Adolphe Marie Beaufrère : gravures et cote sur le marché
Introduction
Adolphe Marie Beaufrère, né en 1876 à Quimperlé et décédé en 1960 à Larmor-Plage, est un peintre et graveur français dont l’œuvre gravée occupe une place reconnue dans le marché des estampes du XXe siècle. Ses sujets privilégient la Bretagne et, après 1911, des paysages d’Algérie, d’Italie et d’Espagne. Ses techniques de prédilection sont l’eau-forte et la pointe sèche, avec quelques réalisations en gravure sur bois. Ce texte présente une vue claire et factuelle de sa production gravée et de sa cote, pour aider à comprendre la valeur des œuvres et situer les prix observés aux enchères.
Définition et description générale de la thématique
La thématique couvre l’ensemble des gravures originales d’Adolphe Marie Beaufrère, principalement des eaux-fortes et pointes sèches tirées sur papier vélin ou japon, parfois rehaussées de teintes légères selon les procédés employés. S’y ajoutent des gravures sur bois plus ponctuelles. Beaucoup d’épreuves sont signées au crayon et parfois numérotées, avec des tirages généralement limités. Les compositions se concentrent sur des vues de ports, de côtes et de villages de Bretagne, ainsi que des paysages d’Algérie et de Méditerranée réalisés après 1911, puis des sujets réalisés à Larmor-Plage à partir de 1922.
Ces gravures sont des œuvres originales imprimées à partir de matrices réalisées par l’artiste. Elles se distinguent par leur sujet, leur état d’impression, leur papier et, le cas échéant, par la mention d’un état particulier ou d’une dédicace manuscrite. Leur valeur sur le marché dépend de critères identifiables et non techniques, détaillés plus loin.
Typologies, matériaux, périodes et styles
Techniques et papiers
Eau-forte et pointe sèche constituent la majorité de la production. La gravure sur bois est moins fréquente mais attestée. Les épreuves sont tirées sur papiers vélin, souvent utilisés pour les estampes françaises du début du XXe siècle, et sur papiers japon pour certaines éditions. Les signatures au crayon sont courantes, tout comme les marges plus ou moins larges selon les tirages. Les numérotations rencontrées peuvent indiquer des séries modestes, fréquemment observées autour d’une trentaine d’épreuves pour certaines planches, ainsi que des épreuves d’artiste non numérotées.
Sujets et périodes de création
La période bretonne d’avant 1911 et les années 1920 à Larmor-Plage offrent de nombreuses scènes littorales, villages, ports et cheminements côtiers. La parenthèse algérienne et les voyages en Méditerranée à partir de 1911 apportent des paysages d’Afrique du Nord et d’Italie. Les années 1930 et 1940 voient la poursuite d’une pratique régulière de l’estampe, avec la réalisation d’illustrations éditoriales. Dans l’ensemble, ces thématiques forment un corpus cohérent et lisible pour le marché.
Formats et présentations usuelles
Les formats varient de petites cuvettes aux feuilles de taille moyenne. On rencontre des feuilles isolées, des suites partielles ou complètes, et des ensembles regroupant plusieurs épreuves. Les présentations encadrées ou en passe-partout sont fréquentes en seconde main, sans incidence directe sur la valeur marchande intrinsèque, qui reste liée à l’œuvre imprimée elle-même et à ses caractéristiques d’édition.
Facteurs simples influençant la valeur
Plusieurs facteurs simples orientent la valeur d’une gravure d’Adolphe Marie Beaufrère. Le sujet compte, avec un intérêt affirmé pour les vues bretonnes emblématiques, les ports et les arbres en bord de côte, ainsi que pour certaines scènes nord-africaines. Les épreuves signées au crayon, numérotées et avec marges intactes suscitent une demande soutenue. Les papiers recherchés, comme certains papiers japon, peuvent renforcer la valeur. Les dédicaces à des personnalités de l’édition d’estampes ou du milieu artistique ajoutent un plus de provenance intellectuelle.
La présence d’un référencement au catalogue raisonné de l’œuvre gravé établi par Daniel Morane en 1981 est un atout de lisibilité et contribue à la valeur. La période de création peut également jouer, certaines planches antérieures à 1914 ou caractéristiques des années 1920 étant régulièrement appréciées. Enfin, les ensembles cohérents de plusieurs gravures d’un même thème ou d’une même période obtiennent souvent des adjudications plus favorables que des feuilles isolées comparables.
Marché de l’art, demande, cote et valeur
Le marché des gravures d’Adolphe Marie Beaufrère reste régulier, porté par une clientèle d’amateurs d’estampes du XXe siècle, de collectionneurs d’art breton et d’acheteurs attentifs aux sujets maritimes. L’offre est continue dans les ventes aux enchères françaises et, plus ponctuellement, sur d’autres places. Les feuilles isolées en eau-forte ou pointe sèche se situent souvent dans une fourchette accessible, tandis que des ensembles thématiques, des épreuves d’un intérêt documentaire particulier ou portant une dédicace pertinente peuvent se situer à des niveaux plus élevés.
