André Dunoyer de Segonzac : gravures et cote aux enchères
André Dunoyer de Segonzac occupe une place importante dans l’estampe française du 20e siècle. Son œuvre gravé, abondant et régulier, couvre principalement l’eau-forte et la pointe sèche, avec quelques lithographies éditées à partir des années 1930. Pour le marché, l’artiste se distingue par un corpus de feuilles isolées, de suites et plusieurs livres illustrés marquants. Cette fiche présente les repères utiles pour comprendre les typologies de ses gravures, les critères simples qui influencent leur valeur en vente publique et une courte sélection de résultats récents et vérifiés.
Définition générale
L’activité de graveur de Dunoyer de Segonzac démarre après la Première Guerre mondiale et s’intensifie durant l’entre-deux-guerres. L’artiste privilégie l’eau-forte et la pointe sèche, souvent combinées. Les tirages sont généralement limités et numérotés, parfois accompagnés d’épreuves d’artiste ou d’exemplaires hors commerce. Les signatures se rencontrent à l’encre ou au crayon sur la marge inférieure, et plus rarement sous forme de monogramme gravé dans la planche.
André Dunoyer de Segonzac : gravures et cote aux enchères
André Dunoyer de Segonzac occupe une place importante dans l’estampe française du 20e siècle. Son œuvre gravé, abondant et régulier, couvre principalement l’eau-forte et la pointe sèche, avec quelques lithographies éditées à partir des années 1930. Pour le marché, l’artiste se distingue par un corpus de feuilles isolées, de suites et plusieurs livres illustrés marquants. Cette fiche présente les repères utiles pour comprendre les typologies de ses gravures, les critères simples qui influencent leur valeur en vente publique et une courte sélection de résultats récents et vérifiés.
Le ton adopté ici est volontairement factuel et orienté marché. Les informations sont organisées pour aider à situer une pièce dans l’ensemble de la production de l’artiste et dans les niveaux de prix observés aux enchères, afin d’éclairer une future estimation gratuite.
Définition et description générale
L’activité de graveur de Dunoyer de Segonzac démarre après la Première Guerre mondiale et s’intensifie durant l’entre-deux-guerres. L’artiste privilégie l’eau-forte et la pointe sèche, souvent combinées. Les tirages sont généralement limités et numérotés, parfois accompagnés d’épreuves d’artiste ou d’exemplaires hors commerce. Les signatures se rencontrent à l’encre ou au crayon sur la marge inférieure, et plus rarement sous forme de monogramme gravé dans la planche.
L’un des jalons éditoriaux majeurs est l’illustration des “Géorgiques” de Virgile publiée entre 1944 et 1947. Ce projet réunit 119 eaux-fortes dont un grand nombre à pleine page. À côté de ce sommet éditorial, l’artiste a illustré d’autres textes, notamment Colette, et a produit un nombre important de feuilles indépendantes couvrant sujets de paysage, scènes rurales, nus et vues urbaines.
Au-delà des feuilles à l’unité, le marché rencontre des suites partielles, des ensembles thématiques et des livres illustrés. Ces catégories se situent à des niveaux de prix différents, selon la complétude, l’édition et la présence d’éléments distinctifs comme une dédicace ou un dessin joint.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies rencontrées
Feuilles isolées. Ce sont des gravures proposées à l’unité. Elles constituent le flux le plus régulier aux enchères pour l’artiste. Les formats vont du petit in-8 à de grandes feuilles sur vélin. On observe des tirages numérotés, des épreuves d’artiste et, plus rarement, des états différents d’une même planche.
Suites et ensembles. Des ensembles de planches issues d’un même projet éditorial ou d’une série thématique peuvent être réunis et adjugés en un seul lot. La cohérence d’ensemble et le nombre de planches influencent directement la valeur.
Livres illustrés. Les ouvrages illustrés par Dunoyer de Segonzac constituent un pan essentiel du marché. Les “Géorgiques” de Virgile forment la référence la plus recherchée en raison de l’ampleur et de la qualité de l’illustration. D’autres titres, comme “La Treille muscate” de Colette, sont également présents.
Épreuves d’artiste, hors commerce, dédicacées. Ces variantes d’édition existent dans l’œuvre gravé de Dunoyer de Segonzac. Elles peuvent améliorer la liquidité et la valeur lorsque la pièce réunit signature, numérotation claire et un contexte éditorial documenté.
