Expertise · Céramique · Raku
Vous possédez un vase, une coupe ou une sculpture de Gisèle Buthod-Garçon et souhaitez connaître sa valeur ? L’estimation dépend de la forme, des dimensions, du travail des émaux, de la période, de l’état et de la provenance de la pièce.
Le cabinet Fabien Robaldo étudie vos photographies, les marques sous la base et les documents disponibles pour situer votre céramique parmi des ventes comparables et envisager sa présentation aux enchères.
Demander une estimation gratuiteGisèle Buthod-Garçon, née en 1954, est une céramiste et sculptrice française dont le travail associe contenants et volumes sculpturaux. Le raku, les émaux et les engobes occupent une place importante dans sa production. Un petit bol, une jarre, une coupe zoomorphe ou une Grande silhouette appellent des comparaisons différentes : le nom de l’artiste et la présence d’une signature ne suffisent pas à déterminer un prix.
Cote et valeur de Gisèle Buthod-Garçon
La cote de Gisèle Buthod-Garçon s’étend de quelques dizaines d’euros pour certains petits contenants à plusieurs milliers d’euros pour des pièces sculpturales documentées. Les résultats permettent de distinguer petits contenants, vases et pièces de plus grand format, puis sculptures autonomes. Une coupe de grande dimension ou zoomorphe peut toutefois relever du marché de la sculpture.
Les fourchettes ci-dessous constituent des repères larges issus de ventes publiques identifiables. Elles concernent des pièces vendues individuellement : le résultat d’un ensemble de plusieurs céramiques ne peut pas être attribué à chacune d’elles.
| Typologie d’œuvre | Fourchette indicative de cote |
|---|---|
| Petits bols, coupes et vases | 50 € – 300 € |
| Vases couverts, grands contenants, jarres et plats | 300 € – 5 000 € |
| Formes sculpturales : amandes, torsions, silhouettes et torses | 600 € – 6 000 € |
Ces fourchettes ne constituent pas une estimation individuelle. Les dimensions, la qualité des surfaces, la datation, l’état, la documentation et le contexte de vente font varier la valeur. Les résultats utilisés peuvent être publiés au marteau ou frais inclus ; leur nature est précisée pour les exemples ci-dessous. Le prix payé par l’acheteur diffère de la somme nette revenant au vendeur.
Un petit vase vendu quelques dizaines d’euros ne permet pas d’évaluer une grande jarre. De même, le prix d’un plat de 54 cm ne doit pas être appliqué à un bol de 12 cm. L’expertise des objets d’art et des arts décoratifs repose sur l’identification précise de l’objet avant la recherche de comparables.
Résultats de ventes de Gisèle Buthod-Garçon
Ces six résultats proviennent de cinq maisons de ventes distinctes. Ils illustrent plusieurs formats et familles d’œuvres. Les montants conservent la présentation publiée par la maison concernée.
| Œuvre | Maison et date | Description | Prix publié |
|---|---|---|---|
| Vase couvert | MILLON 28 mai 2025 · lot 206 |
Céramique à émail craquelé beige-rosé, brun-ocré et noir ; monogramme et sigle ; H. 25 cm. | 800 € Au marteau |
| Coupe zoomorphe, modèle vers 1985 | PIASA 15 novembre 2023 · lot 94 |
Céramique raku émaillée, monogrammée GBG ; 21,5 × 78 × 45 cm ; exposition documentée en 2023. | 4 550 € Frais acheteurs et taxes inclus |
| Torsion | Ruellan 29 juin 2024 · lot 47 |
Céramique émaillée brune, monogrammée ; H. 36 cm ; provenance Galerie Accro-Terre. | 1 310 € Au marteau |
| Grand plat Spirale, vers 2002 | Tajan 26 mars 2024 · lot 18 |
Terre réfractaire émaillée, fond en bas-relief évoquant une ammonite ; signé au dos ; diamètre 54 cm. | 1 443,20 € Montant « vendu » ; base de frais non précisée |
| Coupe | Pousse-Cornet 1er février 2025 · lot 106 |
Grès craquelé crème, décor de lichen, signature à l’étoile ; H. 10 cm, diamètre 15 cm. | 280 € Au marteau |
| Grande silhouette, 2009 | PIASA 7 février 2024 · lot 1 |
Pièce unique en céramique ; H. 101 × L. 39 × P. 28 cm. | 5 850 € Frais acheteurs et taxes inclus |
Le résultat de Grande silhouette concerne une sculpture de plus d’un mètre, dans une vente consacrée à une collection de l’artiste. Il sert de comparable pour ce type de pièce, sans constituer un prix moyen ni un record affirmé pour l’ensemble de sa production.
