Constantin Korovine aux enchères: un marché actif
Figure majeure de la peinture russe de la fin du 19e et du début du 20e siècle, Constantin Korovine, souvent orthographié “Korovin” ou “Korovine”, continue d’animer les ventes publiques en Europe et aux États‑Unis. Le marché est porté par des sujets parisiens, des scènes nocturnes et des natures mortes tardives exécutées en France. La demande reste solide pour les œuvres autographes bien documentées, avec des prix en euros régulièrement publiés par les principales places de marché.
Définition et description générale de la thématique
Né à Moscou en 1861 et décédé à Paris en 1939, Korovine appartient à la génération d’artistes russes qui migrent vers la France au début du 20e siècle. Sa production couvre la peinture de chevalet, les études et dessins, ainsi que les projets décoratifs pour le théâtre et l’opéra. Ses sujets les plus recherchés en ventes sont les vues de Paris, les scènes nocturnes urbaines, les compositions florales et certains paysages de Crimée et de la côte normande.
Sur le marché, l’artiste est généralement répertorié sous les formes “Konstantin Alexeevich Korovin”, “Konstantin Korovin” ou “Constantin Korovine”. Cette variation d’orthographe se retrouve dans les catalogues et n’affecte pas l’attribution lorsque la signature, la provenance et la documentation sont cohérentes.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Supports et techniques
Les œuvres de chevalet se rencontrent sur toile et sur carton, à l’huile majoritairement. Les dessins préparatoires, gouaches et aquarelles apparaissent régulièrement, notamment pour des projets de décors et de costumes. Les supports mixtes sur carton marouflé sur toile sont également présents dans les années 1920-1930.
Périodes de création visibles en ventes
La période parisienne des années 1920-1939 alimente l’essentiel de l’offre, avec des toiles et panneaux signés, souvent localisés “Paris”. Les sujets nocturnes et les vues de boulevards datées ou situées attirent une demande soutenue. Les œuvres antérieures à 1917 apparaissent plus rarement en salles européennes, et sont davantage documentées dans les ventes spécialisées en art russe.
Catégories d’œuvres fréquemment proposées
On distingue principalement les vues urbaines parisiennes, les natures mortes florales, les paysages côtiers, et les projets décoratifs pour l’opéra et le théâtre. Les premières sont les plus recherchées, suivies par les bonnes natures mortes de la maturité. Les projets décoratifs, plus abordables, soutiennent un marché d’entrée de gamme régulier.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet et lisibilité du motif
Les scènes parisiennes clairement identifiables, en particulier les vues nocturnes avec animation de rues, obtiennent des résultats supérieurs. Les compositions titrées ou situées, et celles portant des tampons d’atelier, bénéficient d’une meilleure réception des acheteurs.
Dimensions et medium
À sujet comparable, une huile sur toile de format moyen se positionne généralement au‑dessus d’une huile sur carton. Les formats supérieurs à 50 cm sur le grand côté sont rares pour les vues urbaines et peuvent soutenir des adjudications plus élevées, toutes choses égales par ailleurs.
Signature, datation, inscriptions
La présence d’une signature lisible “Constant Korovine” ou “C. Korovine/Korovin”, d’une datation cohérente et d’inscriptions “Paris” renforce la confiance des enchérisseurs. Les estampilles d’atelier au verso, souvent rencontrées sur les panneaux, constituent un élément positif lorsqu’elles sont concordantes avec la littérature disponible.
Provenance et publications
Une provenance claire, une exposition connue ou une mention dans un catalogue crédible favorisent la liquidité. Les œuvres issues de collections européennes bien identifiées ou d’ensembles parisiens consacrés obtiennent un surcroît d’attention.
Typologie décorative vs. peinture de chevalet
Les projets de costumes et décors présentent des prix d’accès plus bas que les huiles de chevalet abouties. Ils intéressent un public spécifique et permettent d’entrer sur le marché Korovine à budget maîtrisé.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
Le marché de Korovine est international, avec une concentration d’enchères en France et au Royaume‑Uni. Les adjudications récentes en euros confirment un intérêt constant pour les vues de Paris exécutées dans les années 1920‑1930. Les résultats publiés par les grandes plateformes et par les maisons européennes indiquent une fourchette de prix large selon la typologie, allant de quelques milliers d’euros pour des études ou projets décoratifs à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour des huiles urbaines abouties.
La liquidité s’explique par la reconnaissance muséale de l’artiste, l’attrait des sujets parisiens et une offre régulière mais sélective. Les ventes à Paris s’avèrent dynamiques, soutenues par la présence d’amateurs russophones et internationaux. Les vacations thématiques “Art Russe” et les ventes 19e‑début 20e accueillent régulièrement des lots signés Korovine.
