Résultats d’enchères, authentification et signature
Artiste actif au XXe siècle, né à Yalta en 1897 et décédé à Ménerbes en 1971, Georges de Pogedaieff a produit des peintures, dessins et projets de décors et de costumes. Sa présence régulière en ventes publiques permet aujourd’hui d’analyser une trajectoire de marché structurée, avec des repères de valeur clairs selon les supports et les périodes. Cet article présente une synthèse factuelle orientée marché, utile pour identifier les typologies d’œuvres, comprendre les critères d’évaluation simples, situer la cote actuelle et consulter des résultats de ventes vérifiés.
Pour toute œuvre attribuée à Georges de Pogedaieff, l’analyse porte d’abord sur la datation, la technique et la nature du sujet. Les productions de chevalet coexistent avec une part importante de dessins liés au théâtre, aux ballets et à l’opéra, ce qui explique une offre hétérogène et des niveaux de prix distincts selon les séries.
Introduction
Le marché de Georges de Pogedaieff s’articule autour de trois ensembles principaux. Les peintures de chevalet, souvent exécutées sur toile ou sur isorel, abordent des paysages du Sud de la France, notamment la Provence et Ménerbes, ainsi que des natures mortes. Les œuvres sur papier incluent des fusains, encres, aquarelles et gouaches. Enfin, les projets de décors et de costumes, élaborés pour la scène, constituent un corpus fourni et identifiable, avec des inscriptions et mentions manuscrites récurrentes. Cette diversité influe directement sur la valeur marchande.
Dans la période récente, les ventes publiques françaises et monégasques ont proposé des ensembles homogènes ou isolés. Les adjudications reflètent la hiérarchie classique des supports, avec des pointes pour les peintures abouties et des niveaux plus accessibles pour les projets scéniques et les études.
Définition et description générale de la thématique
La thématique “Georges de Pogedaieff : résultats d’enchères, authentification et signature” couvre l’identification des œuvres de l’artiste, l’examen des caractéristiques matérielles et stylistiques de base, ainsi que la lecture des signatures et inscriptions. L’objectif est d’indiquer des repères utiles à l’authentification et à l’estimation de valeur, à partir d’éléments visuels et documentaires simples.
La signature de Pogedaieff se rencontre sous plusieurs formes usuelles, parmi lesquelles “Georges A. de Pogedaieff”, “Georges de Pogedaïeff” ou “G. de Pogedaïeff”. La présence de l’accent tréma varie selon les périodes et les supports. Sur certains projets liés à la scène, des étiquettes autographes, des mentions de lieu ou des dates manuscrites au dos apparaissent. Sur les peintures, la signature se situe le plus souvent en bas à gauche ou en bas à droite, parfois gravée en sgraffito sur isorel.
La production liée au théâtre inclut des projets de costumes et des projets de décors. Ces feuilles présentent des formats moyens, des rehauts de gouache et des annotations utilitaires. Elles constituent un pan distinct de l’œuvre, avec une logique de série et une destination fonctionnelle, ce qui oriente leur positionnement de valeur.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Peintures de chevalet
Les peintures de chevalet se répartissent entre huiles sur toile et huiles sur isorel. Les sujets observés en ventes publiques privilégient les paysages du Luberon et de la Provence, des vues de Ménerbes, des routes et villages, ainsi que des natures mortes. Les formats sont généralement modestes à moyens. Les signatures sont nettes et souvent accompagnées d’une date. Ces œuvres structurent la partie supérieure de la valeur de marché pour l’artiste.
Œuvres sur papier
Le corpus d’œuvres sur papier comprend des fusains, des encres, des aquarelles et des gouaches. Les sujets vont du portrait aux études de personnages, jusqu’aux recherches formelles. Les annotations et signatures varient, et la présence d’une dédicace ou d’une date ajoute un repère chronologique simple.
