Estimation Louis-Ferdinand Malespina (1874-1949) peintre, aquarelliste
Louis-Ferdinand Malespina appartient au courant des artistes français attachés aux sujets équestres et militaires au tournant des 19e et 20e siècles. Sa production couvre des huiles sur toile et sur panneau, des aquarelles et gouaches, ainsi que des estampes.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peintures à l’huile | Enchères observées entre 240 € et 2 185 € selon format, sujet, période et état |
| Dessins, aquarelles, gouaches | Fourchette généralement constatée entre 150 € et 600 € pour œuvres sur papier signées |
| Estampes et aquatintes | Résultats fréquemment situés entre 100 € et 380 € selon tirage et conservation |
Biographie factuelle
Louis-Ferdinand Malespina, né à Saint-Nicolas-de-Port en 1874, s’est formé auprès de maîtres reconnus de son époque, notamment Fernand Cormon et Édouard Detaille. Il est cité comme peintre, illustrateur, et ponctuellement sculpteur. Dès les années 1900, il expose dans des salons régionaux et parisiens. Il reçoit des mentions au Salon dès 1910 et 1911, puis une médaille d’or en 1925 au Salon des Artistes Français. Pendant la Grande Guerre, il est nommé peintre officiel des armées. Après 1918, sa production se concentre davantage sur l’hippisme et les scènes de trot, steeple-chase et entraînement. Les sources documentaires et notices d’autorité retiennent 1949 comme année de décès à Paris. Cette chronologie explique la coexistence d’un corpus militaire antérieur et d’un corpus hippique plus tardif, encore visible dans les ventes actuelles.
Style de l’artiste (objectif, non-poétique)
Le répertoire thématique de Malespina est stable et reconnaissable. Il privilégie les sujets équestres et militaires. Dans les courses, il cadre souvent les attelages, la ligne droite, les obstacles et l’arrivée. Les compositions sont lisibles, structurées par les trajectoires et la dynamique du groupe. Les notations de couleurs restent fonctionnelles, au service de la lisibilité des actions et des tenues. La facture varie selon le support et l’échelle, avec des huiles plus construites sur formats moyens et des œuvres sur papier plus synthétiques et rapides. L’objectif reste l’efficacité visuelle du sujet, le geste et la cadence des scènes, plus que l’exploration d’effets picturaux complexes.
Techniques, matériaux, périodes
Malespina travaille l’huile sur toile et sur panneau pour ses scènes militaires et hippiques. Les aquarelles et gouaches servent aux études de mouvements, aux vues d’ensemble de pelotons et aux épisodes d’obstacles. On rencontre aussi des estampes et aquatintes pour des sujets de trot attelé et des scènes de courses. Sur la période, deux ensembles dominent. Avant 1918, l’artiste traite des charges, revues et épisodes historiques. Après-guerre, la thématique des courses hippiques devient centrale, en petit et moyen format, avec des variantes sur support cartonné ou panneau. La signature “Malespina” apparaît en bas à droite ou à gauche selon les pièces, et la présence d’inscriptions documentaires est plus fréquente sur les œuvres sur papier.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
La valeur d’un Malespina dépend d’abord de la typologie. Les huiles abouties sur des sujets phares comme le steeple-chase et la ligne d’arrivée obtiennent les meilleurs résultats. Les œuvres sur papier, aquarelles et gouaches, forment un marché régulier sur des niveaux intermédiaires. Les estampes et aquatintes constituent l’entrée de gamme. La taille et le support comptent. Un format supérieur à 50 cm de large, sur toile en bon état, offre en général une meilleure liquidité. Le sujet influence l’intérêt. Les “arrivées”, “sauts d’obstacles”, “trot attelé” et vues de peloton sont recherchés. La datation et la cohérence stylistique avec les années 1920-1930 jouent favorablement pour les scènes hippiques, tandis que le corpus militaire porte une clientèle distincte intéressée par les charges et les uniformes. La signature, la qualité d’exécution, l’homogénéité de surface et la lisibilité des personnages influencent directement la valeur. La provenance et les références d’exposition peuvent entraîner une progression du prix. À l’inverse, des restaurations visibles, des lacunes de couche picturale ou des supports affaiblis limitent la compétition. La saisonnalité des ventes “sporting art” au niveau européen conditionne également les pointes de demande sur ces thématiques.
