Estimation Lorenzo Gastaldi (1625-1690) – peintre
Lorenzo Gastaldi est un peintre italien actif au milieu du XVIIe siècle entre la Ligurie et le Piémont. Les documents d’archives et les inventaires paroissiaux confirment une activité régulière à Triora, Entracque et dans les vallées cuneoises, avec des huiles sur toile religieuses signées en latin “Laurentius Gastaldus”. Une grande toile représentant une scène profane, rare dans son corpus, a été présentée récemment sur le marché français. Ce contenu propose un repérage biographique, un cadrage stylistique et technique, ainsi qu’une lecture du marché connu afin d’aider à qualifier la valeur d’une œuvre attribuée ou signée. Pour une estimation gratuite, vous pouvez solliciter Fabien Robaldo, expert indépendant, en lien avec l’étude MILLON selon les besoins du dossier.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peinture | 6 000 € – 9 000 € observés pour une grande toile présentée en vente aux enchères |
Biographie factuelle
Né à Triora en 1625 et actif jusqu’en 1690 environ, Lorenzo Gastaldi travaille pour des institutions religieuses et des confréries en Ligurie occidentale et dans les Alpes du sud. Les notices des bases patrimoniales italiennes documentent plusieurs commandes à Entracque et Triora, datées et signées, dans un contexte visuel proche de l’école génoise du Seicento. Un rôle auprès de la maison des Grimaldi à Monaco est attesté par la littérature d’inventaire du XVIIe siècle, qui mentionne l’intervention de Gastaldi comme peintre et liaisons avec des fonds conservés dans les églises de la région. L’activité est principalement liturgique, rythmée par des cycles narratifs et des toiles d’autel, avec quelques sujets exceptionnels d’histoire profane.
Style de l’artiste (objectif, non-poétique)
Le langage de Gastaldi s’inscrit dans la tradition baroque ligure, avec une construction figurative claire et des compositions centrées sur l’action. Les signatures latinisées “Laurentius Gastaldus pinxit” et les dates intégrées ou associées sont relevées sur plusieurs toiles. Le traitement des draperies, l’anatomie structurée et des visages lisibles renvoient à des modèles diffusés à Gênes et à l’aire piémontaise. L’éclairage et le modelé privilégient une lecture directe des scènes. L’iconographie religieuse demeure majoritaire, autour de thèmes comme la Résurrection, l’Assomption, des épisodes mariaux, des saints et apôtres. Un sujet profane lié aux “Indiens d’Amérique” illustre sa capacité d’adaptation à des programmes non liturgiques, cas rare dans l’état des connaissances.
Techniques, matériaux, périodes
Technique principale: huile sur toile. Formats: de la toile d’autel aux formats moyens pour chapelles et confréries, jusqu’à de grands panneaux narratifs. Supports: toiles préparées de façon traditionnelle. Signatures: formes latinisées “Laurentius Gastaldus pinxit” ou “pingebat” avec millésimes. Chronologie active: environ 1650-1690, avec des repères datés en 1658 et 1682 sur des œuvres religieuses ligures. Aucune série graphique documentée de façon récurrente sur le marché n’est aujourd’hui établie.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies rencontrées
– Huiles sur toile religieuses : scènes mariales, Christ, saints, apôtres, souvent destinées aux églises de Triora et de la vallée de la Stura. Elles constituent le cœur de son corpus documenté et le principal vecteur de valeur en contexte marchand, lorsqu’un exemplaire historique sort d’un cadre institutionnel et rejoint le marché.
– Sujet profane exceptionnel : une grande scène narrative d’Amérique autochtone a été présentée récemment en salle, apportant un point de comparaison original pour la valeur d’un grand format signé et daté.
Cote et fourchettes observées
Les rares passages en vente confirment une liquidité faible et une visibilité sporadique. Un grand format signé et daté, en bon état et à iconographie singulière, a été proposé entre 6 000 € et 9 000 €. Les ensembles religieux de taille moyenne, lorsqu’ils sont signés, datés ou appuyés par une documentation ancienne, peuvent se situer dans une fourchette comparable ou supérieure selon provenance, état juridique et intérêt iconographique. Les pièces issues d’édifices protégés ne sont pas destinées au marché, ce qui limite l’offre et entretient une rareté structurelle.
Facteurs déterminants de la valeur
– Signature et date : la présence explicite de “Laurentius Gastaldus” et d’un millésime renforcent la qualité documentaire et la valeur.
– Provenance : origine ligure ou piémontaise avec traçabilité paroissiale ou confraternelle, mentions d’inventaires anciens, liens avec Monaco et les Grimaldi, éléments déterminants pour l’attribution et la valeur.
– État et lisibilité : intégrité des couches picturales et du support, lisibilité de la scène, qualités de conservation.
– Iconographie et format : toiles d’autel, cycles narratifs, formats monumentaux signés et datés tirent la valeur vers le haut. Les formats plus modestes ou incomplets, non signés et sans documentation probante, présentent des niveaux inférieurs.
Analyse technique de la thématique: matériaux, périodes, écoles, caractéristiques
Matériaux : huiles sur toile, préparations conformes aux pratiques ligures et piémontaises du Seicento. Inscriptions: signatures latinisées et cartouches datés relevés sur plusieurs toiles religieuses. Périodes: productions attestées au moins autour de 1658 et 1682, avec une activité qui couvre la seconde moitié du XVIIe siècle. Écoles et influences: ancrage à l’école génoise par les plis, l’anatomie, les schémas de composition, et des échos à la peinture dévote diffusée dans les vallées alpines. Caractéristiques: clarté narrative, personnages hiérarchisés, schémas iconographiques conformes aux usages de confréries et paroisses, avec un cas singulier de sujet profane en grand format.
Marché des enchères
Sélection de passages remarquables, avec identification précise des lots. Les prix sont indiqués en euros lorsque les informations sont disponibles auprès des maisons de vente ou publications spécialisées.
- Prado Falque Enchères, Marseille, 8 décembre 2024, lot 474, “Combat d’Indiens d’Amérique”, toile signée et datée 1664, 98 x 195 cm. Estimation 6 000 € – 9 000 €. Prix de vente communiqué par la salle lors de la publication des résultats.
Conclusion
Le corpus de Lorenzo Gastaldi est documenté par des œuvres de culte en Ligurie et dans le Piémont, parfois signées et datées, avec une circulation très rare sur le marché. Les toiles religieuses historiques, dotées d’une provenance institutionnelle claire et d’une signature, constituent la meilleure base de valeur. Un grand format profane signé et daté atteste d’un potentiel de marché dans une fourchette de quelques milliers d’euros, dépendant fortement de l’état, de la documentation et du sujet. Pour connaître la valeur de votre œuvre et obtenir une estimation gratuite, contactez Fabien Robaldo. En fonction du dossier, une présentation en vente publique avec MILLON pourra être étudiée.