Les œuvres d’Alexandre Roubtzoff : valorisation sur le marché
Cet article présente un panorama clair et factuel de l’investissement dans les œuvres d’Alexandre Roubtzoff. Il s’adresse aux collectionneurs et aux héritiers souhaitant comprendre la cote, la demande, les principales typologies d’œuvres, ainsi que les facteurs simples qui influencent la valeur. Une sélection de résultats de ventes vérifiés clôt l’analyse pour situer des repères de prix en euros.
Introduction
Alexandre Roubtzoff, né à Saint-Pétersbourg en 1884 et décédé à Tunis en 1949, occupe une place importante dans le marché de l’orientalisme et de la peinture nord-africaine du premier XXe siècle. Sa production, centrée sur la Tunisie et son quotidien, intéresse un public international. Les œuvres circulent principalement en ventes spécialisées et en vacations généralistes à Paris, Marrakech et dans les places européennes. L’objectif est d’identifier les éléments qui structurent la valeur et la dynamique de marché afin d’éclairer un investissement raisonné.
Définition et description générale de la thématique
La thématique couvre l’ensemble des œuvres d’Alexandre Roubtzoff, toutes techniques confondues, avec un focus sur les peintures et les œuvres sur papier représentant la Tunisie de 1914 aux années 1940. On distingue des scènes urbaines de Tunis et de Sidi Bou Saïd, des paysages côtiers, des vues d’architecture, des portraits et scènes de genre. Les formats varient du petit panneau à l’huile jusqu’aux grandes toiles de composition élaborée. Les inscriptions bilingues “Tunis”, “Sidi-Bou-Saïd” et les signatures en français et parfois en arabe sont fréquentes et utiles pour l’attribution et la période.
La production comprend principalement des huiles sur toile ou toile marouflée sur carton, des gouaches et aquarelles, ainsi que des dessins préparatoires. Les sujets majeurs associés à sa cote sont les vues emblématiques de la médina, les scènes de souk, les portraits féminins et les paysages littoraux comme La Marsa, Korbous ou Gammarth. Cette diversité permet des points d’entrée à des niveaux de valeur variés, selon la technique, le format et l’intérêt iconographique.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Peintures à l’huile
Les huiles sur toile, sur panneau ou marouflées sur carton constituent le cœur du marché. Les formats modestes, souvent datés entre 1914 et la fin des années 1920, présentent des vues situées “Tunis”, “Sidi-Bou-Saïd”, “Korbous” ou des paysages littoraux. Les formats moyens et grands, plus rares, mettent en scène des compositions architecturées ou des portraits de modèles identifiés. Ces pièces sont recherchées et soutiennent les meilleurs niveaux de valeur.
Œuvres sur papier
Aquarelles, gouaches et dessins constituent un second segment actif. Ils restituent scènes de rue, études de figures et relevés architecturaux. Ces œuvres offrent une porte d’entrée accessible et un champ de collection plus large, avec une hiérarchie de valeur dépendante de la fraîcheur du sujet, de la qualité de composition et du degré d’achèvement.
Périodes et géographies
Roubtzoff s’installe et travaille majoritairement en Tunisie à partir de 1914. Les années 1914-1930 concentrent une production très demandée, autour des vues emblématiques de Tunis et de Sidi Bou Saïd. On rencontre également des œuvres issues de voyages ou de séjours en Europe, notamment en Italie, avec des localisations “Verona” ou “Venezia”. Sur le marché, ces sujets européens existent, mais l’essentiel de la demande se concentre sur la Tunisie, qui structure la valeur globale du corpus.
Sujets et iconographie prisés
Les vues de la médina, les ruelles en pente de Sidi Bou Saïd, les architectures religieuses, les scènes de marché et les portraits féminins en sefsari ou de modèles identifiés constituent des thèmes moteurs. Les œuvres localisées et datées, avec une signature bien lisible, sont privilégiées par les acheteurs car elles facilitent contextualisation et comparaison de prix.
Facteurs simples influençant la valeur
La technique est le premier déterminant de valeur. Les huiles abouties se situent structurellement au-dessus des gouaches et aquarelles, elles-mêmes au-dessus des dessins. L’échelle du format joue un rôle central, notamment pour les huiles. Les grands formats iconiques ou de composition recherchée concentrent l’essentiel des adjudications élevées.
Le sujet et la localisation constituent le second axe. Les mentions “Tunis”, “Sidi-Bou-Saïd” ou “Carthage” renforcent l’attractivité. Les portraits aboutis et les vues identifiables de la médina ou du littoral tunisien soutiennent une meilleure valeur que des paysages génériques. Les vues européennes sont présentes mais moins motrices pour la demande.
La période de réalisation influe également. Les œuvres des années 1910-1930, correspondant au cœur tunisien de la carrière, rencontrent une demande soutenue. La signature, la date et une inscription claire constituent des atouts, de même qu’une provenance documentée ou une mention d’exposition, éléments qui renforcent la confiance des acheteurs et se répercutent sur la valeur.
Enfin, la rareté relative de grands formats iconiques contribue aux mouvements haussiers. À l’inverse, des formats très modestes, même signés et situés, se négocient dans une fourchette inférieure, tout en offrant une porte d’entrée cohérente pour un premier achat.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
Le marché d’Alexandre Roubtzoff s’appuie sur des acteurs et des places où l’orientalisme est bien représenté. Paris demeure centrale pour les ventes spécialisées et généralistes. Marrakech s’est affirmée ces dernières années comme un rendez-vous régulier pour l’orientalisme avec des adjudications significatives. La demande est portée par des collectionneurs en France, en Tunisie, au Maroc et dans d’autres pays européens, ainsi que par une clientèle internationale sensible aux sujets nord-africains.
