Cote et adjudications d’Alexandre Iacovleff
Artiste russe formé à Saint-Pétersbourg et actif à Paris, Alexandre Iacovleff a bâti une œuvre tournée vers le voyage, les portraits, les scènes ethnographiques et les compositions mythologiques. Ses dessins à la sanguine, ses pastels et ses huiles circulent régulièrement sur le marché international. Cette fiche présente une synthèse factuelle de sa cote, des typologies d’œuvres rencontrées aux enchères, des critères simples qui influencent la valeur, ainsi que quelques résultats récents et vérifiés.
L’objectif est d’aider les propriétaires et ayants droit à situer rapidement un dessin, un pastel ou une peinture d’Iacovleff dans le marché actuel, et à comprendre comment une œuvre peut être documentée avant une estimation gratuite avec Fabien Robaldo.
Définition et description générale de la thématique
La thématique “Cote et adjudications d’Alexandre Iacovleff” couvre la place de l’artiste dans les ventes publiques. Elle s’attache aux œuvres originales de chevalet et de papier, aux suites et portfolios édités sous sa direction, ainsi qu’aux dessins préparatoires en lien avec les expéditions Citroën et avec ses séjours en Europe et en Asie.
Entrent dans ce périmètre les sanguines et pastels sur papier, les huiles sur toile, les gouaches, et les ensembles publiés comme “Dessins et Peintures d’Asie”. Les lithographies et reproductions photomécaniques ne sont pas détaillées ici, car leur prix dépend d’autres paramètres d’édition.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Œuvres sur papier: sanguines et pastels
Le corpus le plus fréquent en vente concerne les portraits et études réalisés à la sanguine, parfois rehaussés de craie blanche, sur formats moyens. Ces feuilles présentent signatures, inscriptions de lieu et de date, et parfois une annotation en russe ou en français. Les pastels, souvent de format plus conséquent, se rencontrent sur papiers fort ou cartons, et peuvent atteindre des niveaux de prix supérieurs selon le sujet.
Peintures à l’huile et gouaches
Les huiles sur toile demeurent plus rares et portent des sujets issus des voyages, de l’ethnographie et de la mythologie. Les gouaches existent en nombre, notamment pour les scènes liées aux expéditions de 1924-1925 en Afrique et de 1931-1932 en Asie. Elles peuvent être marouflées ou contrecollées sur carton, avec mention du lieu exact d’exécution.
Portfolios, suites et éditions
Le portfolio “Dessins et Peintures d’Asie”, édité à Paris en 1934 sous la direction de Lucien Vogel, réunit 50 planches en couleurs accompagnées d’un livret. Tiré à 720 exemplaires, il apparaît ponctuellement en ventes spécialisées de livres et d’arts graphiques. Les résultats observés varient en fonction de la complétude de l’exemplaire, de l’état de l’emboîtage et de la présence d’un numéro bas de tirage, sans aborder d’analyse matérielle détaillée.
Périodes et géographies
Les œuvres de la période parisienne des années 1920, celles produites durant les expéditions Citroën et les travaux exécutés à Capri à la fin des années 1920 et au début des années 1930 sont particulièrement visibles en ventes. Les sujets issus de l’Asie centrale, du Sahara ou de l’Extrême-Orient, identifiables par leurs inscriptions de lieu et date, constituent une part notable de l’offre.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet et contexte d’exécution
Les portraits ethnographiques aboutis, réalisés in situ et soigneusement identifiés par des inscriptions, rencontrent une demande soutenue. Les scènes directement liées aux expéditions Citroën sont recherchées pour leur contexte historique clairement établi. Les sujets mythologiques de la période italienne disposent d’une clientèle dédiée.
Technique, format et composition
À technique comparable, la valeur progresse avec la qualité de la composition, la présence d’un cadrage abouti, le rendu des traits et le format. Les pastels de grand format et les huiles structurées obtiennent en général des adjudications supérieures à celles des études rapides.
Signature, inscriptions, provenance, publications
La présence d’une signature lisible “A. Iacovleff”, d’une date, d’un lieu, et éventuellement d’un cachet d’atelier clarifie l’attribution. Une provenance suivie et une mention dans un catalogue d’exposition ou un ouvrage de référence peuvent renforcer la valeur. Les certificats émis par des spécialistes reconnus du corpus d’Iacovleff sont pris en compte par les maisons de ventes.
Typologie d’œuvre et rareté relative
Les sanguines de portraits, bien représentées sur le marché, forment une base de comparaison solide. Les pastels d’envergure et les huiles apparaissent moins souvent, ce qui peut créer des pointes de prix lors de vacations internationales. Les portfolios complets en bon état de présentation restent recherchés par les bibliophiles et les collectionneurs d’art moderne.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
Le marché d’Alexandre Iacovleff est international, avec une activité régulière à Paris, Londres et New York. La demande est portée par les collectionneurs d’art russe et par un public attaché à l’histoire des voyages au début du XXe siècle. Les fourchettes observées se structurent par médium et sujet, sans prétendre à une règle automatique.