Comment expliquer les écarts de prix ?
Du contenant à la sculpture
La forme et l’échelle orientent la recherche de références. Les petits bols et coupes offrent des comparables distincts des vases couverts, des jarres et des grandes silhouettes. La coupe zoomorphe de 78 cm vendue 4 550 € possède une présence sculpturale et une documentation d’exposition ; son résultat ne décrit donc pas la valeur d’une coupe ordinaire.
Les catalogues emploient parfois les termes « vase sculpture », « forme » ou « amande ». L’examen doit préciser la construction et les dimensions de la pièce, au-delà de son intitulé. La hauteur seule n’explique pas la valeur : proportions, travail de surface, état et provenance restent déterminants.
Le rôle de la provenance et de la vente
Une facture d’atelier ou de galerie, un ancien catalogue, une photographie datée ou une référence d’exposition peuvent aider à identifier une œuvre. Il faut vérifier que le document concerne bien l’exemplaire présenté : la reproduction d’un modèle similaire ne prouve pas que la pièce a elle-même été exposée.
Une vente réunissant une collection importante crée un contexte différent de celui d’une vacation généraliste. Les résultats présentés permettent d’observer cette diversité ; ils ne démontrent pas à eux seuls une hausse régulière de la cote. La rubrique consacrée aux ventes aux enchères et à leur fonctionnement aide à comprendre la présentation d’un lot et la formation de son prix.
Pièce isolée ou ensemble
Les groupes de vases ou de sculptures doivent être étudiés comme des lots complets. Leur cohérence, le nombre d’éléments et leur état peuvent influencer le résultat. Diviser simplement un prix de groupe par le nombre de pièces ne fournit pas une cote fiable pour un exemplaire isolé.
Biographie de Gisèle Buthod-Garçon
Gisèle Buthod-Garçon naît le 12 mars 1954 à Salon-de-Provence. Son apprentissage passe par plusieurs ateliers. À Rouen, auprès de Catherine Matthieu, elle découvre les essais d’émaux à la cendre sur le grès. Elle travaille ensuite en Provence, notamment à Salernes et dans une poterie de Nîmes, avant de construire son propre four à Manduel.
Elle commence son activité professionnelle en 1982. Un stage avec Paul Soldner, en 1983, marque son approche du raku. Elle s’installe à Saint-Quentin-la-Poterie au milieu des années 1980. Son travail développe progressivement des contenants, des formes organiques et des sculptures, avec une recherche sur les émaux et la construction des volumes.
Le musée national de Céramique de Sèvres conserve un vase en raku de 1992, haut de 34 cm, acquis auprès de la galerie L’Éclat du verre. Cet exemplaire présente une forme ovoïde à pans hélicoïdaux et une marque en creux. Les collections publiques offrent des repères pour l’étude de sa production, sans déterminer automatiquement le prix d’une autre pièce.
Son parcours comprend la présentation Réminiscences à La Piscine de Roubaix en 2013–2014, puis la rétrospective La terre, simplement organisée à Keramis en 2018. Le catalogue de cette exposition aide à situer des œuvres, leurs titres et leurs périodes. En 2026, le musée Bernard Palissy a présenté son travail avec celui de Brigitte Marionneau dans Résonances, du 23 mai au 4 octobre.
- 1982–milieu des années 1980 : début professionnel, atelier à Manduel, stage avec Soldner et installation à Saint-Quentin-la-Poterie.
- Années 1990 : développement des volumes et des émaux ; vase de 1992 dans les collections de Sèvres.
- 1998–2007 : ensembles Pandora, puis Montagnes et Failles ; développement du montage à la plaque à partir de 2007.
- Années 2010–2020 : recherches sculpturales, ensembles Germinations et D’après Nature, expositions et publications.
Formes, séries et techniques à identifier
Une céramique de Gisèle Buthod-Garçon se décrit par sa terre, sa construction, son traitement de surface et ses dimensions. Le raku désigne un procédé de cuisson ; il ne suffit pas, à lui seul, à identifier l’auteur ou à fixer une cote. Les notices documentent des surfaces craquelées, lustrées, engobées ou mates.