Dans l’écosystème français, les places de marché de référence publient des catalogues et résultats qui structurent la cote. Les acteurs parisiens, ainsi que des spécialistes reconnus comme MILLON, contribuent à la visibilité des œuvres de l’artiste au sein de la scène hexagonale. La transparence des adjudications en euros facilite l’analyse et soutient la confiance des vendeurs comme des acheteurs.
Résultats de ventes vérifiés
Les exemples ci‑dessous illustrent la dynamique des adjudications en euros pour différentes typologies et formats, avec l’indication de la maison, de la date, du lot et du prix TTC quand disponible.
“Paris”, huile sur carton, 41 x 33 cm. Bonhams Cornette de Saint Cyr, Paris, 14 mai 2025, lot 68. Adjugé 56 280 € frais inclus.
“Paris scène nocturne”, huile sur toile, 40 x 48 cm. Artcurial, Paris, 5 juin 2025, vente n°6329, lot 17. Adjugé 39 360 €.
“Paris, les Grands Boulevards, la nuit, sous la pluie”, huile sur carton marouflé sur toile, 33 x 41 cm. Tajan, Paris, 24 mai 2022, lot 46. Adjugé 12 000 €.
“Vue de Paris”, 1927, huile sur panneau, 27 x 19 cm. Ader, Paris, 16 mai 2023, vente “Art Russe”, lot 16. Adjugé 8 960 €.
Ces résultats confirment une hiérarchie claire. Les huiles urbaines abouties en format moyen dépassent régulièrement 30 000 € quand sujet, signature et provenance sont réunis. Les œuvres sur carton ou de plus petit format s’échangent le plus souvent à des niveaux inférieurs, tout en restant attractives pour un public d’amateurs éclairés.
Conclusion: demande soutenue et intérêt pour une estimation gratuite
Le marché de Constantin Korovine demeure actif, porté par un flux régulier d’œuvres authentiques, une clientèle internationale et des résultats en euros lisibles. Les vues parisiennes et les scènes nocturnes concentrent les adjudications les plus élevées, tandis que dessins et projets décoratifs offrent des points d’entrée abordables. Pour situer une œuvre précise dans cette grille de valeur, la prise en compte du sujet, du support, de la datation, des inscriptions et de la provenance est déterminante.
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FAQ
Quelle période de Korovine est la plus recherchée aux enchères ?
La période parisienne des années 1920-1939, avec des vues urbaines et nocturnes, concentre la demande la plus forte en ventes publiques.
Les œuvres sur carton se vendent-elles moins bien que les toiles ?
À sujet comparable, une huile sur toile obtient en général des prix supérieurs à une huile sur carton, mais un sujet fort et une bonne provenance peuvent compenser l’écart.
Les projets décoratifs pour le théâtre ont-ils un marché ?
Oui, ils constituent un segment d’entrée de gamme avec des adjudications souvent inférieures aux huiles de chevalet, et attirent un public spécifique.
Quelle importance pour la signature “Constant Korovine” vs “Konstantin Korovin” ?
La variation orthographique est admise. La concordance de la signature avec la période, les tampons d’atelier et la documentation prime sur la forme exacte.
Les scènes nocturnes de Paris font-elles l’objet d’une prime ?
Oui, ces sujets emblématiques, lisibles et datés des années 1920-1930, génèrent souvent des adjudications plus élevées.
Un petit format peut-il atteindre des prix élevés ?
Oui si le sujet est recherché, la signature claire et la provenance solide. Toutefois, les formats moyens sont statistiquement mieux valorisés à sujet similaire.
Quelle fourchette de prix observe-t-on pour les Korovine récents en ventes ?
Les projets décoratifs et dessins peuvent s’échanger à quelques milliers d’euros, tandis que des huiles urbaines abouties dépassent régulièrement plusieurs dizaines de milliers d’euros.
La localisation “Paris” sur l’œuvre influe-t-elle sur le prix ?
Oui, une localisation “Paris” lisible, cohérente avec le style et la période, renforce l’attractivité du lot.
Quel rôle joue la provenance ?
Une provenance claire, idéalement européenne et documentée, améliore la confiance des acheteurs et soutient la valeur.
Faut-il privilégier une œuvre datée ?
Une datation cohérente avec la carrière tardive de l’artiste en France est un atout qui facilite la comparaison avec les résultats passés.
Les ventes à Paris sont-elles essentielles pour Korovine ?
Oui, Paris concentre une part significative des adjudications en euros pour l’artiste et attire un public international.
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