Résultats de ventes et évolution du marché pour James Ward

Autoportrait de James Ward en 1848. Expertise des œuvres de l'artiste et présentation de celui-ci

Résultats de ventes et évolution du marché pour James Ward

Ce dossier présente une lecture claire du marché de l’artiste britannique James Ward RA, actif entre 1769 et 1859. Il rassemble des repères chronologiques, des typologies d’œuvres, des facteurs simples influençant la valeur, des tendances de demande, et une sélection de résultats de ventes récents et documentés. L’objectif est d’offrir une vision fiable et structurée pour comprendre le positionnement de l’artiste et situer une œuvre en vue d’une estimation gratuite par Fabien Robaldo.

 

Définition et description générale de la thématique

James Ward est un peintre et graveur anglais, membre de la Royal Academy à partir de 1811. Il est particulièrement associé à la peinture animalière, au paysage et à des compositions d’histoire ponctuelles. Sa production couvre la peinture à l’huile sur toile et sur panneau, des dessins à la pierre noire ou à l’encre, ainsi qu’un corpus d’estampes, notamment des mezzotintes et des lithographies. L’artiste est recherché pour la précision des races équines et bovines, les scènes pastorales avec figures et animaux, et quelques grands paysages panoramiques élaborés dans les années 1805-1815.

Le marché distingue généralement plusieurs familles d’œuvres. D’une part, les grands paysages et scènes complexes, peints sur panneau ou toile, associés aux commandes de nobles ou de grands propriétaires. D’autre part, les portraits de chevaux, chiens ou bovins isolés ou en petits groupes, sur des formats moyens, qui circulent plus régulièrement en vente. Enfin, les feuilles dessinées et les estampes, plus accessibles et présentes dans les ventes de dessin et d’estampes anciennes.

 

Typologies, matériaux, périodes, styles

 

Périodes et repères stylistiques

On retient un premier temps proche de l’influence de George Morland jusque vers 1803, avec des scènes rurales et pastorales. À partir de 1803, l’étude de Rubens infléchit le style de Ward vers des compositions plus amples et dynamiques. L’admission à la Royal Academy en 1811 consacre son statut. Dans la décennie 1810, il alterne grands paysages panoramiques et sujets animaliers ambitieux, parfois d’inspiration historique. Les années 1820 et 1830 confirment une production animalière soutenue, avec des commandes privées et des sujets canoniques pour le goût britannique, tout en maintenant un volet graphique et imprimé significatif.

 

Supports et techniques

Les huiles sur panneau et sur toile constituent le cœur des adjudications élevées. Les panneaux de grand format, souvent commandés par de grands propriétaires, forment le segment le plus convoité. Les huiles de format moyen sur toile présentant chevaux, chiens, bovins, ovins ou caprins, ou des vues pastorales, composent un second segment actif et plus diffus. Le marché du dessin propose des études d’animaux, paysages, vues préparatoires, notées et datées, recherchées lorsqu’elles sont attribuées avec certitude. Le corpus d’estampes, mezzotintes et lithographies, reste accessible et documente la diffusion de ses images au XIXe siècle.

 

Typologies recherchées

Trois typologies apparaissent récurrentes dans les ventes. Premièrement, les grands panoramas datés autour de 1805-1815, parfois liés à des séries ou à des paires, avec topographie identifiable et provenance noble. Deuxièmement, les sujets animaliers emblématiques, comme le portrait isolé de cheval, le chien de chasse, les scènes de pâturage avec bovins et ovins, volontiers signés et datés. Troisièmement, les feuilles dessinées et les estampes liées à ses séries et projets éditoriaux, plus rares lorsque conservées dans un état exceptionnel ou issues d’une provenance ancienne connue.

 

Facteurs simples influençant la valeur

Plusieurs critères pèsent directement sur la valeur d’une œuvre de James Ward. Le sujet est déterminant: les grands paysages panoramiques identifiables, les portraits de chevaux à forte notoriété ou les scènes animalières complexes suscitent une demande soutenue. La date et la période stylistique jouent un rôle: les œuvres autour de 1805-1815 et celles de la décennie 1810 sont régulièrement valorisées. Le format et le support importent, les grands panneaux et toiles de dimension muséale se positionnant en haut de fourchette. La présence d’une signature et d’une date, la clarté de l’attribution et la qualité de la documentation historique renforcent l’intérêt. Les provenances nobles ou liées à des collections reconnues, ainsi que des expositions anciennes, contribuent positivement. La rareté d’un motif ou d’une composition, ou l’appartenance à une paire, peuvent améliorer la compétitivité en salle.

