Estimation Nicolás García Uriburu (1937-2016) – peintre argentin
Artiste majeur de la scène latino-américaine, Nicolás García Uriburu a marqué l’histoire par ses interventions écologiques et une production picturale structurée, lisible et recherchée en ventes publiques. Cette page propose une synthèse factuelle pour comprendre sa cote, situer la valeur de ses œuvres et préparer une estimation gratuite avec Fabien Robaldo.
Les résultats récents confirment l’intérêt pour ses grands formats des années 1960-1970 et pour ses séries emblématiques. Les prix varient selon le médium, le sujet, la date et la provenance. Le tableau ci-dessous présente des fourchettes observées aux enchères, en euros.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peinture sur toile et masonite | 4 900 € – 116 812 € |
| Techniques mixtes et panneaux peints | 15 000 € – 15 000 € |
| Estampes et sérigraphies | 200 € – 1 011 € |
Biographie factuelle
Né à Buenos Aires le 24 décembre 1937 et décédé le 19 juin 2016, Nicolás García Uriburu est formé à l’architecture à l’Université de Buenos Aires. Il s’installe à Paris en 1965. Le 19 juin 1968, il teint en vert le Grand Canal de Venise avec de la fluorescéine durant la 34e Biennale, action pionnière de l’art écologique. Il répète ce geste à New York, Paris et Buenos Aires au début des années 1970. Son œuvre associe peinture de chevalet, actions, séries cartographiques et un engagement constant pour l’environnement.
Uriburu participe à des expositions internationales et reçoit des distinctions en Argentine et à l’étranger. Son action vénitienne et sa série “Green” constituent un repère historique de l’art écologique et du land art.
Style de l’artiste
Le vocabulaire d’Uriburu est lisible et frontal. Les compositions articulent volumes nets, lignes claires et aplats colorés. Les sujets récurrents sont les arbres ombú, la faune, les architectures iconiques et les cartes d’Amérique latine. La couleur verte est un marqueur de ses préoccupations écologiques. La période pop et post-informelle des années 1965-1975 présente des contrastes forts et des formats ambitieux. Les œuvres ultérieures restent cohérentes, souvent plus synthétiques et symboliques.
Techniques, matériaux, périodes
Années 1960 : Huiles sur toile et masonite, collages sur toile, premiers grands formats à thèmes urbains et culturels. Signatures “URIBURU” ou “N. García Uriburu”.
Années 1970 : Déploiement des séries “Green” et des actions de coloration. Huiles de très grand format, sérigraphies et portfolios de diffusion des actions. Apparition de paires sujet-architecture, animaux et bâtiments modernistes.
Années 1980-1990 : Huiles et acryliques sur toile, panneaux peints, ensembles cartographiques et paysages d’ombú. Formats carrés 80 x 80 cm fréquents, mais aussi grands formats supérieurs à 150 cm. Multiples et estampes édités en séries courtes.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Peintures : Les huiles des années 1960-1970 concentrent les meilleurs résultats. Les grands formats liés aux séries “Green”, aux ombú et aux architectures iconiques soutiennent une valeur élevée. Les compositions plus tardives, au format moyen, affichent des niveaux réguliers, avec des écarts selon la provenance et la documentation.
Œuvres de taille moyenne : Les toiles 80 x 80 cm ou 80 x 100 cm forment un segment actif, notamment quand un certificat récent de la Fundación Nicolás García Uriburu accompagne l’œuvre.
Estampes et sérigraphies : Segment accessible, utile pour cartographier la demande. Les prix observent une amplitude serrée, dépendante du sujet, de l’édition et de l’état d’impression.
Facteurs déterminants : Sujet identifiable, date attractive, dimensions, exposition ou publication, signature visible, certificat d’authenticité, provenance claire et alignée avec la carrière. Les œuvres reliées à des séries majeures ou à des expositions historiques renforcent la valeur perçue.