Les fourchettes observées suivent une logique technique et iconographique. Des huiles de petit format, marouflées sur carton et bien situées, se négocient typiquement à quelques milliers d’euros. Des formats moyens montent au-delà de 10 000 à 30 000 euros selon le sujet et la période. Les huiles majeures, par leur sujet, leur format et leur qualité de composition, peuvent franchir des seuils élevés à plus de 50 000 euros et, dans certains cas, dépasser 100 000 euros lorsque l’iconographie est emblématique et la provenance bien établie. Les œuvres sur papier forment un segment plus accessible avec des différentiels de valeur importants entre un dessin sommaire et une gouache aboutie sur un sujet prisé.
La cote est globalement stable à soutenue, animée par un flux régulier d’œuvres en ventes publiques. Les pics d’adjudication s’observent lorsque convergent format ambitieux, sujet iconique, datation recherchée et lisibilité parfaite de la signature. À l’inverse, des œuvres de voyage européennes ou des sujets secondaires se placent statistiquement dans le milieu de fourchette. Cette hiérarchie interne explique la dispersion de prix au sein d’un même médium.
Résultats de ventes vérifiés
Les résultats ci-dessous, limités volontairement à quatre références récentes ou documentées, illustrent des niveaux de prix par technique, sujet et format. Les montants sont exprimés en euros.
- Maison : Artcurial, Paris. Date : 11 décembre 2012. Lot : 29. Œuvre : “Le Souk”, huile sur toile marouflée sur carton. Prix : 5 792 €.
- Maison : Gros & Delettrez, Paris. Date : 11 juin 2007. Lot : 103. Œuvre : “Jeune élégante de Tunis”, huile sur toile. Prix : 9 000 €.
- Maison : MILLON, Paris. Date : 14 décembre 2020. Lot : 106. Œuvre : “Roses dans une villa à Sidi Bou Said”, huile. Prix : 6 000 €.
- Maison : MILLON, Paris. Date : 19 juin 2025. Lot : 174. Œuvre : “Femmes au Sefsari se promenant, le Mont Boukornine en face”, technique sur support rigide. Prix : 3 900 €.
Ces repères montrent l’éventail de prix des petits et moyens formats signés et situés. Des adjudications sensiblement plus élevées existent pour des huiles iconiques de grand format ou des portraits majeurs, confirmant la hiérarchie interne de valeur au sein du corpus.
Conclusion : faites estimer votre œuvre
Chaque œuvre d’Alexandre Roubtzoff présente des spécificités de sujet, de période, de format et de provenance qui influencent directement sa valeur. Pour situer précisément une pièce dans le marché actuel, l’examen des caractéristiques et des comparaisons récentes est indispensable. Pour obtenir un avis argumenté et actualisé, contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite. Cette démarche confidentielle permet de positionner votre œuvre, de documenter ses atouts et d’envisager la stratégie la plus adaptée à votre projet patrimonial.
FAQ
Quelles sont les techniques les plus recherchées chez Alexandre Roubtzoff ?
Les huiles abouties concentrent la demande et soutiennent les meilleurs niveaux de valeur. Les gouaches et aquarelles suivent, puis les dessins préparatoires.
Les vues de Tunis et de Sidi Bou Saïd ont-elles une prime de marché ?
Oui, les œuvres localisées et datées “Tunis” ou “Sidi-Bou-Saïd” sont historiquement mieux valorisées que des sujets génériques.
Quelle période de création est la plus cotée ?
Les années 1914-1930, période tunisienne centrale, soutiennent généralement les adjudications les plus fermes.
Un petit format signé peut-il bien se vendre ?
Oui, un petit format signé, situé et daté peut atteindre plusieurs milliers d’euros, selon le sujet, la composition et la période.
Les œuvres européennes de Roubtzoff sont-elles recherchées ?
Elles existent sur le marché, mais la demande se concentre sur la Tunisie. Les vues européennes se situent en moyenne en dessous des grands sujets tunisiens.
Le portrait est-il un moteur de valeur ?
Oui, un portrait abouti d’un modèle identifié peut dépasser sensiblement les niveaux observés pour des paysages standard.
Les inscriptions et signatures bilingues influencent-elles la valeur ?
Oui, une signature claire, une date et une localisation renforcent la confiance des acheteurs et contribuent positivement à la valeur.
Peut-on observer des écarts importants entre deux œuvres proches ?
Oui, la hiérarchie interne tient au format, au sujet, à la période et à la qualité de composition. Deux œuvres proches peuvent afficher des écarts significatifs de prix.
Où se vendent le plus souvent les œuvres de Roubtzoff ?
Les places actives incluent Paris et Marrakech, avec des vacations spécialisées orientalisme et des ventes généralistes intégrant des lots de Roubtzoff.
Quel budget prévoir pour une première acquisition ?
Les œuvres sur papier constituent une entrée de gamme, tandis que les petites huiles signées se situent à quelques milliers d’euros. Les huiles majeures exigent un budget plus élevé.
Peut-on documenter la provenance pour améliorer la valeur ?
Oui, une provenance claire et des mentions d’exposition renforcent l’attractivité et peuvent soutenir la valeur lors de la revente.
Comment obtenir une estimation gratuite de mon œuvre ?
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