Vente aux enchères d’œuvres de Prieur-Bardin
Le nom Prieur-Bardin recouvre des œuvres qui intéressent un public d’amateurs d’orientalisme et de marines. Le marché présente régulièrement des vues de Constantinople, du Bosphore et de Marseille, produites à la charnière des XIXe et XXe siècles. Ce guide présente une synthèse claire sur la thématique des ventes aux enchères d’œuvres signées Prieur-Bardin, afin d’éclairer la demande, la cote et la valeur.
Introduction
Les adjudications récentes confirment un intérêt régulier pour les œuvres signées Prieur-Bardin. Les pièces les plus recherchées sont des huiles de format moyen à grand représentant Constantinople, le Bosphore et ses rives. Des sujets provençaux comme Marseille apparaissent aussi en nombre. Les fourchettes de prix observées vont d’un ticket d’entrée autour de 1 000 euros pour de petits formats jusqu’à des montants à cinq chiffres pour des vues abouties et bien situées. La détermination fiable de la valeur suppose d’abord une attribution correcte.
Définition et description générale
Le nom Prieur-Bardin renvoie à deux artistes distincts souvent confondus dans la bibliographie et les catalogues. D’une part, François-Léon Prieur-Bardin, actif entre la fin du XIXe siècle et 1939, connu pour des vues du Bosphore et de Marseille. D’autre part, Eugène-Antoine Prieur-Bardin, actif entre les années 1890 et 1905, documenté à Constantinople puis à Marseille. Plusieurs ventes récentes et notices de catalogues précisent cette distinction et son impact sur l’attribution.
Les œuvres rencontrées en ventes publiques sont majoritairement des huiles. Les formats courants vont approximativement de 20 x 30 cm à 60 x 90 cm. Les compositions montrent des ports, ponts, falaises, rives urbaines, embarcations et silhouettes architecturales identifiables, notamment le pont de Galata, la Corne d’Or, Üsküdar ou le Vieux-Port de Marseille. Les œuvres sont fréquemment datées entre 1898 et 1905 et signées “Prieur-Bardin”.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies rencontrées
Les typologies dominantes sont les marines et vues urbaines portuaires. Les scènes de Constantinople et du Bosphore constituent un noyau fort du corpus, complétées par des vues de Marseille et plus rarement de Venise ou d’autres cités côtières. L’iconographie associe lignes d’horizon amples, circulation maritime et silhouettes de minarets ou de beffrois.
Matériaux et techniques
Les œuvres sont principalement en huile sur toile, parfois huile sur panneau. La signature “Prieur-Bardin” et une date sont souvent visibles en bas à droite ou à gauche, ce qui facilite la chronologie et la comparaison entre sujets similaires.
Périodes
La production la plus représentée aux enchères couvre la fin des années 1890 jusqu’au milieu des années 1900. Cette période correspond aux séjours à Constantinople et aux retours en Méditerranée. Les attributions récentes isolent mieux la production d’Eugène-Antoine, situant ses toiles emblématiques autour de 1901, et celles de François-Léon jusqu’aux premières décennies du XXe siècle.
Facteurs simples influençant la valeur
Plusieurs paramètres pèsent sur la valeur d’une œuvre signée Prieur-Bardin.
Sujet et localisation
Les vues précisément localisées de Constantinople et du Bosphore constituent le cœur de la demande. Les compositions montrant Galata, la Corne d’Or, Üsküdar ou des ponts identifiables sont mieux valorisées. Les vues marseillaises peuvent atteindre de bons résultats lorsque l’identification du site est claire, par exemple le Vieux-Port.
Format et composition
Un format supérieur à 40 x 60 cm et une composition aboutie, avec profondeur et animation portuaire, soutiennent la valeur. Les formats plus petits restent recherchés mais se situent le plus souvent dans des fourchettes inférieures.
Signature et datation
La présence d’une signature lisible “Prieur-Bardin” et d’une date vers 1898-1905 favorise la comparaison avec des adjudications récentes et clarifie l’attribution.
Attribution et distinction des artistes
La distinction entre Eugène-Antoine et François-Léon influence la valeur. Des recherches publiées ces dernières années ont précisé des biographies et corrigé des confusions. Une attribution correctement documentée, appuyée par la bibliographie de vente, est un critère simple mais déterminant.
Provenance et historique d’exposition
Une provenance claire et d’éventuelles références d’exposition mentionnées en catalogue soutiennent la valeur. Les maisons de ventes intègrent souvent ces éléments dans les notices, ce qui facilite la comparaison des prix.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
Le marché est porté par l’orientalisme et les marines méditerranéennes. La demande internationale se concentre sur des sujets emblématiques de Constantinople. Les prix observés couvrent une large plage, depuis environ 1 000 euros pour de petits panneaux jusqu’à plus de 15 000 euros pour des toiles abouties. Des pointes au-delà de 30 000 euros sont documentées pour des vues majeures bien situées. La cote reste dynamique dès lors que le sujet est fort, le format conséquent et l’attribution établie.
