Estimation TOBEEN : cote des œuvres modernes de Tobéen
Introduction
Cet article présente un panorama clair et factuel de la cote de Tobéen, pseudonyme de Félix Bonnet, actif entre 1880 et 1938. Il synthétise les typologies d’œuvres rencontrées, les périodes marquantes, les critères simples qui influencent la valeur, ainsi que des résultats de ventes récents et vérifiés. L’objectif est d’aider les propriétaires et ayants droit à comprendre comment situer une œuvre de Tobéen sur le marché, et à quoi s’attendre lors d’une démarche d’estimation gratuite auprès de spécialistes.
La demande pour cet artiste reste principalement ancrée en France et dans quelques places européennes où son œuvre a circulé, avec une visibilité historique aux Pays-Bas et dans les ventes parisiennes. Des pics de prix attestent d’un intérêt constant pour ses compositions emblématiques liées au Pays basque et pour ses œuvres de la décennie 1910, période où son langage se nourrit du cubisme et des recherches de la Section d’Or.
Définition et description générale
Tobéen, de son vrai nom Félix Bonnet, est un peintre français originaire de Bordeaux. Il travaille à Paris à partir de 1910, en lien avec les milieux de la Section d’Or et du groupe de Puteaux. Il séjourne régulièrement au Pays basque, dont il représente motifs, ports, pelotaris et scènes de moissons. Sa production comprend des huiles sur toile, des dessins, des aquarelles, des pastels, des gravures sur bois et plus rarement des sculptures ou bas-reliefs en bois.
L’œuvre associe des constructions géométrisées héritées du cubisme et une iconographie régionale. Les sujets maritimes, les vues de Ciboure et de Saint-Jean-de-Luz, les marins, les vendanges et les joueurs de pelote constituent un corpus identifiable. Sur le plan historique, il expose à la Section d’Or en 1912 et figure au Armory Show en 1913. Ces jalons contextualisent les attentes de marché sur certaines périodes.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Peintures à l’huile
Les huiles sur toile forment le cœur de la production convoitée. Formats fréquents du paysage et de la figure, compositions structurées, plans simplifiés, aplats et lignes nettes. Les marines, ports, voiliers, scènes de pêche et sujets de pelote figurent parmi les thématiques les plus suivies. L’huile est la catégorie qui concentre les records de valeur.
Dessins, aquarelles, pastels, estampes
Les œuvres sur papier comportent des études à l’encre, lavis, crayons, aquarelles et pastels, ainsi que des bois gravés. Elles couvrent des vues urbaines ou portuaires, des scènes de travail et des compositions plus synthétiques. Sur le marché, ces techniques présentent une amplitude de prix plus accessible que les huiles, avec des pointes pour des feuilles abouties, signées, titrées ou publiées.
Périodes clés
1911-1914 : Période parisienne et Section d’Or. Recherches de simplification formelle, structure cubiste, sujets basques spectaculaires comme les pelotaris. La valeur des œuvres de ce cycle est généralement supérieure, toutes choses égales par ailleurs.
Années 1920 : Installé à Saint-Valery-sur-Somme. Sujets maritimes, voiliers, scènes quotidiennes ; stabilisation d’un style synthétique plus lisible. Forte demande pour les marines de belle qualité.
Années 1930 : Poursuite des thèmes régionaux et du littoral. Les prix tiennent compte du sujet, du format et de la présence d’expositions ou de publications d’époque.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet : Les sujets “signatures” de l’artiste, notamment les pelotaris, les voiliers à Saint-Jean-de-Luz et les scènes de vendanges, soutiennent la valeur. Les compositions basques fortement architecturées sont recherchées.
Période : Les œuvres de 1911-1914, en lien avec la Section d’Or, suscitent des attentes de marché plus élevées. Les marines des années 1920-1930 bien composées atteignent des niveaux soutenus.
Technique et format : À sujet comparable, l’huile sur toile domine la hiérarchie de valeur. Les grands formats aboutis et signés se situent plus haut que les études. Les œuvres sur papier constituent un palier de prix intermédiaire.
Provenance, expositions, publications : Une provenance claire, une exposition historique ou la mention dans un catalogue raisonné renforcent la valeur. L’inclusion documentée dans la recherche en cours autour du catalogue raisonné de Tobéen est un paramètre positif.
Signature, titre, inscriptions : La présence d’une signature lisible et d’un titre d’époque ou au revers sécurise la lecture de l’œuvre et influe favorablement sur la valeur.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
Le marché de Tobéen s’articule autour de trois axes. Premièrement, des pics records pour des huiles emblématiques de la décennie 1910, notamment les compositions de pelotaris, qui ont établi des références élevées. Deuxièmement, une activité soutenue sur les sujets basques et marins, avec des résultats significatifs en région et à Paris. Troisièmement, un volant d’œuvres sur papier accessible, utile pour prendre date dans une collection.
