Diego Giacometti · Mobilier · Bronzes · Luminaires
Combien vaut une table, une console, un luminaire ou un bronze de Diego Giacometti ? Le modèle, la variante, la provenance et la qualité de l’exemplaire déterminent son estimation. Une paire de sièges et une pièce isolée demandent également des comparaisons différentes.
Le bureau d’expertise Fabien Robaldo vous propose une première estimation gratuite à partir de photographies, des dimensions et des documents disponibles. L’étude vise à identifier votre objet puis à le rapprocher de ventes pertinentes.
Faire estimer mon Diego GiacomettiDiego Giacometti (1902-1985) est un sculpteur suisse dont les créations réunissent mobilier et sculpture. Oiseaux, félins, feuillages et figures prennent place dans des structures en bronze, parfois associées au verre, au marbre ou au cuir. Son travail personnel doit être distingué de celui de son frère Alberto, qu’il a assisté : le seul nom « Giacometti » ne suffit pas à attribuer un objet.
Quelle est la cote du mobilier de Diego Giacometti ?
La cote de Diego Giacometti dépend d’abord de la catégorie et du modèle. Les tables basses, consoles animalières, sièges et luminaires ne forment pas un marché uniforme. Les fourchettes ci-dessous sont des repères historiques arrondis, issus de ventes documentées entre 2003 et 2026. Elles concernent les œuvres vendues sous son nom, à l’exclusion des objets décoratifs simplement réalisés dans son goût.
| Typologie d’œuvre | Fourchette indicative de cote |
|---|---|
| Tables basses en bronze, avec plateau en verre ou en marbre | Environ 130 000 € – 1 000 000 € |
| Consoles sculptées en bronze à décor animalier, hors résultat record | Environ 600 000 € – 3 000 000 € |
| Paires de chaises ou fauteuils en bronze ou en fer et bronze — prix pour la paire | Environ 70 000 € – 450 000 € |
| Paires de lampes, lampadaires ou photophores en bronze — prix pour la paire | Environ 150 000 € – 500 000 € |
Ces repères ne sont ni des minimums, ni des plafonds, ni une moyenne actuelle du marché. Les ventes retenues couvrent des années, modèles et provenances différents. Les bases de frais varient selon les publications. Pour les paires, le montant porte sur les deux pièces : il ne doit pas être appliqué à un élément isolé. L’état, les dimensions, les interventions et la documentation peuvent modifier sensiblement l’estimation.
Parmi les tables basses, un exemplaire vers 1957 avec plateau en marbre a réalisé 132 250 € chez Christie’s en 2007. La table Grecque de la collection Antoine et Simone Veil a atteint 554 400 € en 2024. La table aux caryatides de la collection Sam Josefowitz a réalisé 1 008 000 € en 2023. Le nom du modèle, la construction et l’historique de chaque meuble expliquent la nécessité d’une comparaison individualisée.
L’estimation des sculptures et du mobilier commence par l’examen des matériaux, des marques et de la provenance, avant la recherche de résultats comparables.
Quatre résultats de ventes pour Diego Giacometti
Ces lots proviennent de quatre maisons distinctes. Ils illustrent des catégories différentes et doivent être lus avec leurs caractéristiques propres. Le prix d’une paire concerne l’ensemble du lot.
| Œuvre | Maison et date | Description | Prix publié |
|---|---|---|---|
| Paire de chaises Fondation Maeght, vers 1962 | MILLON 2 décembre 2020 Lot 8 | Fer noir et bronze patiné, coussins en cuir. 93 × 35 × 42 cm. Provenance Brassaï puis Gilberte Brassaï. | 235 000 € Montant « Adjugé à » publié ; base de frais non précisée sur la notice. |
| Table aux caryatides, vers 1978 | Christie’s 20 octobre 2023 Lot 129 | Bronze patiné et verre, signée et monogrammée. 44 × 64 × 64 cm. Collection Sam Josefowitz. | 1 008 000 € Prix réalisé publié ; détail des frais non indiqué dans la notice consultée. |
| Console Biche, Arbre et Renard à l’affût | Ader 4 décembre 2024 Lot 33 | Console en bronze et verre, variante du modèle créé pour James Lord ; commande directe de M. et Mme B. | 2 934 500 € Résultat publié par la maison ; base de frais non explicitée dans son compte rendu. |
| Paire de lampadaires Aux anneaux, vers 1972 | Maurice Auction 8 avril 2026 Lot 96 | Bronze à patine brun foncé, hauteur 110 cm. Collection Naïla de Monbrison. | 494 000 € Frais inclus, pour la paire. |
La paire de chaises vendue par MILLON présentait une branche cassée et des usures au cuir signalées au catalogue. Ce résultat rappelle que l’état s’analyse avec le modèle et la provenance, sans appliquer une décote forfaitaire à toutes les œuvres.
