Mohammed Racim
Les miniatures de Mohammed Racim intéressent un public de collectionneurs d’art du Maghreb, d’arts de l’Islam et d’orientalisme. Cet article présente un panorama factuel de leur identification et de leur valeur, les typologies les plus courantes, les facteurs d’évaluation simples, ainsi que des résultats de ventes récents et vérifiés en euros. L’objectif est d’éclairer le positionnement de ces œuvres dans le marché actuel et d’accompagner les propriétaires vers une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.
1. Introduction
Mohammed Racim, né à Alger en 1896 et décédé en 1975, est une référence de la miniature algérienne du 20e siècle. Son œuvre se caractérise par l’usage régulier de la gouache, de l’aquarelle et des rehauts d’or sur papier, avec une place accordée à la calligraphie et aux décors architecturaux. Ses feuilles apparaissent en ventes spécialisées d’orientalisme et d’arts de l’Islam, majoritairement en France. La valeur dépend surtout du sujet, de la qualité d’exécution, du format, de la signature et de la provenance, comme l’attestent les adjudications publiques présentées plus bas.
2. Définition et description générale
Par “miniature” chez Mohammed Racim, on entend des œuvres sur papier de petit à moyen format réalisées à la gouache et à l’aquarelle, souvent enrichies à la feuille ou aux rehauts d’or. Les feuilles abouties combinent scène narrative, architecture stylisée, motifs géométriques et cartouches calligraphiés. Les signatures peuvent être en caractères arabes et latins et certaines œuvres sont datées selon le calendrier hégirien. La localisation “Alger” apparaît régulièrement dans la marge ou au bas de l’image. Les formats extérieurs, marges comprises, se situent fréquemment entre 20 et 35 cm de hauteur, avec des peintures utiles plus modestes. La valeur s’apprécie d’abord sur la cohérence et l’achèvement de l’ensemble décoratif plutôt que sur la seule dimension.
Une partie de la production concerne des frontispices ou enluminures conçus pour des ouvrages édités à Paris au premier tiers du 20e siècle, notamment chez Piazza, en collaboration avec des illustrateurs comme Léon Carré. D’autres feuilles sont indépendantes, de type “page d’album”, représentant scènes historiques, vues d’Alger, intérieurs, ou épisodes de cour. Ces catégories coexistent dans le marché et n’emportent pas la même valeur selon le degré d’originalité et de finition.
3. Typologies, matériaux, périodes, styles
3.1 Typologies principales
Feuilles indépendantes achevées. Ce sont des miniatures autonomes réunissant architecture, figures, costumes et registres décoratifs. Elles concentrent la demande, notamment lorsqu’elles sont signées et datées. Leur valeur est soutenue par la qualité picturale, la richesse des ors et la complexité de la composition.
Frontispices et enluminures pour des ouvrages. Il s’agit de pages conçues pour des livres publiés à Paris dans les années 1910-1930. Elles comportent médaillons, cartouches et inscriptions. Ces pièces documentent le parcours de l’artiste mais peuvent se situer à des niveaux de prix plus accessibles que les grandes scènes autonomes.
Vues, portraits et sujets historiques. Les vues d’Alger, les portraits de figures majeures de l’histoire algérienne, et certaines scènes d’apparat attirent l’attention des collectionneurs. Quand elles sont abouties et bien localisées, ces feuilles structurent la cote de l’artiste en ventes publiques.
3.2 Matériaux et techniques
Support papier, médiums à la gouache et à l’aquarelle, rehauts d’or. Les rehauts d’or, cartouches calligraphiés, bordures géométriques et marges ornementées contribuent à la lecture de la feuille et à sa valeur. Les signatures arabes et latines coexistent. La mention d’un lieu, souvent “Alger”, renforce l’attribution et l’intérêt des amateurs.
3.3 Périodes et styles
Années 1910-1930. Période associée aux collaborations éditoriales et aux enluminures destinées à l’édition parisienne. Plusieurs frontispices et pages décoratives datent de ces années, avec un vocabulaire ornemental marqué et une recherche de symétrie.
