Estimation Jan Baptist van Fornenburgh (1585-1650) peintre hollandais
Jan Baptist van Fornenburgh est un peintre hollandais du XVIIe siècle spécialisé dans les natures mortes de fleurs et de fruits. Son marché en ventes publiques reste relativement confidentiel mais actif, avec des adjudications régulières en Europe. Cette fiche présente une synthèse factuelle pour comprendre la valeur de ses œuvres selon les typologies, techniques et périodes, puis les principaux critères qui influencent une estimation. Elle s’adresse aux collectionneurs, aux héritiers et aux professionnels souhaitant documenter une œuvre et obtenir une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peintures à l’huile sur panneau ou cuivre fleurs, fruits, niche en pierre, entablement | de 7 500 € à 65 000 € observés en ventes. Des pointes au-delà sont possibles selon qualité et provenance. |
| Dessins, aquarelles et gouaches sur vélin bouquets en urne, feuilles de fleurs | de 3 000 € à 10 000 € observés en ventes pour des œuvres attribuées ou d’atelier. Œuvres autographes abouties possibles au-dessus. |
| Grands formats peints, compositions élaborées avec animaux lézard, papillon, rongeur | env. 30 000 € à 60 000 € selon signature, sujet, publication. Des cas supérieurs existent pour des pièces de référence. |
Biographie factuelle
Né à Anvers entre 1585 et 1595, Jan Baptist van Fornenburgh est actif dès 1621 à Amsterdam, à Vianen vers 1624, puis à La Haye à partir de 1629. Il devient membre de la Confrérie Pictura la même année. Il décède à La Haye en 1648-1649. L’artiste signe ses œuvres d’un monogramme, le plus souvent “IBF” ou “IBVF”. Le corpus restant est limité, constitué majoritairement de bouquets, fruits et insectes peints sur panneau ou cuivre, ainsi que de feuilles sur vélin en bodycolour gouache. Son nom a longtemps été confondu avec un “monogrammiste IBF” jusqu’à son identification au XXe siècle.
Style de l’artiste objectif, non-poétique
La production est concentrée sur la nature morte florale et fruitière. La composition s’organise souvent sur un entablement ou dans une niche en pierre. Le vocabulaire décoratif inclut des vases en verre ou en porcelaine, parfois Wan-Li, des fruits pêches, raisins, citrons, des coquillages et des insectes papillon, abeille. Certains tableaux montrent un lézard ou un petit rongeur. La facture est précise, avec une attention portée aux contours et à la lisibilité des espèces. Les signatures apparaissent sous forme de monogrammes intégrés au socle ou à l’architecture.
Techniques, matériaux, périodes
Supports principaux. : Panneau de chêne en format moyen et cuivre pour certaines natures mortes. Œuvres sur vélin en bodycolour gouache et rehauts blanc et or pour des feuilles de fleurs, courantes dans les ateliers du Nord au premier XVIIe siècle.
Médium : Huile pour les panneaux et coppers, bodycolour et aquarelle sur vélin pour les feuilles. Monogramme “IBF” parfois accompagné d’une date. Échelles comprises le plus souvent entre env. 25 × 30 cm et 70 × 90 cm selon les compositions.
Chronologie : Période active documentée entre 1621 et la fin des années 1640. Les œuvres des années 1620-1630 présentent des bouquets centrés et des niches architecturées, proches des solutions d’Ambrosius Bosschaert le Jeune et de Balthasar van der Ast, artistes auxquels Fornenburgh est souvent rapproché dans la littérature.
Analyse du marché typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies : Les meilleurs résultats concernent les huiles sur panneau bien monogrammées, aux bouquets structurés avec insectes et détails naturalistes, ou les compositions élaborées niche, entablement, animaux. Les feuilles sur vélin attirent une clientèle plus spécialisée et affichent des niveaux inférieurs mais réguliers.
Signature et attribution : La présence du monogramme “IBF” ou “IBVF” lisible et d’une date renforce la valeur. Les attributions anciennes au “monogrammiste IBF” sont parfois réévaluées. Les attributions incertaines ou d’atelier se négocient à des prix plus modestes.
Sujet : Les bouquets complexes avec tulipes panachées, roses, lys, anémones, et accessoires insectes, lézard, coquilles sont recherchés. La présence d’une niche architecturée ou d’un vase Wan-Li contribue positivement.
Support et format : Les panneaux de belles dimensions se positionnent plus haut. Le cuivre est perçu comme qualitatif. Les feuilles sur vélin trouvent preneur lorsque l’état de lecture et la qualité de la main sont satisfaisants.
Provenance et publications : Les provenances marchands renommés, collections privées documentées, expositions muséales et mentions bibliographiques structurent la valeur. Un historique Amsterdam, La Haye, ou une présence dans un corpus publié renforcent l’intérêt.
Fourchettes de prix : Pour les huiles autographes abouties, des adjudications observées se situent entre env. 30 000 € et 65 000 €, avec des cas supérieurs pour des pièces de référence publiées. Les feuilles sur vélin attribuées ou d’atelier se situent plutôt entre 3 000 € et 10 000 € selon qualité et complétude iconographique. Les tableaux attribués ou à attribution prudente se positionnent en dessous des autographes signés.