La cote est lisible et appuyée par des adjudications récentes. Des lots groupés d’eaux-fortes attirent des enchérisseurs à la recherche d’ensembles à prix raisonnés. Le positionnement de valeur reste ainsi mesuré pour une majorité de feuilles, avec des écarts selon le sujet, la rareté, l’édition et la signature. La présence de l’artiste dans des collections publiques françaises et britanniques apporte de la confiance au marché, sans modifier mécaniquement la valeur des exemplaires en circulation.
Résultats de ventes vérifiés
Les exemples ci-dessous illustrent des adjudications récentes et documentées pour des gravures d’Adolphe Marie Beaufrère. Ils confirment un marché actif, avec des prix principalement à deux chiffres ou à bas trois chiffres pour des feuilles isolées ou de petits ensembles, et davantage pour des regroupements plus fournis ou des sujets attractifs.
- MILLON, 6 février 2026, lot 17, “Nus et paysages”, adjugé 150 €.
- MILLON, 6 février 2026, lot 19, “Paysages”, adjugé 100 €.
- MILLON, 21 janvier 2021, lot 55, “Le phare”, adjugé 80 €.
- Tajan, “Prints and Illustrated Books”, 29 mai 2019, lot 43, “A Boel Respiro”, adjugé 156 €.
Ces données soulignent un positionnement de valeur accessible pour des œuvres originales, avec des variations liées à la nature du lot, au sujet et à la cohérence d’ensemble. Elles servent de repère pour apprécier la valeur probable d’une estampe comparable, tout en rappelant que chaque adjudication reflète un contexte précis de vente.
Conclusion et estimation
Les gravures d’Adolphe Marie Beaufrère constituent un segment identifiable et dynamique du marché des estampes françaises du XXe siècle. La compréhension des typologies, des sujets récurrents et des caractéristiques d’édition permet d’orienter une appréciation de valeur cohérente. Pour obtenir une évaluation documentée et argumentée de votre feuille isolée, de votre suite ou de votre ensemble de gravures de Beaufrère, sollicitez une estimation gratuite.
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FAQ
Quelles sont les techniques de gravure les plus courantes chez Adolphe Marie Beaufrère ?
Les eaux-fortes et les pointes sèches dominent sa production, avec quelques gravures sur bois plus ponctuelles.
Les gravures de Beaufrère sont-elles généralement signées ?
Oui, de nombreuses épreuves sont signées au crayon. La signature facilite l’identification et peut soutenir la valeur marchande.
Que signifient les numérotations observées sur certaines épreuves ?
Elles indiquent un tirage limité. Des éditions modestes sont fréquentes pour les estampes de Beaufrère, et l’indication du numéro peut contribuer à la valeur.
Quels sujets obtiennent les meilleurs résultats en vente ?
Les vues bretonnes emblématiques, les ports et certaines scènes d’Algérie attirent régulièrement l’intérêt, ce qui peut se refléter sur la valeur.
Un papier “japon” influe-t-il sur la valeur ?
Le choix du papier peut influer sur la valeur. Certaines épreuves sur papier japon sont recherchées par les collectionneurs.
Les ensembles de plusieurs gravures se vendent-ils mieux que les feuilles isolées ?
Des ensembles cohérents obtiennent souvent des adjudications plus élevées que des feuilles isolées comparables, ce qui peut rehausser la valeur globale du lot.
Existe-t-il un catalogue raisonné de l’œuvre gravé ?
Oui, le catalogue raisonné de l’œuvre gravé a été établi par Daniel Morane en 1981. Sa référence renforce la lisibilité et la valeur des épreuves.
Quelle fourchette de prix observer pour une feuille isolée ?
Les adjudications récentes montrent souvent des prix à deux chiffres ou bas trois chiffres en euros pour des feuilles isolées, selon le sujet, la signature et l’édition.
Les dédicaces manuscrites jouent-elles un rôle ?
Une dédicace à une personnalité de l’édition d’estampes ou du milieu artistique peut renforcer la provenance et la valeur.
Les gravures de Beaufrère sont-elles présentes dans des collections publiques ?
Oui, plusieurs institutions conservent des œuvres de Beaufrère, ce qui soutient la confiance du marché sans déterminer à elle seule la valeur d’un exemplaire donné.
Comment obtenir une estimation de ma gravure d’Adolphe Marie Beaufrère ?
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Quelle est la place de Beaufrère dans le marché des estampes du XXe siècle ?
Elle est régulière et lisible, avec une valeur accessible pour de nombreuses feuilles et des hausses possibles pour des ensembles ou des sujets très identifiables.