Années 1940-1960. Développement d’images autonomes plus narratives, portraits et scènes d’intérieur. Des feuilles de belle ampleur apparaissent, avec surfaces dorées plus présentes et compositions plus denses. Ce corpus soutient aujourd’hui la valeur des meilleures miniatures en salle des ventes.
4. Facteurs simples influençant la valeur
Sujet et iconographie. Les vues identifiables d’Alger, les scènes de cour codifiées, les portraits de figures historiques et les intérieurs animés concentrent la demande. Les sujets rares ou emblématiques renforcent la valeur relative d’une miniature.
Signature, date, localisation. La double signature arabe et latine, la date explicitement lisible et la mention d’un lieu constituent des éléments favorables. La présence d’une date en hégirien est fréquente et participe à l’authentification.
Qualité d’exécution et richesse décorative. L’équilibre entre figures, architecture, bordures, cartouches et rehauts d’or accroît l’attrait de la feuille. Les compositions achevées et harmonieuses se positionnent mieux en termes de valeur que les études partielles.
Provenance et historique. Les feuilles passées par des collections identifiées, exposées ou publiées sont mieux perçues. Les liens éditoriaux parisiens des années 1910-1930 apportent un contexte recherché, en particulier pour les frontispices d’ouvrages.
5. Marché de l’art, demande, cote, valeur
Offre. Les feuilles de Mohammed Racim apparaissent régulièrement en France dans des vacations d’orientalisme ou d’arts de l’Islam. L’offre reste mesurée, avec une majorité de formats modestes à moyens et un nombre plus réduit de grandes compositions autonomes. Cette rareté relative soutient la valeur des œuvres abouties.
Demande. La demande émane de collectionneurs du Maghreb et de l’international, avec une concentration en France. Les sujets identifiables, richement ornés, signés et datés, affichent des adjudications élevées et régulières. Les enluminures éditoriales montrent des niveaux d’entrée plus accessibles, ce qui élargit la base d’acheteurs.
Niveaux de prix observés. Des miniatures autonomes de premier plan ont atteint entre 25 000 et 32 000 euros en ventes publiques. Des enluminures et frontispices se situent plus bas. Les collaborations éditoriales et ouvrages illustrés liés à ses décors peuvent se négocier de quelques centaines à quelques milliers d’euros, selon l’exhaustivité des volumes et la présence d’éléments décoratifs de sa main. Ces repères chiffrés s’appuient sur des ventes françaises documentées et contribuent à cadrer la valeur d’une feuille avant expertise.
Rôle des maisons de ventes françaises. Les vacations d’orientalisme de Paris structurent l’essentiel des références publiques en euros. La visibilité des résultats, la spécialisation des catalogues et le public d’amateurs facilitent la comparaison d’une œuvre avec des lots semblables. Les données publiées par des opérateurs comme Artcurial, Ader ou Gros et Delettrez constituent un socle cohérent pour situer la valeur de vos miniatures. Les bases de résultats et d’expertise de MILLON permettent, en complément, d’affiner le positionnement d’une pièce dans une fourchette réaliste avant mise en relation avec un expert.
6. Résultats de ventes vérifiés
Les adjudications ci-dessous sont en euros et accompagnées de la maison, de la date et du numéro de lot. Elles illustrent des niveaux de prix observés pour des feuilles abouties et pour des enluminures. Elles servent de repères pour une première lecture de valeur avant étude individuelle.
Artcurial, Paris, “Orientalisme”, 25 novembre 2014, lot 1, “Baie d’Alger”, vendu 31 850 euros.
Artcurial, Paris, “Orientalisme”, 11 décembre 2012, lot 1, “Danse”, vendu 25 097 euros.
Ader, Paris, “Archéologie et Arts de l’Islam et de l’Inde”, 13 décembre 2024, lot 213, gouache et or sur papier, résultat 27 300 euros frais inclus.
