Moïse Kisling – cote sur le marché de l’art
Moïse Kisling occupe une place reconnue au sein de l’École de Paris. Son œuvre, abondante et identifiable, alimente régulièrement les ventes publiques en Europe et à l’international. Cette fiche présente, sous un angle strictement marché, les repères utiles pour comprendre sa cote, les typologies proposées aux enchères, les facteurs simples qui influencent la valeur et quelques résultats récents et vérifiés en euros.
Définition et description générale de la thématique
Né à Cracovie en 1891 et actif principalement à Paris, Kisling développe une production orientée vers la figure, les portraits, les nus, les bouquets et les paysages du Midi. Les œuvres qui circulent sur le marché se concentrent sur les décennies 1910 à 1950, avec une offre soutenue pour les huiles sur toile, des feuilles à l’encre ou au crayon, des aquarelles et un corpus d’estampes. Les sujets phares sont les portraits féminins, les natures mortes florales, les vues maritimes et portuaires, et, plus ponctuellement, les scènes régionales.
En ventes publiques, les catalogues mentionnent de manière récurrente les références au catalogue raisonné et des provenances d’anciennes galeries parisiennes. Ce cadre documentaire contribue à positionner la valeur des œuvres, en particulier pour les toiles majeures des années 1920 à 1930, très recherchées.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Huiles sur toile
Le cœur du marché concerne les huiles sur toile. On rencontre des formats allant du petit portrait de buste aux toiles plus amples dépassant 80 cm de hauteur. Les signatures “Kisling” sont généralement placées en bas à gauche ou à droite, parfois accompagnées d’une date et d’une indication de lieu comme “Paris” ou une localité du Sud. Les thèmes qui animent le plus la demande sont les portraits féminins et les bouquets, suivis par les paysages de Provence, de la Côte d’Azur et les ports méditerranéens.
Par périodes, les années 1917 à 1939 constituent un vivier central pour les prix élevés, tandis que les œuvres des années 1940 et du début des années 1950 présentent, selon le sujet et l’attrait décoratif, des niveaux de prix intermédiaires. Les toiles bien documentées, reproduites dans la bibliographie et issues d’anciennes collections constituent un segment solide.
Dessins, encres, aquarelles
Les œuvres sur papier se déclinent en portraits, nus, études et natures mortes. L’encre et le crayon dominent, parfois rehaussés. Les aquarelles apparaissent plus ponctuellement. Ces pièces assurent une porte d’entrée accessible vers l’artiste, avec une valeur déterminée avant tout par la qualité plastique, le sujet et l’état de la feuille, ainsi que la présence d’une mention d’époque au verso ou d’un tampon d’atelier lorsqu’il existe une traçabilité familiale.
Estampes et lithographies
Le marché propose régulièrement des lithographies et tirages d’édition liés à des sujets emblématiques de Kisling. Leur valeur dépend de l’iconographie, de la qualité d’impression et de la rareté de l’édition. Les épreuves d’atelier ou sur beaux papiers peuvent soutenir une cotation légèrement supérieure, sous réserve d’une bonne attribution et d’une mention cohérente au catalogue d’exposition ou d’éditeur.
Facteurs simples influençant la valeur
Plusieurs éléments factuels pèsent sur la valeur d’une œuvre de Kisling. Le sujet intervient en premier lieu: les portraits féminins aboutis et les bouquets importants forment le haut de fourchette, suivis par les paysages méditerranéens et marines. La période joue un rôle, avec une prime fréquente pour les années 1920-1930, lorsque la demande internationale se concentre sur des œuvres au style bien établi.
Le format constitue un second levier: à sujet comparable, une toile plus grande bénéficie souvent d’une meilleure attractivité. La qualité picturale et la présence d’attributs recherchés comme une date lisible, une dédicace ou une localisation peuvent soutenir la valeur. Enfin, la documentation influence le positionnement: bibliographie, expositions, provenances de galeries reconnues ou d’anciennes collections fournissent des repères concrets au marché.
La disponibilité et l’actualité de l’offre contribuent également à la dynamique de prix. Lorsqu’un corpus homogène d’œuvres fortes est proposé sur une courte période, la concurrence des enchérisseurs peut consolider des adjudications supérieures à la moyenne. À l’inverse, les sujets secondaires, les formats réduits ou les œuvres moins abouties se situent dans une tranche de prix plus modérée.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
La cote de Kisling se nourrit d’un marché actif à Paris et dans les places européennes, avec un relais régulier au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Europe centrale. Les huiles sur toile bien situées en termes de sujet et de période constituent la locomotive des adjudications. Les résultats illustrent une fourchette large: des toiles de petit ou moyen format, à sujet de paysage ou de bouquet, se négocient en général à des niveaux intermédiaires, tandis que des portraits emblématiques, bien référencés, atteignent des prix plus conséquents.
