Estimation des dessins et lithographies d’Albert Dubout aux enchères
Albert Dubout occupe une place reconnue dans l’illustration et le dessin de presse en France. Ses encres, aquarelles et lithographies circulent régulièrement sur le marché. Cette page présente une lecture claire et factuelle des types d’œuvres rencontrées, des critères simples d’évaluation et de la dynamique de la cote en ventes publiques, afin d’orienter une demande d’estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo en lien avec MILLON.
Introduction
Le corpus d’Albert Dubout se compose de dessins originaux publiés dans la presse, d’illustrations pour ouvrages, d’études préparatoires liées à l’affiche et d’un ensemble de lithographies éditées sur plusieurs décennies. Les enchères offrent une visibilité claire sur la valeur des œuvres selon la technique, le sujet et la rareté. Les indications ci-dessous synthétisent les attentes du marché pour les dessins et les lithographies, deux segments recherchés et complémentaires.
Définition et description générale
Par “dessins” de Dubout, on désigne principalement des œuvres à l’encre de Chine, parfois rehaussées à l’aquarelle, destinées à la publication ou à l’édition. Beaucoup portent des annotations, des légendes d’époque ou un lien explicite avec un support imprimé. Les formats varient du petit feuillet au dessin abouti, prêt pour reproduction.
Les “lithographies” regroupent des images tirées en planches sur pierre ou sur plaque, généralement éditées après guerre et jusqu’aux années 1970, chez des ateliers et éditeurs actifs en France. Les tirages sont le plus souvent numérotés ou justifiés, parfois avec un cachet ou une mention d’ayant droit. Ces feuilles circulent en éditions courantes ou en suites organisées autour d’un thème, d’un livre illustré ou d’une série iconique.
Le périmètre de cette page se concentre sur ces deux catégories. Les affiches de cinéma et publicitaires existent parallèlement, mais ne seront évoquées qu’en repère de marché lorsque cela éclaire la valeur des dessins préparatoires et des lithographies.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Dessins originaux
Les dessins publiés constituent un axe fort. On rencontre des encres avec lavis et rehauts d’aquarelle, signatures manuscrites et légendes. Une partie provient d’illustrations de livres ou de la presse satirique et culturelle. Des sujets emblématiques reviennent régulièrement, comme les scènes de foule, la tauromachie, les scènes de plage, les couples, les séries érotiques publiées ou destinées à l’édition, et des études liées au cinéma de Marcel Pagnol.
Les dessins préparatoires pour affiches ou couvertures sont également présents. Certains exemplaires sont référencés dans l’Œuvre intégral d’Albert Dubout et peuvent porter une mention d’ayant droit. La période s’étend des années 1920 aux années 1960 pour l’essentiel, avec un pic d’activité éditoriale au milieu du siècle.
Lithographies et suites éditées
Les lithographies diffusent les thèmes majeurs de Dubout auprès d’un public élargi. Plusieurs ensembles rassemblent des scènes cinématographiques, des chiens, des tauromachies, des vues urbaines ou des motifs humoristiques. Les feuilles peuvent être en noir ou en couleurs, sur papier vélin, parfois montées en portfolio. Certaines séries sont numérotées, d’autres portent seulement un cachet ou une justification d’éditeur. Les formats vont de la petite feuille aux grandes planches d’affiche. Les tirages courants se rencontrent aisément en ventes publiques, ce qui rend la comparaison de prix possible et la valeur plus lisible.
Repères de datation et d’édition
Pour les dessins, les dates manuscrites, la présence d’une légende liée à une parution et la citation d’une bibliographie sont des repères fréquents. Pour les lithographies, la période la plus représentée en ventes correspond aux éditions d’après-guerre jusqu’aux années 1970. Certaines feuilles mentionnent l’atelier d’impression, le tirage, un numéro d’exemplaire ou une signature dans la pierre. Ces éléments contribuent à situer la place de l’œuvre dans la production et à éclairer sa valeur sur le marché.
Facteurs simples influençant la valeur
Technique et degré d’aboutissement
Un dessin à l’encre rehaussé d’aquarelle et destiné à la publication reflète souvent un degré d’aboutissement supérieur à une étude rapide. L’équilibre du trait, la présence d’une légende d’époque et une attribution claire à une parution renforcent la valeur. Les lithographies tirées en petit nombre, avec justification et références éditoriales précises, soutiennent mieux la cote que des tirages tardifs à diffusion large.
Sujet et iconographie
Des sujets identifiés, comme les pages liées à Marcel Pagnol, les séries de foule, les scènes tauromachiques ou les ensembles érotiques publiés, bénéficient d’une demande soutenue. Pour les lithographies, des motifs immédiatement reconnaissables ou des feuilles de grand format séduisent plus largement. La notoriété d’une image, sa reprise dans un ouvrage ou une couverture de revue stabilisent la valeur aux enchères.
Provenance, références et mentions éditoriales
Les indications bibliographiques, une référence dans l’Œuvre intégral, une provenance liée à une collection connue ou un certificat de la famille apportent un cadre utile. Sur une lithographie, la justification de tirage, la signature dans la planche et la mention d’atelier d’impression facilitent l’évaluation et contribuent à la valeur perçue.
