Estimation Yan Pei-Ming (1960) – cote, prix, marché et conseils d’estimation
Peintre franco-chinois né en 1960, Yan Pei-Ming figure parmi les artistes contemporains majeurs passés par la scène française. Ses grands formats peints à l’huile, ses séries de portraits et ses paysages constituent un corpus immédiatement identifiable sur le marché. Cette page présente une vue d’ensemble factuelle sur sa cote, ses résultats aux enchères et les facteurs de valeur qui orientent une estimation. Elle s’adresse aux propriétaires, héritiers et collectionneurs souhaitant comprendre les niveaux de prix avant une prise de contact pour une estimation gratuite avec Fabien Robaldo.
Juste après cette introduction, un tableau synthétique récapitule des fourchettes de prix observées par grandes catégories d’œuvres, exprimées en euros. Les informations détaillées, la biographie factuelle, l’analyse stylistique et l’état du marché viennent ensuite, puis une sélection de résultats aux enchères documentés.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peinture | De 30 000 € à plus de 1 300 000 € selon sujet, format, période et provenance |
| Dessins, encres et techniques sur papier | Environ 5 000 € – 100 000 € selon importance et dimensions |
| Estampes et multiples | Environ 300 € – 5 000 € selon série, état et tirage |
| Portfolios et séries d’estampes | Environ 2 000 € – 10 000 € selon complétude et numérotation |
Biographie factuelle
Yan Pei-Ming naît en 1960 à Shanghai. Il s’installe en France en 1980 et intègre l’École des Beaux-Arts de Dijon. Sa carrière s’affirme dès la fin des années 1980 avec des portraits peints en larges brosses. Les années 1990 voient l’émergence de séries devenues emblématiques. Il expose régulièrement en France et à l’international dans des institutions et galeries. Son travail entre dans d’importantes collections publiques et privées. Il vit et travaille à Dijon et Paris, tout en maintenant un dialogue constant avec la scène internationale.
Style de l’artiste
Le vocabulaire pictural de Yan Pei-Ming repose sur des formats souvent monumentaux, une gestuelle ample et rapide, et une palette limitée. Les gris, noirs et blancs dominent une large partie de la production, rejoints par des rouges profonds dans certaines séries. Les sujets s’articulent autour de figures de pouvoir, de visages anonymes, d’icônes médiatiques et, depuis les années 2000, de paysages. La frontalité de la figure, la tension du cadrage et l’économie de moyens créent des images directes. Les portraits peuvent être isolés ou déclinés en séries proches du mur-image. Les paysages, réunis sous l’intitulé “International landscape”, occupent une place croissante et structurent un pan cohérent de l’œuvre.
Techniques, matériaux, périodes
Huile sur toile. C’est le médium central de l’artiste, sur des formats standards allant du 100 x 81 cm au 200 x 200 cm, et sur des formats très au-delà de 2 mètres, fréquents pour les portraits et scènes frontales.
Encres et dessins. Au crayon, au fusain, à l’encre de Chine, souvent sur grands papiers. Ces œuvres sur papier constituent un champ à part, recherché pour leur immédiateté et leur lien avec les séries peintes.
Estampes et multiples. Lithographies et portfolios publiés en tirages limités. Ils reprennent des motifs des séries iconiques, à des niveaux de prix accessibles et liquides sur le marché.
Périodes. Fin des années 1980 et années 1990 centrées sur les “Têtes” et figures isolées. Années 2000 marquées par l’essor des séries de personnalités et par l’ouverture vers le paysage. Années récentes caractérisées par des cycles thématiques, des allers-retours entre figure et paysage, et l’utilisation nuancée de la couleur.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies recherchées. Les grandes huiles sur toile représentant des figures iconiques ou des “Têtes” anonymes de 180 à 250 cm de côté restent les plus disputées. Les paysages “International landscape” suscitent un intérêt stable, notamment en grand format. Les œuvres sur papier abouties se situent sur un marché intermédiaire actif. Les estampes éditées en portfolios trouvent régulièrement preneur en ventes spécialisées.
Niveaux de prix. Les toiles de petit et moyen format démarrent vers 30 000 € et progressent selon le sujet et l’année d’exécution. Les très grands formats et sujets emblématiques dépassent ponctuellement le million d’euros. Les œuvres sur papier de grande taille peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros selon la qualité. Les lithographies isolées s’échangent pour quelques centaines à quelques milliers d’euros, tandis que les portfolios complets montent au-delà en fonction de la série et de la numérotation.
Facteurs de valeur. Le sujet compte fortement, avec une prime pour les séries identifiables. Le format fait varier la cote de manière sensible. La date et l’inscription d’une œuvre dans une série reconnue pèsent dans l’estimation. La provenance, les expositions et la bibliographie renforcent la liquidité. L’état et la qualité d’exécution influencent également la fourchette d’enchères envisageable.