Analyse technique de la thématique
Matériaux : Huiles et acryliques sur toile dominent. On rencontre des huiles sur masonite et des panneaux peints. Les estampes sont principalement des sérigraphies, parfois des lithographies. Les signatures “URIBURU” sont généralement placées en bas à droite ou à gauche, avec mentions au revers pour les titres et dates.
Périodes : Les jalons recherchés sont 1965-1975 pour la période parisienne et les suites “Green”, puis les années 1980 pour les paysages d’ombú et les ensembles cartographiques. Les années 1990 prolongent ces thèmes avec des compositions synthétiques et des supports variés.
Écoles et caractéristiques : L’œuvre articule pop, land art et écologie. Le vert marqueur renvoie aux actions de coloration à la fluorescéine. L’iconographie mêle nature et modernité, arbres et bâtiments, cartes et lignes de fleuves, avec une lisibilité directe et des formats assumés.
Marché des enchères
- Christie’s, New York, 24-25 mai 2017, Latin American Art, lot 64, “Untitled (Guggenheim Museum from the Green Series)”, 116 812 €.
- Christie’s, New York, 22 novembre 2016, Latin American Art, lot 210, “Ombú”, 25 997 €.
- MILLON, Paris, 23 juin 2017, Post War & Art Contemporain, lot 76, “New York”, 55 000 €.
- PBA Auctions, Paris, 29 mars 2009, Les années magiques 1954-1978, lot 44, “Girafe et Pan Am BG”, 4 900 €.
Conclusion
La cote de Nicolás García Uriburu repose sur des séries lisibles, des sujets identitaires et des formats généreux. Les peintures de la fin des années 1960 et du milieu des années 1970 concentrent les plus hauts prix. Les toiles 80 x 80 cm ou 80 x 100 cm bien documentées confirment un marché actif. Les estampes offrent un point d’entrée accessible. Pour sécuriser la valeur de votre œuvre et bénéficier d’une estimation gratuite, contactez Fabien Robaldo.
FAQ
Comment se situe la cote actuelle de Nicolás García Uriburu ?
La cote est soutenue pour les grands formats des années 1965-1975 et solide pour les toiles carrées 80 x 80 cm ou 80 x 100 cm avec certificat récent. Les estampes restent accessibles.
Quelles œuvres obtiennent les meilleurs résultats aux enchères ?
Les huiles de la période “Green” et les sujets emblématiques comme l’ombú et les architectures iconiques obtiennent les meilleurs montants.
Quelle importance a la provenance dans l’estimation ?
Une provenance claire, une acquisition auprès d’une galerie reconnue ou une collection de référence renforcent l’attractivité et la valeur.
Un certificat de la Fundación Nicolás García Uriburu est-il déterminant ?
Oui. Un certificat récent facilite l’authentification et soutient le prix attendu en vente.
Les formats 80 x 80 cm sont-ils recherchés ?
Oui. Ce format standardisé, fréquent chez l’artiste, se vend régulièrement lorsque le sujet est identifiable et la documentation complète.
Les estampes de la série “Green” ont-elles un marché actif ?
Oui, avec des estimations resserrées. Le sujet, l’édition et l’état influencent la fourchette.
Quels écarts de prix observe-t-on selon les années ?
Les années 1965-1975 sont en haut de fourchette. Les années 1980-1990 sont plus régulières, avec des pics sur des sujets forts.
Les actions de coloration influencent-elles la demande pour les tableaux ?
Indirectement, oui. Elles renforcent l’intérêt pour les séries picturales liées à l’écologie et à la couleur verte.
Comment présenter une œuvre pour une estimation ?
Fournir photos recto-verso, détails de signature, dimensions, technique, provenance et tout certificat disponible.
Existe-t-il des records récents en Europe ?
Oui, des adjudications notables ont été enregistrées à Paris, notamment chez MILLON et d’autres maisons, pour des toiles de la fin des années 1960.
Quelle est la liquidité des œuvres sur papier ?
Elle est correcte pour les sujets identifiables. Les prix restent inférieurs aux peintures, avec une amplitude plus serrée.
Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?
Transmettez les informations et visuels de votre œuvre. Fabien Robaldo vous adresse une estimation gratuite et argumentée.