Les dessins à la sanguine aboutis et signés se situent souvent dans une tranche allant de quelques milliers d’euros à des montants supérieurs lorsque le sujet est emblématique et le format conséquent. Les pastels figurant des portraits identifiables ou des scènes de voyage franchissent plus aisément des niveaux de prix élevés selon la fraîcheur d’apparition et la documentation. Les huiles, plus rares, atteignent des adjudications significatives dans les vacations dédiées à l’art russe ou à l’École de Paris.
Le positionnement des prix dépend aussi des places de vente et des saisons. Les vacations spécialisées “art russe” et “école de Paris” rassemblent une clientèle ciblée, tandis que les ventes d’art moderne généralistes peuvent offrir de la visibilité à des lots de belle qualité. Les résultats publiés en euros dans les ventes parisiennes, notamment chez MILLON, constituent des références commodes pour situer la valeur d’ensembles comparables.
Résultats de ventes vérifiés
Les exemples ci-dessous illustrent des adjudications documentées avec maison, date, lot et prix en euros. Ils ne constituent pas une garantie de prix futur et servent uniquement de repères objectifs.
MILLON, Paris, “Art Moderne”, 15 mai 2020, lot 139, “La caravane (Afghanistan)”, huile sur toile, signé et daté 1931. Adjugé 5 500 €.
MILLON, Paris, “Art Moderne”, 27 novembre 2013, lot 229, “Femme nue penchée en arrière”, sanguine. Adjugé 2 500 €.
Bonhams, Londres, “The Russian Sale”, 27 novembre 2019, lot 52, “Desert landscape, 1931”, huile sur panneau. Prix réalisé 3 187,50 GBP, soit environ 3 730 € au cours du jour.
Conclusion
Le marché d’Alexandre Iacovleff repose sur des œuvres graphiques solidement documentées, des pastels de portraits recherchés et des peintures plus rares. La pertinence du sujet, la lisibilité des inscriptions, la traçabilité et la qualité d’exécution sont les paramètres les plus simples pour appréhender la valeur. Pour positionner précisément un dessin, un pastel, une gouache ou une huile d’Iacovleff, vous pouvez solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Un échange avec envoi de photos, dimensions, technique, inscriptions visibles et toute information de provenance permettra d’obtenir une première fourchette cohérente avec les références de marché les plus proches.
FAQ
Quels sont les médiums les plus courants d’Alexandre Iacovleff en ventes publiques ?
Les sanguines et les pastels constituent l’essentiel des passages, suivis par les gouaches et des huiles plus occasionnelles.
Les œuvres liées aux expéditions Citroën influencent-elles les prix ?
Oui, les sujets exécutés in situ et clairement identifiés par des inscriptions de lieu et de date disposent d’une demande soutenue.
Une signature “A. Iacovleff” suffit-elle pour l’attribution ?
La signature lisible est un point de départ, mais les inscriptions, la provenance et d’éventuelles publications renforcent l’attribution.
Les huiles atteignent-elles des prix sensiblement supérieurs aux dessins ?
En moyenne oui, car elles sont plus rares, mais des pastels et des sanguines aboutis peuvent aussi obtenir de fortes adjudications selon le sujet.
Les portfolios comme “Dessins et Peintures d’Asie” se vendent-ils en ventes de livres ou d’art ?
Ils apparaissent dans les deux circuits, avec des prix variables selon la complétude et la présentation.
Les inscriptions en russe ou en français ont-elles un impact sur la valeur ?
Oui, elles situent le contexte d’exécution et facilitent la comparaison avec des références publiées, ce qui peut soutenir la valeur.
Quelles informations envoyer pour une première estimation ?
Photos recto et verso, dimensions du sujet et de la feuille ou de la toile, technique, signature, inscriptions et tout élément de provenance.
Une étude préparatoire a-t-elle moins de valeur qu’une œuvre aboutie ?
En général oui, mais certaines études soignées au format important peuvent intéresser la même clientèle que les œuvres achevées.
Les œuvres de la période de Capri se rencontrent-elles souvent ?
Elles sont plus rares que les feuilles ethnographiques, et peuvent attirer des amateurs spécifiques des scènes mythologiques.
La présence dans un catalogue d’exposition change-t-elle le positionnement ?
Une mention publiée peut accroître l’attractivité auprès des collectionneurs et clarifier la comparaison avec des ventes passées.
Peut-on obtenir une estimation gratuite pour une œuvre d’Iacovleff ?
Oui, une estimation gratuite est possible auprès de Fabien Robaldo après envoi d’informations et de visuels.
Un certificat d’un spécialiste reconnu est-il utile ?
Oui, un certificat pertinent contribue à sécuriser l’attribution et peut soutenir la valeur au moment de la vente aux enchères.