cuivre peut renforcer la dynamique d’enchères.
Conclusion
Si vous possédez une marine attribuée à Charles François Lacroix de Marseille, la bonne pratique consiste à documenter le sujet, le support, les dimensions, la présence éventuelle d’une signature et d’une date, ainsi que tout historique connu. Pour connaître la valeur actuelle de votre œuvre, sollicitez une estimation gratuite réalisée par Fabien Robaldo. Cette estimation, fondée sur des comparaisons de ventes récentes et sur l’analyse des caractéristiques visibles de votre tableau, vous permet de prendre une décision éclairée.
FAQ
Comment reconnaître une marine typique de Lacroix de Marseille ?
Des vues de ports méditerranéens avec navires, architectures classiques, figures au premier plan et une construction claire des plans. Signatures “De Lacroix” ou variantes, parfois “Roma” avec une date.
Quels supports rencontre-t-on le plus souvent ?
Huile sur toile majoritairement, puis panneau et cuivre. Le cuivre est apprécié pour la précision du rendu.
Une inscription “Roma” et une date influencent-elles la valeur ?
Oui, une localisation et une date renforcent l’attribution et peuvent soutenir la valeur lors d’une mise en concurrence.
Les paires “Matin et Soir” ou “Calme et Tempête” sont-elles plus recherchées ?
Les pendants documentés sont très recherchés. Ils génèrent une prime par rapport à une œuvre isolée comparable.
Quelle importance accorder au sujet représenté ?
Un sujet immédiatement lisible avec figures actives, navires et architectures romaines intéresse une clientèle large et soutient la valeur.
Un tableau sur cuivre vaut-il plus qu’un tableau sur toile ?
Ce n’est pas systématique, mais le cuivre est souvent valorisé lorsque l’exécution est fine et l’iconographie attractive.
Faut-il impérativement une signature ?
Une signature et une date sont un atout. Sans signature, l’œuvre peut être appréciée si l’attribution est cohérente et documentée.
Quelle fourchette de prix pour un format moyen signé et daté ?
Les niveaux varient selon le sujet, le support, la présence d’un pendant et l’historique. Les résultats publiés plus haut permettent de situer une œuvre comparable.
La provenance influence-t-elle la valeur ?
Une provenance publiée ou un passage antérieur en vente référencé soutient la confiance et peut améliorer la valeur.
Les dessins ou gravures de l’artiste sont-ils présents sur le marché ?
Plus rarement. Le marché se concentre sur les huiles. Les œuvres sur papier existent mais restent minoritaires.
Comment faire estimer mon tableau ?
Transmettez photos, dimensions, support, éventuelles inscriptions et historique. Vous recevrez une estimation gratuite fondée sur des comparaisons récentes.
Qui contacter pour une estimation écrite ?
Contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite et confidentielle, avec un retour rapide et documenté.