Matériaux et techniques
Eau-forte. Technique dominante chez l’artiste, souvent utilisée seule ou combinée avec la pointe sèche. Les papiers rencontrés sont principalement des vélins d’Arches, de Rives ou des vélin sans filigrane, selon l’éditeur et la période. Les marges non rognées sont appréciées par le marché.
Pointe sèche. Utilisée pour accentuer les noirs et enrichir les contours. Elle apparaît fréquemment dans les sujets de paysages et de nus, en complément d’une eau-forte de base.
Aquatinte et lithographie. Plus ponctuelles chez Dunoyer de Segonzac. On rencontre des aquatintes isolées et quelques lithographies éditées, notamment dans les années 1950. Ces procédés élargissent l’offre mais ne constituent pas le cœur de la demande.
Périodes et repères éditoriaux
Années 1910-1920. Apparition des premières gravures et structuration des sujets de paysage et de scènes rurales. Les feuilles de cette période, lorsqu’elles sont bien documentées, peuvent attirer l’attention des collectionneurs spécialisés.
Années 1930. Intensification des projets éditoriaux et premières collaborations significatives avec des éditeurs. Les tirages sont en général ordonnés, avec des numérotations et des signatures homogènes.
Années 1944-1947. Cycle des “Géorgiques” de Virgile. Il s’agit du projet fondateur pour l’artiste en matière de livre illustré, avec un tirage unique limité. Les exemplaires complets et bien conservés demeurent la référence de prix la plus élevée pour la gravure de Dunoyer de Segonzac.
Après 1950. Poursuite de feuilles isolées et de quelques collaborations éditoriales. Les lithographies et certaines publications postérieures apparaissent régulièrement en vente, avec des niveaux de prix accessibles.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet. Les paysages identifiables, certaines vues parisiennes et les nus constituant des thèmes récurrents peuvent être recherchés. L’identification précise du motif, du lieu ou d’un modèle documenté est un élément positif pour la valeur.
Édition et tirage. La présence d’un numéro d’édition lisible, d’une mention “épreuve d’artiste” ou “hors commerce” et d’une signature authentifiée sont des paramètres clés. Les tirages courts, à numérotation basse et l’existence d’états rares peuvent soutenir la valeur.
Format et marges. Les grands formats sur vélin avec marges complètes sont appréciés. Une feuille à pleine page dans un livre illustré complet se situe généralement plus haut qu’une planche isolée du même sujet.
Provenance et documents. Les dédicaces, envois à un imprimeur, ou une provenance éditoriale claire renforcent l’attractivité. Un exemplaire accompagné d’un dessin lié au projet éditorial se situe dans une fourchette supérieure de valeur.
Catégorisation du lot. Une feuille isolée se situe souvent dans une tranche de prix abordable. Une suite partielle cohérente ou un livre illustré complet sont positionnés plus haut, en particulier pour les “Géorgiques”.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
Le marché des gravures de Dunoyer de Segonzac est actif et fourni, avec une offre régulière en ventes cataloguées généralistes et thématiques. Les feuilles isolées signées ou monogrammées constituent l’essentiel des transactions, souvent dans une fourchette modérée qui attire les amateurs d’estampe du 20e siècle et les collectionneurs en formation.
Les variables usuelles du marché de l’estampe s’appliquent. Les feuilles numérotées et signées sur un papier recherché, au format confortable, obtiennent des adjudications plus fermes. Les ensembles thématiques et les suites cohérentes se positionnent au-dessus des feuilles isolées. Les livres illustrés complétés par toutes les planches d’origine forment le sommet de la cote de l’artiste. Les “Géorgiques” de Virgile, en tirage limité, restent la référence d’édition la plus valorisée, en concurrence avec quelques titres illustrés notables.
Dans les adjudications observées, une feuille isolée de bon sujet se situe fréquemment dans une tranche de quelques dizaines à quelques centaines d’euros. Un livre illustré complet et bien présenté se place nettement plus haut, selon l’exemplaire et ses particularités. Les adjudications avec éléments distinctifs, comme un envoi à l’imprimeur ou un dessin joint, peuvent dégager une prime de rareté. Ces repères, tirés d’exemples précis, servent de base indicative avant une estimation gratuite individualisée.
