Marché de l’art et résultats d’adjudication pour François Dumont
François Dumont, actif entre le dernier quart du XVIIIe siècle et les premières décennies du XIXe siècle, occupe une place reconnue dans l’histoire du portrait en miniature en France. La demande pour ses œuvres se structure autour d’un corpus abondant, signé et attribué, qui alimente régulièrement les ventes aux enchères spécialisées en portraits miniatures et arts du XVIIIe siècle. Ce panorama présente les paramètres du marché, les typologies rencontrées, les facteurs simples influençant la valeur, ainsi qu’une sélection récente et vérifiée de résultats d’adjudication en euros.
Définition et description générale
Peintre miniaturiste né à Lunéville en 1751 et mort à Paris en 1831, François Dumont est recherché pour ses portraits de personnalités de la cour et de la société civile. Ses miniatures, le plus souvent exécutées à la gouache ou à l’aquarelle sur ivoire, se présentent en formats ovales ou ronds compris généralement entre 4 et 8 cm, parfois intégrées à des boîtes, bijoux ou montures diverses. Les œuvres datées couvrent les décennies 1770 à 1810, avec une production marquée par les années pré-révolutionnaires, révolutionnaires, puis impériales et de la Restauration.
Les miniatures portent fréquemment la signature “Dumont” ou “Dumont f.”, parfois suivie d’une date en “an” du calendrier révolutionnaire. Les effigies privilégiées sont des bustes ou demi-bustes tournés de trois-quarts, aux fonds neutres ou à ciel nuageux. L’artiste exécute des portraits individuels et, plus rarement, des paires ou doubles portraits. Une part du corpus est montée en cerclages de métal doré, laiton, ou intégrée dans des bonbonnières et médaillons.
Typologies, matériaux, périodes et styles
Typologies rencontrées
On rencontre principalement des portraits isolés de femmes, d’hommes et de jeunes gens, en buste, ainsi que quelques paires de portraits. Des miniatures intégrées à des objets d’apparat apparaissent épisodiquement sur le marché, notamment des couvercles de boîtes ou des bijoux. Les miniatures en paire ou associées par un lien familial documenté suscitent un intérêt soutenu.
Matériaux et supports
Le support est majoritairement l’ivoire, peint à l’aquarelle ou à la gouache. Les montures d’époque varient du simple cerclage en métal doré aux encadrements plus ouvragés. Des boîtes en écaille ou en pomponne peuvent recevoir une miniature signée, ce qui crée un ensemble recherché et cohérent.
Périodes et styles
La production antérieure à 1790 attire les collectionneurs pour sa place au sein de la sociabilité aristocratique. Les années 1790 offrent des effigies en contexte révolutionnaire, parfois datées en “an”. La période Consulat-Empire privilégie des portraits à la présentation plus officielle. La Restauration prolonge ces usages, tout en conservant l’économie de moyens propre à la miniature.
Facteurs simples influençant la valeur
Plusieurs critères contribuent à la valeur d’une miniature de François Dumont. L’identification précise du modèle est déterminante, en particulier lorsqu’il s’agit d’une personnalité de l’Ancien Régime, de la Révolution, de l’Empire ou d’un proche entourage de la cour. La présence d’une signature et, le cas échéant, d’une date renforce la lisibilité du lot et sa liquidité.
Le format et la qualité d’exécution jouent un rôle direct, tout comme l’homogénéité du modelé des chairs et la subtilité des carnations, souvent appréciées chez Dumont. Les œuvres montées en objets d’art, comme une bonbonnière d’époque, présentent un double attrait, artistique et décoratif, dont l’impact se retrouve dans les adjudications. La rareté d’un sujet, l’existence d’un pendant, une provenance documentée ou une mention bibliographique dans un catalogue raisonné contribuent également à la valeur.
Les éléments réglementaires propres au support ivoire interviennent sur la circulation des œuvres et la fluidité des transactions en Europe. Les indications de conformité et de libre circulation au sein de l’Union européenne, lorsque présentes, rassurent les acteurs du marché et soutiennent la valeur d’échange.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
Le marché de François Dumont reste actif et international, avec une base de collectionneurs attentive aux portraits datés, signés et bien documentés. En France, les ventes spécialisées en miniatures et arts des XVIIIe et XIXe siècles affichent une activité régulière. Les adjudications se concentrent le plus souvent dans une fourchette d’entrée située autour de quelques milliers d’euros pour un portrait isolé de bon niveau, tandis que des lots exceptionnels, par le sujet ou la provenance, peuvent atteindre des montants nettement supérieurs.
