Estimation des peintures d’Ethel Carrick-Fox
Introduction
Ethel Carrick-Fox, née en 1872 et active en Europe et en Australie jusqu’en 1952, est aujourd’hui l’une des artistes postimpressionnistes les plus recherchées de la scène australienne historique. Ses peintures de marchés, de jardins et de plages, souvent de format modeste, bénéficient d’une demande solide aux enchères et en exposition. Comprendre le positionnement de ses œuvres, leurs typologies, leurs périodes de création et les facteurs simples qui orientent leur valeur permet d’obtenir une estimation cohérente et documentée. Ce guide présente les repères essentiels avant une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo, en lien avec l’expertise menée aux côtés de MILLON.
Définition et description générale
La production d’Ethel Carrick-Fox couvre principalement des huiles sur toile et sur panneau, accompagnées de dessins, gouaches et lithographies en tirages limités. Les motifs récurrents sont les marchés de fleurs, les scènes de jardins parisiens comme le Luxembourg, les plages du littoral français, ainsi que quelques intérieurs et natures mortes. Les compositions privilégient la scène de plein air et la figure en contexte urbain ou balnéaire.
Les formats fréquemment rencontrés dans les ventes publiques vont d’environ 20 x 25 cm à 46 x 61 cm. Les œuvres de dimensions autour de 26 x 35 cm sont communes dans la bibliographie de l’artiste et dans les catalogues d’enchères. La signature varie, avec des occurrences “Carrick”, “Carrick Fox” ou “CARRICK FOX” selon la période et le support. La présence d’une date, d’une mention de sujet ou d’une étiquette ancienne au revers renforce la traçabilité.
Les œuvres emblématiques incluent les scènes de marché parisien et de Nice, des vues du jardin du Luxembourg, des plages normandes et des natures mortes florales. Ces sujets concentrent une part importante de la demande et constituent des références utiles pour positionner la valeur d’une pièce donnée par comparaison.
Typologies, matériaux, périodes et styles
Typologies de sujets
Marchés de fleurs et de poissons en France et en Méditerranée. Ce corpus est abondant et recherché, avec des variantes titrées comme “Market, Under Trees”, “Flower Market, Nice” ou “Flower Market”. Les scènes sont peuplées de vendeuses, d’acheteuses, d’enfants et de promeneurs.
Jardins parisiens. Les vues du Luxembourg reviennent régulièrement, par exemple “In the Luxembourg Garden” ou “Luxembourg Gardens”. Le thème s’observe sur panneaux et toiles de formats modestes à moyens.
Plages et loisirs. Plusieurs œuvres enregistrent des bords de mer français, parfois titrées “Sur la Plage” ou apparentées à des promenades élégantes, comme “La Promenade”.
Natures mortes et intérieurs. Moins fréquents que les scènes extérieures, ces sujets complètent le corpus, avec des compositions florales ou des vues d’intérieur à la palette structurée.
Matériaux et supports
L’artiste privilégie l’huile sur toile et l’huile sur panneau. Des œuvres sur bois, de petit et moyen formats, sont nombreuses aux enchères. On rencontre également des lithographies et dessins, signés et souvent numérotés pour les impressions. Le cadrage serré, l’efficacité de la touche et la lisibilité du sujet contribuent à l’intérêt du marché pour ces supports.
Périodes et zones géographiques
Autour de 1905-1914. Installation à Paris et production de scènes urbaines et de jardins, souvent centrées sur des promenades et sociabilités publiques.
1919 et années 1920. Retour et séjours prolongés en France, avec une intensification des marchés de fleurs, de Nice et de Paris. Ce segment rassemble plusieurs œuvres phares régulièrement citées.
Années 1930-1940. Poursuite des thèmes précédents, complétés par des intérieurs et compositions florales. Ces périodes assurent une continuité d’atelier et un corpus suivi par les maisons de vente en Australie et en Europe.
Facteurs simples influençant la valeur
Le sujet. Les marchés, les jardins du Luxembourg et les plages françaises alimentent une demande soutenue. À typologie comparable, un marché de fleurs abouti ou une vue du Luxembourg bien composée peut présenter une valeur supérieure à une nature morte secondaire.
La période. Les œuvres datées des années 1906-1911 et celles situées autour de 1919-1926 concentrent souvent l’attention des collectionneurs. La période, corroborée par la documentation, clarifie la position de valeur.
Le format. À qualité et sujet équivalents, une huile de format supérieur se positionne généralement plus haut. Les panneaux d’environ 26 x 35 cm, bien que recherchés, se situent souvent en dessous des grandes toiles.
La signature et les inscriptions. Une signature lisible, une date, un titre manuscrit ou une ancienne étiquette d’exposition renforcent la traçabilité, ce qui impacte positivement la valeur.
La provenance et les expositions. Une provenance claire, des passages documentés en galerie ou en musée et des mentions dans la littérature spécialisée améliorent la lisibilité du marché et la valeur.
