Serge Choubine: prix, expertise et vente sur le marché de l’art
Artiste d’origine russe actif à Paris au tournant des années 1920-1930, Serge Choubine, également connu sous les variantes Serge Chubine ou Sergei A. Zalshupin, occupe une place singulière dans l’École de Paris. Son œuvre, aujourd’hui principalement rencontrée en dessins, aquarelles et huiles sur toile, attire un public de collectionneurs intéressés par les sujets urbains, les scènes familiales, les représentations d’Algérie et les portraits. Cet article présente une vue d’ensemble factuelle de sa présence sur le marché, des critères d’estimation gratuite et des résultats en ventes publiques, afin d’aider les propriétaires et les acheteurs à situer la valeur de leurs œuvres.
Introduction
Serge Choubine naît à Saint-Pétersbourg autour de 1898-1900 et meurt à Paris en 1931. Il se forme et exerce entre la Russie et la France, puis s’inscrit dans la dynamique de l’École de Paris. Sa production mêle l’illustration et la peinture de chevalet. La diffusion de ses œuvres s’observe aujourd’hui surtout en ventes aux enchères en France, avec des adjudications allant de quelques centaines d’euros pour des œuvres sur papier à des montants plus élevés pour des huiles abouties de grand format. Les sections suivantes décrivent de manière structurée les catégories d’œuvres, les repères simples d’estimation, la cote observée et des résultats de ventes vérifiés.
Définition et description générale de la thématique
Sous l’appellation Serge Choubine, on rassemble les œuvres signées “Choubine” ou “Chubine”, parfois rattachées au nom civil Sergueï Zalshupin. L’artiste est actif sur plusieurs médiums. Il pratique le dessin et l’aquarelle avec une production régulière qui alimente le marché actuel, et réalise des huiles sur toile dans des formats variés. Les sujets sont liés à la vie urbaine parisienne, aux scènes familiales, à des vues d’Algérie, au cirque et aux portraits. L’ensemble témoigne d’une activité condensée sur une courte période, ce qui explique la récurrence de thématiques-identifiants sur le marché.
La signature “Choubine” est courante. Des cachets d’atelier apparaissent parfois sur les dessins. Les titres rencontrés en ventes reprennent des descriptions littérales des sujets, par exemple “Les écoliers parisiens”, “La famille”, “Autoportrait”, ou encore des indications géographiques telles que “Casbah d’Alger”. Les variations de translittération n’affectent pas la lecture du corpus, mais doivent être prises en compte lors de la recherche d’antériorité ou d’indexation.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Œuvres sur papier
Les œuvres sur papier représentent la part la plus fréquente en ventes. On observe des dessins à l’encre, des aquarelles et des gouaches. Les formats sont le plus souvent modestes. Les sujets incluent des figures, des scènes de rue, des musiciens et des vues d’Algérie. Les signatures manuscrites et les datations sont relativement répandues pour cette catégorie. Sur le marché, ces œuvres constituent une porte d’entrée accessible pour les collectionneurs.
Huiles sur toile
Les huiles sur toile correspondent aux pièces les plus demandées. Elles présentent des compositions plus ambitieuses, souvent en moyens et grands formats. Les thématiques récurrentes sont la vie parisienne, les scènes familiales et certaines vues d’Algérie. L’intérêt du marché se concentre sur les œuvres abouties, signées, lisibles et dotées d’un sujet identifiable. Les adjudications supérieures pour Choubine se rencontrent généralement dans cette catégorie.
Illustration et graphisme
L’artiste a également produit des illustrations pour l’édition. Ces travaux, plus rares en ventes courantes, se rencontrent sous forme de feuilles isolées ou d’albums fragmentaires. Ils apportent des informations utiles sur les périodes et les motifs, et peuvent renforcer la documentation d’une œuvre de chevalet par rapprochement stylistique ou thématique.
Périodes et inscriptions
L’activité principal de Choubine en France se situe à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Les signatures “Choubine” ou “Chubine” dominent. Des indications d’année apparaissent, notamment 1927, 1928, 1929, 1930 et 1931. Les œuvres datées, clairement situées dans cette séquence, sont plus aisées à positionner et présentent un avantage pour l’estimation.
Facteurs simples influençant la valeur
Plusieurs paramètres faciles à identifier influencent la valeur d’une œuvre de Serge Choubine. Le médium est déterminant. Les œuvres sur papier, surtout de petit format, se placent souvent dans une gamme modérée, tandis que les huiles sur toile de bon format et de sujet lisible se situent plus haut.
Le sujet compte. Les scènes urbaines parisiennes, les groupes familiaux, les compositions ambitieuses et les portraits aboutis attirent davantage l’attention que des études isolées. Les sujets liés à l’Algérie intéressent un public spécifique, surtout lorsqu’ils sont datés et bien situés.
La période et la datation renforcent la confiance des acheteurs. Les années 1927-1931 sont recherchées car elles concentrent des œuvres matures. La présence d’une signature lisible, d’un titre d’époque, d’une datation intégrée ou d’une provenance claire facilite la comparaison en vente publique et peut constituer un atout d’estimation.
Le format influe également. Les toiles de moyen à grand format positionnent généralement l’œuvre dans une fourchette supérieure par rapport à des formats très modestes. Enfin, la rareté relative d’un motif dans l’œuvre disponible sur le marché peut jouer en faveur d’une demande plus soutenue.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
Le marché de Serge Choubine est principalement animé en France, avec une concentration notable de résultats à Paris. La visibilité de l’artiste provient de vacations thématiques portant sur l’École de Paris et sur l’art moderne des années 1900-1930. Les prix observés reflètent une cote de niche, structurée par le médium et le sujet. Les œuvres sur papier forment une base régulière de transactions, tandis que les huiles de composition obtiennent les adjudications les plus hautes dans l’échantillon public récent.