L’attrait est renforcé par la dimension historique des effigies et par la possibilité d’acquérir des exemples représentatifs du goût et des usages d’Ancien Régime et de l’Empire. Les ensembles montés en boîtes, médaillons ou bijoux forment une niche convoitée, en raison de leur caractère complet et de la cohérence d’époque. Les résultats observés confirment une dynamique de place équilibrée, où l’identification du modèle, la signature et l’intégrité des ensembles sont des facteurs majeurs de valeur. Dans ce contexte, les acteurs de référence en France et en Europe assurent une visibilité continue aux œuvres de Dumont, et les catalogues spécialisés contribuent à stabiliser la cote. Sans citer d’opérateurs comme vendeurs, on note que des maisons françaises reconnues, parmi lesquelles MILLON, participent à l’animation générale de ce segment par leurs publications et expositions de lots en amont des ventes publiques.
Résultats de ventes vérifiés
Les adjudications ci-dessous, limitées à quatre exemples, illustrent la réalité récente et documentée du marché. Les prix sont indiqués en euros, avec l’identification de la maison, de la date et du lot.
“Portrait d’homme en redingote à rayures et gilet de noces beige”, Artcurial, Paris, vente “Le Portrait en Miniature”, 21 mars 2024, lot 301, adjugé 1 968 €.
“Portrait d’homme à la redingote carmin et au gilet rouge”, Artcurial, Paris, vente “Le Portrait en Miniature”, 21 mars 2024, lot 317, adjugé 2 886 €.
“Portrait de la comtesse Louis de Pons, née Emmanuelle de Cossé-Brissac, en Diane chasseresse”, Coutau-Bégarie, Paris, “Nobility & Royalty – Tatiana Botkine Collection”, 15 mai 2025, lot 73, adjugé 3 900 € frais inclus.
“Portrait de Louis de Kergorlay, 1789”, Coutau-Bégarie, Paris, “Montres de prestige & bijoux”, Drouot Richelieu, 28 novembre 2012, lot 135, adjugé 19 000 €.
Ces résultats témoignent de la dispersion des niveaux d’adjudication selon la nature du portrait, l’identification du modèle, le type de montage et la documentation associée. Les œuvres identifiées, liées à des familles ou à des personnalités historiques, tendent à se positionner au-dessus de miniatures anonymes, à sujet générique ou d’atelier.
Conclusion
Le marché de François Dumont se caractérise par une offre régulière, une clientèle internationale spécialisée et une hiérarchie de prix lisible. Les portraits signés, datés, bien documentés et, le cas échéant, associés à des montures d’époque cohérentes, concentrent l’attention des acheteurs. Pour situer la valeur d’un portrait de François Dumont, l’examen des éléments factuels présentés ci-dessus est déterminant, en particulier l’identification du modèle, la signature, la période, l’objet de montage et la provenance.
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FAQ
Qui était François Dumont et sur quelle période a-t-il travaillé ?
François Dumont était un miniaturiste français actif de la fin des années 1770 aux années 1820, couvrant l’Ancien Régime, la Révolution, l’Empire et la Restauration.
Quels supports rencontre-t-on le plus souvent pour ses miniatures ?
Principalement l’ivoire, peint à l’aquarelle ou à la gouache, en formats ovales ou ronds de petite dimension.
La signature “Dumont” suffit-elle à établir la valeur ?
La signature renforce l’attribution et la liquidité, mais l’identification du modèle, la période et la qualité du portrait pèsent tout autant sur la valeur.
Les miniatures de Dumont sont-elles souvent proposées en paires ?
Les paires existent mais restent moins fréquentes que les portraits isolés. Les pendants cohérents et documentés sont recherchés.
Les montures d’époque influencent-elles la valeur ?
Oui, une bonbonnière, un médaillon ou un encadrement d’époque cohérent peuvent accroître la valeur d’un ensemble.
Quelles fourchettes de prix observe-t-on en vente publique ?
Pour un portrait isolé et signé, les adjudications se situent couramment autour de quelques milliers d’euros, avec des pics plus élevés pour des sujets identifiés et des ensembles exceptionnels.
La présence d’une date en calendrier révolutionnaire a-t-elle un impact ?
Elle clarifie la période d’exécution et peut intéresser les collectionneurs des années 1790, avec un effet positif sur la valeur.
Quelle importance accorder à la provenance et aux mentions bibliographiques ?
Une provenance suivie et une référence dans un catalogue raisonné soutiennent la confiance des acheteurs et la valeur.
Peut-on trouver des œuvres de Dumont montées sur des objets d’art ?
Oui, certaines miniatures sont intégrées à des boîtes ou bijoux d’époque, formant des ensembles prisés.
Le marché est-il principalement français ?
Il est international, avec une forte visibilité en France et en Europe, portée par des ventes spécialisées et une clientèle de connaisseurs.
Comment obtenir une estimation pour un portrait attribué à Dumont ?
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Une miniature non signée peut-elle intéresser le marché ?
Oui, si l’attribution est cohérente et le sujet de qualité, surtout en présence d’une bonne documentation et d’un montage d’époque.