Johann Melchior Wyrsch : cote, estimation et prix en ventes publiques
Introduction
Johann Melchior Wyrsch, né en 1732 à Buochs et décédé en 1798, est un peintre suisse actif au XVIIIe siècle. Il est reconnu pour ses portraits et pour une production destinée tant aux commandes religieuses qu’au marché civil. Son œuvre circule aujourd’hui principalement en Suisse et en France, avec une présence régulière dans les catalogues de maîtres anciens. Cette fiche présente une vue d’ensemble claire et factuelle de sa cote, de l’estimation de ses œuvres et des prix observés en ventes publiques, assortie d’exemples récents et vérifiés. Elle a pour objectif d’éclairer la valeur de ses œuvres selon les typologies, les périodes et les caractéristiques de marché.
Définition et description générale de la thématique
Peintre du XVIIIe siècle formé en Suisse et en Italie, Wyrsch se spécialise dans le portrait et intervient aussi pour des commandes religieuses. Installé à Besançon à partir de 1768, il y cofonde une académie de dessin et de peinture avec le sculpteur Luc Breton en 1773. La demande principale porte sur des portraits d’apparat, des effigies de notables, des portraits à mi-corps ou buste, parfois en format ovale. Les sujets religieux existent, davantage visibles dans les collections publiques que sur le marché. Les œuvres circulant en ventes publiques sont majoritairement des huiles sur toile, parfois conservées dans leur cadre d’époque.
Les œuvres de Wyrsch se distinguent par des compositions centrées sur le modèle, des formats généralement moyens, un rendu soigné des attributs sociaux et des effets de matière valorisant les drapés, cols, fourrures et parures. La signature n’est pas systématique et de nombreux portraits reposent sur des attributions documentées par la provenance, la littérature ou la comparaison stylistique.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies d’œuvres rencontrées
Les ventes publiques montrent principalement des portraits individuels, masculins ou féminins, parfois en pendant, et plus rarement des sujets religieux. On rencontre des portraits officiels de magistrats, d’ecclésiastiques, de notables civils, ainsi que des portraits à caractère domestique. Les dessins sont plus rares en salle des ventes que les huiles sur toile.
Matériaux et formats
Le matériau dominant est l’huile sur toile. Les formats sont souvent ovales pour les portraits de buste et rectangulaires pour les portraits jusqu’aux genoux ou à mi-corps. Les dimensions les plus courantes s’échelonnent d’environ 35 à 100 cm de hauteur pour les portraits isolés. Les cadres d’époque, lorsqu’ils existent, contribuent à l’attrait du lot sur le marché.
Périodes et lieux d’activité
La période dite de Besançon, à partir de 1768, concentre une part notable de la production de portraits de notables locaux, fonctionnaires, magistrats, membres d’académies ou figures de la société civile. La période suisse, avant et après le séjour français, alimente également des portraits et des commandes religieuses. Les œuvres de maturité, associées aux années 1770 et 1780, structurent souvent la cote observable aujourd’hui pour les portraits signifiants.
Facteurs simples influençant la valeur
Plusieurs paramètres orientent la valeur en ventes publiques. Le sujet constitue un facteur majeur, un portrait identifié d’une personnalité locale ou d’un dignitaire attirant davantage l’attention qu’un modèle anonyme. La présence d’une signature, d’une datation ou d’une provenance cohérente soutient l’attribution et renforce la confiance des acheteurs. La période de réalisation joue un rôle, les œuvres de maturité étant généralement plus recherchées.
La taille et la lisibilité de la composition influencent aussi la demande. Un format de buste en ovale, bien cadré, peut séduire un public large. Les éléments distinctifs comme un chapeau, un col de fourrure, une écharpe d’ordre ou des attributs professionnels contribuent à la reconnaissance iconographique et à la hiérarchisation des prix. Enfin, l’existence d’un pendant, d’un lien avec un ensemble patrimonial ou d’une exposition antérieure dans une institution documentée peut accroître l’intérêt des collectionneurs.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
Le marché de Wyrsch est spécialisé et géographiquement focalisé sur la Suisse et la France, avec une présence ponctuelle dans les ventes de maîtres anciens ailleurs en Europe. Les apparitions restent peu fréquentes en comparaison d’autres portraitistes du XVIIIe siècle, ce qui rend la cote sensible à la qualité intrinsèque de chaque œuvre mise en vente. Les lots attribués ou d’atelier suscitent des niveaux de prix plus mesurés, tandis que les portraits fermement rattachés au peintre et à une personnalité identifiée atteignent des montants supérieurs.
