Estimation et cote de James Ward sur le marché de l’art
James Ward RA 1769-1859 est une référence de la peinture britannique du tournant des 18e et 19e siècles. Sa production couvre la peinture d’animaux, les scènes rurales et de vastes paysages. Cet article présente une vue d’ensemble factuelle de sa présence sur le marché de l’art, des typologies d’œuvres disponibles et des critères simples qui influencent leur valeur. Il propose aussi quelques résultats de ventes récents et documentés afin d’illustrer des niveaux de prix observés. Pour toute pièce attribuée à James Ward, une estimation gratuite par Fabien Robaldo est possible.
Les informations qui suivent sont rédigées dans une perspective de marché. Elles n’incluent pas d’analyse technique et ne constituent pas un avis d’authenticité. Elles permettent de situer une œuvre de James Ward dans son contexte de production et de circulation sur le marché public.
Introduction
Peintre et graveur formé à la mezzotinte, James Ward est élu Royal Academician en 1811. Il développe un répertoire dominé par les représentations équines et bovines, mais aussi par des paysages d’ampleur et quelques sujets allégoriques. Sur le marché de l’art, sa cote repose sur des originaux peints, des dessins et une abondante production gravée. Les adjudications significatives restent portées par les peintures à l’huile, en particulier les sujets animaliers aboutis ou les grands paysages des années 1803-1820. Les dessins et épreuves gravées constituent un second marché plus accessible.
La demande internationale reste régulière, principalement au Royaume-Uni et aux États-Unis, avec une visibilité soutenue dans les ventes Old Masters et British Pictures. Les maisons anglo-saxonnes publient des résultats de référence. En France et en Europe continentale, la présence est plus intermittente mais stable, avec une audience de collectionneurs sensibles à l’art équestre. Les ventes de MILLON et d’autres opérateurs européens alimentent cette visibilité régionale.
Définition et description générale
La production de James Ward se répartit entre huiles sur toile et sur panneau, dessins préparatoires et feuilles autonomes, et gravures en mezzotinte. Les œuvres majeures sont les huiles signées ou monogrammées JWard RA ou JWR RA, datées pour la plupart entre 1800 et 1840. Les formats varient du petit panneau à des compositions monumentales. L’iconographie la plus recherchée regroupe les portraits de chevaux, les taureaux et bovidés en plein air, des scènes cynégétiques et quelques paysages panoramiques influencés par Rubens.
Les gravures, issues de son activité d’atelier, sont répertoriées en séries ou planches isolées. Elles documentent la diffusion de ses modèles et le goût pour l’animal painting au début du 19e siècle. Les dessins, à la pierre noire, à la plume ou au lavis, relèvent d’un marché distinct, prisé pour l’étude du mouvement et l’observation naturaliste.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Peintures à l’huile
Les huiles sur toile ou sur panneau forment le cœur de la demande. Les sujets animaliers avec un cheval identifié, un taureau en action ou un groupe de bêtes dans un paysage dégagé concentrent les prix élevés. Les grands paysages datés autour de 1805-1815, parfois conçus en pendant, demeurent des jalons recherchés. La présence d’une signature lisible et d’une date contribue à la liquidité.
Dessins
Les dessins d’études de chevaux, de bovidés et de chiens témoignent de la méthode de Ward. Ils intéressent un public d’amateurs spécialistes. Les feuilles abouties avec inscriptions ou notes d’atelier et les études en relation directe avec une peinture connue sont privilégiées.
Gravures
L’œuvre gravé en mezzotinte et en taille-douce est bien diffusé. Les tirages d’époque, les épreuves avant la lettre ou portant une dédicace éditoriale sont les plus recherchés. Ce segment présente des prix unitaires modérés par rapport aux peintures.
Périodes et orientations stylistiques
Les années 1803-1815 marquent un tournant vers de vastes paysages et des compositions ambitieuses. La décennie 1810-1820 concentre des portraits de chevaux et de chiens particulièrement aboutis, souvent commandés. Les années 1830 livrent des variations plus tardives sur des thèmes animaux et quelques sujets de genre. Globalement, la facture énergique et les constructions héritées de Rubens caractérisent la période la plus prisée.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet : Les chevaux de profil en paysage, les grands taureaux et les scènes cynégétiques équilibrées soutiennent des niveaux de prix supérieurs. Les paysages panoramiques signés et datés autour de 1805-1815 bénéficient d’une préférence durable.
Format : À sujet équivalent, un format important entraîne une prime. Les panneaux de petit format restent plus abordables, tandis qu’un grand paysage peut atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros selon la qualité.
Signature et datation : Une signature claire, un monogramme RA et une date lisible facilitent l’attribution et renforcent la confiance des acheteurs. Les mentions d’atelier ou les initiales cohérentes avec l’usage de l’artiste sont positives.
Provenance et expositions : Une provenance continue, un passage ancien dans une collection reconnue ou une exposition historique documentée créent des repères de marché. La littérature d’époque et les catalogues raisonnés citant l’œuvre agissent comme des atouts.
Type d’œuvre : Les huiles abouties mènent la cote. Les dessins préparatoires suivent une logique propre. Les gravures constituent un marché de diffusion, avec des prix d’entrée accessibles pour des sujets appréciés.
Marché de l’art, demande, cote, valeur
Le marché de James Ward est international, avec un pôle historique à Londres et une clientèle active en Amérique du Nord. Les maisons de ventes généralistes intègrent ses œuvres dans des vacations Old Master Paintings, British Pictures ou 19th Century European Art. La liquidité reste élevée pour les huiles en bon format, sujet fort et bonne documentation. Les niveaux de prix observés confirment une hiérarchie nette entre les grandes huiles, les panneaux plus modestes, les dessins et l’œuvre gravé.