Analyse technique de la thématique (matériaux, périodes, écoles, caractéristiques)
Thématique. L’hippisme constitue la thématique dominante chez Malespina après 1918, dans le sillage des peintres animaliers et du “sporting art” européen. Matériaux. Huiles sur toile ou sur panneau pour les compositions établies, aquarelles et gouaches pour les formats plus rapides, et estampes pour la diffusion de scènes populaires comme le trot attelé. Périodes. Le passage de la période militaire à la période hippique s’observe nettement dans les ventes. Écoles et cercle. L’artiste se situe dans une tradition française attentive à l’exactitude des postures et à la mise en scène d’épisodes collectifs. Caractéristiques. Composition frontale ou en diagonale sur la piste, mise en place des groupes, contraste entre masses sombres des chevaux et plages claires des terrains. La destination décorative des huiles est fréquente, tandis que les œuvres sur papier répondent souvent à une logique d’étude, de série ou d’illustration.
Marché des enchères: résultats récents et repères de prix
Voici quelques résultats représentatifs, utiles pour situer une valeur d’usage en salle des ventes. Les montants indiqués sont en euros, tels que publiés par les maisons de ventes, et permettent d’apprécier une fourchette réaliste par type d’œuvre.
- Dorotheum, 05 décembre 2016, lot 46. “Trotting Race in the Snow”, huile sur toile, adjugé 2 185 €.
- IVOIRE Nantes, 24 septembre 2019, vente “Tableaux anciens et modernes”, lot 84. “La chute des jockeys”, huile sur panneau, adjugé 240 €.
- IVOIRE Nantes, 29 mars 2022, lot 18. “Aux courses”, lithographie signée et justifiée, adjugé 150 €.
- MILLON Paris, lot 148. “La course de chevaux”, huile sur isorel, adjugé 290 €.
Ces adjudications confirment un spectre de prix étagé selon le médium et la taille. Les huiles sur formats moyens se situent statistiquement au-dessus des œuvres sur papier et des tirages, avec des pointes possibles sur des compositions plus amples ou emblématiques du sujet hippique.
Conclusion
Un Malespina s’estime d’abord par la typologie, la période et l’état. Les huiles à sujet hippique abouti, sur formats confortables, concentrent les meilleurs résultats, tandis que les œuvres sur papier et les estampes fixent des niveaux accessibles. Pour situer précisément la valeur de votre œuvre, tenez compte de la signature, de la cohérence stylistique, du support, de la taille et de la traçabilité. Vous pouvez solliciter une estimation gratuite et confidentielle auprès de Fabien Robaldo afin d’obtenir une fourchette réaliste fondée sur des comparables de ventes documentées.
FAQ
Qui est Louis-Ferdinand Malespina et quelles dates retenir pour sa biographie ?
Peintre et illustrateur français né le 21 juin 1874 à Saint-Nicolas-de-Port. Les sources d’autorité retiennent un décès le 16 août 1949 à Paris. Certaines notices plus anciennes indiquent 1940.
Quels sujets reviennent le plus souvent chez Malespina ?
Les scènes équestres dominent sa production, notamment les courses au trot, le steeple-chase, les arrivées et les obstacles. Des sujets militaires antérieurs à 1918 existent également.
Quels médiums utilise-t-il le plus fréquemment ?
Huile sur toile ou panneau, aquarelle et gouache pour les œuvres sur papier, et estampes ou aquatintes pour des sujets diffusés.
Quel est l’ordre de prix observé pour ses peintures ?
Les huiles documentées aux enchères se situent généralement entre quelques centaines d’euros et environ 2 200 € selon format, sujet, période et état.
Et pour les aquarelles et gouaches ?
Les œuvres sur papier signées se positionnent fréquemment entre 150 € et 600 €, en fonction de la composition, de la taille et de la conservation.
Les estampes de Malespina ont-elles un marché ?
Oui, le marché des estampes existe, avec des adjudications souvent comprises entre 100 € et 380 € pour des sujets de courses.
Quels facteurs influencent le plus la valeur d’une œuvre ?
Typologie, format, état, sujet, signature, période de création, provenance et références d’exposition influencent la valeur.
Les scènes militaires sont-elles recherchées ?
Elles intéressent une clientèle spécialisée. Les sujets hippiques demeurent cependant les plus dynamiques en ventes publiques.
Existe-t-il des œuvres de grand format sur le marché ?
Oui, mais la majorité des pièces rencontrées sont de formats moyens. Les dimensions supérieures renforcent en général l’attractivité.
La présence de la signature est-elle déterminante ?
La signature lisible et cohérente avec l’œuvre favorise l’attribution et la liquidité. L’absence de signature nécessite des comparaisons et une expertise.
Comment préparer une demande d’estimation gratuite ?
Rassemblez des photographies nettes de face et de dos, un détail de la signature, les mesures hors tout et à vue, ainsi que tout document de provenance utile.
À qui m’adresser pour une estimation de mon Malespina ?
Vous pouvez solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. L’analyse s’appuiera sur des comparables récents et des critères objectifs.