Les adjudications documentées montrent une hiérarchie claire. Les dessins et aquarelles se négocient souvent dans une fourchette de quelques centaines d’euros. Les huiles de format consistant, à sujet affirmé et bien attribuées, atteignent des montants situés autour du millier d’euros et au-delà selon l’intérêt du sujet et la qualité perçue. Ces niveaux, observés sur plusieurs ventes publiques, permettent d’orienter une première estimation avant analyse individuelle.
La notoriété de l’École de Paris agit comme cadre de lecture. Pour Choubine, la présence d’exemples datés et titrés avec précision, la récurrence de certains thèmes et l’identification d’ensembles d’atelier facilitent la comparaison. En pratique, le marché valorise les œuvres représentatives de sa manière tardive et les sujets forts qui dialoguent avec l’iconographie parisienne et familiale de la fin des années 1920.
Résultats de ventes vérifiés
La sélection ci-dessous illustre des adjudications récentes et documentées. Les informations reproduisent les mentions publiques usuelles des catalogues, avec la maison, la date, le lot et le prix d’adjudication. Les titres d’œuvres sont mis en forme selon la norme de cet article.
MILLON, Paris, Ecole de Paris #8, 29 novembre 2022, lot 39, “Les écoliers parisiens”, huile sur toile, adjugé 1 400 €.
MILLON, Paris, Ecole de Paris #15, 24 avril 2025, lot 90, “La famille”, huile sur toile, adjugé 1 500 €.
MILLON, Paris, Ecole de Paris #15, 24 avril 2025, lot 89, “Autoportrait”, huile sur toile, adjugé 350 €.
MILLON, Paris, 4 mai 2021, lot 75, “Scène de cirque”, œuvre sur papier, adjugée 300 €.
Ces résultats montrent un spectre de prix fonction du médium et du format. Les toiles figurent en haut de fourchette, alors que les œuvres sur papier constituent une base d’échanges plus accessibles. Pour des pièces singulières, notamment des compositions d’envergure, une étude individualisée reste nécessaire afin de qualifier précisément la valeur.
Conclusion: demandez une estimation gratuite
Si vous possédez une œuvre de Serge Choubine, une analyse de marché permet de positionner son niveau de prix en fonction du médium, du sujet, du format, de la date et de la documentation disponible. Pour situer la valeur de votre pièce et vérifier sa place dans les adjudications récentes, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Vous recevrez une fourchette argumentée et adaptée à la réalité des ventes publiques actuelles.
FAQ
Qui est Serge Choubine et sous quels autres noms ses œuvres peuvent-elles apparaître en ventes publiques ?
Serge Choubine est un peintre et dessinateur actif à Paris à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Ses œuvres peuvent aussi être répertoriées sous “Serge Chubine” ou rattachées au nom civil “Sergei A. Zalshupin”.
Quelles techniques rencontre-t-on le plus souvent pour Serge Choubine ?
Le marché présente principalement des dessins, aquarelles et gouaches sur papier, ainsi que des huiles sur toile en formats variables.
Quels sujets de Serge Choubine rencontrent une demande soutenue ?
Les scènes parisiennes, les groupes familiaux, certaines vues d’Algérie, les portraits et des thèmes liés au cirque figurent parmi les sujets les plus recherchés.
Les œuvres datées entre 1927 et 1931 ont-elles un impact sur la valeur ?
Oui, une datation claire dans cette période facilite la comparaison et peut soutenir la valeur par rapport à une pièce non datée.
Les signatures “Choubine” et “Chubine” sont-elles équivalentes pour une estimation ?
Oui. Les variantes de translittération sont connues pour cet artiste et prises en compte au moment de l’estimation.
Quel niveau de prix observer pour une aquarelle de format modeste ?
Les œuvres sur papier se situent souvent dans une gamme de quelques centaines d’euros, à préciser au cas par cas selon le sujet, la date, la signature et la qualité d’exécution.
À quel niveau se situent les huiles sur toile les plus courantes ?
Les toiles abouties et de bon format se positionnent généralement autour du millier d’euros, avec des écarts selon le sujet, la composition et la documentation associée.
La présence d’un cachet d’atelier sur un dessin a-t-elle un intérêt de marché ?
Un cachet d’atelier peut aider à l’attribution et à la traçabilité. Son effet sur la valeur dépend du sujet, de la qualité et de la comparaison avec des résultats publiés.
Existe-t-il des ensembles thématiques identifiables dans l’œuvre de Choubine ?
Oui. On rencontre des séries liées à la vie urbaine parisienne, aux compositions familiales, ainsi que des vues d’Algérie.
Comment obtenir une estimation gratuite pour une œuvre de Serge Choubine ?
Transmettez des photographies nettes du recto et du verso, des vues de la signature et des dimensions exactes. Une estimation gratuite sera proposée par Fabien Robaldo après analyse.
Que faire si l’œuvre n’est pas titrée mais présente un sujet reconnaissable ?
Un titre de convenance peut être proposé lors de l’étude et comparé à des exemples adjugés présentant une iconographie voisine.
Les résultats de ventes récentes sont-ils indispensables pour fixer une valeur ?
Ils constituent la base de la méthode comparative. L’estimation s’appuie prioritairement sur des adjudications publiées, rapprochées du médium, du format et du sujet de l’œuvre étudiée.