Format et présentation éditoriale
Les grands formats aboutis et les suites complètes sont plus recherchés que des épreuves isolées ou des ensembles incomplets. Les portfolios thématiques, quand ils sont cohérents et correctement référencés, favorisent une lecture claire de la valeur par comparaison avec des ventes antérieures.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
Le marché des œuvres sur papier d’Albert Dubout est régulier et documenté. Les dessins publiés, surtout lorsqu’ils sont reliés à une parution précise, dominent la demande en termes de budget. On observe une fourchette allant de quelques centaines d’euros pour des feuilles simples à plusieurs milliers d’euros pour des pièces éditoriales abouties et référencées, avec des pointes au-delà pour des sujets forts ou des œuvres mises en avant par la presse illustrée. Les lithographies se situent majoritairement dans une zone accessible, depuis quelques dizaines d’euros jusqu’à quelques centaines d’euros selon le format, le tirage et la notoriété de l’image. Les ensembles de feuilles, portfolios ou suites thématiques, peuvent dépasser ce palier lorsqu’ils sont complets et correctement identifiés. Ces niveaux reflètent une appétence constante des collectionneurs pour l’humour graphique de Dubout et une grande fluidité des transactions, ce qui facilite l’analyse de la valeur par comparaisons récentes.
La présence régulière de vacations dédiées ou de sections spécifiques en “dessins et œuvres sur papier” dans les catalogues contribue à une transparence des prix. Les résultats publiés permettent de positionner rapidement une œuvre, qu’il s’agisse d’un dessin original lié à une publication ou d’une lithographie de tirage identifié. Cette visibilité aide à cadrer une valeur objective avant toute décision de mise en vente ou de partage d’information patrimoniale.
Résultats de ventes vérifiés
Les exemples ci-dessous illustrent des adjudications récentes et documentées pour des dessins et des lithographies d’Albert Dubout. Les montants sont indiqués en euros.
- ADER, “Ancient and Modern Drawings”, Hôtel Drouot, 8 novembre 2024, lot 174. Dessin encre et aquarelle, 1931, résultat 10 140 €.
- ADER, “Albert Dubout – A Collection”, 27 mars 2025, lot 10. Dessin à l’encre ” “Marius, pour Fanny” “, résultat 1 300 €.
- Tessier & Sarrou, “Albert Dubout – Collection de Monsieur Bestin et à divers”, 25 septembre 2020, lot 184. Dessin aquarelle à sujet érotique, résultat 2 286 €.
- Tessier & Sarrou, “Albert Dubout – Collection de Monsieur Bestin et à divers”, 25 septembre 2020, lot 153. Lithographie “Tous au Lunch”, résultat 64 €.
Ces références montrent la dispersion des prix entre œuvres originales destinées à l’édition et lithographies de diffusion, et offrent un repère utile pour situer la valeur d’une pièce similaire.
Conclusion et estimation
Pour un dessin original, la technique, la relation à une publication identifiée et la bibliographie associée restent déterminantes. Pour une lithographie, la justification de tirage, le format et l’iconographie pèsent sur la valeur. Le marché fournit des comparaisons régulières, ce qui permet d’avancer rapidement une fourchette cohérente avant une prise de décision.
Vous possédez un dessin ou une lithographie d’Albert Dubout et souhaitez une estimation gratuite documentée et confidentielle pour en connaître la valeur actuelle aux enchères. Contactez Fabien Robaldo en lien avec MILLON pour une analyse fondée sur les références de ventes publiques les plus pertinentes.
FAQ
Comment reconnaître un dessin original d’Albert Dubout par rapport à une lithographie?
Un dessin présente un tracé à l’encre, parfois des rehauts d’aquarelle, et des indices éditoriaux comme une légende manuscrite ou une référence de publication. Une lithographie est un tirage imprimé, souvent justifié ou numéroté, avec mention d’atelier ou d’éditeur.
Quels sujets de Dubout sont le plus souvent recherchés aux enchères?
Les scènes liées à Marcel Pagnol, les foules, la tauromachie, les séries de couples et les planches érotiques publiées sont des thématiques suivies par les collectionneurs.
Une référence bibliographique influence-t-elle la valeur?
Oui. Une mention précise dans l’Œuvre intégral, une parution identifiée ou une bibliographie renforce la traçabilité et soutient la valeur marchande.
Les lithographies signées dans la planche valent-elles plus que les tirages non justifiés?
À sujet et format comparables, une justification claire de tirage et une signature dans la planche ou une mention d’atelier apportent un avantage de valeur sur des tirages non identifiés.
Les dessins préparatoires pour affiches sont-ils recherchés?
Oui. Lorsqu’ils sont identifiables et liés à une affiche connue ou à une publication, ces dessins soutiennent bien leur prix aux enchères.
Quel est l’ordre de grandeur de prix pour une lithographie courante?
Les lithographies se situent fréquemment entre quelques dizaines et quelques centaines d’euros selon le format, le tirage et l’iconographie.
Qu’est-ce qui peut faire monter un dessin au-delà de 5 000 €?
Une publication majeure, une iconographie emblématique, une aquarelle aboutie, une provenance claire et une forte visibilité éditoriale sont des facteurs qui tirent la valeur vers le haut.
Un certificat familial ou d’ayant droit joue-t-il sur la valeur?
Un certificat crédible facilite l’attribution et la reconstitution du parcours éditorial de l’œuvre, ce qui favorise sa valeur de marché.
Les suites complètes de lithographies sont-elles mieux valorisées que des feuilles isolées?
Oui. À caractéristiques égales, une suite complète et homogène suscite une demande plus forte qu’un lot de feuilles disparates.
Les résultats de ventes étrangères ont-ils un impact sur la cote en France?
Le marché est principalement animé en France pour Dubout, mais toute adjudication marquante documentée sert de repère complémentaire.
Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo?
Transmettez des photos, dimensions et informations d’édition. Fabien Robaldo reviendra avec une estimation gratuite fondée sur des comparaisons de ventes publiques.
La mise en vente est-elle possible après l’estimation?
L’estimation vise à positionner la valeur aux enchères. La suite du processus se décide au cas par cas après analyse du dossier avec les interlocuteurs dédiés.