Tendances géographiques. Le marché est international avec des places actives à Paris, Londres et Hong Kong. Les ventes européennes proposent régulièrement des lots importants en euros, ce qui facilite la lecture de la cote pour les vendeurs et les acheteurs basés en Europe.
Analyse technique de la thématique: matériaux, périodes, écoles, caractéristiques
Matériaux. L’huile sur toile, posée en couches directes et denses, produit des surfaces où la brosse reste visible. Sur papier, l’encre et le fusain exploitent la même économie de moyens, avec des contrastes nets et des réserves blanches importantes.
Périodes et caractéristiques. Les “Têtes” de la fin des années 1980 et du début des années 1990 livrent une synthèse entre frontalité et réduction des détails. Les portraits de figures publiques des années 1990 et 2000 structurent une cote internationale élevée. Les “International landscape” introduisent une dimension panoramique et une modulation plus large de la matière picturale. Ces ensembles définissent des repères clairs pour l’estimation.
Écoles et inscriptions. L’inscription de l’artiste dans la scène française, son ancrage dijonnais et ses échanges avec des galeries européennes situent la production dans un dialogue franco-international. Ces éléments de parcours soutiennent la reconnaissance institutionnelle et la cohérence du marché primaire et secondaire.
Marché des enchères
Les adjudications ci-dessous illustrent des niveaux en euros sur des catégories distinctes. Elles offrent un repère utile pour situer une valeur indicative avant expertise individuelle.
- Sotheby’s Paris, 4 juin 2014, lot 199, “Mao”, huile sur toile, 100 x 81 cm, prix de vente 85 500 €.
- PIASA Paris, 13 mars 2024, lot 105, “Tête”, huile sur toile, 200 x 200 cm, prix de vente 39 000 €.
- PIASA Paris, 13 mars 2024, lot 106, “Portrait anonyme M.C.”, huile sur toile, 200 x 200 cm, prix de vente 39 000 €.
- Bonhams Paris, 5 décembre 2023, lot 140, portfolio “Icone”, ensemble de 4 lithographies, prix de vente 2 816 €.
Ces résultats confirment la hiérarchie de prix entre grands formats peints, œuvres sur papier et éditions. Ils montrent aussi la profondeur du marché européen en euros, utile pour une lecture homogène de la cote.
Conclusion
Le marché de Yan Pei-Ming est liquide et international, avec des écarts de prix nets selon sujets et formats. Une estimation sérieuse prend en compte la série, la date, le format, la provenance, la documentation et la dynamique récente des enchères. Pour un avis documenté et rapide, contactez Fabien Robaldo. Vous obtiendrez une estimation gratuite et argumentée de la valeur de votre œuvre, dans le respect des spécificités de ce marché.
FAQ
Comment obtenir une estimation d’une peinture de Yan Pei-Ming ?
Transmettez des photos nettes, dimensions, technique, mentions au dos, historique et documents. Vous recevrez une estimation gratuite et motivée de la valeur.
Quels sujets de Yan Pei-Ming se vendent le mieux aux enchères ?
Les grands portraits iconiques et les “Têtes” en grand format obtiennent en général les prix les plus élevés, suivis par certains “International landscape”.
Quelle importance du format pour la cote ?
Le format est déterminant. À sujet et période comparables, une toile de 200 cm se situe nettement au-dessus d’un 100 x 81 cm.
Les œuvres sur papier sont-elles recherchées ?
Oui. Les grands formats aboutis en encre ou fusain sont demandés, avec des prix intermédiaires par rapport aux huiles.
Quelles fourchettes pour les estampes ?
La plupart des lithographies isolées se situent entre quelques centaines et quelques milliers d’euros selon la série et la numérotation.
Les portfolios complets ont-ils une prime ?
Oui. Un ensemble complet, cohérent et bien conservé bénéficie d’une prime par rapport aux feuilles isolées.
Quels documents renforcent la valeur ?
Provenance claire, factures de galerie, expositions, bibliographie et correspondances de l’artiste donnent un surcroît de confiance et de prix.
La date d’exécution joue-t-elle sur l’estimation ?
Oui. Certaines périodes et séries historiques sont plus recherchées, notamment les “Têtes” de la fin des années 1980 et certaines séries des années 1990-2000.
Faut-il restaurer avant estimation ?
Non. Présentez l’œuvre telle qu’elle est pour une première évaluation. Les décisions ultérieures se prennent au cas par cas.
Comment comparer deux toiles de mêmes dimensions ?
Comparez le sujet, la date, la série, la qualité d’exécution, la provenance et la présence en exposition. Ces critères forment la base de la cote.
Les prix varient-ils selon les places de vente ?
Les niveaux restent internationaux mais la devise, la fiscalité locale et la profondeur d’acheteurs peuvent influer. Les repères en euros facilitent la comparaison.
Comment engager la vente après estimation ?
Après l’évaluation avec Fabien Robaldo, un calendrier et une stratégie adaptés à la typologie de l’œuvre sont proposés. L’objectif est d’optimiser la valeur en salle.