Estimation d’une peinture de Miklós Barabás
Peintre majeur du XIXe siècle en Hongrie, Miklós Barabás occupe une place centrale dans la peinture de portrait d’Europe centrale. Son œuvre circule régulièrement sur le marché européen, principalement à Vienne et Budapest, plus rarement en France. Cet article présente une synthèse claire et factuelle pour comprendre comment situer la valeur d’une peinture de Barabás, les typologies courantes, les facteurs simples qui influent sur la cote et des résultats de ventes vérifiés en euros. Pour une analyse personnalisée, Fabien Robaldo propose une estimation gratuite et documentée.
1. Introduction
Né en 1810 à Márkosfalva et mort en 1898 à Budapest, Miklós Barabás s’est imposé comme le portraitiste de référence de l’élite hongroise du milieu du XIXe siècle. Il a travaillé après une formation à Vienne et a développé un répertoire d’images qui combine commandes officielles et portraits privés. Sa production est dominée par l’huile sur toile, mais comprend aussi des aquarelles et des œuvres sur papier. Les œuvres rencontrées aujourd’hui en ventes publiques sont variées par leur format, leur sujet, leur date et leur qualité d’exécution, ce qui explique des écarts de prix importants.
Le marché actuel présente une demande concentrée en Europe centrale, avec des adjudications régulières dans les maisons autrichiennes et hongroises, et des apparitions ponctuelles en France et au Royaume-Uni. Les œuvres significatives par le format, le sujet ou la provenance obtiennent des résultats supérieurs, tandis que les études ou petites feuilles restent plus abordables.
2. Définition et description générale
Une peinture de Miklós Barabás se définit d’abord par son ancrage dans le portrait du XIXe siècle. L’artiste représente des membres de la noblesse, des professions libérales, des militaires et des personnalités de la vie culturelle. On rencontre des portraits en buste, à mi-corps et en pied. Les sujets féminins avec accessoires ou bijoux, et les portraits masculins en tenue d’apparat ou en uniforme, sont fréquents. Plus rarement, des scènes de genre, paysages ou intérieurs apparaissent dans son corpus.
La signature se rencontre sous des formes proches de “Barabás M.” ou “Barabás”, suivie parfois d’une date. La datation se concentre sur les décennies 1840 à 1870. La qualité d’exécution varie selon la nature de la commande et l’atelier, ce qui a un impact direct sur l’intérêt des collectionneurs. Les œuvres de grand format, pleinement abouties et bien documentées, sont les plus suivies.
3. Typologies, matériaux, périodes, styles
3.1 Typologies
– Portrait en buste: format courant, destiné à un cadre domestique, souvent entre 40 et 80 cm de hauteur. Ce type constitue une part importante de l’offre.
– Portrait à mi-corps: plus développé, avec mains visibles, accessoires, mobilier ou fond architectural. Il attire davantage d’intérêt selon la qualité du modelé et l’élégance de la pose.
– Portrait en pied: format imposant, parfois supérieur à 180 cm de hauteur. C’est la typologie la plus recherchée lorsqu’elle est bien conservée, signée et datée, avec un sujet identifié.
– Œuvres sur papier: aquarelles, gouaches et dessins. Elles montrent une pratique souple et rapide du portrait, plus abordable que l’huile sur toile.
3.2 Matériaux
– Huile sur toile: support principal, adapté aux grands formats et aux commandes de prestige. Les portraits ovales sur toile sont également représentés.
– Huile sur carton: visible pour de petits formats ou études, prisée pour son spontanéité mais moins valorisée que la toile.
– Aquarelle et techniques mixtes sur papier: portraits plus intimes, de dimensions modestes. Leur prix de marché est généralement inférieur à celui des huiles comparables.
3.3 Périodes et caractéristiques générales
– Années 1830-1840: affirmation du langage pictural, premières commandes notables. Les œuvres de cette période sont suivies quand elles sont bien documentées.
– Années 1850: maturité du style. De nombreux portraits de l’élite hongroise sont datés de cette décennie. Les œuvres en pied et les formats majestueux attirent une demande soutenue.
