Estimation Julie Volpelière (1780-1842)
Peintre française active dans la première moitié du 19e siècle, Julie Volpelière est aujourd’hui principalement recherchée pour ses portraits et quelques compositions d’histoire ou de genre. Le marché montre une amplitude de prix significative, avec des adjudications allant de quelques centaines d’euros à des sommets atteints par des sujets plus ambitieux. Cette page présente une synthèse factuelle pour situer la valeur de ses œuvres et comprendre les facteurs qui influencent une estimation.
Ce guide s’adresse aux particuliers, collectionneurs et ayants droit souhaitant obtenir une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Il s’appuie sur des résultats d’enchères vérifiables et sur des éléments objectifs concernant la carrière de l’artiste, ses techniques, ses périodes et son positionnement sur le marché. Les maisons de ventes régionales et internationales, dont MILLON, Christie’s ou des études spécialisées, constituent les références de comparaison pour établir une valeur au plus juste.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peintures à l’huile – portraits | Enchères observées entre 500 € et 2 560 € selon format, sujet et qualité |
| Peintures à l’huile – scènes d’histoire, orientalisantes ou compositions ambitieuses | Enchères observées de 39 400 € à 39 400 € pour les meilleurs sujets publiés |
Biographie factuelle
Née à Marseille le 4 février 1780, Julie Volpelière se forme à Paris auprès de Gioacchino Serangeli, lui-même élève de Jacques-Louis David. Elle construit une carrière régulière marquée par des envois aux Salons officiels, où elle présente des portraits et des sujets d’histoire.
Elle expose au Salon entre 1808 et la fin des années 1830. Dès 1810, elle obtient une distinction officielle, signe d’une reconnaissance institutionnelle précoce. Sa production combine des portraits de particuliers, parfois en pied, et des compositions tenant de l’histoire ou de la vie contemporaine, dans l’esthétique du temps.
Au cours des années 1830, elle est associée à des commandes publiques et à des copies d’après de grands maîtres ou des figures officielles, témoignant d’un savoir-faire académique solide. Elle décède à Paris le 7 novembre 1842.
Style de l’artiste
Le registre privilégié de Julie Volpelière est le portrait. Les effigies féminines et masculines présentent une mise en page claire, un modelé maîtrisé et une attention portée au costume et aux accessoires. L’ensemble s’inscrit dans la tradition néoclassique évoluant vers le romantisme français de la Restauration et de la Monarchie de Juillet.
Les compositions plus narratives adoptent un schéma lisible et une palette sobre, parfois enrichie de touches plus soutenues selon le décor. Les attitudes demeurent mesurées. Ce positionnement explique l’attrait du marché pour les portraits de qualité, surtout quand l’identité du modèle est connue et quand l’œuvre est datée et signée, ce qui renforce la valeur documentaire et marchande.
Techniques, matériaux, périodes
Supports et médiums
L’artiste travaille majoritairement à l’huile sur toile. Les formats varient du buste au portrait en pied. La signature “J. Volpelière” et des dates apparaissent régulièrement en bas à droite.
Périodes
Période 1808-1825. Dominante de portraits liés à la clientèle privée et aux envois aux Salons. L’esthétique demeure néoclassique, avec des cadrages simples et une typologie de portrait codifiée.
Période 1826-1842. Continuité du portrait, parfois enrichi d’un contexte plus marqué. Apparition de compositions de genre ou historicisantes qui, lorsqu’elles sont abouties et bien conservées, sont susceptibles d’emporter une valeur plus élevée aux enchères.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies les plus recherchées
Les portraits féminins en buste ou à mi-corps, datés et signés, constituent le cœur de la demande. Les portraits masculins en uniforme ou dotés d’attributs identifiables intéressent les amateurs d’histoire, surtout en présence d’une provenance précise.
Les compositions plus ambitieuses ou orientalisantes peuvent susciter une compétition accrue. Lorsqu’un sujet narratif bénéficie d’une bonne publication ou d’une provenance renommée, la valeur peut s’éloigner nettement des prix usuels des portraits standards.
Cote et fourchettes de prix
Les résultats récents illustrent deux segments. D’une part, un segment “courant” où des portraits aboutis mais de format moyen se situent typiquement entre 500 € et 2 560 €. D’autre part, un segment “haut” constitué par des compositions plus recherchées, susceptibles d’atteindre des adjudications autour de 39 400 € pour un sujet fort, en bon état, bien documenté et issu d’une collection de renom. La dispersion des prix reflète la diversité des qualités picturales, des formats et des provenances.
Facteurs déterminants de la valeur
Signature et date. Une signature lisible et une date précise renforcent la confiance des acheteurs et soutiennent la valeur.
Format et qualité d’exécution. Les formats plus importants et les œuvres très abouties picturalement sont généralement mieux valorisés.
