Estimation Yvonne Canu (1921-2008) – cote, prix et valeur de ses œuvres
Yvonne Canu figure au marché de l’art pour ses vues portuaires, paysages urbains et marines, exécutés dans une écriture pointilliste rigoureuse. Cette page présente une synthèse claire pour comprendre la valeur de ses œuvres, les fourchettes de prix observées en ventes publiques, et les paramètres qui influencent une estimation gratuite avec Fabien Robaldo.
L’objectif est d’offrir des repères fiables par catégories d’œuvres et d’éclairer la dynamique de la cote, sans effets de style. Les résultats cités sont donnés en euros et proviennent de ventes précisément identifiées. Le tableau des valeurs ci‑dessous ouvre la lecture.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peinture à l’huile sur toile | Environ 3 000 € à 20 992 € selon sujet, format et période |
| Peinture sur panneau ou isorel | Environ 450 € à 1 700 € |
| Aquarelle et dessin | Environ 576 € à 600 € |
Biographie factuelle
Née en 1921 à Meknès au Maroc, Yvonne Canu se forme à l’École des Arts Décoratifs à Paris. La Seconde Guerre mondiale interrompt ses études. Après 1945, elle fréquente des artistes actifs à Montmartre, puis poursuit sa formation à l’Académie de la Grande Chaumière. Elle s’oriente vers le néo‑impressionnisme à partir du milieu des années 1950, après l’étude approfondie des principes hérités de Georges Seurat. Elle développe un corpus centré sur des vues de ports méditerranéens, des paysages urbains et des scènes fluviales. Elle décède en 2008 selon l’usage retenu par de nombreuses maisons de vente.
Style de l’artiste
Le langage de Canu est objectif, construit sur une touche divisée régulière. Le motif est clarifié par une trame de points serrés, posés de manière constante, qui organise la surface du tableau. La composition privilégie l’ordre et la lisibilité, avec des horizons nets, des volumes simplifiés et un équilibre stable entre plans d’eau, architecture et figures. Les sujets récurrents sont Saint‑Tropez, Paris et des ports du littoral méditerranéen, souvent numérotés et titrés au dos. L’effet recherché est la cohérence optique et la stabilité chromatique plutôt qu’un rendu matiériste.
Techniques, matériaux, périodes
La production comprend principalement des huiles sur toile, complétées par des huiles sur isorel ou panneau. On rencontre aussi des aquarelles et des dessins. La période la plus recherchée correspond aux années où l’artiste applique de manière continue la méthode pointilliste, à partir d’environ 1955. Les toiles sont fréquemment signées en bas, contresignées au dos, avec titre, lieu et numéro d’atelier. Les formats moyens à grands, autour de 50 x 61 cm à 60 x 81 cm, constituent le cœur de la demande pour les sujets emblématiques comme Saint‑Tropez. Les œuvres sur isorel, plus petites, concentrent une part distincte du marché à des niveaux de prix inférieurs. Les aquarelles et dessins apparaissent en ventes avec une fréquence plus limitée.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies recherchées. Les vues de ports et de régates de Saint‑Tropez restent un axe majeur de la cote. Les vues parisiennes de quais et monuments se positionnent aussi de façon solide. Les paysages hors littoral sont moins courants en vacations, mais documentés. Les sujets identifiés au dos et numérotés renforcent la traçabilité, un atout pour l’estimation gratuite et la valeur.
Formats et supports. Les huiles sur toile de format moyen à grand forment le segment le plus porteur. Les huiles sur panneau ou isorel, souvent de petits formats, présentent des adjudications plus accessibles. Les aquarelles occupent une place complémentaire avec des prix modérés.
Périodes et inscriptions. Les œuvres clairement situées et titrées sur le châssis ou la toile, portant un numéro d’atelier, facilitent l’analyse et l’attribution. Les sujets historiques de l’artiste, notamment Saint‑Tropez, obtiennent les meilleurs niveaux de prix. La présence d’une provenance documentée ou d’anciens passages en galerie renforce la liquidité.
Diffusion géographique. Les adjudications significatives sont concentrées à Paris et Londres, avec quelques résultats notables aux États‑Unis. Cette diffusion traduit un marché actif porté par les thèmes portuaires et urbains identifiables. Dans ce contexte, la valeur dépend du croisement entre sujet, format, période et état d’inscription au dos.
Fourchettes observées. Les toiles emblématiques se situent à cinq chiffres, avec des pointes supérieures pour certaines vues tropéziennes. Les formats plus réduits toilent autour de quatre chiffres. Les panneaux et isorels se positionnent plutôt dans le bas de fourchette. Les aquarelles et dessins restent en deçà, avec des adjudications accessibles.