Pourquoi les prix varient-ils autant entre deux meubles ?
Un modèle, plusieurs configurations
Une table Grecque, Torsade ou aux caryatides doit être rapprochée d’exemplaires de dimensions et de construction comparables. La forme du plateau, les entretoises, les éléments animaliers et les matériaux associés définissent la variante. Une appellation proche ne signifie pas que deux meubles soient identiques.
La provenance apporte une information concrète lorsqu’une facture, une correspondance ou une photographie ancienne relie la pièce à sa commande. Elle aide à distinguer l’histoire de l’exemplaire d’une simple ressemblance avec une reproduction de catalogue. Dans les ventes aux enchères, une provenance documentée accompagne ainsi l’analyse matérielle du meuble.
Les ensembles et les pièces isolées
En 2020, Christie’s a publié un prix de 150 000 € pour une paire de lampes de table Anneaux. Une paire de photophores aux anneaux provenant d’Hubert de Givenchy avait réalisé 362 500 € en 2017. Ces ensembles ne sont pas interchangeables avec un seul lampadaire ou une lampe d’un autre modèle. À titre distinct, la lampe Colonne aux anneaux et hibou grand-duc a réalisé 225 000 € en décembre 2021.
Les résultats exceptionnels restent des cas particuliers
La console Promenade des amis de la collection Lady Harrison a réalisé 9 480 000 € chez Christie’s le 3 décembre 2024. La maison l’a annoncée comme un record mondial pour Diego Giacometti à cette date. Cette provenance et cette pièce ne permettent pas de fixer la valeur de toutes ses consoles.
Les petits bronzes demandent eux aussi une étude du sujet et de l’exemplaire. La Chauve-souris, pièce unique de 1985 mesurant 11,6 cm de haut, a réalisé 137 500 € chez Christie’s en 2019. Un Chat maître d’hôtel, deuxième version, de la collection Antoine et Simone Veil a atteint 453 600 € en 2024. Leur taille seule ne permet donc pas de les classer dans une catégorie de prix uniforme.
Diego Giacometti, du travail d’atelier au mobilier sculpté
Né en 1902 à Borgonovo, en Suisse, Diego Giacometti est le frère cadet d’Alberto. Il travaille à ses côtés dans leur atelier parisien et intervient notamment dans la préparation des sculptures et leurs patines. Cette collaboration n’efface pas sa propre création, progressivement consacrée aux meubles et aux objets.
Son mobilier se développe pour des commanditaires privés, parmi lesquels les Maeght et Hubert de Givenchy. Après la mort d’Alberto en 1966, Diego poursuit une œuvre où la structure du meuble accueille des animaux, des personnages et des formes végétales. Une commande ne doit pas être assimilée automatiquement à une pièce unique : modèles, variantes et exemplaires restent à documenter.
Le musée Picasso de Paris constitue une commande majeure de ses dernières années. Entre 1982 et 1984, il en conçoit les meubles et luminaires avec l’aide de Philippe Anthonioz. Il meurt en 1985, avant l’ouverture du musée à l’automne de la même année.
- 1902 : naissance à Borgonovo, dans les Grisons.
- Années 1950–1960 : développement de sa création de mobilier et d’objets, parallèlement à son activité auprès d’Alberto.
- Après 1966 : poursuite des commandes et affirmation de son travail personnel.
- 1982–1984 : conception de l’ensemble destiné au musée Picasso.
Tables, consoles, luminaires et bronzes animaliers
Tables et consoles
Les structures en bronze peuvent porter des plateaux en verre ou en marbre. Le relevé porte sur le dessin du piétement, les assemblages, le décor et la cohérence du plateau avec le modèle. La hauteur comme la largeur aident à reconnaître une variante.
Chaises et fauteuils
Les modèles Fondation Maeght, Pommeaux de canne et Têtes de Lionne présentent des constructions distinctes. Une assise remplacée ou un élément réparé doit être identifié. L’appartenance à une paire demande également d’être vérifiée.
Lampes et photophores
Une lampe de table, un lampadaire et un photophore n’ont ni les mêmes dimensions ni la même fonction. Anneaux, colonnes et animaux participent à l’identification. Les éléments en verre et les abat-jour s’examinent séparément de la structure en bronze.
Bronzes et modèles en plâtre
Le plâtre occupe une place importante dans la préparation des formes. Un élément d’atelier ne se compare pas directement à une sculpture achevée. Pour le musée Picasso, Diego utilise également la résine blanche pour certains luminaires : toute sa production n’est donc pas en bronze.
Ces œuvres relèvent à la fois de la sculpture et des arts décoratifs. Leur caractère fonctionnel ne suffit pas à définir leur valeur : l’étude porte sur une création précise, son exécution et son historique.