– Années 1860-1870: continuité du portrait, parfois avec des compositions plus sobres. La qualité reste inégale selon la nature de la commande.
4. Facteurs simples influençant la valeur
4.1 Sujet et importance iconographique
Un sujet identifié, issu de la noblesse, de l’armée ou d’une famille notable, soutient la valeur. Les portraits en pied et les formats supérieurs à un mètre sont plus attractifs que les bustes. La présence d’attributs signifiants, d’un décor abouti ou d’un costume représentatif renforce l’intérêt.
4.2 Format
À corpus comparable, un grand format se négocie au-dessus d’un petit format. Les portraits ovales de taille moyenne forment une tranche active du marché. Les aquarelles et les feuilles de petit format restent plus accessibles.
4.3 Signature, date, provenance
Une signature lisible et une date précisent la place de l’œuvre dans la carrière. Une provenance familiale directe ou aristocratique est un atout. Les œuvres passées par des collections documentées ou publiées inspirent davantage de confiance, ce qui peut soutenir la valeur.
4.4 Bibliographie et expositions
La présence dans un catalogue, une exposition ou un répertoire renforce la visibilité de l’œuvre et peut influer positivement sur la cote. À l’inverse, un sujet anonyme sans documentation attire une base d’amateurs plus restreinte.
5. Marché de l’art, demande, cote et valeur
Le cœur de la demande pour Miklós Barabás se situe en Hongrie et en Autriche, où les maisons de ventes spécialisées en peinture du XIXe siècle proposent régulièrement ses œuvres. À Vienne, les adjudications en euros sont bien documentées. En France, les apparitions sont plus rares mais peuvent susciter une compétition soutenue lorsqu’il s’agit d’œuvres majeures par le format et la date. Au Royaume-Uni, des feuilles ou aquarelles apparaissent ponctuellement à des niveaux modérés, reflétant une clientèle internationale mais moins concentrée que dans l’aire culturelle d’origine de l’artiste.
Les fourchettes observées vont de quelques centaines d’euros pour des petites œuvres sur papier jusqu’à des chiffres à cinq chiffres pour des portraits aboutis à l’huile, notamment en pied. Les portraits ovales de personnalités identifiées, datés des années 1850-1860, se situent souvent dans une tranche médiane à partir de quelques milliers d’euros, avec des écarts en fonction du sujet, du format et de la documentation associée. Les grands formats, correctement attribués, signés et datés, peuvent dépasser significativement ce palier.
Le marché actuel reste sélectif. Les pièces fortes par leur typologie et leur provenance obtiennent des multiples supérieurs à la moyenne, y compris sur des places où Barabás est moins connu. À l’inverse, des œuvres plus modestes ou des sujets moins identifiés trouvent acquéreur à des niveaux en rapport avec leur position dans l’œuvre du peintre.
6. Résultats de ventes vérifiés
Sélection de résultats récents et confirmés, en euros, avec maison, date et lot. Cette sélection illustre l’écart de prix selon le format, le sujet et la documentation.
“Portrait en pied d’un jeune homme à la musette”, huile sur toile, 1854 – Hôtel des Ventes d’Avignon, 15 février 2025, lot 258 – adjugé 33 141 € frais inclus. Le relevé “résultat sans frais” de la maison mentionne 29 000 € au marteau, la presse de marché publie 33 141 € frais inclus.
“Portrait of Countess Maria Gabriella Josepha Anna Szápáry”, huile sur toile, 1857 – Dorotheum Vienne, 19 octobre 2017, lot 1356 – 6 875 € frais inclus.
“Familienszene, Mutter und Kind mit Kanarienvogel”, huile sur toile – Dorotheum Vienne, 12 janvier 2021, lot 138-068680/0001 – 2 400 €.
“Portrait ovale de dame”, huile sur toile – Dorotheum Vienne, 24 février 2020, lot 55 – 5 760 €.
Ces adjudications confirment la hiérarchie habituelle: grands formats aboutis et portraits en pied au-dessus, formats moyens et ovales en position médiane, œuvres sur papier ou petites huiles à des niveaux plus accessibles.
