Expertise des œuvres d’Anatoly Slepyshev : estimation, authenticité et critères d’analyse
Artiste russe actif de 1932 à 2016, Anatoly Slepyshev occupe une place identifiée dans le paysage de l’art d’après-guerre. Son œuvre, largement figurative, est recherchée sur le marché européen et américain pour ses scènes urbaines, ses hivers russes, ses silhouettes équestres et ses vues de parcs. Cet article présente un cadre clair pour comprendre son œuvre, en définir les typologies, repérer les éléments utiles à l’authentification et situer la valeur sur le marché de l’art.
Définition et description générale de la thématique
Les œuvres d’Anatoly Slepyshev se répartissent entre peintures à l’huile sur toile ou sur panneau, dessins et aquarelles. Les compositions privilégient des sujets identifiables et lisibles : cavaliers, scènes de foule, paysages enneigés, vues de Paris, jardins et parcs. Le langage visuel demeure constant, avec une construction frontale et des masses colorées clairement organisées. Les inscriptions en cyrillique, la numérotation “N x” portée au recto ou au verso, ainsi que des titres en russe ou en traduction anglaise, reviennent fréquemment et constituent des repères utiles lors d’une expertise.
Le parcours de l’artiste comporte un noyau moscovite et un cycle parisien des années 1990. Les œuvres de ces deux axes géographiques alimentent l’offre en ventes publiques, avec une préférence du marché pour les huiles abouties de format moyen à grand, signées et correctement documentées.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies récurrentes
Les thématiques les plus représentées incluent cavaliers et amazones, déambulations dans des parcs, attroupements, scènes de bain, paysages d’hiver avec église ou traîneau, et vues urbaines françaises comme la tour Eiffel, les Invalides ou des boulevards. Ces sujets se déclinent en variantes, parfois reprises à quelques années d’intervalle, ce qui implique de prêter attention aux dates, aux numéros d’atelier et aux dimensions afin d’éviter les confusions lors d’une recherche d’antériorité.
Matériaux et supports
La peinture à l’huile domine, sur toile ou sur panneau. On rencontre également des œuvres sur papier en gouache, aquarelle, encre ou techniques mixtes. Les formats moyens autour de 80 x 100 cm constituent un standard fréquent. Les grands formats approchant ou dépassant 130 x 195 cm existent et sont visibles dans les ventes monégasques et londoniennes. Les œuvres sur papier, souvent de grand format, demeurent présentes mais se situent en dessous des huiles équivalentes en termes de valeur marchande.
Périodes et repères stylistiques
Le corpus se segmente en trois ensembles utiles pour l’estimation. D’abord les œuvres des années 1970-1980, avec des sujets emblématiques de la vie soviétique et des scènes hivernales. Ensuite la période charnière de la fin des années 1980. Enfin les années 1990 dites “parisiennes”, avec de nombreuses vues de parcs, d’avenues et de monuments, souvent numérotées et titrées, parfois référencées dans des catalogues d’exposition.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet et composition
Les sujets identifiés et recherchés renforcent la demande. Les vues de Paris et les paysages d’hiver, notamment avec architecture religieuse, sont régulièrement observés en ventes publiques. Les compositions avec figures équestres ou scènes de foule bien construites soutiennent également la valeur.
Dimensions et médium
Pour un même sujet, une huile de format moyen à grand se positionne au-dessus d’une œuvre sur papier. Les toiles proches de 80 x 100 cm servent souvent d’étalon. Les grands formats au-delà d’environ 120 x 150 cm peuvent constituer des pics de valeur lorsque le sujet est lisible et l’œuvre correctement documentée.
Provenance, expositions, publications
La traçabilité d’atelier, une acquisition directe auprès de l’artiste, la présence d’étiquettes de galeries ou d’institutions, de catalogues d’exposition ou de mentions bibliographiques sont des leviers d’valeur. Les œuvres accompagnées d’un historique d’expositions internationales confirment l’intérêt des collectionneurs et structurent la cote.
Signature, inscriptions et numérotation
La signature en cyrillique “T. Slepyshev” est courante au recto. Des mentions au verso indiquent souvent un numéro “N x”, un titre en russe, parfois une datation ou un lieu. Ces éléments facilitent l’authentification, l’indexation et les recherches de concordance avec des catalogues d’exposition ou des bases de résultats de ventes.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
Le marché d’Anatoly Slepyshev s’appuie sur des ventes européennes régulières, avec une concentration d’adjudications en Principauté de Monaco et à Londres, et des apparitions aux États-Unis. Le cœur de marché concerne les huiles de format moyen, signées et titrées, représentant parcs, hivers russes ou scènes urbaines. Les résultats publiés montrent des niveaux compris autour de quelques milliers d’euros pour les toiles standard, avec des écarts liés à la taille, au sujet et à la documentation. Les œuvres de grand format, iconiques par le thème ou l’historique, peuvent dépasser ces seuils.