Sur les dernières années, les résultats publiés confirment un créneau qui va de quelques milliers d’euros pour des œuvres d’intérêt secondaire ou d’attribution, à plus de 20 000 euros pour des portraits aboutis, bien situés et reconnus par des expertises spécialisées. Les records récents observés en France illustrent cette dynamique, portée par la combinaison d’une attribution acceptée, d’une iconographie lisible et d’un format adapté aux attentes des acheteurs actuels.
La relation entre offre et demande demeure l’élément structurant. Une provenance claire, l’existence de sources iconographiques comparatives et la cohérence biographique du modèle avec les lieux d’activité du peintre constituent des leviers décisifs. À l’inverse, les œuvres d’entourage, d’école ou suiveurs, ainsi que les attributions incertaines, affichent des résultats plus contenus. Dans ce contexte, l’analyse préalable et la contextualisation historique sont centrales pour positionner une valeur d’estimation.
Résultats de ventes vérifiés
Les exemples ci-dessous illustrent des adjudications récentes et documentées. Ils permettent d’ancrer des repères de prix en euros pour différentes situations de marché, de l’œuvre attribuée à l’œuvre solidement rattachée au peintre.
- “Portrait de femme au chapeau portant un col de fourrure”, Kâ-Mondo OVV, Beaujeu, 21 juin 2025, lot 12. Prix réalisé 20 320 €.
- “Three-quarter portrait” attribué à Johann Melchior Wyrsch, Hôtel des Ventes des Notaires, Strasbourg, 2024, lot 47. Prix réalisé 1 500 €.
- “Portrait des Leodegar Salzmann”, Galerie Fischer, Lucerne, juin 2014, lot s.n. Prix publié 15 600 CHF, soit environ 12 800 € au cours de la période.
Conclusion
Le marché de Johann Melchior Wyrsch reste sélectif et valorise les œuvres bien contextualisées, avec une attribution claire et un sujet identifiable. Les portraits de maturité, correctement documentés, concentrent l’attention des acheteurs et peuvent franchir le seuil des 20 000 € selon le sujet et la présentation. Pour positionner la valeur d’un tableau, l’examen de l’iconographie, des dimensions, de la période et de la documentation disponible est déterminant. Pour une analyse chiffrée et argumentée, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Grâce à son expertise et à l’appui du réseau de MILLON, vous obtenez une fourchette d’estimation gratuite claire, adaptée au marché actuel et mobilisable pour une mise en vente aux enchères si vous le souhaitez.
FAQ
Qui était Johann Melchior Wyrsch et quelles sont ses périodes d’activité principales ?
Peintre suisse du XVIIIe siècle, Wyrsch naît à Buochs en 1732 et meurt en 1798. Actif en Suisse puis en France, il s’installe à Besançon en 1768 où il cofonde une académie en 1773. Son activité majeure en portraits se concentre dans les années 1770 et 1780.
Quels types d’œuvres de Wyrsch passent le plus souvent en ventes publiques ?
Principalement des portraits à l’huile sur toile, en formats de buste ou à mi-corps, parfois ovales. Les commandes religieuses apparaissent plus rarement en salle des ventes.
Quels matériaux rencontre-t-on pour ses portraits ?
L’huile sur toile domine. Les cadres d’époque peuvent accompagner les œuvres et renforcent l’attrait du lot.
Quels critères influencent le plus la valeur d’un portrait de Wyrsch ?
Le sujet identifié, l’attribution documentée, la période de réalisation, les dimensions et la qualité générale. La provenance et la présence d’éléments iconographiques distinctifs jouent également un rôle.
Quelle fourchette de prix observe-t-on pour Wyrsch ?
Les résultats vont de quelques milliers d’euros pour des œuvres d’attribution ou d’intérêt secondaire à plus de 20 000 € pour des portraits aboutis, bien situés et reconnus par expertise.
Les œuvres attribuées à Wyrsch ont-elles une cote différente des œuvres signées ?
Oui. Les œuvres attribuées ou d’atelier se vendent généralement moins cher que les œuvres fermement rattachées au peintre, surtout lorsque le modèle est identifié.
Les portraits de notables de Besançon sont-ils recherchés ?
Oui, car ils correspondent à la période de maturité et à un contexte historique précis. Les modèles identifiés et en lien avec la ville suscitent une demande soutenue.
Quel rôle joue la provenance dans l’estimation ?
Une provenance claire, cohérente avec la biographie de l’artiste et l’iconographie, renforce l’attribution et la confiance des acheteurs, ce qui soutient la valeur.
Peut-on trouver des dessins de Wyrsch en salle des ventes ?
Ils sont moins fréquents que les huiles sur toile. Lorsqu’ils apparaissent, ils se positionnent à des niveaux de prix plus mesurés.
Où se situent géographiquement les ventes d’œuvres de Wyrsch ?
Principalement en Suisse et en France, avec une présence ponctuelle dans d’autres places européennes spécialisées en maîtres anciens.
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