Estimation des sculptures d’Alicia Penalba
Cet article présente un panorama clair et factuel des sculptures d’Alicia Penalba, leurs typologies, matériaux, périodes, ainsi que les critères simples qui influencent leur valeur. Il propose une lecture orientée marché et s’appuie sur des résultats de ventes vérifiés. Pour faire estimer une œuvre, contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite au sein de MILLON.
1. Introduction
Alicia Penalba, née en 1913 en Argentine et active principalement à Paris à partir de la fin des années 1940, s’est consacrée à la sculpture abstraite en bronze, pierre et plâtre. Sa production s’étend des premières séries verticales du début des années 1950 jusqu’aux pièces plus aériennes des années 1970, avec des commandes monumentales qui structurent la fin de sa carrière. Son marché est international, avec un pôle fort à Paris, Genève, Londres et New York.
Les sculptures de Penalba se distinguent par des séries identifiables, des éditions limitées et des signatures de fonderies reconnues. Les adjudications récentes montrent un intérêt continu pour les bronzes d’atelier de taille moyenne et pour les maquettes liées aux projets monumentaux. Les prix observés varient fortement selon la série, le format, l’édition et la provenance.
2. Définition et description générale
La sculpture d’Alicia Penalba se caractérise par une progression de formes verticales, puis ouvertes, parfois modulaires, qui se déclinent en bronzes édités et en pièces uniques en plâtre. Les œuvres existent souvent en plusieurs formats pour un même motif. Les éditions de bronzes suivent les usages de l’après-guerre en France et en Italie, avec des tirages limités et numérotés, et des épreuves d’artiste.
Les titres récurrents aident à identifier les ensembles: “Totem d’amour”, “Voyageur des nuits”, “Étincelle”, “Ailée”, “Double”, “Rumeur d’ailes”, ou encore des reliefs tels que “Les Amants multiples”. Les pièces monumentales comme “Le Grand Double” existent en plusieurs exemplaires à grande échelle, parallèlement à des bronzes d’atelier.
3. Typologies, matériaux, périodes, styles
3.1 Séries et formats
Période 1952-1957: émergence des verticales et des “Totems”. Les premiers bronzes d’atelier prennent des formes élancées et fermées, parfois déclinées en plusieurs hauteurs. Titres représentatifs: “Passion de la jungle”, “Petit sorcier”, “Ancêtre papillon”. Ces motifs fondent la grammaire de l’artiste et se rencontrent en éditions limitées.
Période 1958-1965: ouverture des volumes et jeux de pleins/vides. Les séries “Double”, “Étincelle” et “Voyageur des nuits” structurent cette phase, avec des modèles déclinés en bronzes de dimensions variables. L’artiste produit également des reliefs. Les plâtres d’atelier de cette période documentent le processus et peuvent être présentés en vente.
Période 1966-1982: équilibre et “ailées”. Les sculptures gagnent en horizontalité ou en légèreté perçue. Les ensembles des “Ailées” et des pièces comme “Rumeur d’ailes” ou “Scherzando” sont recherchés en bronze, souvent sur socles en pierre. Les commandes monumentales sont réalisées à partir de maquettes et plâtres à plus petite échelle, ce qui explique l’existence d’éditions d’atelier pour un même projet.
3.2 Matériaux et fonderies
Bronze: matériau principal, avec patines brunes, noires ou dorées selon les périodes. Les fonderies historiques associées à Penalba incluent Susse Fondeur à Paris, Valsuani à Paris, Tesconi à Pietrasanta et, pour certaines éditions tardives ou de diffusion, Da Prato en Italie. Les marquages attendus sont la signature “Penalba” ou “APENALBA”, le numéro d’édition et le cachet de fonderie.
Plâtre: matériau de travail et de présentation, parfois “reconstitué” à partir d’un modèle d’atelier pour documenter une étape du projet. Certains plâtres sont uniques et peuvent circuler en ventes publiques. Ils doivent être identifiés clairement par leur statut et leur lien avec un modèle en bronze ou un projet monumental.
Pierre et reliefs: quelques œuvres existent en pierre ou sous forme de reliefs muraux en bronze. Les reliefs constituent une catégorie spécifique, appréciée pour l’exposition en intérieur et la relation avec les “doubles” et “ailées”.
3.3 Périodes clés et reconnaissance
Les années 1950 installent la signature formelle de Penalba et posent la base de la cote. Les années 1960 confirment la visibilité avec des expositions et l’essor des séries “ouvertes”. Les années 1970 sont marquées par des projets monumentaux et des bronzes d’atelier de belle dimension, recherchés aujourd’hui en ventes internationales.
4. Facteurs simples influençant la valeur
Série et motif: la notoriété d’un motif impacte directement la valeur. Des titres comme “Voyageur des nuits”, “Étincelle”, “Ailée”, “Double” ou “Scherzando” sont bien identifiés par le marché. Les modèles liés à des sculptures monumentales bénéficient souvent d’une demande plus large.
Format: une même composition peut exister en plusieurs tailles. Les formats 50-100 cm en bronze suscitent une demande soutenue et affichent, à motif équivalent, une valeur supérieure aux petits formats. Les maquettes de grands projets trouvent leur public si elles sont documentées et lisibles.
Édition et marquages: les éditions courantes observées sont de 6 à 8 exemplaires, avec parfois une épreuve d’artiste. Un numéro précoce dans l’édition, la présence d’un cachet de fonderie reconnu et une signature claire contribuent à la valeur. Les fontes Susse et Valsuani sont fréquemment rencontrées pour les années 1950-1960, Tesconi dans les années 1970.