La cotation récente, telle qu’observée dans les ventes publiques monégasques, atteste d’une absorption régulière de lots entre environ 2 500 € et 4 000 € pour des huiles de 80 x 100 cm représentant des sujets lisibles. Les œuvres numérotées, dotées d’un titre explicite et d’une provenance claire, se placent en haut de la fourchette. Un positionnement supérieur intervient lorsque le format devient monumental ou lorsqu’une exposition ou une bibliographie renforce la visibilité du lot.
Les œuvres sur papier, bien que recherchées pour certaines thématiques, conservent un différentiel de valeur par rapport aux huiles. L’écart varie selon la qualité du dessin, la date, la taille et la clarté de l’inscription. Dans tous les cas, la cohérence des informations proposées au catalogue constitue un facteur direct de liquidité.
Résultats de ventes vérifiés (maison, date, lot, prix)
La sélection ci-dessous illustre des adjudications documentées pour Anatoly Slepyshev. Les prix sont indiqués en euros, conformément aux résultats publiés ou, lorsqu’ils ont été exprimés en dollars, convertis en équivalent approximatif en euros au cours du jour de la vente.
- “The dream [Flying in dreams and in reality]”, huile sur panneau. Hermitage Fine Art, Monaco, 8-9 mars 2023, lot 8. Adjugé 3 510 €.
- “City park”, huile sur panneau. Hermitage Fine Art, Monaco, 8-9 mars 2023, lot 10. Adjugé 2 990 €.
- “Crucifixion”, 1985, huile sur toile. Shapiro Auctions, New York, 25 avril 2021, lot 673. Adjugé 5 000 USD, soit environ 4 130 € au taux du jour.
Ces niveaux confirment la dynamique d’un marché actif pour les huiles abouties de format moyen, avec un soutien des enchérisseurs lorsque sujet, format et documentation sont réunis.
Conclusion
Pour une œuvre d’Anatoly Slepyshev, l’estimation passe par l’identification claire du support, des dimensions, de la signature, des inscriptions et de la provenance, avec un rapprochement aux résultats de ventes comparables. Si vous possédez une toile, un panneau ou une œuvre sur papier d’Anatoly Slepyshev et souhaitez connaître sa valeur, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Votre demande reçoit un traitement documenté et orienté marché, en toute clarté et sans engagement, avec un accompagnement possible via MILLON pour la suite de votre démarche.
FAQ
Comment reconnaître une œuvre typique d’Anatoly Slepyshev ?
Des sujets récurrents reviennent, comme les vues de parcs, les scènes hivernales, les cavaliers et les panoramas parisiens. La signature “T. Slepyshev” en cyrillique, des titres en russe et une numérotation “N x” constituent des repères utiles.
Quelles informations transmettre pour une estimation ?
Des photographies nettes du recto et du verso, les dimensions, la technique, la présence d’une signature ou d’inscriptions, et tout document d’achat ou d’exposition facilitent une estimation fiable et rapide.
Les huiles sur toile ont-elles une valeur supérieure aux œuvres sur papier ?
Oui, pour un sujet comparable, les huiles atteignent en général des niveaux supérieurs aux œuvres sur papier, en raison de la demande prioritaire des collectionneurs pour les peintures.
La période parisienne des années 1990 influence-t-elle le prix ?
Oui, les vues de Paris et les parcs, bien identifiés et titrés, rencontrent une demande régulière, notamment sur le marché monégasque et français.
La numérotation “N x” sur le verso est-elle importante ?
Elle aide à l’identification et à la concordance avec des catalogues d’exposition ou des inventaires d’atelier, et peut donc peser favorablement sur la valeur.
Qu’est-ce qui peut justifier un écart de prix entre deux œuvres proches ?
Le format, la technique, la date, la clarté du sujet, la provenance, la documentation d’exposition et la visibilité en base de résultats de ventes sont les facteurs principaux.
Existe-t-il une forte demande pour les grands formats ?
Oui, lorsque le sujet est lisible et bien composé. Les formats monumentaux se positionnent au-dessus des formats standard, toutes choses égales par ailleurs.
Une œuvre sur papier peut-elle intéresser le marché international ?
Oui, surtout si le sujet est emblématique et la feuille bien titrée ou datée. Les adjudications restent toutefois en dessous des huiles équivalentes.
Quelles sont les thématiques les mieux cotées ?
Les vues urbaines parisiennes, les hivers russes avec éléments architecturaux, les cavaliers et certaines scènes de foule clairement structurées concentrent la demande.
Combien de temps prend une estimation par Fabien Robaldo ?
L’étude d’un dossier complet aboutit généralement à un premier retour sous quelques jours ouvrés.
L’estimation est-elle payante ?
Non, nous proposons une estimation gratuite et documentée, sans engagement.
Comment lancer une démarche d’authentification ?
Transmettez les informations disponibles et les visuels. Après analyse, nous précisons la faisabilité d’une attestation et le cadre des vérifications documentaires nécessaires.