Estimation Pierre Gobert (1662-1744) peintre. Cote, prix et valeur des portraits aux enchères
Peintre majeur du portrait français sous la fin du règne de Louis XIV et la Régence, Pierre Gobert intéresse un public d’amateurs d’Ancien Régime, de portraits de cour et de sujets allégoriques. Cette page présente les repères essentiels pour comprendre sa cote, situer la valeur des œuvres passées en ventes publiques et demander une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peinture à l’huile – portraits signés de Pierre Gobert | Enchères observées de 6 200 € à 35 280 € |
| Attributions et atelier de Pierre Gobert | Enchères observées de 23 000 € à 45 000 € |
| École, cercle, suiveur | Le plus souvent inférieur à 10 000 € selon sujet et qualité |
Biographie factuelle
Pierre Gobert naît à Fontainebleau en 1662 et meurt à Paris en 1744. Fils du sculpteur Jean II Gobert, il choisit la voie du portrait. Il est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 31 décembre 1701 en qualité de portraitiste. Il participe au Salon de 1704 avec un ensemble important de portraits et demeure actif jusqu’aux années 1730.
Au tournant du siècle, il travaille pour des cours européennes et des grandes maisons princières. Entre 1707 et 1709, il séjourne en Lorraine pour des commandes du duc Léopold et d’Élisabeth-Charlotte d’Orléans. En France, il devient l’un des portraitistes sollicités par les “grandes dames” de la cour, ce qui explique la fréquence des effigies féminines dans son œuvre. Il meurt à Paris le 13 février 1744.
Style de l’artiste
La production signée de Pierre Gobert se concentre sur le portrait de cour. Le cadrage varie du buste ovale à la figure en pied. Les effigies féminines dominent, souvent présentées avec une iconographie allégorique. L’artiste adopte un langage décoratif régulier: ovale d’origine pour les bustes, formats généreux pour les portraits en pied, accessoires codifiés de rang et d’apparat. L’ensemble reste identifiable par une typologie de visages réguliers, une organisation stable des étoffes et une présentation claire du statut du modèle. Les versions issues de l’atelier ou reprises par l’école empruntent les mêmes schémas avec des écarts sensibles d’exécution.
Techniques, matériaux, périodes
Support et technique. Les œuvres authentiques sont des huiles sur toile. On observe de nombreux formats ovales pour les bustes, souvent encore dans un cadre ancien. Les grands portraits en pied adoptent des formats proches de 150 x 115 cm. Les variantes et répliques sont courantes pour les portraits princiers et les effigies allégoriques.
Périodes. Les jalons principaux se situent entre 1690 et 1735. Les années 1700-1715 correspondent à la consolidation du style de cour. Le cycle lorrain de 1707-1709 est documenté par des séries répliquées. La période de la Régence accroît la demande pour les portraits de dames et d’enfants, y compris en costumes mythologiques.
Typologies. Trois groupes se distinguent dans le marché actuel: bustes ovales signés, portraits en pied de grand format, œuvres d’atelier ou d’attribution. Chacun porte une valeur différente aux enchères, selon sujet, qualité d’exécution et provenance.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Cote et niveaux de prix. Les bustes ovales signés offrent une entrée accessible dans l’œuvre avec des adjudications récentes autour de 10 000 à 12 000 €. Les grands portraits en pied signés et de belle provenance montent au-delà de 30 000 €. Le segment “attribué à” ou “atelier de” peut dépasser 20 000 € quand le sujet est princier ou lorsqu’il s’agit de grands formats, et atteindre ponctuellement 45 000 € pour des compositions importantes. Les œuvres de suiveurs ou du cercle restent en deçà de 10 000 € dans la majorité des cas.
Facteurs de valeur. L’authenticité et l’état des recherches documentaires sur l’œuvre priment. L’identification du modèle, la qualité de provenance, la répétition d’un prototype connu et conservé en musée, la dimension, le format et la présence d’un cadre d’époque influent fortement. Les sujets à forte reconnaissance historique, comme les princesses Bourbon, la duchesse de Bourgogne ou Marie Leszczyńska, soutiennent la demande. Les dimensions muséales des portraits en pied structurent un palier supérieur de prix. Les variantes d’atelier, répliques anciennes ou œuvres d’entourage créent un segment distinct, moins cher mais parfois soutenu par le prestige du prototype.
Tendance générale. Le marché reste sélectif mais stable pour les portraits aboutis, avec une prime pour les œuvres signées, les sujets identifiés et les provenances nobles. Les maisons internationales diffusent les prototypes, tandis que les opérateurs parisiens enregistrent une liquidité régulière sur les formats moyens et les attributions solides.