Raku et émaux
La cuisson raku et le travail des émaux produisent des effets de surface variés. Les tons blancs, gris, noirs, beige-rosé et les reflets métalliques sont décrits dans plusieurs notices de ventes. Leur observation doit s’accompagner d’un examen de la pâte et des marques.
Bols, coupes et plats
Ces formes ouvertes diffèrent par leur diamètre, leur hauteur, leur talon et leur décor intérieur. Un plat de la série Spirale peut comporter un fond sculpté en bas-relief. Il se compare à des œuvres de construction et de dimensions proches.
Vases, jarres et couvercles
Les notices distinguent vases boules, contenants couverts et grandes jarres. Un couvercle, une fibule ou un autre élément associé doit être documenté lorsqu’il existe. Le résultat d’un vase complet ne s’applique pas automatiquement à une pièce ayant perdu un élément.
Volumes sculpturaux et plaque
Silhouettes, torses, amandes et constructions à la plaque élargissent la production au-delà du contenant. Les ensembles Pandora, Montagnes et Failles, Germinations ou D’après Nature doivent être identifiés à l’aide de documents, sans attribution de série fondée sur une seule ressemblance.
L’étude d’une collection de céramiques demande une attribution propre à chaque pièce. La fiche consacrée à l’estimation de Robert Deblander présente un autre corpus de céramique contemporaine : ses résultats ne doivent pas être transférés aux œuvres de Gisèle Buthod-Garçon.
Signature et critères de valeur d’une céramique
Les notices mentionnent notamment un monogramme « GBG », un sigle, une marque en creux ou une signature à l’étoile. L’emplacement et le mode d’apposition peuvent varier. Une marque doit être photographiée nettement, puis étudiée avec la forme, la technique, les dimensions et la documentation de la pièce.
Les craquelures de l’émail doivent être distinguées des fêlures qui traversent la terre. Une surface volontairement irrégulière ou enfumée ne doit pas être assimilée automatiquement à une altération. À l’inverse, éclats, collages, manques et reprises de surface nécessitent un examen, car ils peuvent modifier la comparaison avec une pièce intacte.
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Forme et construction
Identifier bol, coupe, vase, jarre ou sculpture ; relever talon, ouverture, reliefs et éléments associés.
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Dimensions exactes
Indiquer hauteur, largeur et profondeur ou diamètre. Mesurer la pièce complète, avec son couvercle éventuel.
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Terre et surfaces
Documenter pâte, émaux, engobes, texture et reflets. La couleur seule ne suffit pas à attribuer une œuvre.
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Marques et datation
Photographier monogramme, sigle, étoile, cachet et inscriptions ; confronter ces indices à des exemplaires documentés.
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État de la pièce
Repérer fêlures, éclats, collages, éléments manquants et restaurations ; distinguer ces défauts du craquelé de l’émail.
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Provenance et références
Réunir facture, ancien catalogue, certificat éventuel, exposition et photographies ; vérifier leur lien avec cet exemplaire.
Dans une collection transmise ou une succession, un inventaire des œuvres et objets d’art permet de documenter séparément les pièces, leurs marques et les informations d’acquisition disponibles.
Faire estimer et vendre une œuvre de Gisèle Buthod-Garçon
Pour préparer une première estimation, transmettez des vues de face, de profil, de l’intérieur et du dessous de votre céramique. Ajoutez des gros plans des marques et de tout défaut visible. Photographiez aussi les éléments séparés, comme un couvercle ou un support, lorsqu’ils appartiennent à l’œuvre.
Précisez les dimensions, les circonstances d’acquisition et la date supposée si elle est documentée. Joignez les factures d’atelier ou de galerie, les anciennes notices de vente et les autres documents connus. Vous pouvez effectuer votre demande d’estimation gratuite en ligne avec ces éléments.
Le cabinet Fabien Robaldo confronte le dossier aux œuvres documentées et aux résultats de ventes comparables. Cette première estimation donne un repère de valeur sous réserve de l’examen et des informations reçues. Une estimation sur photographies ne constitue pas un certificat d’authenticité ; une étude complémentaire peut être nécessaire pour préciser l’attribution ou l’état.
Si vous souhaitez vendre, l’analyse de la pièce permet ensuite d’envisager une présentation adaptée aux enchères : description, documentation, niveau d’estimation et contexte de vente. Aucun résultat futur ne se déduit automatiquement d’une adjudication passée, même pour une forme proche.
Envoyez les photographies, les dimensions, les détails de la signature et les documents de votre céramique attribuée à Gisèle Buthod-Garçon.
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