Estimation Patrick Heron (1920-1999)
Patrick Heron est une figure majeure de l’art britannique d’après-guerre. Ses peintures, gouaches et estampes sont régulièrement présentes en ventes aux enchères et suscitent un intérêt constant auprès des collectionneurs internationaux. Cette page propose une lecture claire de son marché et des facteurs qui influencent la valeur de ses œuvres, afin d’éclairer votre demande d’estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.
Artiste associé à l’école de St Ives, Heron développe à partir des années 1950 un vocabulaire plastique fondé sur la couleur, les champs chromatiques et des formes simplifiées. Les résultats obtenus en vente montrent des écarts sensibles selon le médium, la date, le format et la provenance. Comprendre ces critères est essentiel pour positionner la valeur d’une œuvre signée Patrick Heron.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peinture | env. 41 900 € à 226 900 € |
| Gouaches et dessins | env. 12 730 € à 15 210 € |
| Estampes et multiples | env. 1 125 € à 2 875 € |
Note: conversions en euros indicatives à partir des cours observés aux dates de vente et arrondies pour la lisibilité.
Biographie factuelle
Patrick Heron naît à Leeds en 1920. Il grandit en Cornouailles à partir de 1925. Après des études d’art, il travaille brièvement pour la Leach Pottery à St Ives pendant la Seconde Guerre mondiale. Dès la fin des années 1940, il conçoit des textiles et écrit sur l’art en tant que critique, notamment pour des revues britanniques. Il s’installe à Eagles Nest, près de Zennor, en 1956. Ce lieu marque un tournant dans son travail et coïncide avec l’abstraction pleinement assumée. Actif comme peintre, dessinateur et graveur, il expose régulièrement à Londres et à l’international. Une grande rétrospective lui est consacrée à la Tate en 1998. Il décède en 1999.
Style de l’artiste
Le style de Patrick Heron se structure autour de la couleur et de l’agencement de formes nettes ou organiques. Les compositions privilégient la planéité, les rapports de teintes et l’équilibre des masses. Les séries des années 1950 et 1960 articulent bandes verticales, rectangles, disques et champs colorés. Les œuvres des années 1970 et 1980 montrent une grande liberté dans le placement des aplats et la gestion du vide. Les estampes reprennent ces partis pris visuels avec une réduction efficace des motifs et un registre chromatique vif.
Techniques, matériaux, périodes
Peintures
Heron travaille principalement à l’huile sur toile. Les supports sont le plus souvent des toiles de formats moyens à grands, parfois marouflées sur panneau dans certains cas des années 1950. Les cycles notables incluent les verticales et les bandes de la fin des années 1950, les compositions aux disques et formes intercalées au début des années 1960, puis des champs colorés plus ouverts dans les décennies suivantes.
Gouaches et dessins
Les gouaches occupent une place importante à partir des années 1960. Elles présentent des surfaces mates, des contours précis et une mise en page directe. Ces œuvres sur papier sont souvent datées au jour près, ce qui facilite leur classement. Les formats vont des petits “mini” jusqu’à des feuilles proches du demi-raisin.
Estampes et multiples
Heron réalise des sérigraphies dès la fin des années 1960, souvent en lien avec Kelpra Studios et Waddington Graphics. On rencontre des portfolios, des feuilles isolées datées “April 1970” et la série “January 1973”. Les tirages sont généralement compris entre 33 et 100 exemplaires, parfois accompagnés d’épreuves d’artiste. La qualité d’encrage et l’état des marges sont des points observés par le marché, aux côtés du numéro d’édition et de la signature.
Analyse du marché
Le marché de Patrick Heron distingue trois axes principaux. Les peintures constituent la catégorie la plus recherchée, avec une fourchette de prix large selon la période et le format. Les gouaches assurent une visibilité régulière en ventes grâce à leur lisibilité et leur datation précise. Les estampes forment une porte d’entrée accessible pour les collectionneurs, avec des écarts selon l’édition et le sujet.
Typologies
Les toiles abstraites des années 1956-1964 affichent une demande forte. Les œuvres sur papier des années 1960-1980, notamment les “January” et certaines gouaches très colorées, trouvent un public fidèle. Les sérigraphies des années 1970, issues de suites connues, sont identifiables et fréquemment proposées aux enchères.
Cote et valeur
Les peintures de la fin des années 1950 et du début des années 1960 peuvent atteindre des niveaux élevés, surtout pour les grands formats. Les huiles plus tardives restent recherchées quand elles condensent les éléments caractéristiques du vocabulaire de l’artiste. Les gouaches bien documentées affichent une valeur intermédiaire stable. Les estampes montrent une valeur plus accessible, avec des pointes sur les sujets emblématiques en très bon état, signés et numérotés.
