Estimation des œuvres de Graham Vivian Sutherland

Portrait de Fabien Robaldo, expertise partout en France

Estimation des œuvres de Graham Vivian Sutherland

Artiste britannique majeur du 20e siècle, Graham Vivian Sutherland a produit un corpus abondant, allant des gravures de jeunesse aux peintures des années 1940-1960, en passant par des dessins et lithographies très diffusés. Cet article présente un cadre clair pour comprendre la diversité de son œuvre, les catégories d’objets rencontrées sur le marché, les critères simples qui influencent leur valeur, l’état actuel de la demande, ainsi que des résultats de ventes récents et vérifiés. Il s’adresse aux collectionneurs, ayants droit, institutions et héritiers souhaitant situer une pièce dans la production de Sutherland et apprécier son importance économique.

1. Introduction

La carrière de Graham Vivian Sutherland s’étend des années 1920 à la fin des années 1970. Son parcours inclut une période d’enseignant et de graveur, la reconnaissance comme peintre dans le sillage néo-romantique britannique, des commandes officielles et une notoriété internationale. Ses œuvres apparaissent régulièrement aux enchères en Europe et au Royaume-Uni, avec une offre structurée autour de peintures, dessins, gouaches, études, lithographies et gravures. Les prix varient fortement selon la technique, la période et la présence d’un sujet emblématique. L’objectif ici est d’outiller la lecture du marché pour aboutir à une estimation gratuite fiable auprès de Fabien Robaldo.

 

2. Définition et description générale de la thématique

Par “œuvres de Graham Vivian Sutherland”, on entend l’ensemble des pièces réalisées par l’artiste entre 1903 et 1980, tous supports confondus. Cela inclut les premières pointes sèches et eaux-fortes, les peintures majeures des décennies 1940-1950, les portraits et études significatives des années 1950, les cycles de formes végétales ou “thorn forms”, ainsi que les nombreux travaux sur papier produits durant toute sa carrière. Le marché identifie clairement plusieurs familles: peintures à l’huile sur toile, gouaches et encres, dessins mixtes, gravures et lithographies, et plus rarement des projets décoratifs ou textiles documentés par des études préparatoires.

Le corpus circulant aujourd’hui chez les collectionneurs se compose en grande partie de travaux sur papier, souvent signés et datés. Les huiles de belle taille issues des périodes charnières restent plus rares et concentrent logiquement une valeur élevée. Certaines œuvres sont accompagnées d’un enregistrement dans des archives ou d’attestations d’experts reconnus, ce qui favorise leur lisibilité lors d’une expertise orientée marché.

 

3. Typologies, matériaux, périodes, styles

3.1 Typologies rencontrées

Peintures à l’huile sur toile: cœur du marché haut de gamme, elles regroupent les paysages stylisés, les “formes organiques” et quelques portraits. Les compositions des années 1940-1950 sont recherchées. Les sujets liés aux “thorn trees” et aux structures végétales stylisées apparaissent régulièrement dans les catalogues de ventes importantes.

Œuvres sur papier: un volume conséquent d’études, aquarelles, gouaches, encres et techniques mixtes existe. Ces feuilles couvrent la préparation des compositions, des variantes thématiques et des mises au point formelles. Elles constituent la porte d’entrée la plus courante pour les collectionneurs et alimentent un marché soutenu en Europe continentale.

Estampes: gravures et lithographies éditées en tirages limités, parfois liées à des portfolios. Les planches des années 1950-1970, éditées par des maisons reconnues, sont fréquentes et offrent un ticket d’entrée plus accessible. Elles présentent néanmoins des écarts de prix selon le sujet, la notoriété de l’éditeur et la demande du moment.

 

3.2 Matériaux et formats

Les huiles sur toile sont standard dans la production picturale de Sutherland. Les œuvres sur papier combinent souvent gouache, encre, crayon, pastel ou stylo bille sur supports variés. Les lithographies sont imprimées sur vergé ou papier vélin, parfois accompagnées d’un numéro de tirage ou d’une mention d’artiste. Les formats vont de la petite étude à la toile de dimensions muséales, avec un impact direct sur la valeur finale observée aux enchères.