Sur un segment médian, des huiles sur toile autour de 40 x 60 cm, signées et datées des années 1900, atteignent souvent des montants compris entre 4 000 et 10 000 euros selon le sujet et la lisibilité de la composition. Les grands formats, les vues panoramiques de la Corne d’Or ou du pont de Galata, et les toiles dotées d’une bibliographie de ventes claire, se situent plus haut dans l’échelle des adjudications.
Résultats de ventes vérifiés
Sélection de trois à quatre adjudications récentes. Les intitulés d’œuvres sont présentés en italique et entre guillemets, avec titres en gras, prix en euros, et références de vente.
“Vue du Bosphore et la Corne d’or”, huile sur toile, 1904. Paris, MILLON, 24 juin 2025, lot 135, adjugé 16 500 €.
“La Mosquée Neuve vue du pont de Galata, Constantinople”, huile sur toile marouflée sur panneau, 1901. Neuilly-sur-Seine, Aguttes, 16 novembre 2021, lot 25, adjugé 15 816 €.
“Istamboul et la Corne d’or”, huile sur panneau, 1903. Paris, MILLON, 2 décembre 2019, lot 50, adjugé 4 500 €.
“Vue d’Istambul depuis les bords du Bosphore”, huile, début XXe siècle. Paris, MILLON, 8 octobre 2021, lot 115, adjugé 1 900 €.
Conclusion
Les œuvres signées Prieur-Bardin présentent un marché actif, nourri par l’attrait durable pour les vues de Constantinople et les marines méditerranéennes. L’identification précise du sujet, la période 1898-1905, la lisibilité de la signature et l’attribution entre Eugène-Antoine et François-Léon orientent la valeur. Pour positionner une œuvre dans la bonne fourchette et documenter une vente aux enchères, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Une analyse de vos visuels, dimensions, inscriptions et éventuelles informations de provenance permettra de cadrer le potentiel de passage en salle et d’anticiper la stratégie de présentation.
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FAQ
Qui sont les artistes derrière le nom Prieur-Bardin ?
Deux signatures proches coexistent aux enchères. François-Léon Prieur-Bardin, actif jusqu’en 1939, et Eugène-Antoine Prieur-Bardin, actif autour de 1890-1905. Les ventes récentes documentent mieux cette distinction et son impact sur la lecture des catalogues.
Quelles thématiques se vendent le mieux ?
Les vues de Constantinople et du Bosphore dominent la demande, notamment la Corne d’Or, le pont de Galata et Üsküdar. Les vues de Marseille rencontrent également un public lorsqu’elles sont bien localisées.
Quels formats sont les plus recherchés ?
Les formats moyens à grands autour de 40 x 60 cm et au-delà sont mieux valorisés. Les petits panneaux se positionnent souvent sur des niveaux de prix d’entrée.
Quelles périodes apparaissent le plus souvent aux enchères ?
Les datations concentrées entre 1898 et 1905 sont fréquentes, en lien avec les séjours à Constantinople et en Méditerranée.
Comment la signature influence-t-elle la valeur ?
Une signature “Prieur-Bardin” lisible et datée facilite la comparaison avec des adjudications publiées et soutient la valeur. L’absence d’inscription claire nécessite un examen plus approfondi de l’attribution.
La distinction entre Eugène-Antoine et François-Léon change-t-elle les prix ?
Oui. Une attribution correctement documentée est un facteur simple qui peut influer sur la valeur. Les notices de vente récentes explicitent cette distinction.
Les huiles sur toile valent-elles plus que les huiles sur panneau ?
À sujet et qualité comparables, les huiles sur toile de format conséquent obtiennent souvent des montants supérieurs. Toutefois, des panneaux aboutis et bien situés peuvent atteindre d’excellents prix.
Quelles fourchettes de prix observe-t-on actuellement ?
Les adjudications publiées vont d’environ 1 000 euros pour de petits formats jusqu’à plus de 15 000 euros pour des vues abouties, avec des pointes au-delà de 30 000 euros sur des sujets majeurs.
Quels sujets précis sont à privilégier pour la cote ?
La Corne d’Or, le pont de Galata et les panoramas du Bosphore figurent parmi les plus porteurs. À Marseille, les entrées du Vieux-Port et les vues identifiables sont bien reçues.
Quels éléments transmettre pour une estimation ?
Des photos nettes, recto-verso, un détail de la signature, les dimensions, la technique, la date si présente et toute information d’origine ou d’exposition connue.
Où voit-on passer ces œuvres ?
Dans les ventes spécialisées en orientalisme et marines des maisons françaises et internationales. La publicité des résultats facilite les comparaisons de prix.
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