Marché de l’art, demande, cote et valeur
Le marché d’Ethel Carrick-Fox est actif en Australie et en Europe. Les adjudications importantes enregistrées à Sydney et Melbourne confirment une base de collectionneurs solide pour les sujets parisiens et méditerranéens. En Europe, des ventes en salle ont également documenté des adjudications significatives, notamment en euros. La cote est soutenue par la rareté relative des grandes toiles, la bonne tenue des panneaux de 26 x 35 cm, et la reconnaissance institutionnelle qui maintient la visibilité du corpus.
Les fourchettes observées aux enchères montrent un écart marqué selon sujet, dimension et période. Les petits panneaux bien composés et signés se situent régulièrement dans une tranche de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros, avec des pics plus élevés pour les sujets iconiques et les toiles de référence. La présence de comparables récents, la documentation et l’attrait du sujet permettent d’argumenter une valeur cohérente pour chaque œuvre examinée.
Les tirages et dessins, notamment les lithographies signées et numérotées, se situent sur une échelle inférieure à celle des huiles. Ils constituent une porte d’entrée accessible au corpus, avec une dynamique de collection différente. Pour une analyse fine, la confrontation directe de l’œuvre et de ses comparables récents est recommandée lors d’une estimation gratuite.
Résultats de ventes vérifiés
La liste ci-dessous illustre des adjudications documentées, avec maison, date, lot et prix en euros. Les titres d’œuvres sont indiqués en italique et guillemets anglais, et en gras.
- Sydney, Sotheby’s Australia, 22 avril 2008, lot 34, “Market, Under Trees”, 609 863 €.
- Bruxelles, Pierre Bergé & Associés, 6 décembre 2010, lot 292, “Paysage d’Inde”, 91 000 €.
- Sydney, Christie’s, 20-21 septembre 2005, lot 48, “La Promenade”, 51 507 €.
- Sydney, Bonhams, 29 août 2023, lot 53, “Still Life”, 13 946 €.
Ces résultats illustrent l’écart de prix entre petits formats en huile, sujets iconiques et grandes toiles. Ils servent de repères pour situer la valeur d’une œuvre au regard de son sujet, format, période et provenance.
Conclusion
Le marché d’Ethel Carrick-Fox est structuré autour de sujets identifiables et de formats récurrents. Les scènes de marché, les vues du jardin du Luxembourg et certaines plages françaises fédèrent l’essentiel de la demande, avec une hiérarchie de prix claire selon période, support et documentation. Pour positionner précisément la valeur d’un tableau, une étude dossier par dossier demeure indispensable. Vous pouvez solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. L’analyse pourra être menée en coordination avec l’équipe de MILLON, afin de consolider les références de comparaison et la documentation utile.
FAQ
Quelle est la période la plus recherchée pour Ethel Carrick-Fox ?
Les périodes autour de 1906-1911 et de 1919-1926 sont fréquemment valorisées pour les sujets de marché, de jardins et de plages, avec une demande soutenue aux enchères.
Les petits panneaux de 26 x 35 cm ont-ils une bonne valeur ?
Oui, ces formats sont courants et recherchés, surtout lorsque le sujet est iconique, la signature lisible et la provenance claire, ce qui soutient leur valeur.
Quels sujets obtiennent les meilleurs prix ?
Les marchés de fleurs, les vues du jardin du Luxembourg et certaines plages françaises concentrent les adjudications élevées, notamment lorsque la composition est aboutie et bien documentée.
Les lithographies signées sont-elles collectionnées ?
Oui, les lithographies et dessins constituent une porte d’entrée plus accessible que les huiles, avec des prix généralement inférieurs mais un intérêt régulier.
Faut-il une provenance détaillée pour une estimation ?
Une provenance claire aide à positionner la valeur et à comparer avec des résultats antérieurs. Elle est recommandée pour une estimation argumentée.
Les œuvres datées ont-elles un avantage ?
Une date renforce la lecture de la période et permet des comparaisons plus précises, ce qui peut améliorer la valeur.
Quelles dimensions sont les plus courantes ?
On rencontre souvent des œuvres entre 20 x 25 cm et 46 x 61 cm, avec de nombreux panneaux autour de 26 x 35 cm.
Peut-on estimer une œuvre à partir de photos ?
Une première lecture par photos est possible. Pour une estimation affinée, l’examen direct et la documentation sont recommandés.
Les œuvres exposées ou publiées valent-elles plus ?
Une mention d’exposition ou une référence bibliographique solide peut soutenir la valeur, toutes choses égales par ailleurs.
Quel rôle joue le support, toile ou panneau ?
À sujet comparable, une toile de plus grand format peut se positionner plus haut qu’un panneau. Le support reste toutefois un facteur parmi d’autres.
Combien de temps prend une estimation ?
Une première réponse est possible sous quelques jours ouvrés après réception des informations essentielles. Un délai supplémentaire peut être nécessaire pour rassembler des comparables pertinents.
Comment demander une estimation gratuite ?
Transmettez des photos recto verso, dimensions, mentions au revers et toute information de provenance. Vous recevrez une estimation gratuite de Fabien Robaldo, en lien avec l’équipe de MILLON.