 

3.3 Périodes et styles repères

Années 1920-1930: période de gravure et d’enseignement. Ces feuilles, moins visibles que la peinture postérieure, intéressent les amateurs d’estampe britannique. Années 1940: œuvres liées à la guerre et paysages stylisés; période centrale pour le marché, source d’huiles et d’études très regardées. Années 1950-1960: consolidation d’un vocabulaire formel autour de structures végétales, portraits et grands cycles; la concentration de pièces majeures date souvent de ces décennies. Années 1970: pratique plus tardive, avec dessins et lithographies, parfois sous forme d’hommages ou de suites éditoriales.

 

4. Facteurs simples influençant la valeur

Technique et support: l’huile sur toile se situe généralement au-dessus des œuvres sur papier, elles-mêmes au-dessus des estampes. Une toile aboutie d’une période recherchée surpasse une étude tardive. Inversement, une feuille de travail très significative peut dépasser une lithographie de grand tirage. La hiérarchie des techniques reste déterminante dans l’ordre des prix.

Période et sujet: les décennies 1940-1960 dominent. Les thèmes emblématiques de Sutherland, tels que les motifs épineux ou certaines architectures végétales, tirent les adjudications vers le haut. Les portraits liés à des personnalités historiques sont suivis de près. Les sujets secondaires ou tardifs, ainsi que les petites études, animent surtout le milieu de marché.

Dimensions et composition: un format plus important et une composition autonome, aboutie, influencent positivement la valeur. Les études partielles, même intéressantes, se comparent plutôt à un segment intermédiaire. Les œuvres préparatoires directement rattachées à une composition connue peuvent toutefois bénéficier d’un surcroît d’intérêt.

Provenance et documentation: une provenance claire, un enregistrement d’archives et des expositions mentionnées dans un catalogue favorisent la liquidité. La reconnaissance par des références bibliographiques ou institutionnelles est un facteur simple de confiance. La signature et la datation visibles sont également recherchées.

Demande éditoriale pour les estampes: le tirage, l’éditeur, la date et la place d’une planche dans une suite connue jouent sur la fourchette de prix. Certaines lithographies figurent régulièrement en vente et forment une base de marché stable, avec des variations selon l’iconographie et l’état des feuilles.

 

5. Marché de l’art: demande, cote, valeur

Le marché de Sutherland est actif entre Londres, l’Italie et l’Europe centrale. Les huiles abouties et les sujets identifiables enregistrent des adjudications nettement supérieures à la moyenne des œuvres sur papier. Les maisons spécialisées en art britannique du 20e siècle structurent le segment haut, tandis que des places comme Vienne, Milan, Turin et Berlin alimentent un flux régulier de dessins et de techniques mixtes. Les estampes se négocient dans une fourchette stable avec des pointes sur des suites recherchées.

Les données récentes confirment cet écart entre sommets sur huile et cœur de marché sur papier. Un exemple significatif est la vente de “Vine Pergola” à Londres en 2025, passée sous le marteau à 165 100 GBP, soit environ 195 000 EUR au cours du jour. Cette transaction illustre l’appétit durable pour les huiles iconiques et la corrélation entre sujet, période et prix final. À l’inverse, des études et techniques mixtes correctement documentées se situent couramment à quelques milliers d’euros, avec un volume de transactions plus important qui nourrit la cote et la liquidité de l’artiste.

Dans l’ensemble, la cote de Sutherland reste lisible: le haut de gamme se concentre sur les huiles des décennies 1940-1950, certaines œuvres sur papier très abouties peuvent mieux performer que prévu, et le segment des estampes forme un socle accessible. Cette structuration permet de positionner chaque œuvre dans une fourchette réaliste avant une estimation gratuite par Fabien Robaldo.

 

6. Résultats de ventes vérifiés (maison, date, lot)

Les exemples ci-dessous illustrent des adjudications récentes en euros, avec la référence de vente. Ils couvrent des techniques mixtes sur papier et une étude emblématique, témoignant du cœur de marché de l’artiste en Europe continentale.

  • “Untitled”, technique mixte sur papier, 1964 – Dorotheum, Vienne, 20 mai 2025, lot 80 – 5 850 EUR.
  • “Study for ‘The origins of the Land'”, technique mixte sur papier, 1950 – Dorotheum, Vienne, 20 mai 2025, lot 81 – 4 680 EUR.
  • “Untitled”, gouache et encre sur carton, 1941 – Dorotheum, Vienne, 4 mars 2025, lot 24 – 650 EUR.
  • “Destruction”, 1942, encre, pastel et gouache sur papier – Il Ponte Casa d’Aste, Milan, 29 novembre 2023, lot 252 – 2 268 EUR.