Facteurs déterminants
Plusieurs critères guident la valeur: période de création, format, medium, clarté de la provenance, expositions et publications. La précision des dates inscrites par l’artiste sur les œuvres sur papier facilite la contextualisation. Les signatures complètes et la cohérence avec le catalogue raisonné en préparation sont appréciées. La rareté d’un motif dans un format donné peut également peser sur la valeur finale.
Analyse technique de la thématique
Matériaux et pratiques
Huile sur toile pour les peintures, gouache sur papier pour les œuvres sur papier, sérigraphie et parfois eau-forte en couleur pour les estampes. Les supports sont standardisés pour les éditions, avec papiers wove ou Arches. Les annotations au dos des œuvres sur papier apportent des informations utiles au classement chronologique.
Périodes
Années 1940 début figuratif. Années 1950 bascule vers l’abstraction avec bandes et champs colorés. Années 1960 consolidation des formes intercalées et disques. Années 1970 développement des suites imprimées et gouaches très structurées. Années 1980 poursuite des recherches sur papier avec des compositions denses et datées au jour.
Écoles et caractéristiques
Inscription dans le contexte de St Ives et de la peinture britannique d’après-guerre. Importance des rapports chromatiques, de la planéité et des contours nets. Séries facilement identifiables par leur titrage et leur datation, qui favorisent l’analyse comparative et la cohérence de la cote.
Marché des enchères
- Bonhams, Londres, 22 novembre 2022, lot 7, “White and Green Upright : August 1956”, env. 226 900 € TTC (conversion depuis 195 600 GBP).
- Bonhams, Londres, 19 juin 2024, lot 20, “5 DISCS IN RED : MARCH 1964”, env. 178 800 € TTC (conversion depuis 152 800 GBP).
- Bonhams, Londres, 26 mars 2025, lot 140, “MINI MINI 16 : MARCH 1972”, env. 12 730 € TTC (conversion depuis 10 880 GBP).
- Skinner, Boston, 23 janvier 2020, lot 74, “Night Violet” (eau-forte et aquatinte), env. 1 125 € TTC (conversion depuis 1 250 USD).
Les montants en euros sont fournis à titre indicatif à partir des cours moyens au moment des ventes et arrondis. Ils visent à situer la valeur observée par catégorie et période.
Conclusion
Pour positionner la valeur d’une œuvre de Patrick Heron, il est nécessaire de croiser medium, période, format, provenance et documentation. Une analyse au cas par cas permet d’ajuster la fourchette de prix aux réalités du marché. Vous pouvez solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. En liaison avec MILLON, nous vous orientons vers la meilleure stratégie de valorisation en fonction de la nature de l’œuvre et de vos objectifs.
FAQ
Qui était Patrick Heron ?
Peintre britannique né en 1920, associé à St Ives, actif en peinture, gouache et estampe. Décédé en 1999.
Quelles périodes sont les plus recherchées ?
La fin des années 1950 et le début des années 1960 pour les peintures abstraites aux bandes et disques.
Quelle différence de valeur entre peinture et gouache ?
La peinture atteint en général des niveaux supérieurs. La gouache affiche une valeur intermédiaire et régulière.
Les estampes de 1970 sont-elles recherchées ?
Oui, notamment les sérigraphies éditées par Kelpra et Waddington Graphics, en bon état, signées et numérotées.
Les petits formats ont-ils une bonne valeur ?
Ils restent demandés, surtout quand ils condensent les éléments clés du style. La valeur dépend aussi de la période.
La provenance influe-t-elle sur la valeur ?
Oui. Provenances de galeries reconnues, expositions et publications documentées renforcent la valeur.
Comment reconnaître une estampe authentique ?
Signature au crayon, numérotation, mention d’atelier ou d’éditeur, et références cohérentes avec l’édition connue.
Quels documents fournir pour une estimation ?
Photos recto/verso, dimensions, techniques, inscriptions, historique de propriété et factures éventuelles.
Les œuvres tardives ont-elles une bonne cote ?
Oui pour les pièces représentatives et bien documentées. La demande existe pour les gouaches des années 1980.
Quelle fourchette de valeur pour une sérigraphie ?
Le marché récent montre souvent une plage d’environ 1 100 € à 2 900 €, selon sujet et édition.
Combien de temps pour obtenir une estimation gratuite ?
Le retour est rapide après réception d’informations et visuels complets.
Comment demander une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?
Transmettez des images et les informations disponibles. Une réponse chiffrée vous est adressée après analyse.