À l’échelle macro, les grandes maisons internationales ont annoncé une reprise des adjudications en 2025, ce qui contribue à un environnement plus porteur pour les œuvres modernistes bien positionnées. Cette dynamique globale ne remplace pas l’analyse au cas par cas, mais elle favorise la liquidité des signatures établies et historiquement référencées.
Fourchettes indicatives observées. Les œuvres sur papier de Tobéen bien choisies se situent fréquemment en dessous de 10 000 euros, avec des pointes pour des pastels ou aquarelles aboutis. Les huiles sur toile de sujets prisés dépassent régulièrement les seuils des dizaines de milliers d’euros, avec des sommets confirmés au-delà de 100 000 euros pour des œuvres majeures et des records historiques au-dessus de 400 000 euros pour des compositions emblématiques de la période 1912-1913. Ces ordres de grandeur restent dépendants du sujet, de la période, du format, de la documentation et de la provenance.
Résultats de ventes vérifiés
La sélection ci-dessous illustre différents segments de marché, du record historique aux œuvres sur papier. Les prix sont indiqués en euros, conformément aux usages de présentation.
“Pelotaris”, huile sur toile, Christie’s, Londres, 7 février 2013, lot 401. Adjugé 431 477 €.
“Voilier dans le port de Saint-Jean-de-Luz”, huile sur toile, Côte Basque Enchères, Saint-Jean-de-Luz, 3 août 2024, lot 512. Adjugé 148 800 €.
Conclusion
La cote de Tobéen repose sur un corpus identifié, une iconographie lisible et des jalons historiques précis. Les œuvres majeures des années 1911-1914 et les marines structurées des années 1920 tirent la valeur vers le haut. Les œuvres sur papier offrent un point d’entrée accessible, tandis que des adjudications récentes en région confirment l’ancrage de la demande pour les sujets basques.
Pour situer précisément la valeur d’un tableau, dessin, pastel ou bois gravé de Tobéen, une expertise fondée sur le sujet, la période, la provenance et les publications est indispensable. Vous pouvez solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo, en lien avec les départements compétents de MILLON. Vous recevrez une lecture objective de la place de votre œuvre sur le marché et des références de ventes comparables, dans le respect des standards professionnels.
FAQ
Qui est Tobéen et quelles sont ses périodes marquantes?
Tobéen, pseudonyme de Félix Bonnet, est actif entre 1880 et 1938. Périodes marquantes: 1911-1914 autour de la Section d’Or, puis années 1920-1930 avec marines et sujets basques.
Quelles techniques rencontre-t-on le plus souvent chez Tobéen?
Principalement des huiles sur toile, puis des dessins, aquarelles, pastels et bois gravés. Les huiles concentrent la plus forte valeur relative.
Quels sujets soutiennent le mieux la valeur?
Pelotaris, voiliers à Saint-Jean-de-Luz, scènes de vendanges et motifs basques architecturés soutiennent la valeur des œuvres.
La période 1911-1914 influence-t-elle beaucoup la cote?
Oui. Les œuvres liées à la Section d’Or et à Paris 1911-1914 enregistrent des niveaux de valeur supérieurs à sujet comparable.
Quelle différence de valeur entre huile et œuvre sur papier?
À sujet équivalent, l’huile sur toile se situe sensiblement au-dessus. Les œuvres sur papier constituent un segment plus accessible.
Un tableau doit-il être signé pour conserver une bonne valeur?
Une signature lisible et un titre ou des inscriptions d’époque favorisent la valeur car ils sécurisent l’attribution et la lecture du sujet.
La provenance et les expositions comptent-elles?
Oui. Provenance documentée, expositions ou publications renforcent la valeur et l’intérêt des collectionneurs.
Existe-t-il un catalogue raisonné en préparation?
Des travaux de recherche sont en cours autour d’un catalogue raisonné de Tobéen. Une inscription ou un avis du chercheur contribue à la valeur.
Quels ordres de prix observe-t-on pour les œuvres sur papier?
Souvent en dessous de 10 000 euros, avec des pointes pour les feuilles abouties, titrées et bien documentées.
Qu’est-ce qui explique les records sur certaines toiles?
Sujets iconiques, période forte, format, provenance, et apparitions publiques rares sont les moteurs principaux de valeur.
Le marché actuel est-il favorable aux œuvres modernistes?
Les données récentes indiquent une reprise des ventes aux enchères, créant un contexte favorable aux œuvres bien positionnées en termes de valeur.
Comment obtenir une estimation gratuite de mon Tobéen?
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