Provenance et documentation: une origine connue, la mention d’une galerie historique ou l’enregistrement auprès d’un centre de recherche dédié renforcent la confiance des acheteurs et soutiennent la valeur. Les expositions de référence et citations bibliographiques jouent aussi un rôle.
Typologie: les bronzes d’atelier, les plâtres d’atelier uniques et les reliefs n’ont pas la même dynamique de prix. Les bijoux et éditions décoratives liés au nom de Penalba existent, mais ils constituent une catégorie distincte du cœur de marché des sculptures.
5. Marché de l’art: demande, cote, valeur
Le marché d’Alicia Penalba est régulier, animé par un noyau d’amateurs d’abstraction d’après-guerre et par des collectionneurs sensibles aux œuvres issues de projets monumentaux. Paris demeure un point d’ancrage, renforcé par des ventes dédiées à l’art moderne et contemporain où ses bronzes apparaissent avec constance. Le segment des bronzes de 30 à 100 cm, sur marbre ou pierre, affiche des adjudications bien établies et lisibles pour les séries majeures.
Les plâtres d’atelier, lorsqu’ils sont clairement présentés et rattachés à une œuvre connue, peuvent atteindre des résultats significatifs. Le relief, catégorie plus rare, trouve sa place auprès d’amateurs d’intégration murale. Les éditions tardives de diffusion de type “petit refuge” n’obéissent pas aux mêmes mécanismes que les éditions d’atelier limitées et n’indiquent pas la valeur des sculptures majeures.
Globalement, la cote reflète l’identification précise du motif, la qualité de la fonte et la lisibilité de la provenance. Les adjudications recensées en euros démontrent une amplitude de prix qui va de quelques milliers d’euros pour des petits bronzes à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour des formats moyens des séries recherchées, avec des pointes plus élevées pour des modèles liés au monumental.
6. Résultats de ventes vérifiés
Sélection de résultats récents et documentés en euros. Les informations sont données à titre indicatif et reflètent des adjudications publiques identifiées par maison, date, lot et prix.
Bonhams Paris, “De l’avant-garde à nos jours”, 9 juin 2022, lot 1, “Petite Ailée no 2”, bronze, adjugé 40 695 €.
Christie’s Paris, “Art Contemporain”, 5 décembre 2020, lot 93, “Scherzando”, bronze, adjugé 72 500 €.
Tajan Paris, “Art contemporain”, 27 novembre 2019, lot 7, “Petite Ailée”, bronze, adjugé 57 200 €.
Artcurial, “Art contemporain 2”, vente n°1858, lot 158, “Éclat”, bronze, adjugé 3 825 €.
Ces résultats illustrent la diversité des formats et séries. Ils s’inscrivent dans une tendance stable, avec une demande soutenue pour les bronzes d’atelier identifiés par titre, édition et fonderie.
7. Conclusion et estimation
L’estimation d’une sculpture d’Alicia Penalba repose sur l’identification du motif et de la série, la lecture de l’édition et du marquage de fonderie, la provenance et, le cas échéant, la relation avec un projet monumental. La cohérence de ces éléments permet de situer la valeur sur le marché actuel.
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FAQ
Qui est Alicia Penalba et quelles sont ses périodes de création principales ?
Artiste argentine installée à Paris, active des années 1950 aux années 1980. Périodes clefs: verticales et “Totems” au début des années 1950, séries ouvertes et “Doubles” à partir de la fin des années 1950, pièces “ailées” et projets monumentaux dans les années 1970.
Quelles séries de Penalba sont les plus recherchées sur le marché ?
Les séries “Voyageur des nuits”, “Étincelle”, “Ailée”, “Double” et certains reliefs bien documentés concentrent généralement la demande.
Quels matériaux rencontre-t-on le plus souvent pour ses sculptures ?
Le bronze domine, avec des patines brunes, noires ou dorées. On rencontre aussi des plâtres d’atelier et des reliefs en bronze. Quelques pièces existent en pierre.
Que signifient les marquages de fonderie comme “Susse Fondeur”, “Valsuani” ou “Tesconi” ?
Ils identifient l’atelier de fonte. Associés à la signature “Penalba” ou “APENALBA” et au numéro d’édition, ils sécurisent l’attribution et contribuent à la valeur.
Quelle importance a le numéro d’édition pour la valeur ?
Les tirages limités, souvent 6 à 8 exemplaires, structurent la rareté. Le numéro, l’existence d’épreuves d’artiste et la concordance avec la fonderie influencent la valeur.
Un plâtre d’atelier peut-il se vendre bien ?
Oui, si son statut est clair, s’il documente un motif connu et s’il est correctement rattaché à une œuvre ou à un projet monumental, il peut susciter de bons résultats.
Les reliefs d’Alicia Penalba sont-ils recherchés ?
Les reliefs en bronze, notamment lorsqu’ils reprennent des thèmes centraux, intéressent des collectionneurs pour leur accrochage et leur lien avec les “Doubles” et “Ailées”.
Les bijoux et éditions Artcurial influencent-ils la cote des sculptures ?
Ils constituent une catégorie à part. Ils ne reflètent pas la valeur des bronzes d’atelier majeurs, mais attestent de la diffusion du vocabulaire formel de l’artiste.
Comment la provenance impacte-t-elle la valeur ?
Une provenance claire, la trace d’une galerie ou d’une exposition, et l’enregistrement auprès d’un centre de recherche renforcent la confiance et la valeur.
Que regarder pour dater et identifier un bronze d’atelier ?
Le titre, le style de la série, la signature, le cachet de fonderie, le numéro d’édition et la bibliographie permettent de situer la période et l’édition.
Quel niveau de prix observer pour un bronze moyen format ?
Selon la série, l’édition et la provenance, les bronzes d’environ 50 à 100 cm se situent souvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros, avec des écarts selon motif et historique.
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