Marché des portraits d’Alexei Alexeivich Harlamoff
Alexei Alexeivich Harlamoff, actif entre la Russie et Paris au tournant des XIXe et XXe siècles, est reconnu pour ses portraits. Le marché international retient surtout ses représentations de jeunes filles, de musiciens, de commanditaires privés et de figures liées aux milieux culturels russes en Europe. Cette fiche présente une lecture factuelle du marché des portraits de l’artiste, les typologies rencontrées, les critères simples influençant la valeur et des résultats d’enchères vérifiés en euros.
Introduction
Né en 1840 et décédé en 1925, Harlamoff a étudié à l’Académie impériale des beaux-arts de Saint‑Pétersbourg avant de s’installer durablement à Paris. Il signe le plus souvent “Harlamoff” en lettres latines et parfois en cyrillique. Les portraits constituent un pan majeur de son œuvre. En ventes publiques, ces portraits sont recherchés pour leur sujet, leur exécution académique et leur circulation historique entre collections russes et européennes. Les adjudications se concentrent en Europe occidentale, avec des pointes à Vienne, Londres et Paris.
Définition et description générale de la thématique
On entend par “portraits d’Harlamoff” les représentations identifiables d’un modèle réel, posant en buste, demi-figure ou plein format. Le corpus couvre des huiles sur toile, des pastels, des aquarelles et des dessins au fusain. Les formats sont souvent moyens, adaptés à un accrochage domestique. La présence d’une signature, d’une date ou d’une dédicace est fréquente. Une référence au catalogue raisonné de l’artiste ou une confirmation par ses auteurs renforce la traçabilité de l’œuvre. Les sujets récurrents sont la jeune fille, la musicienne, le commanditaire bourgeois, et plus rarement des personnalités identifiées du milieu artistique.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies de portraits
Buste ou tête de jeune fille : Cette typologie est la plus répandue en ventes. Elle se décline en huile sur toile de petit à moyen format. Certaines compositions reviennent avec variations de position, d’accessoires ou de coiffes. Ce groupe concentre une large partie de la demande.
Portraits de personnalités : On rencontre des effigies de musiciens et chanteuses, d’écrivains et de membres de familles notables, exécutés sur commande. Ces œuvres sont parfois documentées par des archives ou publications, ce qui facilite leur identification en catalogue.
Études et œuvres sur papier : Dessins au fusain, sanguines ou aquarelles de tête féminine ou de profil. Ces travaux préparatoires ou indépendants, de dimensions modestes, élargissent l’offre à des niveaux de prix plus accessibles.
Matériaux et formats
Huile sur toile : C’est le médium central pour les portraits aboutis, avec des formats fréquents autour de 40 x 30 cm à 65 x 54 cm. On observe aussi des toiles plus grandes pour les portraits officiellement commandés. La signature est souvent “Harlamoff” en bas à gauche ou bas à droite. Les dates existent mais ne sont pas systématiques.
Pastel : Les pastels de buste féminin apparaissent régulièrement en ventes parisiennes. Ils présentent une finition complète et une signature comparable aux huiles. Les prix sont en général inférieurs à ceux des huiles de même sujet et format.
Dessins et aquarelles : Fusain, crayon et aquarelle constituent un volet secondaire mais constant de l’offre. Ils représentent des profils, des têtes ou des études de mains. L’inscription manuscrite, parfois une dédicace, peut apparaître.
Périodes de création et circulation des œuvres
Période de formation et premières commandes : Après l’Académie de Saint‑Pétersbourg, Harlamoff séjourne en Europe occidentale puis s’installe à Paris. Les portraits de ces années d’installation témoignent d’une clientèle internationale et d’un réseau d’amateurs russes à Paris.
Maturité parisienne : De la fin des années 1870 au début du XXe siècle, l’artiste développe le portrait féminin et les effigies de commanditaires. Cette période alimente une part notable des œuvres aujourd’hui sur le marché.
Dernières années : Les portraits tardifs existent mais paraissent moins nombreux en salles de ventes. Des œuvres sur papier, dessins et pastels, complètent l’offre pour cette phase.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet : Les portraits de jeunes filles en buste constituent un cœur de demande. Un modèle identifié, une personnalité culturelle ou un lien documenté avec un milieu artistique peuvent soutenir la valeur. Les séries ou variantes connues assurent une lisibilité au marché.
Médium : À sujet et format comparables, l’huile sur toile se positionne au-dessus du pastel et des œuvres sur papier. Les dessins et aquarelles forment un segment d’entrée de marché, tandis que l’huile concentre les adjudications les plus élevées.
Format : Les formats moyens, adaptés à l’accrochage privé, bénéficient d’une base d’acheteurs large. Les œuvres de grand format, plus rares, peuvent susciter des écarts de prix si elles sont exécutées sur commande et bien documentées.
Signature, date, dédicace : Une signature lisible “Harlamoff”, l’indication d’une date ou une dédicace contextualisée renforcent la traçabilité, ce qui peut influencer positivement la valeur.
Traçabilité éditoriale : Une mention au catalogue raisonné d’Olga Sugrobova‑Roth et Eckart Lingenauber ou une confirmation par ces auteurs sont des atouts pour la documentation et l’attribution. Une provenance continue et des références de ventes antérieures facilitent la lecture du dossier.