Pour les peintures, la fourchette va classiquement de quelques dizaines de milliers d’euros pour des sujets animaliers de format moyen jusqu’à des centaines de milliers d’euros pour des compositions majeures avec provenance et bibliographie. Les paysages panoramiques emblématiques et les scènes animalières de grande taille ont déjà dépassé le seuil des 200 000 euros dans des ventes londoniennes de référence. Les dessins se positionnent généralement dans des fourchettes de quelques milliers d’euros, selon l’achèvement, le sujet et le lien avec une peinture connue. Les gravures se négocient la plupart du temps à des niveaux inférieurs, avec des écarts selon la rareté des états.
Les acheteurs actuels privilégient la lisibilité du sujet, l’authenticité de la signature, des dimensions confortables et une documentation suffisante. Les variantes tardives ou d’atelier, les compositions de petit format ou de sujet plus anecdotique trouvent leur public à des niveaux de prix adaptés. L’offre reste sélective, avec des pics d’enchères pour des œuvres iconiques ou revenant sur le marché après une longue période en collection.
Résultats de ventes vérifiés
Les adjudications ci-dessous illustrent des niveaux de prix publics pour des œuvres de référence de James Ward. Les prix sont indiqués en euros conformément aux informations publiées ou aux conversions documentées par les bases de résultats.
“A terrier, stoat and dead rabbit in a rocky landscape”, huile sur panneau, Londres, Christie’s, 23 novembre 2005, British Pictures 1500-1850, lot 75 – 752 192,71 €.
“A view of Somersetshire from Fitzhead, the Seat of Lord Somerville”, huile sur panneau, Londres, Christie’s, 6 décembre 2018, Important Old Master Paintings from the Eric Albada Jelgersma Collection, lot 28 – 222 817,74 €.
“A view in Somersetshire from Fitzhead, the Seat of Lord Somerville”, huile sur panneau, Londres, Christie’s, 3 juillet 2012, Old Master and British Paintings Evening Sale, lot 61 – 230 863,78 €.
Ces exemples confirment la prime accordée aux compositions abouties, au sujet emblématique et à la documentation complète. Ils offrent un repère de marché utile, à confronter au cas par cas selon le format, le sujet, la période et la provenance de chaque œuvre expertisée.
Conclusion
Si vous possédez une peinture, un dessin ou une gravure de James Ward, une expertise adaptée du sujet, du format, de la période et de la provenance permet de définir une valeur réaliste et actuelle. Pour situer précisément votre œuvre dans la cote de l’artiste, contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite. Notre approche croise les données publiques d’adjudications en Europe et aux États-Unis, les références bibliographiques et les archives de collections. Nous intervenons en toute indépendance, avec un dossier clair et utilisable auprès des différents acteurs du marché, y compris les maisons de ventes telles que MILLON.
Envoyez des visuels, dimensions, technique, inscriptions éventuelles et toute information de provenance disponible. Une première orientation est donnée rapidement, suivie d’une analyse documentaire si nécessaire. Cette démarche vous permet d’anticiper la stratégie la plus pertinente pour votre œuvre de James Ward.
FAQ
Qui était James Ward RA et quels sont ses sujets de prédilection ?
Peintre et graveur britannique actif de 1769 à 1859, il est connu pour ses portraits de chevaux, ses taureaux et ses paysages d’ampleur. Ses huiles animalières abouties portent la cote la plus élevée.
Quelles œuvres de James Ward concentrent aujourd’hui la plus forte valeur ?
Les grandes huiles sur toile ou panneau signées et datées, au sujet équestre ou bovin emblématique, et les paysages panoramiques des années 1805-1815.
Les gravures de James Ward sont-elles recherchées ?
Oui, mais à des niveaux de prix inférieurs aux peintures. Les épreuves anciennes bien identifiées, avant la lettre ou dédiées, sont privilégiées.
Quelle fourchette de prix peut-on attendre pour une peinture de format moyen ?
Selon le sujet, la signature et la provenance, une huile équilibrée peut atteindre de quelques dizaines à plus de cent mille euros. Les compositions majeures dépassent ces niveaux.
Les dessins de James Ward ont-ils un marché actif ?
Oui. Les études d’animaux ou feuilles liées à une peinture connue se vendent régulièrement, avec des prix corrélés à l’achèvement et au sujet.
Une signature “JWard RA” ou “JWR RA” influence-t-elle la valeur ?
Une signature et une date lisibles sont positives. Elles facilitent l’attribution et renforcent la confiance des acheteurs.
La provenance joue-t-elle un rôle déterminant ?
Oui. Une provenance continue, une exposition historique ou une mention dans la littérature spécialisée soutiennent la cote.
Où passent les œuvres de James Ward en ventes publiques ?
Principalement à Londres et à New York dans des ventes Old Masters et British Pictures. Des passages ont lieu plus ponctuellement en Europe continentale.
Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?
Transmettez des photos nettes, dimensions, technique, inscriptions et informations de provenance. Un premier avis indicatif est communiqué rapidement.
Faut-il un certificat pour vendre une œuvre de James Ward ?
Un dossier documentaire clair est recommandé. Selon le cas, une expertise écrite peut être proposée après étude.
Pourquoi certaines œuvres atteignent-elles plusieurs centaines de milliers d’euros ?
La combinaison d’un sujet iconique, d’un grand format, d’une signature datée, d’une provenance solide et d’un historique d’exposition crée une prime.
En quoi l’analyse de marché menée par Fabien Robaldo est-elle utile ?
Elle positionne précisément votre œuvre dans la cote actuelle de James Ward et oriente la stratégie adaptée, en s’appuyant sur des résultats vérifiés et une lecture objective des comparables.