Analyse technique de la thématique portraits de cour (1690-1735)
Matériaux et formats. L’huile sur toile domine. Les bustes ovales d’environ 75 x 60 cm forment un corpus fréquent, tandis que les figures en pied se concentrent autour de 150 x 115 cm. Des paires et portraits doubles existent, souvent de grand format, prisés lorsqu’ils rassemblent des figures princières.
Périodes et écoles. La pratique de Gobert s’inscrit dans l’école française du portrait de cour, dans le sillage de François de Troy et des portraitistes de la Régence. Les schémas iconographiques mythologiques coexistent avec l’effigie en costume. Les répétitions d’atelier, copies anciennes et versions d’école structurent l’offre, avec des niveaux de valeur hiérarchisés selon la main d’exécution et la fidélité au prototype.
Caractéristiques. Points saillants pour l’expertise: signature et inscriptions, correspondance à un prototype répertorié, cohérence des dimensions avec les formats connus, et présence d’une provenance en ligne avec le rang du modèle. Ces éléments orientent l’attribution et, par conséquent, la valeur aux enchères.
Marché des enchères
Exemples récents et documentés. Les informations ci-dessous illustrent des niveaux de prix par typologie et provenance. Les titres d’œuvres suivent l’orthographe des catalogues de vente.
- Christie’s Paris, 21 novembre 2024, lot 28, Pierre Gobert, “Portrait d’une femme avec son chien, en pied”. Prix de vente 35 280 €.
- Christie’s Paris, 28 octobre 2022, lot 10, Pierre Gobert, “Portrait de femme en buste”. Prix de vente 11 340 €.
- Daguerre, Paris, 11 mars 2022, lot 38, Pierre Gobert, “Presumed portrait of Marie Louise Élisabeth d’Orléans, Duchess of Berry”. Prix de vente 15 600 €.
- AuctionArt Rémy Le Fur, Paris, 15 juin 2015, lot 4, attribué à Pierre Gobert, “Portrait du Duc Léopold de Lorraine”. Prix de vente 23 000 €.
Conclusion
Le marché de Pierre Gobert repose sur des bustes ovales signés, des grands portraits en pied, et un ensemble d’attributions ou d’atelier structuré par les prototypes de cour. Les adjudications récentes confirment une fourchette active de 6 000 à 35 000 € pour les œuvres de la main avec des sommets sur les grands formats identifiés, et un segment “atelier/attribué” capable d’atteindre 45 000 € selon le sujet. Pour connaître la valeur actuelle de votre portrait et obtenir une estimation gratuite, contactez Fabien Robaldo avec des photos, dimensions et toute information de provenance.
FAQ
Qui était Pierre Gobert et quelle est sa période d’activité principale ?
Peintre français né en 1662 et mort en 1744, actif surtout entre 1690 et 1735 dans le portrait de cour sous Louis XIV et la Régence.
Quels sujets de portraits de Pierre Gobert sont les plus recherchés ?
Les effigies féminines et princières identifiées, les portraits en pied et les compositions allégoriques rattachées à des prototypes connus.
Quels formats rencontre-t-on le plus souvent ?
Des bustes ovales autour de 75 x 60 cm et des portraits en pied proches de 150 x 115 cm.
Quelle fourchette de prix pour un buste ovale signé ?
Observations récentes entre 6 000 € et 12 000 € selon qualité, sujet et provenance.
Un grand portrait en pied signé peut-il dépasser 30 000 € ?
Oui, des adjudications récentes dépassent 30 000 € pour des formats en pied avec provenance de qualité.
Comment se situe la cote des œuvres d’atelier ou attribuées ?
Segment intermédiaire, avec des adjudications constatées entre 23 000 € et 45 000 € pour des sujets forts et grands formats.
Le nom du modèle influence-t-il la valeur ?
Oui. L’identification précise d’une princesse ou d’un membre de la haute noblesse renforce la demande et la valeur.
La présence d’un cadre ancien joue-t-elle un rôle ?
Oui, surtout pour les bustes ovales, sans toutefois primer sur l’attribution, la qualité et la provenance.
Quelles maisons présentent régulièrement des œuvres liées à Gobert ?
Les ventes parisiennes et internationales spécialisées en maîtres anciens, notamment pour les prototypes et attributions documentées.
Qu’apporte une provenance noble ou de collection ancienne ?
Un surcroît de confiance et d’intérêt, souvent traduit par une meilleure compétition en salle et une valeur supérieure.
Comment demander une estimation gratuite ?
Transmettez à Fabien Robaldo des visuels nets, dimensions, détails du support et toute information de collection. Réponse rapide avec une estimation gratuite.
Une œuvre du cercle ou de suiveur peut-elle intéresser le marché ?
Oui, surtout si le modèle est identifié ou si la composition reprend un prototype célèbre, avec des prix généralement inférieurs à 10 000 €.