Amédée de La Patellière: art moderne et cote aux enchères
Artiste français actif entre 1921 et 1931, Amédée de La Patellière occupe une place identifiable sur le marché de l’art moderne. Son œuvre, concentrée sur une décennie, alimente régulièrement les ventes en France et plus ponctuellement à l’international. Ce texte présente un panorama factuel de son marché, des typologies rencontrées, des facteurs simples d’estimation, et des résultats de ventes vérifiés utiles pour situer la valeur.
L’objectif est d’apporter des repères concrets aux collectionneurs et ayants droit souhaitant préparer une estimation gratuite de dessins, huiles, gouaches ou estampes d’Amédée de La Patellière, et de préciser les critères retenus par les spécialistes pour qualifier la valeur d’une œuvre mise en vente.
Définition et description générale
Amédée de La Patellière, né en 1890 à Vallet et décédé en 1932 à Paris, appartient à la génération d’artistes de l’entre-deux-guerres. Formé à Paris, il développe à partir de 1921 un corpus où se croisent scènes rurales, compositions allégoriques, nus et paysages. Sa production, brève et ciblée, se répartit entre huiles sur toile ou sur panneau, œuvres sur papier réalisées à l’encre, au crayon, à la gouache, et un ensemble d’estampes, notamment autour de 1930.
Le marché identifie des sujets récurrents qui structurent la demande: figures féminines, scènes de villages, intérieurs rustiques, baigneuses, musiciens, masques. Les œuvres portées par une provenance claire et des expositions publiques documentées sont les plus recherchées, les catalogues et archives associatives permettant de consolider l’attribution et la chronologie.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Périodes et orientations
La production de La Patellière se concentre entre 1921 et 1931. Les années antérieures sont surtout marquées par des dessins et études. Vers 1925 se développe une palette plus sourde dans certaines compositions et une stylisation des volumes, tandis que la fin de décennie voit apparaître des sujets allégoriques plus affirmés. Les œuvres datées de 1921 à 1926 et celles proches de 1929 intéressent particulièrement le marché, en raison de la clarté thématique et de la documentation muséale relative à ces ensembles.
Matériaux et techniques
Les supports les plus courants sont l’huile sur toile, l’huile sur panneau, les encres brunes lavées, la gouache et le crayon sur papier. Les formats moyens dominent, avec des toiles allant souvent de 46 x 38 cm à 116 x 89 cm, et des papiers variant autour de 20 x 30 cm à 40 x 50 cm. On rencontre des œuvres sur papier marouflées sur toile ou carton. Des estampes et illustrations, notamment autour de 1930, apparaissent parfois en vente, avec des prix généralement inférieurs à ceux des huiles uniques.
Typologies d’œuvres sur le marché
Le segment des œuvres sur papier est le plus régulier en enchères, avec dessins à l’encre et gouaches. Les huiles de petit et moyen format apparaissent de manière plus ponctuelle, souvent accompagnées d’un historique d’exposition. Les compositions plus ambitieuses, parfois liées à des ensembles décoratifs, restent plus rares et sont très dépendantes de la documentation associée. Les sujets de nus et les scènes de villages de Provence et d’Île-de-France figurent parmi les thématiques les plus visibles dans les catalogues.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet et format
Sur ce marché, le sujet guide la demande. Les scènes figuratives abouties, les nus composés et les paysages identifiables sont plus recherchés que les études fragmentaires. À sujet comparable, les formats moyens équilibrant lisibilité et accrochage tendent à soutenir la valeur. Les très grands formats sont plus rares et nécessitent un contexte de collection approprié.
Support et technique
Les huiles sur toile ou sur panneau occupent le haut de la fourchette des adjudications pour La Patellière. Les gouaches et encres abouties suivent. Les dessins préparatoires et études rapides se situent en entrée de marché. Une œuvre sur papier marouflée sur toile, bien documentée et signée, peut cependant atteindre des niveaux de prix comparables à certaines huiles de petit format.
Provenance, expositions, publications
La présence d’étiquettes d’expositions muséales, de mentions de galeries historiques ou de références bibliographiques constitue un atout direct pour la valeur. Les œuvres passées par des expositions collectives ou rétrospectives reconnues sont mieux perçues. À l’inverse, l’absence d’informations de parcours ne disqualifie pas l’œuvre, mais limite son positionnement tarifaire.
Période de création et datation
Les œuvres datées de la première moitié des années 1920 et celles de la fin de décennie, lorsqu’elles correspondent à des thèmes maîtrisés par l’artiste, sont privilégiées. La datation avérée, la signature et l’inscription au verso facilitent l’analyse de marché et contribuent à la valeur.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
Indicateurs de cote
Le volume d’offres annuelles demeure modéré, avec une majorité d’œuvres sur papier et un flux plus rare d’huiles bien documentées. Les prix observés se situent principalement dans des fourchettes accessibles pour l’art moderne figuratif, avec des pointes lorsque la provenance, l’exposition et le sujet convergent. Les maisons de ventes parisiennes assurent l’essentiel des adjudications publiques, complétées par quelques offres en galeries qui donnent une idée des attentes de prix dans le commerce.