 

Marché de l’art: demande, cote, valeur

Le marché de James Ward se situe au croisement de l’Old Master britannique, du Sporting Art et du paysage romantique. Les places de Londres et New York concentrent les résultats majeurs, avec une base d’acheteurs internationale. Les segments de prix se structurent en trois niveaux. En haut de marché, quelques compositions importantes, historiquement documentées, dépassent régulièrement la barre des 200 000 euros, avec des records au-dessus de 700 000 euros pour des sujets animaliers emblématiques. Au milieu de marché, les toiles et panneaux de format moyen, portraits équestres, chiens et scènes pastorales, se négocient en dizaines de milliers d’euros selon sujet, date et provenance. À l’entrée de marché, dessins et estampes demeurent accessibles, avec une amplitude selon rareté, qualité du tirage et intérêt iconographique.

La demande est stable pour les sujets animaliers identifiables et les paysages datés, surtout lorsque l’œuvre est bien attribuée et dotée d’une provenance suivie. Les maisons anglo-saxonnes assurent une visibilité régulière. En France, l’artiste demeure présent dans les sélections d’Old Masters et de peintures du XIXe siècle, aux côtés d’acteurs reconnus comme MILLON. Les publications de catalogues raisonné, les citations en notices de vente et les références muséales facilitent la lecture du marché. En synthèse, l’artiste affiche une cote solide et lisible sur le long terme, avec des pics liés à des œuvres majeures ou à des sujets animaliers de référence.

 

Résultats de ventes vérifiés (maison, date, lot, prix)

Les exemples ci-dessous illustrent différents segments du marché, avec des données publiques et des titres d’œuvres conformes aux catalogues. Les montants sont affichés en euros, sur la base des informations publiées ou converties depuis la devise d’adjudication lorsque indiqué.

    • “Fitzhead in Somerset, with an ox-cart near a lime kiln, and Glastonbury Tor in the distance” – Christie’s, Londres, 7 décembre 2023, lot 41. Adjugé 289 800 GBP, soit environ 338 000 € au cours de la période de vente.

    • “A view in Somersetshire from Fitzhead, the Seat of Lord Somerville” – Christie’s, Londres, 3 juillet 2012, lot 61. Prix réalisé 181 250 GBP, soit 230 863,78 € publiés.

    • “A Terrier, Stoat and Dead Rabbit in a Rocky Landscape” – Christie’s, Londres, 23 novembre 2005, lot 75. Prix réalisé 512 000 GBP, soit 752 192,71 € publiés.

 

Lecture de l’évolution de la cote

Sur vingt ans, les adjudications de référence confirment la robustesse des meilleurs sujets. Le record établi à Londres en 2005 sur un sujet animalier complexe positionne le haut de marché au-delà de 700 000 €. Les deux grands panneaux de Fitzhead vendus en 2012 et 2023 illustrent la stabilité d’intérêt pour les paysages panoramiques datés 1805, surtout lorsqu’ils bénéficient de provenances nobles et d’une visibilité en exposition. Les niveaux intermédiaires montrent une dispersion proportionnelle au format et au sujet, les portraits équestres et scènes pastorales signées se négociant dans une fourchette cohérente avec l’Old Master britannique de la période.

Les feuilles dessinées et les estampes constituent un point d’entrée structurés, avec des amplitudes dépendant de la qualité d’exécution, du lien à une composition connue et d’une éventuelle signature ou monogramme. Ce segment permet d’initier une collection autour d’iconographies caractéristiques de Ward, en cohérence avec un budget maîtrisé. Pour les œuvres capitales, la compétition reste internationale et soutenue par des provenances établies et des dossiers historiquement documentés.