7. Comment situer la valeur d’une peinture de Miklós Barabás
7.1 Identifier la typologie et le format
Commencer par déterminer si l’œuvre est un portrait en buste, à mi-corps ou en pied, ainsi que les dimensions exactes. Un format supérieur à un mètre de hauteur signale un potentiel plus élevé, surtout s’il s’accompagne d’un sujet identifié et d’une date lisible.
7.2 Vérifier signature, date et sujet
La signature “Barabás” ou “Barabás M.” et une date située entre 1840 et 1870 renforcent la valeur. Un portrait avec nom du modèle, titre ou historique familial documenté se positionnera au-dessus d’un sujet anonyme.
7.3 Documenter la provenance et la littérature
Une provenance continue et des références bibliographiques sont des éléments appréciés par les acheteurs. Elles soutiennent la confiance et peuvent justifier des niveaux supérieurs au sein de la fourchette observée pour un type d’œuvre comparable.
7.4 Situer l’œuvre par rapport au marché observable
Comparer le format, le sujet et la date avec des adjudications récentes publiées en euros dans des maisons reconnues. Les places actives pour Barabás étant Vienne et Budapest, les références autrichiennes sont particulièrement instructives, complétées par les résultats ponctuels en France et au Royaume-Uni.
8. Conclusion – Obtenir une estimation
Pour positionner précisément la valeur d’une peinture de Miklós Barabás, il est utile de croiser typologie, format, date, sujet et documentation avec des références de ventes récentes. Chaque œuvre présente des spécificités qui nécessitent une lecture contextualisée. Fabien Robaldo vous propose une estimation gratuite et argumentée fondée sur des comparables vérifiés en euros. Le cabinet s’appuie sur un réseau de spécialistes du marché de l’art, notamment MILLON, afin de documenter au mieux votre dossier et de répondre rapidement.
Contactez-nous pour transmettre des photographies, dimensions, détails de signature et tout renseignement de provenance. Une réponse claire et structurée vous sera fournie avec un positionnement de marché actualisé.
FAQ
Qui était Miklós Barabás et quelle est sa période d’activité principale ?
Peintre hongrois né en 1810 et décédé en 1898, il a surtout produit des portraits entre les années 1840 et 1870.
Quelles sont les techniques les plus fréquentes chez Barabás ?
L’huile sur toile domine, suivie d’huiles sur carton et d’œuvres sur papier comme l’aquarelle.
Quels formats sont les plus recherchés ?
Les portraits en pied et les grands formats signés et datés, en particulier autour des années 1850, sont les plus recherchés.
Une signature “Barabás M.” influence-t-elle la valeur ?
Oui, une signature lisible et une date renforcent la confiance et soutiennent la valeur.
Le sujet représenté a-t-il un impact sur le prix ?
Oui. Un modèle identifié, appartenant à l’élite ou à l’armée, et un décor abouti soutiennent les prix.
Les aquarelles et dessins de Barabás sont-ils recherchés ?
Ils se vendent, mais à des niveaux inférieurs aux huiles comparables, en raison du support et des dimensions.
Dans quels pays observe-t-on le plus de ventes ?
Principalement en Autriche et en Hongrie, avec des apparitions ponctuelles en France et au Royaume-Uni.
Quel est l’ordre de grandeur des prix ?
De quelques centaines d’euros pour des petites feuilles à cinq chiffres pour des portraits aboutis, surtout en grand format.
Quels éléments fournir pour une estimation ?
Photos nettes, dimensions, support, techniques, détails de la signature et de la date, informations de provenance et toute documentation existante.
L’estimation est-elle gratuite et sans engagement ?
Oui, Fabien Robaldo propose une estimation gratuite et sans engagement.
Combien de temps faut-il pour obtenir une estimation ?
En règle générale, un premier positionnement est fourni sous quelques jours ouvrés après réception des informations complètes.
Pouvez-vous accompagner une démarche de documentation complémentaire ?
Oui, le cabinet peut vous orienter vers les interlocuteurs adaptés pour approfondir la documentation et consolider la valeur.