Estimation Michele Bisi (1788-1874) – dessins et œuvres sur papier
Michele Bisi est un dessinateur, graveur et peintre italien actif au XIXe siècle. Formé dans le milieu lombard et proche de l’entourage d’Andrea Appiani et de Giuseppe Longhi, il laisse une production importante d’études à la mine, à la plume, d’aquarelles et de planches gravées. Ses feuilles mêlent sujets historiques, allégories, portraits et études académiques.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Dessins de figure et études académiques sur papier | 200 € – 400 € |
| Gravures et suites gravées liées à Appiani et au cercle lombard | 150 € – 2 400 € |
Biographie factuelle
Né à Gênes en 1788, Michele Bisi s’installe et travaille à Milan. Il est actif comme dessinateur, graveur et peintre. Il collabore étroitement avec les milieux de l’Académie de Brera. Il participe à la publication d’œuvres de référence et grave des compositions d’après Andrea Appiani. Plusieurs albums réunissant ses feuilles circulent dès le XIXe siècle. Les sources divergent sur l’année du décès, 1874 ou 1875, les notices biographiques retiennent majoritairement 26 décembre 1874 à Milan.
Style de l’artiste (objectif, non-poétique)
Le dessin est structuré, avec un tracé ferme et un cadrage souvent pensé pour la translation vers l’estampe. Les études montrent un travail préparatoire précis, parfois quadriillé pour le report. Les portraits à l’aquarelle restent descriptifs, sans effets superflus. Les sujets historiques et allégoriques s’inscrivent dans un langage néoclassique, lisible et calibré pour l’édition. Les valeurs et ombres sont posées par hachures, lavis ou aquarellures grises.
Techniques, matériaux, périodes
Dessins à la mine et à la plume
Feuilles à la mine de plomb, parfois rehaussées à l’encre brune ou noire. Supports courants : papier vergé, papier de report ou papier huilé/transparent dans le cadre de mises au carreau. Les feuilles d’atelier montrent souvent un quadrillage ou des repères d’agrandissement.
Aquarelles et études finies
Aquarelles de portraits ou de scènes, au contour net, posées sur papier, avec lavis sobres et rehauts limités. L’intention reste illustrative et documentaire.
Gravures et collaborations éditoriales
Planches gravées d’après Appiani et autres maîtres lombards. Suites publiées chez des éditeurs milanais, tirages en plusieurs états, circulations en portfolios. Ce versant imprimé constitue une part importante de son activité et irrigue le marché des œuvres sur papier.
Analyse du marché : typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies rencontrées
Études académiques de nu et de figure, feuilles allégoriques, scènes historiques, portraits à l’aquarelle, dessins préparatoires quadriillés, gravures isolées et suites complètes liées à Appiani. Les albums anciens, lorsqu’ils apparaissent, sont souvent disloqués et les feuilles dispersées à l’unité.
Niveau de prix observé
Pour les dessins isolés, les adjudications documentées restent modestes lorsqu’il s’agit d’études préparatoires, avec une amplitude courte. Les suites gravées complètes ou les ensembles éditoriaux liés à Appiani peuvent atteindre des montants supérieurs grâce à l’intérêt bibliophilique et historique. Les aquarelles de portraits avec provenance claire peuvent se situer au-dessus des simples études, mais la dispersion récente montre peu de résultats publics disponibles.
Facteurs de valeur
Attribution sécurisée et inscriptions d’époque. Qualité du sujet : portraits identifiables, scènes historiques complètes, feuilles d’exposition. État de conservation du papier et fraîcheur des lavis. Présence de cachets d’institutions ou d’albums de référence. Rareté des suites gravées complètes en bon état. Provenance et documentation d’édition renforcent la demande.
