Estimation Vladimir Davidovic Baranov-Rossiné 1888-1944 – peintre
Artiste majeur des avant-gardes d’Europe de l’Est installé à Paris dès 1910, Vladimir Davidovic Baranov-Rossiné a laissé une œuvre variée, allant des huiles orphiques aux gouaches et techniques mixtes, jusqu’à des expérimentations opto-musicales. Son marché aux enchères reste actif et international. Cet article présente des repères fiables pour comprendre sa valeur, identifier les facteurs de prix et situer une œuvre avant une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo chez MILLON.
La synthèse ci-dessous croise biographie, périodes, techniques, typologies et résultats publics récents ou de référence. Elle aide à cadrer une première fourchette de valeur selon la nature de l’œuvre, avant étude personnalisée.
Tableau des valeurs par grandes catégories
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peintures à l’huile | Env. 3 500 € à 171 100 € observés en ventes aux enchères |
| Dessins, gouaches, techniques mixtes sur papier | Env. 3 000 € à 40 378 € observés en ventes aux enchères |
Biographie factuelle
Vladimir Davidovic Baranov-Rossiné naît en 1888 à Kherson. Il étudie à l’école des beaux-arts d’Odessa entre 1903 et 1908, puis à l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg en 1909. Il s’installe à Paris en 1910. Il participe aux expositions de l’avant-garde russe et fréquente les milieux de la Ruche et de l’École de Paris.
Entre 1910 et 1914, sa peinture évolue vers des constructions colorées qui lient recherches orphiques et cubo-futuristes. En 1916, il conçoit l’Optophone, instrument associant lumière et son. Après la Première Guerre mondiale, il poursuit à Paris une production mêlant motifs figuratifs simplifiés, natures mortes et compositions abstraites.
Arrêté pendant l’Occupation, il meurt en 1944. L’atelier familial et les certificats délivrés par les ayants droit jouent un rôle central dans l’attribution et la documentation des œuvres présentées sur le marché.
Style de l’artiste
L’approche de Baranov-Rossiné reste expérimentale et transversale. On observe une synthèse objective des courants cubistes et orphiques dans les œuvres de la décennie 1910, puis un retour ponctuel à des thèmes figuratifs simplifiés au cours des années 1920 et 1930. Le traitement privilégie l’agencement de plans et de masses colorées, avec un travail régulier en séries sur des sujets récurrents comme paysages, natures mortes et figures.
Techniques, matériaux, périodes
Formation et premières œuvres 1905-1910
Huiles et gouaches d’obédience post-impressionniste et cézannienne. Supports toile et carton.
Paris 1910-1914
Huiles sur toile, compositions orphiques, essais d’abstraction biomorphique. Apparition de formats moyens et de séries thématiques.
Recherches opto-musicales 1916
Projets et documents autour de l’Optophone. Ces témoins relèvent plus de l’histoire de l’art que du marché courant des tableaux.
Années 1920-1930
Alternance d’huiles, gouaches et techniques mixtes sur papier. Natures mortes et paysages synthétiques, souvent d’un format raisonnable, adaptés au marché actuel.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies les plus recherchées
Les huiles orphiques ou cubo-futuristes des années 1910 concentrent l’intérêt. Les natures mortes structurées et certains paysages antérieurs à 1914 obtiennent des niveaux supérieurs. Les gouaches des années 1920-1930 bénéficient d’une demande régulière lorsqu’elles sont bien documentées et en bon état de lisibilité.
Cote et fourchettes de valeur
Les peintures à l’huile couvrent une amplitude large selon période, format et sujet. Des résultats supérieurs à 150 000 € restent observables pour de bonnes huiles historiques. Les œuvres sur papier se situent souvent entre quelques milliers et plusieurs dizaines de milliers d’euros pour les pièces abouties et référencées.
Facteurs déterminants
1. Période et sujet. Les œuvres 1910-1914 et les natures mortes architecturées sont mieux valorisées.
2. Provenance et publications. Cachet d’authentification et certificats d’ayant droit renforcent la liquidité. Les mentions d’expositions et catalogues augmentent la confiance des acheteurs.
3. Format et technique. Huiles de moyen à grand format mieux valorisées. Dessins et gouaches bien composés et signés demeurent recherchés.
4. État et lisibilité. Les restaurations importantes ou repeints peuvent freiner les enchères. L’encadrement n’influe que marginalement.
5. Contexte d’enchère. La localisation de la vente et la réputation de la maison influent sur la compétition et la transparence des résultats.
