Estimation Louis Finson (v.1575-1617)

Portrait de Fabien Robaldo, expertise partout en France

Estimation Louis Finson (v.1575-1617) – peintre caravagesque

Louis Finson est un peintre flamand actif entre l’Italie, la France et les Pays-Bas au début du XVIIe siècle. Son œuvre intéresse les collectionneurs pour son rôle dans la diffusion du caravagisme à Naples et en Provence. Les adjudications de peintures autographes montrent une fourchette serrée en haut de marché, avec des records récents en salle. Cette page présente des repères clairs pour comprendre la valeur de ses œuvres et situer leur position sur le marché des enchères.

Pour obtenir une estimation gratuite et argumentée d’une œuvre de Louis Finson, contactez Fabien Robaldo au sein de MILLON. Une analyse sur pièces permet de qualifier l’attribution, la datation et la provenance, déterminants majeurs de la valeur aux enchères.

 

Domaines artistiquesPrix / Valeur / Cote
PeintureDe 271 400 € à 420 000 € observés en ventes publiques pour des œuvres autographes

 

Biographie factuelle

Louis Finson naît à Bruges autour de 1575-1580 dans une famille de peintres. Il se forme d’abord auprès de son père, puis part en Italie vers 1600. Il séjourne à Rome, puis surtout à Naples, où il s’approprie les innovations de Caravage.

Entre 1606 et 1612, il travaille et commerce des tableaux à Naples. Il est documenté aux côtés d’Abraham Vinck. Son itinérance le conduit ensuite en Provence et à Marseille, puis à Aix, Arles et Paris autour de 1613-1615. Il revient dans les Pays-Bas au milieu des années 1610 et meurt à Amsterdam en 1617.

Finson tient un rôle de relais du caravagisme vers l’espace franco-flamand. Sa production combine un registre religieux dominant avec quelques sujets allégoriques. Sa signature varie, souvent latinisée, et certains sujets existent en plusieurs versions, parfois autographes, parfois d’atelier ou de cercle.

 

Style de l’artiste

Le style de Louis Finson est marqué par l’adoption du clair-obscur hérité de Caravage. Les compositions privilégient des figures à mi-corps ou de grand format avec une source lumineuse dirigée. La palette reste contenue, au service de la lisibilité du sujet. Les gestes et les regards structurent la narration religieuse.

On observe également des résurgences de maniérisme nordique dans certains visages et draperies. L’ensemble reste néanmoins orienté vers un naturalisme dramatique, caractéristique des années 1605-1615 à Naples et de l’essor caravagesque en Europe du Nord.

 

Techniques, matériaux, périodes

Finson peint principalement à l’huile sur toile. Des panneaux existent pour quelques sujets, notamment des scènes bibliques. Les dimensions varient du format moyen au grand format d’autel. Les signatures sont souvent latines, du type “Lodovicus Finsonius” ou variantes.

La période napolitaine autour de 1606-1612 est la plus recherchée. Elle comprend des sujets religieux majeurs et des allégories comme les éléments. La période provençale et parisienne poursuit cette veine avec des compositions proches, souvent répétées en plusieurs versions. Les années finales aux Pays-Bas sont moins documentées mais confirment la diffusion du caravagisme au nord des Alpes.

 

Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants

 

Typologies échangées

Le marché porte surtout sur des peintures religieuses autographes à l’huile sur toile. Les allégories et scènes de l’Ancien Testament apparaissent plus ponctuellement. Les œuvres d’atelier, de cercle ou “attribuées à” circulent aussi, avec une valeur plus basse et une dispersion plus large entre places de vente européennes.

 

Facteurs de valeur

La qualité d’exécution et l’autographie sont déterminants. Une œuvre signée, datée et bien documentée obtient une prime notable. Le sujet influe également sur la demande, avec un intérêt fort pour les saints martyrs, les scènes bibliques à figures monumentales et les allégories liées à la période napolitaine. La provenance, la présence d’expositions et la littérature savante renforcent la valeur. Le format, l’état de conservation historique et la rareté sur le marché jouent enfin un rôle direct dans le niveau d’adjudication.

 

Tendances de cote

Les adjudications récentes confirment l’attractivité des œuvres phares de la période napolitaine. Les résultats supérieurs à 250 000 € se concentrent sur des compositions majeures avec attribution solide et documentation. Les œuvres de moindre format, ou de statut “attribué à” ou “cercle de”, montrent une dispersion de prix importante, souvent en deçà des six chiffres, selon la solidité des notices et l’état.

 

Fourchettes de prix observées

Pour des peintures autographes, les fourchettes récentes se situent entre 271 400 € et 420 000 €. Les niveaux inférieurs concernent des variantes, des versions d’atelier ou des œuvres d’entourage. Les maisons de ventes actives sur ce segment sont situées à Paris, Amsterdam, Vienne et d’autres places européennes.

 

Analyse technique de la thématique: matériaux, périodes, écoles, caractéristiques

Matériaux et supports. L’artiste privilégie l’huile sur toile, parfois sur panneau. Les couches picturales montrent un travail de modelé au service des effets de clair-obscur. Les formats varient, avec une préférence pour des dimensions aptes à un impact visuel marqué. La préparation et les vernis historicisés peuvent différer selon les remaniements et les restaurations anciennes.