 

Critères d’estimation: quels éléments regarder en priorité

Trois familles de critères structurent l’estimation. Le premier axe est iconographique: sujet, date, inscription ou monogramme, lien à une série, présence d’un pendant, références à des expositions anciennes. Le deuxième axe est matériel: format, support, technique, cohérence stylistique avec la période, lisibilité de la composition. Le troisième axe est documentaire: provenance suivie, mentions bibliographiques, citations en catalogues de ventes. Une œuvre réunissant un sujet recherché, une date forte, un format conséquent et une provenance claire se positionne plus haut dans l’échelle de valeur observée en ventes publiques.

 

Conclusion: obtenez une estimation gratuite avec Fabien Robaldo

Si vous possédez une peinture, un dessin ou une estampe de James Ward, une analyse de marché précise permet de situer l’œuvre dans son segment et d’anticiper sa mise en valeur éditoriale. Pour une lecture fiable des données, une vérification des inscriptions, des comparaisons avec les adjudications publiées et une synthèse des références bibliographiques sont recommandées. Contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite, discrète et documentée, en lien avec les standards des grandes maisons et des acteurs reconnus comme MILLON. Nous vous proposerons une fourchette de valeur cohérente avec le marché observé et un dossier récapitulant les éléments utiles à la compréhension de votre œuvre.

 

FAQ

Qui était James Ward RA et quelles sont ses spécialités principales ?

Peintre et graveur britannique actif entre 1769 et 1859, James Ward est surtout connu pour ses sujets animaliers, ses paysages et quelques compositions d’histoire. Il devient académicien en 1811 et travaille l’huile, le dessin et l’estampe.

Quels supports rencontre-t-on le plus souvent sur le marché pour James Ward ?

Les huiles sur panneau et sur toile dominent le haut de marché. On rencontre aussi des dessins préparatoires et des estampes, notamment mezzotintes et lithographies, plus accessibles.

Quelles périodes sont les plus recherchées pour James Ward ?

Les œuvres des années 1805-1815, période des grands paysages et de la pleine maturité animalière, sont particulièrement suivies, de même que les sujets animaliers aboutis de la décennie 1810.

Quels sujets soutiennent les niveaux de prix les plus élevés ?

Les grands paysages panoramiques datés, les portraits de chevaux marquants et les scènes animalières complexes, signés et documentés, concentrent l’essentiel des adjudications élevées.

Les dessins de James Ward ont-ils une demande régulière ?

Oui. Les études d’animaux, paysages ou vues liées à des compositions connues trouvent preneur, avec des variations de prix selon la qualité, l’attribution et la documentation.

Quelle est l’importance de la provenance pour la valeur ?

Une provenance noble ou issue d’une collection référencée contribue favorablement. Les œuvres exhibées ou citées dans la littérature sont avantagées dans l’estimation et la compétition en vente.

Les paires ou ensembles influencent-ils la valeur ?

Oui. Les pendants et séries cohérentes renforcent la convoitise et peuvent générer une prime, surtout pour les paysages topographiquement identifiables.

Peut-on situer une œuvre grâce à sa signature ou son monogramme ?

La présence d’une signature, d’une date ou d’un monogramme facilite l’attribution et soutient la demande. L’analyse stylistique et la documentation demeurent complémentaires.

Quelles fourchettes de prix observe-t-on globalement ?

Les œuvres majeures dépassent les 200 000 €, avec des records supérieurs à 700 000 € pour certains sujets animaliers. Les formats moyens signés se placent en dizaines de milliers d’euros. Dessins et estampes constituent un point d’entrée plus accessible.

Où se concentrent les ventes importantes de James Ward ?

Principalement à Londres et New York, au sein des ventes Old Masters et 19th Century. L’artiste apparaît aussi dans des sélections en Europe continentale.

Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?

Transmettez des photos recto-verso, dimensions hors cadre, technique et toute information de provenance. Fabien Robaldo vous adresse une estimation gratuite et une note de marché synthétique.

Pourquoi la demande reste-t-elle stable pour James Ward ?

La stabilité tient à la clarté des typologies, à l’intérêt constant pour la peinture animalière britannique et à l’existence d’exemples majeurs bien documentés qui servent de repères de valeur.

*Les informations publiées sur ce site ont un objectif exclusivement informatif. Nous ne délivrons aucun certificat d’authenticité lorsqu’une estimation est demandée en ligne. Les estimations fournies restent sous toutes réserves de l’avis des artistes, fondations, comités ou instances officielles compétentes et reconnues.

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