Ces montants confirment la profondeur du segment des œuvres sur papier de Sutherland, avec des niveaux d’entrée accessibles et des plateaux plus élevés pour les feuilles abouties, titrées ou reliées à des ensembles connus de l’artiste.

 

7. Conclusion

Pour positionner précisément une œuvre de Graham Vivian Sutherland, la méthode repose sur l’identification de la technique, de la période, du sujet, des dimensions, de la signature et de la documentation, puis sur une comparaison de marché récente et pertinente. Une lecture rigoureuse de ces paramètres permet d’établir une valeur réaliste, adaptée à la demande actuelle et à la catégorie d’objet considérée. Pour obtenir une estimation gratuite fiable et argumentée, contactez Fabien Robaldo. Chaque dossier bénéficie d’une approche factuelle et d’un cadrage marché actualisé, afin de vous accompagner dans vos démarches patrimoniales et vos décisions futures.

 

FAQ

Qui était Graham Vivian Sutherland et pourquoi son œuvre intéresse-t-elle le marché de l’art ?

Peintre et graveur britannique né en 1903 et décédé en 1980, Sutherland occupe une place centrale dans l’art britannique du 20e siècle. Son marché est soutenu, avec un haut de gamme porté par les huiles des années 1940-1950 et un volume conséquent d’œuvres sur papier et d’estampes.

Quelles catégories d’œuvres de Sutherland se rencontrent le plus souvent aux enchères ?

Principalement des œuvres sur papier en techniques mixtes, ainsi que des lithographies et gravures. Les huiles sur toile apparaissent moins fréquemment et concentrent les adjudications les plus élevées.

Quelles périodes sont les plus recherchées pour la valeur ?

Les décennies 1940-1960 dominent, avec une préférence pour les sujets emblématiques et les compositions autonomes. Les huiles de ces périodes constituent la partie supérieure de la fourchette de prix.

Les œuvres sur papier ont-elles une bonne liquidité ?

Oui. Les feuilles signées, datées, titrées et correctement documentées se revendent bien. Elles forment le cœur du marché européen continental pour Sutherland.

Les estampes de Sutherland sont-elles collectionnées ?

Oui. Les lithographies et gravures éditées en tirages limités constituent une porte d’entrée accessible, avec des variations de prix selon l’éditeur, le tirage et l’iconographie.

Quels critères simples influencent le plus la valeur ?

La technique et le support, la période, l’iconographie, les dimensions, la signature et la documentation. Une provenance claire et des expositions répertoriées renforcent la valeur.

Les portraits jouent-ils un rôle spécifique dans la cote ?

Les portraits liés à des personnalités ou à des moments clés de la carrière peuvent attirer une demande supérieure à la moyenne, surtout s’ils sont autonomes et bien documentés.

Comment situer un dessin préparatoire par rapport à une peinture aboutie ?

Un dessin préparatoire se positionne généralement en dessous d’une toile aboutie. Toutefois, une étude associée à une composition connue peut susciter un intérêt accru.

Le format a-t-il un impact notable ?

Oui. Les grands formats autonomes tendent à se placer dans la partie haute de la fourchette, toutes choses égales par ailleurs. Les petites études se situent plus volontiers dans le cœur de marché.

Les prix ont-ils montré des écarts récents entre huiles et œuvres sur papier ?

Oui. On observe des sommets sur les huiles emblématiques, alors que les techniques sur papier forment un volume régulier d’adjudications à quelques milliers d’euros, selon sujet et qualité.

Quel est l’intérêt d’une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?

Elle permet d’obtenir rapidement une fourchette de valeur fondée sur les comparables pertinents et la structuration actuelle du marché, afin d’éclairer une décision patrimoniale.

Comment démarrer l’estimation de mon œuvre de Sutherland ?

Transmettez des photographies nettes recto verso, les dimensions, la technique, les inscriptions et toute documentation disponible. Vous recevrez une estimation gratuite avec positionnement marché.

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