Périodes et écoles. La période napolitaine constitue le socle stylistique principal, appuyé par la fréquentation de Caravage et des cercles actifs à Naples. La circulation vers Marseille, Aix et Paris nourrit la diffusion du caravagisme en France. Les échos nordiques persistent dans certains détails de facture, témoignant de la formation flamande.

Caractéristiques d’attribution. La présence d’une signature latinisée, la récurrence de certains schémas de composition et le traitement de la lumière servent d’indices, complétés par des comparaisons avec les versions connues et les œuvres documentées. La bibliographie spécialisée et les notices de vente contribuent à affiner les concordances, tout en distinguant les œuvres autographes des productions d’atelier ou de cercle.

 

Marché des enchères

  • Paris, Hôtel Drouot, Ader, 18 juin 2025, lot 4, “Saint Sébastien”, 416 000 €.
  • Vienne, Dorotheum, 24 avril 2018, Old Master Paintings, lot 91, “Saint Sebastian”, 271 400 €.
  • Amsterdam, Sotheby’s, 10 mai 2005, Old Master Paintings, lot 92, “An allegory of the four elements”, 420 000 €.

 

Conclusion

Les adjudications récentes confirment l’intérêt pour les peintures autographes de Louis Finson, en particulier celles liées à la période napolitaine. La consolidation documentaire, la qualité de la composition et la visibilité muséale sont les principaux moteurs de valeur. Pour situer précisément une œuvre et obtenir une estimation gratuite, prenez contact avec Fabien Robaldo chez MILLON. Un examen sérieux des éléments historiques et stylistiques permet d’établir une valeur cohérente avec le marché actuel.

 

FAQ

Comment reconnaître une œuvre autographe de Louis Finson ?

La reconnaissance repose sur l’attribution par spécialistes, la présence éventuelle d’une signature latinisée, la comparaison avec des œuvres documentées et une bibliographie solide.

Quelles périodes de Finson sont les plus recherchées ?

Les années napolitaines autour de 1606-1612 sont les plus demandées, suivies des œuvres réalisées en Provence et à Paris.

Quels sujets obtiennent les meilleurs résultats ?

Les sujets religieux majeurs et certaines allégories liées au caravagisme obtiennent les adjudications les plus élevées.

Quelle est l’influence de la provenance sur la valeur ?

Une provenance claire, d’anciennes collections réputées ou des expositions muséales renforcent la confiance et la valeur.

Un certificat d’expertise est-il nécessaire ?

Oui, un dossier argumenté et signé par un spécialiste crédible est déterminant pour la valeur et la réussite aux enchères.

Les œuvres “attribuées à” Finson se vendent-elles bien ?

Oui, mais la fourchette est plus large et souvent inférieure aux autographes, selon la qualité et la documentation.

La taille du tableau influe-t-elle sur le prix ?

Le format peut influer, mais la qualité d’exécution, le sujet et l’autographie priment dans la formation de la valeur.

Quel rôle joue l’état de conservation ?

Il impacte la liquidité et la valeur, sans constituer une section d’analyse dédiée ici. Les restaurations anciennes doivent être prises en compte dans l’expertise.

Peut-on comparer Finson à d’autres caravagesques ?

Oui, mais chaque peintre a des traits distinctifs. Les comparaisons servent surtout à étayer l’attribution et la datation.

Où voit-on passer les meilleures œuvres de Finson ?

Principalement à Paris, Amsterdam et Vienne, avec des ventes remarquées dans les grandes maisons européennes.

Quel budget prévoir pour une peinture autographe de Finson ?

Les adjudications récentes situent les meilleures œuvres dans une fourchette de 271 400 € à 420 000 €.

Comment obtenir une estimation gratuite ?

Transmettez des photos nettes, dimensions, détails de signature et provenance à Fabien Robaldo chez MILLON pour une estimation gratuite.

Nos domaines d'expertises :

Domaine d'expertise : Bijoux
Bijoux anciens et modernes
Domaine d'expertise : vins
Vins et spiritueux
Domaine d'expertise : montres
Montres de collections
Domaine d'expertise : estimation livres
Livres et manuscrits
illustration icone domaines d'expertise tableau bordeaux
Tableaux anciens, modernes, contemporains
Domaine d'expertise : Timbre poste
Timbres-Poste et cartes postales
Domaine d'expertise : Laques & Peintures
Laques et peintures vietnamiennes
Domaine d'expertise : Monnaie
Pièces de monnaies
Domaine d'expertise : Art Asie
Art d'Asie et d'Orient
Domaine d'expertise : Art Contemporain
Art Contemporain
Domaine d'expertise : Verreries
Verreries Gallé, Daum, Lalique
Domaine d'expertise : Instruments
Violons, violoncelles et archets
Domaine d'expertise : Mobilier
Objets et mobiliers Arts Décoratifs
Domaine d'expertise : Jouets Anciens
Jouets anciens et automates

Notre partenaire commissaire-priseur