Projets de décors et de costumes
Les projets de décors et de costumes présentent une écriture graphique appliquée, souvent en technique mixte sur papier. Ils sont datés autour des années 1930 pour de nombreux ensembles vus en ventes publiques. Ces pièces circulent fréquemment par groupes, mais peuvent apparaître isolées. L’identification de la destination scénique ou du cycle d’appartenance, lorsqu’elle est indiquée, facilite la compréhension de la série et de sa valeur relative.
Périodes et aires géographiques
La carrière documentée en ventes publiques met en évidence des œuvres rattachées à la scène dans l’entre-deux-guerres et une production de peintures plus tardives réalisées en Provence dans les années 1950-1960. Les mentions de Ménerbes reviennent de manière récurrente. Ces jalons temporels constituent des repères simples pour situer un travail et apprécier sa place dans l’ensemble de l’œuvre.
Facteurs simples influençant la valeur
Support et technique
La hiérarchie habituelle se vérifie. À sujet comparable, une huile aboutie sur toile ou isorel se situe au-dessus d’une étude ou d’un projet sur papier. La qualité d’exécution et la complétude du sujet comptent fortement dans la valeur finale.
Sujet et lisibilité
Les paysages identifiables du Luberon, les vues de Ménerbes et les natures mortes bien construites sont fréquemment recherchés. Les projets scéniques attirent des collectionneurs spécialisés, notamment lorsque l’ensemble est cohérent et lisible.
Datation, signature, mentions manuscrites
Une datation lisible et une signature homogène avec les usages de l’artiste soutiennent la valeur. Les étiquettes autographes ou dédicaces au dos apportent un niveau d’information supplémentaire apprécié par le marché.
Provenance et documents
Une provenance claire, des références d’exposition ou de publication renforcent la confiance des acheteurs et consolident la valeur. Pour Pogedaieff, l’existence de dossiers regroupant plusieurs projets de costumes ou de décors facilite l’attribution d’ensemble et l’évaluation.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
Le marché de Georges de Pogedaieff est bien identifié en France et à Monaco, avec des ventes régulières qui offrent un volume suffisant pour établir des repères de prix. Les peintures abouties figurent le haut de la fourchette, tandis que les œuvres sur papier et les projets scéniques constituent un segment d’entrée plus accessible. La diversité des supports crée une amplitude de valeur notable, de quelques centaines à quelques milliers d’euros pour des œuvres isolées, avec des niveaux supérieurs possibles pour des peintures fortes par le sujet, la date et la qualité d’exécution.
Les adjudications récentes en France montrent une demande stable, animée par des collectionneurs intéressés par la scène artistique russo-française et par les paysages de Provence. Les ensembles cohérents de projets de costumes ou de décors suscitent un intérêt spécifique, surtout lorsqu’ils sont bien documentés ou rattachés à des productions identifiables.
Résultats de ventes vérifiés
Sélection non exhaustive de trois à quatre adjudications récentes et documentées, avec intitulé, maison, date, lot et prix en euros.
“Nature morte aux carafes”, MILLON, Paris, Vente Art Russe, 8 décembre 2018, lot 383, adjugé 800 €.
“La route à Apt”, MILLON, Paris, Ecole de Paris 13, 22 octobre 2024, lot 83, adjugé 1 100 €. (
“Moines dans les montagnes, projet de décor”, MILLON, Paris, Ecole de Paris 15, 24 avril 2025, lot 236, adjugé 800 €.
“Projet de costume, le prince indien”, MILLON, Paris, Ecole de Paris 15, 24 avril 2025, lot 232, adjugé 400 €.
Ces adjudications illustrent la segmentation du marché entre peintures de chevalet et corpus scénique. Les peintures signées, datées et titrées, liées à Ménerbes et à la Provence, concentrent l’intérêt des enchérisseurs. Les projets de costumes et de décors, fréquemment en technique mixte, restent attractifs à des niveaux plus accessibles et constituent une porte d’entrée cohérente dans l’œuvre.