Analyse technique de la thématique matériaux, périodes, écoles, caractéristiques
Écoles et filiations : La thématique relève de la nature morte florale hollandaise du premier XVIIe siècle. Fornenburgh adopte des schémas communs à l’école de La Haye et aux peintres d’Anvers et de Middelbourg associés à la tradition Bosschaert. Les bouquets sont ordonnés, lisibles, souvent centrés, avec un éclairage uniforme.
Matériaux et procédés : Huile fine sur panneau avec couches minces et glacis localisés pour les pétales et les feuilles, rehauts ponctuels pour les reflets sur le verre. Sur vélin, bodycolour couvrant, tracés préparatoires et rehauts blancs pour préciser les bordures de pétales et les nervures.
Caractéristiques visuelles : Vases en verre roemer ou porcelaine Wan-Li, niches en pierre, entablements avec pétales tombés, insectes naturalistes, petit lézard, parfois un rongeur. Monogramme “IBF” apposé au centre bas ou sur le socle du vase, avec année sur certaines œuvres.
Marché des enchères résultats structurés
- Sotheby’s, Londres, “Old Masters Day Sale”, 4 juillet 2019, lot 155, “Still life of flowers in a Wan-Li porcelain vase, resting on a stone ledge with a mouse, observed by a scarlet macaw”. Prix 50 000 GBP, soit env. 56 000 € au cours de la période. Page du lot en “Sources”.
- VAN HAM, Cologne, “Alte Kunst”, 18 novembre 2011, lot 112, “Blumenstillleben mit Salamander”. Prix 64 500 € frais inclus. Page du lot en “Sources”.
- MILLON, Paris, “Biennale – Tableaux, mobilier et objets d’art”, 14 février 2023, lot 19, “Nature morte au vase de fleurs, pêches, panier de pommes, poire, assiette de citrons, et écureuil”. Prix 7 500 €. Page du lot en “Sources”.
À signaler également, un panneau mentionné en provenance d’une vente Sotheby’s Amsterdam du 14 mai 2002 lot 30 à 36 000 € figure dans la documentation d’un lot ultérieur. Ce type d’historique soutient la valeur lorsque l’œuvre réapparaît en vente ou en expertise.
Conclusion
Le marché de Jan Baptist van Fornenburgh est sélectif. Les meilleures huiles sur panneau, bien monogrammées, au bouquet riche et au décor architectural clair, soutenues par une bibliographie, concentrent l’essentiel de la valeur. Les feuilles sur vélin et les œuvres attribuées constituent un segment complémentaire, utile pour des budgets plus raisonnables. Pour situer précisément une œuvre selon son sujet, son support, sa documentation et ses comparaisons de résultats, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Un avis argumenté et documenté permet d’optimiser la présentation et d’inscrire la pièce dans la fourchette de prix pertinente.
FAQ
Qui était Jan Baptist van Fornenburgh 1585-1650 ?
Peintre hollandais spécialisé dans la nature morte florale, actif à Amsterdam, Vianen puis La Haye, membre de la Confrérie Pictura en 1629.
Comment signait-il ses œuvres ?
Par monogramme, le plus souvent “IBF” ou “IBVF”, parfois accompagné d’une date, placé sur le socle ou l’entablement.
Quelles sont les techniques les plus fréquentes ?
Huile sur panneau ou cuivre pour les tableaux, bodycolour et aquarelle sur vélin pour des feuilles de fleurs.
Quels sujets valorisent le mieux une œuvre ?
Bouquets complets avec tulipes panachées, roses et lys, présence d’insectes ou d’un lézard, vase Wan-Li, niche ou entablement clairement défini.
Quelle fourchette de prix pour une huile aboutie de l’artiste ?
Le plus souvent entre 30 000 € et 65 000 €, avec des cas supérieurs selon provenance, publication et qualité.
Les œuvres sur vélin sont-elles recherchées ?
Oui par une clientèle spécialisée, avec des adjudications généralement inférieures aux huiles mais régulières selon la main et la lisibilité.
L’absence de signature exclut-elle une attribution ?
Non, un monogramme affaibli ou des critères stylistiques peuvent suffire à une attribution prudente appuyée par la littérature.
Quels facteurs documentaires influent sur la valeur ?
Provenance marchande et privée, expositions, bibliographie, mentions dans des catalogues raisonnés et inventaires anciens.
Existe-t-il des œuvres confondues avec d’autres maîtres ?
Oui, des proximités avec Ambrosius Bosschaert le Jeune ou Balthasar van der Ast sont signalées dans la littérature.
Peut-on convertir un prix étranger en euros pour comparer ?
Oui à titre indicatif, en mentionnant la monnaie d’origine et une conversion en euros au cours approximatif de la période de vente.
Comment obtenir une estimation gratuite d’une œuvre ?
Transmettez photos recto-verso, détails du monogramme, dimensions, support et toute documentation à Fabien Robaldo pour une estimation gratuite.
Pourquoi la cote varie-t-elle fortement ?
Rareté du corpus, niveau d’achèvement, qualité picturale, support, sujet, publication et concurrence d’œuvres comparables lors des ventes.