Provenance et publications. Une provenance prestigieuse, un passage notoire en collection ou au Salon, et la présence dans un catalogue augmentent la valeur perçue.
Iconographie et identité du modèle. L’identification du modèle, surtout pour des personnalités, élargit la base des enchérisseurs.
Analyse technique de la thématique
Matériaux et exécution
L’huile sur toile domine. Les toiles d’époque présentent des caractéristiques standard pour le 19e siècle français. La signature “J. Volpelière” en bas à droite est fréquente. Les compositions narratives associent un décor sobre à une figure principale clairement hiérarchisée.
Périodes et écoles
La formation auprès de Serangeli situe l’artiste dans la lignée davidienne et du portrait académique français. La transition vers la Monarchie de Juillet explique l’apparition de sujets de genre et d’accents plus contemporains, tout en conservant une facture régulière.
Caractéristiques récurrentes
Portraits à la pose frontale ou trois quarts, accessoires signifiants, rendu attentif des étoffes. Les meilleures œuvres combinent exactitude des traits et sobriété, caractéristiques qui facilitent la lisibilité et influencent positivement la valeur sur le second marché.
Marché des enchères
- Christie’s Paris, 27 septembre 2012, Collection Hélène Rochas, lot 254, “Jeune orientale et sa servante”, huile sur toile, adjugé 39 400 € frais inclus.
- Euvrard & Fabre, Paris, 16 avril 2021, lot 17, “Portrait présumé d’Aglaé-Françoise Lèbe Gigun”, huile sur toile, adjugé 2 560 € frais inclus.
- Ruellan, Vannes, 6 novembre 2021, lot 203, “Portrait d’officier”, huile sur toile, adjugé 500 € au marteau.
Ces exemples démontrent l’écart de prix entre les portraits courants et les sujets plus ambitieux, avec un rôle central joué par la provenance et la publication dans la construction de la valeur finale.
Conclusion
Le marché de Julie Volpelière reste sélectif et hétérogène. Les portraits signés et datés alimentent un socle de demande régulier, tandis que les compositions plus rares, bien documentées et issues de collections reconnues, peuvent atteindre des niveaux élevés. Pour positionner au mieux la valeur d’un tableau et disposer d’un avis argumenté, contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite fondée sur des comparaisons de ventes publiques récentes.
FAQ
Qui était Julie Volpelière et quelles sont ses dates de vie exactes ?
Peintre française née à Marseille le 4 février 1780 et décédée à Paris le 7 novembre 1842. Élève de Gioacchino Serangeli, elle expose au Salon entre 1808 et la fin des années 1830.
Quels types d’œuvres de Julie Volpelière rencontrent la demande du marché ?
Principalement des portraits à l’huile signés et datés. Les compositions d’histoire ou de genre, plus rares et abouties, peuvent atteindre une valeur supérieure.
Quelle est la fourchette de prix observée pour ses portraits à l’huile ?
Selon les résultats récents, les portraits se situent généralement entre 500 € et 2 560 €, selon format, sujet et qualité.
Quel est le niveau de prix pour une composition plus ambitieuse ?
Un sujet abouti et bien documenté a atteint 39 400 € frais inclus, illustrant le haut de la fourchette pour l’artiste.
Quels facteurs influencent le plus la valeur d’une œuvre ?
Signature et date, format, qualité d’exécution, provenance, publications et identité du modèle sont déterminants pour la valeur.
Comment reconnaître une signature authentique de Julie Volpelière ?
La signature “J. Volpelière” apparaît souvent en bas à droite, parfois accompagnée d’une date. Une expertise est recommandée pour confirmer l’authenticité.
L’état de conservation a-t-il un impact sur le prix ?
Oui. Un état stable, sans altérations majeures, soutient la valeur. Les restaurations lourdes peuvent réduire l’intérêt des acheteurs.
La provenance joue-t-elle un rôle dans l’estimation ?
Oui. Une provenance prestigieuse, un passage en collection reconnue ou une publication renforce la valeur de marché.
Où se situent généralement les signatures et les dates sur ses toiles ?
Le plus souvent en bas à droite. Les légendes et étiquettes au revers aident aussi à documenter l’œuvre.
Existe-t-il des œuvres de Julie Volpelière liées à des commandes officielles ?
Oui, on connaît des commandes et copies officielles des années 1830, conformes à la pratique du 19e siècle français.
Comment obtenir une estimation rapide et fiable ?
Transmettez photos, dimensions, technique, détails de signature et provenance à Fabien Robaldo. Vous recevrez une estimation gratuite fondée sur des ventes comparables.
Pourquoi les prix varient-ils autant d’un lot à l’autre ?
La variation reflète le sujet, la qualité picturale, le format, la provenance et la visibilité publique antérieure. Ces paramètres conditionnent la valeur finale aux enchères.