Gros et Delettrez, Paris, “Orientalisme”, 11 décembre 2006, lot 86, enluminure de frontispice “La Vie du Prophète”, résultat 8 200 euros hors frais.
7. Conclusion et estimation gratuite
Les miniatures de Mohammed Racim disposent d’un marché structuré par des ventes spécialisées françaises. Les meilleures feuilles, signées, datées, localisées et décorées de rehauts d’or, atteignent des adjudications élevées. Les enluminures éditoriales offrent un point d’entrée plus accessible. Pour situer précisément la valeur de votre œuvre, une expertise individualisée est indispensable. Contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite et confidentielle, fondée sur des comparables vérifiés et des références publiques récentes, avec un retour rapide.
FAQ
Qui était Mohammed Racim et pourquoi ses miniatures intéressent-elles le marché de l’art ?
Peintre miniaturiste algérien actif au 20e siècle, il a développé des feuilles sur papier à la gouache, à l’aquarelle et à l’or. La combinaison de sujets identifiables et d’un décor ornemental abouti soutient leur intérêt et leur valeur en ventes publiques.
Qu’entend-on par “miniature” dans le cas de Mohammed Racim ?
Une œuvre sur papier de petit à moyen format, exécutée à la gouache ou aquarelle avec rehauts d’or, souvent encadrée de bordures et de cartouches calligraphiés, et conçue comme une image achevée.
Quelles signatures rencontre-t-on le plus souvent sur ses œuvres ?
Signatures en arabe et en caractères latins, parfois associées à une localisation “Alger” et à une date pouvant être exprimée en calendrier hégirien.
Quels sujets sont les plus recherchés par les collectionneurs ?
Vues d’Alger, portraits de figures historiques, scènes d’intérieur structurées, compositions de cour et feuilles où la calligraphie et l’or occupent une place importante.
Les enluminures de frontispice ont-elles la même valeur que les miniatures autonomes ?
Elles documentent un moment clé du parcours de l’artiste et se négocient généralement à des niveaux inférieurs aux grandes feuilles autonomes, mais leur intérêt historique est reconnu.
Quels formats observe-t-on le plus souvent ?
Des formats extérieurs de l’ordre de 20 à 35 cm de hauteur, avec une surface peinte utile plus réduite. La qualité de l’ensemble décoratif prime sur la seule dimension pour la valeur.
Quelle fourchette de prix récente peut-on citer pour des miniatures abouties ?
Des adjudications documentées montrent des feuilles à 25 000 à plus de 30 000 euros pour des sujets aboutis, signés et richement ornés, selon leur qualité et leur rareté.
Les collaborations éditoriales parisiennes influencent-elles la valeur ?
Oui. Elles soutiennent l’intérêt documentaire et positionnent certaines pages à des niveaux accessibles, notamment lorsqu’il s’agit de frontispices ou de pages décoratives liées aux éditions des années 1910-1930.
Les œuvres doivent-elles être localisées pour bien se vendre ?
La mention d’un lieu, souvent “Alger”, renforce l’attribution et la lisibilité de l’œuvre. Elle contribue positivement à la valeur lorsqu’elle accompagne une signature et une date.
Où paraissent le plus souvent ses œuvres en ventes publiques ?
Dans des ventes d’orientalisme et d’arts de l’Islam à Paris. Les catalogues spécialisés offrent un cadre de comparaison utile pour estimer une valeur réaliste.
Comment faire estimer une miniature de Mohammed Racim ?
Transmettez des photos, dimensions, mentions de signature et toute information de provenance. Fabien Robaldo propose une estimation gratuite fondée sur des comparables publiés et contextualisés.
Pourquoi solliciter Fabien Robaldo ?
Pour obtenir une lecture claire de la valeur, un positionnement prix cohérent avec les références françaises récentes, et une estimation gratuite réalisée rapidement et en toute confidentialité.