Les œuvres sur papier forment un segment complémentaire, souvent stable, qui permet d’entrer dans l’œuvre de Kisling à des niveaux d’engagement plus accessibles. Les lithographies, lorsqu’elles reprennent des motifs reconnus, trouvent une clientèle régulière, avec des écarts de valeur conditionnés par la rareté, l’état et l’attrait iconographique.
Sur le moyen terme, la demande reste soutenue, alimentée par des ventes à Paris et dans les capitales régionales. La présence de lots correctement documentés et l’organisation d’événements ou d’expositions dédiées renforcent la visibilité de l’artiste. Cette visibilité favorise la confiance des enchérisseurs et contribue à la lisibilité de sa cote.
Résultats de ventes vérifiés
Les adjudications ci-dessous sont présentées à titre d’indicateurs documentés. Elles reflètent des typologies et périodes différentes et illustrent la dispersion des prix en fonction du sujet, du format et de la documentation.
Artcurial, Paris, “École de Paris”, Vente n°2016, 12 octobre 2011, lot 96, “L’Arlésienne”, huile sur toile, adjugé 223 594 €.
Artcurial, Paris, “École de Paris”, Vente n°2157, 21 mars 2012, lot 29, “Myriam”, 1950, huile sur toile, adjugé 175 200 €.
MILLON, Paris, Hôtel Drouot, “Art Moderne”, 26 juin 2019, lot 160, “Paysage de Provence”, 1930, huile sur toile, adjugé 12 000 €.
Dorotheum, Vienne, “Modern Art”, 20 mai 2010, lot 1105, “Portrait of Baltus”, 1912, huile sur toile, adjugé 14 940 €.
Ces résultats illustrent la hiérarchie des prix entre portraits aboutis et sujets plus décoratifs, ainsi que l’importance de la période d’exécution et de l’ancrage bibliographique. Ils confirment la capacité du marché à distinguer les œuvres de premier plan, tout en offrant des points d’accès à des niveaux intermédiaires ou plus accessibles selon les typologies.
Conclusion
Le marché de Moïse Kisling demeure structuré et lisible. Les prix soutenus pour les portraits et bouquets de référence se conjuguent avec une offre régulière en paysages et œuvres sur papier. La cohérence des sujets, la période, les dimensions et la documentation demeurent décisives pour la valeur. Pour positionner précisément une œuvre et obtenir un avis argumenté fondé sur des comparables récents, contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite. Une évaluation dédiée permet d’aligner provenance, bibliographie et contexte de vente afin d’établir un positionnement de marché pertinent et actualisé.
FAQ
Quelle période de Kisling est la plus recherchée sur le marché de l’art ?
Les années 1920 à 1930 concentrent une forte demande, notamment pour les portraits féminins et les bouquets aboutis, souvent mieux valorisés que d’autres périodes.
Les portraits sont-ils plus cotés que les paysages chez Kisling ?
Oui, à sujet et format comparables, les portraits féminins aboutis se situent en haut de fourchette, suivis par les grands bouquets et les paysages méditerranéens.
Quel impact le format a-t-il sur la valeur ?
À sujet comparable, un format plus important bénéficie souvent d’une attractivité accrue en salle, ce qui peut soutenir la valeur finale.
Les œuvres sur papier de Kisling sont-elles recherchées ?
Oui, dessins et aquarelles constituent un segment actif. Leur prix dépend du sujet, de la qualité d’exécution et de la documentation disponible.
Les lithographies de Kisling ont-elles une cote régulière ?
Les lithographies tirées sur beaux papiers et reprenant des sujets reconnus trouvent preneur. La rareté de l’édition et l’attrait iconographique influencent la valeur.
Quelle importance accorder à la provenance ?
Une provenance claire, liée à des galeries reconnues ou à des collections établies, soutient la confiance des enchérisseurs et la valeur.
Une œuvre signée et datée est-elle mieux valorisée ?
La présence d’une signature lisible, d’une date et éventuellement d’une localisation peut favoriser le positionnement de la valeur, toutes choses égales par ailleurs.
Les expositions et la bibliographie influencent-elles le prix ?
Oui, une mention dans la bibliographie et des expositions de référence renforcent la lisibilité et peuvent soutenir la valeur.
Où observe-t-on le plus de ventes de Kisling ?
Paris et les places européennes publient régulièrement des lots. On observe aussi des ventes au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Europe centrale.
Existe-t-il des fourchettes de prix stables pour les huiles ?
Les fourchettes varient selon sujet, période et format. Les exemples d’adjudications en euros cités plus haut donnent des repères concrets et récents.
Comment obtenir une estimation personnalisée de mon Kisling ?
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Un certificat ou une référence au catalogue raisonné est-il utile ?
Oui, une référence publiée au catalogue raisonné ou une attestation d’expert reconnu contribue à sécuriser l’attribution et la valeur.