Fourchettes de prix observées
Les résultats récents montrent une amplitude notable. Les œuvres sur papier abouties peuvent s’adjuger autour du millier d’euros. Les huiles de format moyen, lorsque le sujet est recherché et la documentation fournie, atteignent quelques milliers d’euros. Des adjudications plus modestes existent pour des études ou pour des œuvres sans historique publié. Ces niveaux sont fournis à titre informatif sur la base de ventes publiques vérifiées et contribuent à caractériser la valeur de marché actuelle de l’artiste.
Maisons et lieux de vente
Les ventes ont lieu majoritairement à Paris, à l’Hôtel Drouot, via des études spécialisées. Des résultats sont également enregistrés chez des opérateurs reconnus. Les offres de galeries complètent le panorama et participent à la visibilité de l’artiste auprès des collectionneurs.
Résultats de ventes vérifiés
Les adjudications ci-dessous illustrent différents types d’œuvres et niveaux de prix pour situer la valeur observable sur le marché d’Amédée de La Patellière. Les montants sont indiqués en euros.
Ader, Paris, Hôtel Drouot, 3 juin 2025, lot 307, “Étude pour La Fin du Monde”, huile sur panneau, adjugé 2 080 €.
Gros & Delettrez, Paris, Hôtel Drouot, octobre 2023, lot 239, “Le concert champêtre”, huile sur toile, adjugé 1 200 €.
MILLON, Paris, 23 septembre 2024, lot 25, “Composition aux fruits et à la bouteille de Grand Marnier”, adjugé 1 500 €.
MILLON, Paris, 24 septembre 2024, lot 185, “Dans le village en Provence”, encre brune et lavis, adjugé 120 €.
Conclusion
Pour situer précisément la valeur d’une œuvre d’Amédée de La Patellière, il est nécessaire de croiser typologie, sujet, datation et historique documentaire. La comparaison avec des adjudications récentes permet d’obtenir un repère cohérent avec le marché actuel.
Vous pouvez solliciter une estimation gratuite et confidentielle auprès de Fabien Robaldo. Un avis fondé sur des références de ventes publiques et sur les informations disponibles pour l’œuvre permettra d’orienter sereinement la mise en vente aux enchères.
FAQ
Qui est Amédée de La Patellière et quelle période couvre son œuvre?
Peintre français né en 1890 et décédé en 1932, il développe l’essentiel de son œuvre entre 1921 et 1931, avec des sujets figuratifs, allégoriques et des scènes rurales.
Quelles sont les techniques les plus courantes sur le marché?
Les huiles sur toile ou panneau, les encres brunes lavées, les gouaches et les dessins au crayon sont les plus courants en ventes publiques.
Quels sujets d’Amédée de La Patellière suscitent le plus d’intérêt?
Les nus composés, les scènes villageoises et les paysages identifiables sont régulièrement recherchés par les collectionneurs.
Les œuvres sur papier trouvent-elles preneur aux enchères?
Oui, les œuvres sur papier abouties se vendent de façon régulière et constituent une part importante de l’offre.
Quels critères simples influencent la valeur?
Le sujet, le format, la technique, la présence d’une signature, la datation et la documentation d’expositions ou de provenance influencent directement la valeur.
Existe-t-il des repères de prix récents?
Des adjudications récentes situent des œuvres sur papier autour du millier d’euros et des huiles de format moyen à quelques milliers d’euros, selon sujet et documentation.
Où se vendent principalement ses œuvres?
Principalement à Paris, souvent à l’Hôtel Drouot, via des études spécialisées, avec des résultats consultables publiquement.
Les expositions anciennes et les étiquettes au verso jouent-elles un rôle?
Oui, une exposition muséale ancienne ou des étiquettes de galeries historiques renforcent la crédibilité et la valeur d’une œuvre.
Les huiles se vendent-elles plus cher que les dessins?
En règle générale oui, mais une œuvre sur papier marouflée et bien documentée peut atteindre des niveaux comparables à des huiles de petit format.
Une provenance privée non publiée est-elle pénalisante?
Elle n’est pas disqualifiante, mais l’absence de publication ou d’exposition limite souvent le positionnement tarifaire.
Peut-on demander une estimation gratuite pour une œuvre d’Amédée de La Patellière?
Oui, une estimation gratuite et confidentielle peut être demandée auprès de Fabien Robaldo pour positionner l’œuvre sur le marché actuel.
Combien de temps faut-il pour obtenir une estimation?
Le délai dépend des informations fournies et de la documentation disponible, mais une première indication peut généralement être donnée rapidement après réception des éléments essentiels.