Signature « Diego », monogramme et authenticité
Les notices de ventes décrivent notamment la signature « Diego » et le monogramme « DG », présents sur certaines traverses ou terrasses. Leur emplacement et leur forme doivent être confrontés au modèle. Une signature, une patine verte ou un décor animalier ne constituent pas, seuls, une preuve d’authenticité.
Les ouvrages de Françoise Francisci, de Daniel Marchesseau et les catalogues de la galerie L’Arc en Seine permettent de comparer des modèles et leurs variantes. Une illustration d’un autre exemplaire ne documente toutefois pas automatiquement celui que vous possédez. Les certificats d’authenticité et les anciennes factures doivent être examinés dans leur contexte, avec l’objet auquel ils se rapportent.
- Attribution à Diego ou à Alberto
Distinguer la conception d’un modèle, sa réalisation matérielle et l’identité de son auteur. Le travail commun des deux frères ne rend pas leurs œuvres interchangeables. - Modèle et variante
Identifier la forme, le décor, le nombre d’animaux, la disposition des traverses et les dimensions exactes. - Marques et inscriptions
Photographier chaque signature, monogramme, numéro ou marque sans déduire un tirage standard de leur seule présence. - Matériaux et assemblages
Examiner la structure, les soudures, le plateau, les assises et les éléments rapportés pour repérer remplacements ou transformations. - État et patine
Documenter les cassures, reprises de patine, restaurations et manques. Leur incidence dépend de leur nature et de leur emplacement. - Provenance de l’exemplaire
Rassembler factures, photographies d’intérieur, correspondance, publications et anciennes ventes permettant de suivre la pièce.
Faire estimer un meuble ou un bronze de Diego Giacometti
Pour une première étude, envoyez une vue générale de face, des profils, du dessus et du dessous. Photographiez les signatures, les monogrammes, les assemblages et le décor en gros plan. Indiquez hauteur, largeur et profondeur, ainsi que les documents et circonstances d’acquisition connus.
Pour une paire, photographiez les deux pièces ensemble puis séparément. Pour une table ou une console, documentez le plateau et son support. Si plusieurs œuvres proviennent d’un même ensemble familial, les archives et photographies peuvent aussi être utiles dans le cadre d’un inventaire de succession.
Le bureau d’expertise Fabien Robaldo étudie ces éléments pour proposer une estimation adaptée à la pièce présentée. Cette première appréciation à distance ne vaut pas certificat d’authenticité ; un examen de l’objet ou des recherches complémentaires peuvent être nécessaires.
Transmettez les photographies, dimensions, signatures et documents de votre meuble, luminaire ou bronze attribué à Diego Giacometti.
Demander une estimation gratuiteQuestions fréquentes sur l’estimation de Diego Giacometti
Quel est le prix d’une table de Diego Giacometti ?
Les tables basses documentées dans cette sélection situent un repère historique d’environ 130 000 à 1 000 000 €. Cette amplitude ne vaut pas estimation de toute table portant son nom. Le modèle, les dimensions, les matériaux, l’état et la provenance doivent être établis.
Une signature « Diego » suffit-elle à identifier un meuble ?
Non. La signature doit être étudiée avec les caractéristiques du modèle, les assemblages, les autres marques et les documents. La ressemblance du décor ou de la patine ne suffit pas davantage.
Faut-il distinguer une paire d’une pièce isolée ?
Oui. Les prix publiés pour deux chaises, deux lampes ou deux photophores concernent l’ensemble. Ils ne s’appliquent pas à un objet isolé et ne permettent pas non plus de calculer automatiquement sa valeur en divisant le prix par deux.
Les œuvres de Diego et d’Alberto Giacometti ont-elles la même cote ?
Non. Ce sont deux artistes distincts, malgré leur collaboration. Un modèle conçu par Alberto et réalisé avec l’aide de Diego doit être étudié selon son attribution exacte. Les prix des sculptures d’Alberto ne constituent pas la cote du mobilier de Diego.
Comment demander une estimation gratuite en ligne ?
Envoyez des photographies d’ensemble et de détail, les dimensions, les marques et les documents disponibles. Pour un meuble, ajoutez le dessous et les assemblages. Ces éléments permettent une première étude, qui peut nécessiter ensuite un examen matériel.
Autres artistes entre sculpture et mobilier
Pour poursuivre votre recherche, consultez les pages consacrées à Alberto Giacometti, François-Xavier Lalanne et Jean Royère. Chaque créateur possède ses propres modèles et critères d’estimation.
Sculptures, dessins et objets. François-Xavier Lalanne
Sculpture animalière et mobilier. Jean Royère
Mobilier, sièges et luminaires.