Analyse technique de la thématique : matériaux, périodes, écoles, caractéristiques
Le dessin de Bisi s’inscrit dans l’école lombarde de la première moitié du XIXe siècle. Matériaux dominants : mine de plomb, plume et encre brune/noire, lavis gris, aquarelle, papiers de report. Caractéristiques fréquentes : mises au carreau, rectifications localisées, variantes collées ou calques pour les figures, indiquant un processus orienté vers la publication gravée. Les sujets allégoriques et historiques suivent des modèles néoclassiques en usage à Milan, notamment autour d’Appiani et de l’Académie de Brera.
Marché des enchères : résultats récents et documentés
- Sant’Agostino Casa d’Aste, Turin, Asta 216, Lot 12, “Nudo maschile di schiena”, technique mixte sur papier, vendu 200 € + frais.
- Il Ponte, Milan, Asta 500, Lot 213, “I fasti di Napoleone”, recueil complet de 35 planches gravées d’après Appiani par Giuseppe Longhi, Giuseppe Rosaspina, Giuseppe Benaglia et Michele Bisi, adjugé 2 400 € frais inclus.
- MILLON, Riviera, vente “More than unique: sale of prints”, Lot 1, gravure d’après Appiani mentionnant la série exécutée par Giuseppe Longhi et Michele Bisi, vendu 150 €.
Conclusion
Le corpus dessiné de Michele Bisi reste recherché par un public spécialisé. Les études académiques se négocient à des niveaux mesurés, tandis que les ensembles gravés liés au cycle napoléonien d’Appiani soutiennent de meilleurs prix. Pour situer précisément la valeur d’un dessin, il faut valider l’attribution, qualifier le sujet, vérifier l’état et la provenance, et confronter l’œuvre aux albums et suites connus. Pour une estimation gratuite et documentée de vos dessins de Michele Bisi, contactez Fabien Robaldo.
FAQ
Comment reconnaître un dessin authentique de Michele Bisi ?
Vérifiez la technique, la mise au carreau, les inscriptions, et comparez avec des feuilles conservées à Milan. La cohérence stylistique et les pratiques de report sont déterminantes.
Quelle période est la plus recherchée pour ses dessins ?
Les années de pleine activité à Milan, avec des études préparatoires abouties et des sujets historiques liés à l’édition gravée, suscitent davantage d’intérêt.
Les aquarelles de portraits sont-elles plus cotées que les études académiques ?
Oui, lorsqu’elles sont identifiées, datées et en bon état, elles se situent généralement au-dessus des études de nu ou d’essai.
Les mises au carreau diminuent-elles la valeur ?
Non, elles documentent le processus de travail. Bien conservées, elles renforcent l’intérêt historique et peuvent soutenir la valeur.
Les suites gravées associées à Appiani influencent-elles le marché des dessins ?
Indirectement. Elles confirment l’importance éditoriale de Bisi et entretiennent la demande pour ses études préparatoires et feuilles liées.
Quelles dimensions de feuilles rencontre-t-on le plus souvent ?
Des formats moyens adaptés à l’étude et au report, parfois sur papier de calque ou papier vergé, compatibles avec la gravure.
Une provenance d’album du XIXe siècle change-t-elle la donne ?
Oui. Une provenance d’album identifié accroît l’intérêt, la traçabilité et la confiance des acheteurs.
Les restaurations de papier impactent-elles le prix ?
Oui. Déchirures, rousseurs étendues ou comblements visibles peuvent réduire l’attractivité et le niveau d’adjudication.
Existe-t-il des faux courants pour Bisi ?
Les faux sont rares. Les confusions concernent plutôt l’attribution au sein de la famille Bisi ou du cercle lombard. Un examen stylistique reste utile.
Quels sujets fonctionnent le mieux en vente ?
Portraits identifiés, scènes complètes, feuilles en lien direct avec des gravures publiées, et études lisibles de figures féminines.
Comment préparer une demande d’estimation ?
Fournissez photos recto-verso, détails des inscriptions, mesures, technique, historique de propriété et toute documentation disponible.
Quel est le délai moyen pour une estimation ?
En général sous quelques jours ouvrés, selon la complexité du dossier et la disponibilité des informations.