Analyse technique de la thématique: matériaux, périodes, écoles, caractéristiques
Matériaux dominants: huile sur toile, gouache et aquarelle sur papier, techniques mixtes. La décennie 1910 relève des expérimentations orphiques, avec un ancrage dans l’avant-garde russe et l’École de Paris. Les années 1920-1930 montrent un équilibre entre facture synthétique et thèmes accessibles. Les œuvres bénéficiant d’un historique d’exposition sous l’intitulé Baranoff-Rossiné dans des institutions ou galeries documentées sont mieux accueillies par le marché.
Marché des enchères: jalons de résultats
Les exemples ci-dessous illustrent des niveaux de prix publics pour des catégories comparables. Les montants sont indiqués en euros.
- Dorotheum, Vienne, 27 mai 2008, lot 16, “Le voilier”, huile sur toile, adjugé 171 100 €.
- Aguttes, Paris, 20 juin 2012, lot 106, “Nu assis”, technique mixte sur papier, adjugé 40 378 €.
- Ader, Paris, 15 octobre 2014, lot 100, “Maison sur la Mer Noire”, huile sur toile sur carton, adjugé 3 500 €.
- Bonhams, Londres, 30 novembre 2011, lot 91, “Roses”, huile sur toile, env. 36 400 € équivalent en euros au taux du jour.
Conclusion
Le marché de Vladimir Davidovic Baranov-Rossiné repose sur des références historiques sûres et un corpus déjà bien documenté. Une huile structurée de la décennie 1910, bien publiée et de provenance claire, atteint des niveaux supérieurs aux autres périodes ou techniques. Les œuvres sur papier, notamment gouaches abouties et techniques mixtes, confirment une demande stable. Pour affiner la valeur d’une œuvre précise, tenez compte du sujet, de la datation, de la documentation et de la qualité d’exécution.
Vous possédez une œuvre de Baranov-Rossiné et souhaitez connaître sa valeur? Contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite et confidentielle au sein de MILLON. Une étude sur photos, complétée si nécessaire d’un examen au cabinet, permettra de confirmer l’attribution, d’analyser la documentation disponible et de situer votre œuvre dans la cote actuelle.
FAQ
Qui est Vladimir Davidovic Baranov-Rossiné et pourquoi son marché est-il suivi ?
Peintre ukrainien formé à Odessa et Saint-Pétersbourg, actif à Paris dès 1910. Sa place dans l’avant-garde et ses recherches orphiques en font un artiste recherché aux enchères.
Quelles œuvres atteignent les prix les plus élevés aux enchères ?
Les huiles de la décennie 1910, bien référencées et de bonne provenance, obtiennent les meilleurs résultats. Les natures mortes structurées sont particulièrement suivies.
Les gouaches et techniques mixtes ont-elles un marché établi ?
Oui. Les œuvres sur papier abouties et documentées trouvent preneur, avec des prix de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
La signature est-elle indispensable pour une bonne estimation ?
La signature aide, mais un cachet d’authentification ou un certificat des ayants droit peut suffire si la provenance est solide et la documentation claire.
Mon œuvre est publiée ou exposée. Est-ce un atout ?
Oui. Les publications, expositions et mentions en catalogue renforcent la confiance du marché et soutiennent la valeur.
Quel rôle joue la provenance familiale ou de galerie historique ?
Une provenance claire, notamment atelier, famille ou galerie reconnue, est un facteur de valeur et de liquidité.
Les grands formats sont-ils mieux valorisés ?
À qualité comparable, un format plus important peut favoriser la demande, surtout pour les huiles de période recherchée.
Comment situer une œuvre non datée ?
L’analyse stylistique, les matériaux et la comparaison avec des œuvres référencées permettent de proposer une fourchette de datation et donc de valeur.
Une restauration impacte-t-elle la valeur ?
Une restauration maîtrisée et documentée est admise. Des repeints étendus ou une lisibilité altérée peuvent réduire l’appétence des acheteurs.
Quels documents fournir pour une première estimation ?
Vues recto-verso, détails de signature ou cachet, dimensions, technique, historique de propriété et tout certificat disponible.
Quel est le délai moyen pour obtenir une estimation ?
Un premier avis sur photos est possible rapidement. Une étude complète suit la réception des informations complémentaires.
Comment demander une estimation avec Fabien Robaldo ?
Transmettez les photos et les informations utiles. Fabien Robaldo reviendra vers vous pour une estimation gratuite et la suite du processus chez MILLON.