Localisation du marché : Les adjudications significatives apparaissent en Autriche, au Royaume‑Uni et en France. Une mise en vente dans une spécialité “Art russe” ou “Tableaux du XIXe” augmente la visibilité auprès des collectionneurs ciblés.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
Le marché des portraits d’Harlamoff est international, avec une concentration d’acheteurs européens et une présence active de collectionneurs russes. Les adjudications en euros disponibles montrent une distribution lisible par médium et sujet. Les huiles sur toile de buste féminin bien caractérisées se négocient régulièrement dans une fourchette qui va d’un palier intermédiaire autour de 20 000 à 30 000 euros à un niveau supérieur compris entre 50 000 et 80 000 euros pour des sujets aboutis et bien documentés. Des résultats ponctuels au‑delà de 70 000 euros sont observés pour des portraits féminins caractéristiques. Les œuvres sur papier, dessins et aquarelles se situent plutôt de 2 000 à 10 000 euros, selon sujet, dimensions et documentation. Les pastels se positionnent entre ces deux ensembles, avec des adjudications typiques à quelques milliers d’euros et des montées possibles selon l’iconographie et la référence éditoriale.
La présence d’un dossier complet réunissant signature lisible, mention au catalogue raisonné, historique de collection et comparaisons avec des variantes connues soutient la valeur. Les maisons de ventes européennes spécialisées en “XIXe siècle” et “Art russe” assurent la visibilité de l’artiste. Les publications et confirmations des auteurs du catalogue raisonné sont régulièrement mentionnées dans les fiches de lots, ce qui structure la demande et réduit l’incertitude d’attribution.
Résultats de ventes vérifiés
Exemples récents et documentés, en euros, limités à quatre références:
- Dorotheum, Vienne, 28 avril 2025, lot 580, “A Young Girl with a Red Shawl”, huile sur toile, 46 x 36 cm, 78 000 €.
- Dorotheum, Vienne, 20 avril 2016, lot 1268, portrait féminin, huile sur toile, 60 000 €.
- Dorotheum, Vienne, 4 décembre 2017, lot 76, portrait, 23 750 €.
- MILLON, Paris, 31 janvier 2018, lot 250, “Portrait de femme”, pastel, 3 700 €.
Ces résultats couvrent différents médiums et formats et illustrent l’éventail des adjudications observées en Europe pour les portraits d’Harlamoff.
Conclusion
Les portraits d’Alexei Alexeivich Harlamoff forment un segment structuré et lisible du marché des tableaux du XIXe siècle. L’huile sur toile de buste féminin concentre la demande, les œuvres sur papier et les pastels offrant des points d’accès complémentaires. Les éléments documentaires tels que signature, datation, références au catalogue raisonné et historique de collection pèsent directement sur la valeur. Pour connaître la position précise de votre œuvre dans ce marché et obtenir une estimation gratuite, contactez Fabien Robaldo. L’examen du dossier, la vérification des références éditoriales et la comparaison avec des résultats récents permettront d’établir une valeur cohérente et argumentée.
FAQ
Quels sont les sujets de portraits les plus recherchés chez Harlamoff ?
Les bustes et demi-figures de jeunes filles sont les plus demandés, suivis par les portraits de personnalités identifiées du milieu musical ou culturel.
Quel médium obtient les adjudications les plus élevées ?
L’huile sur toile domine les plus hauts niveaux de prix, devant les pastels et les œuvres sur papier.
Une mention au catalogue raisonné influence-t-elle la valeur ?
Oui, une référence au catalogue raisonné ou une confirmation par ses auteurs renforce la traçabilité et peut soutenir la valeur.
Les signatures en lettres latines ou en cyrillique ont-elles un impact sur le marché ?
Les deux formes sont admises, l’essentiel étant la lisibilité et la conformité avec les usages connus de l’artiste.
Les formats moyens sont-ils privilégiés par les acheteurs ?
Oui, les formats moyens adaptés à un accrochage domestique réunissent une base d’acheteurs plus large.
Existe-t-il des portraits tardifs recherchés ?
Les œuvres tardives existent et trouvent preneur, mais l’offre la plus visible reste la production de maturité parisienne.
Qu’apporte une provenance documentée ?
Un historique de collection clair facilite l’attribution et rassure les acheteurs, ce qui peut influer positivement sur la valeur.
Un pastel est-il systématiquement moins cher qu’une huile ?
À sujet et format comparables, un pastel se positionne en général en dessous d’une huile, avec des exceptions selon la documentation et la demande.
Les œuvres sur papier d’Harlamoff sont-elles fréquentes en vente ?
Oui, dessins et aquarelles apparaissent régulièrement et constituent des points d’entrée de marché.
Pourquoi trouve-t-on de nombreux portraits non datés ?
La datation n’était pas systématique chez l’artiste. La comparaison stylistique et la documentation permettent de situer l’œuvre.
Dans quelles zones géographiques les meilleurs résultats sont-ils observés ?
Principalement en Europe occidentale, avec des ventes actives à Vienne, Londres et Paris.
Comment obtenir une estimation gratuite pour un portrait d’Harlamoff ?
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