Analyse technique de la thématique
Matériaux. Huiles sur toile en majorité, isorel pour des formats plus modestes, aquarelle et dessin sur papier en appoint. Pigments et liants visent la régularité de la touche divisée.
Périodes. Adoption continue de la technique pointilliste après le milieu des années 1950. Les œuvres des décennies suivantes consolident l’identité visuelle de l’artiste. Les variations de palette et de densité de points tiennent aux sujets et aux formats plus qu’à un changement de méthode.
Écoles et caractéristiques. Inscription dans le champ néo‑impressionniste. Construction par juxtaposition de points de couleur. Motifs récurrents liés aux ports méditerranéens et aux rives parisiennes, avec structures architecturées, drapeaux, mâts et silhouettes équilibrées dans le plan.
Marché des enchères: résultats récents et repères
- Artcurial, Paris, 4 avril 2024, vente 4376, lot 175, “Saint‑Tropez, le Golfe”, 20 992 €.
- Artcurial, Paris, 8 avril 2025, vente 6086, lot 206, “Saint‑Tropez”, 10 496 €.
- MILLON, Paris, 8 février 2022, Les Aubaines du 116, lot 432, “Le Pend’Uisk, à Saint Tropez”, 1 700 €.
- Crédit Municipal de Paris, 11 décembre 2014, lot 55, “Saint‑Tropez, les régates”, 3 100 € hors frais.
Ces résultats confirment la hiérarchie des prix par sujet et format. Ils servent de repères pour une estimation gratuite et contextualisée auprès de Fabien Robaldo.
Conclusion
Le marché d’Yvonne Canu est structuré et lisible. Les toiles pointillistes de Saint‑Tropez, correctement titrées et numérotées au dos, concentrent la demande. Les formats moyens à grands fixent la barre haute, tandis que les panneaux et petites huiles assurent des niveaux plus accessibles. Pour obtenir une estimation gratuite de votre œuvre d’Yvonne Canu, contactez Fabien Robaldo. Vous recevrez une évaluation argumentée de la valeur en fonction du sujet, du format, de la période et des références de provenance.
FAQ
Quelle est la fourchette de prix habituelle pour une huile sur toile d’Yvonne Canu ?
Les toiles se situent le plus souvent de 3 000 € à plus de 20 000 € selon le sujet, le format et la période, avec des pointes supérieures pour les vues de Saint‑Tropez.
Les vues de Saint‑Tropez sont‑elles plus recherchées ?
Oui. Elles constituent la thématique la plus demandée et soutiennent les meilleures adjudications.
Un numéro d’atelier ou un titre au dos influence‑t‑il l’estimation ?
Oui. Ces mentions clarifient l’attribution et la traçabilité, ce qui pèse positivement sur la valeur.
Quelle place pour les aquarelles et dessins dans le marché de l’artiste ?
Elles apparaissent moins fréquemment et se situent à des prix plus modérés que les huiles.
Le format du tableau a‑t‑il un impact important ?
Oui. Les formats moyens et grands obtiennent plus facilement des adjudications à cinq chiffres, à sujet équivalent.
Les huiles sur isorel valent‑elles moins que celles sur toile ?
En général oui. Elles occupent une tranche de prix inférieure, sauf cas particulier lié au sujet et à la période.
Faut‑il une provenance documentée pour une bonne estimation ?
La provenance solide et les anciens passages en galerie ou ventes renforcent l’estimation et la confiance des acheteurs.
Quelle période de création est la plus recherchée ?
La période néo‑impressionniste aboutie, à partir du milieu des années 1950, est la plus recherchée.
Les œuvres de grand format dépassent‑elles régulièrement 20 000 € ?
Pour des sujets emblématiques et bien référencés, cela se produit, mais chaque cas dépend des paramètres précis de l’œuvre.
Comment préparer une demande d’estimation ?
Transmettez photos nettes, dimensions, technique, inscriptions au dos et toute information de provenance pour une estimation gratuite rapide.
Existe‑t‑il des différences de prix entre scènes maritimes et vues parisiennes ?
Les deux sont recherchées, mais les scènes de Saint‑Tropez dominent souvent les adjudications les plus élevées.
À qui s’adresser pour une estimation fiable de mon Yvonne Canu ?
Auprès de Fabien Robaldo pour une estimation gratuite et documentée de la valeur de votre œuvre.