Authentification et signature
L’authentification repose sur la convergence d’indices. Les signatures les plus courantes s’écrivent “Georges A. de Pogedaieff”, “Georges de Pogedaïeff” ou “G. de Pogedaïeff”. Le positionnement en bas de composition est fréquent. Sur des isorels, on rencontre des signatures en sgraffito. Les projets scéniques peuvent comporter des annotations de sujet, des dates et parfois des étiquettes autographes. La cohérence de l’écriture, la compatibilité des matériaux et la contextualisation par rapport aux séries connues sont des éléments déterminants pour apprécier la valeur et l’attribution.
Le rapprochement avec des œuvres passées en ventes publiques, la consultation de catalogues de vente et de fiches de lots détaillant les mentions au dos, ainsi que la collecte de documents de provenance, renforcent la solidité du dossier. En cas de doute sur une inscription, l’examen comparatif de signatures publiées et la recherche d’éventuelles expositions de l’époque sont des démarches pertinentes au regard du marché.
Conclusion
Le marché de Georges de Pogedaieff offre un spectre large de supports et des repères de prix cohérents. Les paysages provençaux et les natures mortes de chevalet structurent la partie haute, tandis que les projets de décors et de costumes constituent une offre suivie et lisible. Pour une évaluation claire et documentée, la prise en compte du support, du sujet, de la datation, de la signature et des éléments de provenance est essentielle pour définir la valeur marchande.
Vous souhaitez connaître la valeur de votre œuvre de Georges de Pogedaieff ou vérifier une signature et des inscriptions au dos. Contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite et argumentée, fondée sur des résultats de ventes et des références vérifiables.
FAQ
Quels types d’œuvres de Georges de Pogedaieff passent le plus souvent en ventes publiques ?
Peintures de chevalet sur toile ou isorel, œuvres sur papier et un corpus important de projets de décors et de costumes.
Quels supports sont les plus recherchés pour la valeur ?
Les huiles abouties signées et datées occupent en général le haut de la fourchette de valeur, devant les œuvres sur papier et les projets scéniques isolés.
Où se trouve la signature sur les peintures ?
Le plus souvent en bas à gauche ou en bas à droite, parfois gravée en sgraffito sur isorel.
Quelles sont les écritures de signature rencontrées ?
On observe “Georges A. de Pogedaieff”, “Georges de Pogedaïeff” ou “G. de Pogedaïeff”, avec des variations d’orthographe usuelles.
Les projets de décors et de costumes ont-ils une valeur de collection ?
Oui, ils constituent un segment identifié et accessible, surtout lorsqu’ils forment un ensemble cohérent.
Les vues de Ménerbes et de Provence influencent-elles la valeur ?
Oui, les paysages identifiables du Luberon et de Ménerbes sont régulièrement recherchés en ventes publiques.
Une étiquette autographe au dos renforce-t-elle l’estimation ?
Oui, une étiquette autographe, une dédicace ou des mentions manuscrites précises soutiennent l’attribution et la valeur.
Existe-t-il des séries particulièrement suivies par le marché ?
Les ensembles de projets scéniques des années 1930 et les peintures provençales des années 1950-1960 figurent parmi les plus visibles.
Quels formats rencontre-t-on le plus souvent ?
Des formats modestes à moyens pour les peintures, et des feuilles de dimensions proches d’une demi-feuille à une feuille pour les projets scéniques.
Une œuvre non signée peut-elle être considérée ?
Oui, si l’attribution est étayée par la comparaison, la provenance et la documentation, mais la signature reste un atout pour la valeur.
Comment préparer une demande d’estimation gratuite ?
Transmettez des photos nettes de face et de dos, des détails de signature et d’inscriptions, les dimensions, le support et toute information de provenance.
À qui s’adresser pour une estimation dédiée ?
À Fabien Robaldo, qui propose une estimation gratuite fondée sur des comparables de marché et des références de ventes.