Résultats de ventes vérifiés
Sélection de trois adjudications représentatives, couvrant une feuille isolée, un livre illustré et un exemple éditorial de référence. Les informations indiquent la maison, la date, le lot et le prix en euros.
“Place du Tertre”, gravure originale, AuctionArt Rémy Le Fur & Associés, Paris, 6-8 juillet 2021, lot 123, adjugé 228 €.
“La Treille muscate” de Colette, livre illustré comprenant un ensemble d’eaux-fortes, Pierre Bergé & Associés, Paris, 23 juin 2009, lot 17, adjugé 1 500 €.
Ces résultats confirment la structure de prix typique pour l’artiste. Les feuilles isolées signées et bien présentées se négocient à des niveaux accessibles, tandis que les ensembles éditoriaux et livres illustrés complets atteignent des adjudications plus élevées, selon l’exemplaire et la documentation disponible.
Conclusion
Pour positionner précisément une gravure d’André Dunoyer de Segonzac, il convient d’identifier la technique, l’édition, la présence d’une signature, le format, l’appartenance éventuelle à une suite ou à un livre illustré, et de recouper ces éléments avec des références de ventes publiques documentées. La diversité de l’œuvre gravé incite à une analyse au cas par cas afin d’établir une valeur cohérente avec le marché actuel.
Le bureau d’expertise de Fabien Robaldo accompagne les propriétaires d’estampes de Dunoyer de Segonzac pour documenter leur pièce, situer son édition et sa place dans la production de l’artiste, et préciser sa valeur sur la base de comparables fiables. Contactez-nous pour une estimation gratuite, confidentielle et rapide. En lien avec MILLON, nous mobilisons une expertise orientée résultats et strictement fondée sur les données du marché.
FAQ
Quelles sont les techniques de gravure les plus fréquentes chez André Dunoyer de Segonzac ?
Principalement l’eau-forte, souvent combinée à la pointe sèche. On rencontre aussi quelques aquatintes et des lithographies éditées ponctuellement.
Comment reconnaître une épreuve signée et numérotée ?
La signature se trouve généralement à l’encre ou au crayon en marge inférieure, accompagnée d’une numérotation du type 12/100. Un monogramme peut être présent dans la planche.
Les épreuves d’artiste ou hors commerce ont-elles un impact sur la valeur ?
Oui, la mention “épreuve d’artiste” ou “H.C.” peut soutenir la valeur si l’édition est claire et la signature authentifiée.
Les “Géorgiques” de Virgile constituent-elles la référence éditoriale la plus recherchée ?
Oui, ce livre illustré majeur réunit 119 eaux-fortes et figure parmi les ensembles les plus prisés pour l’artiste.
Une feuille isolée se vend-elle aussi bien qu’un livre illustré complet ?
En règle générale, une feuille isolée se situe à un niveau de prix inférieur à un livre illustré complet, sauf rareté particulière ou sujet très recherché.
Quel rôle joue le format de la feuille ?
Un format généreux avec marges complètes est apprécié et peut soutenir la valeur. Les petits formats restent liquides à des niveaux de prix accessibles.
Les sujets influencent-ils la demande ?
Oui, les paysages identifiables, certains nus et vues urbaines rencontrent une demande régulière.
Qu’apporte une provenance documentée ?
Une dédicace, un envoi ou une provenance éditoriale claire renforce l’attractivité et peut améliorer la valeur.
Les tirages limités sont-ils systématiquement plus recherchés ?
Un tirage court, bien identifié, soutient l’intérêt. Toutefois, la qualité de l’empreinte, le sujet et la présentation demeurent déterminants.
Peut-on estimer une gravure à partir d’exemples de ventes publiques ?
Oui, des comparables fiables aident à cadrer une fourchette. Une expertise affine ensuite l’estimation gratuite en tenant compte des spécificités de l’exemplaire.
Les lithographies de l’artiste se vendent-elles différemment des eaux-fortes ?
Les lithographies apparaissent plus ponctuellement et se situent souvent à des niveaux proches des feuilles gravées courantes, selon le sujet et l’édition.
Comment obtenir une estimation rapide de ma gravure ?
Transmettez des photos nettes de la feuille, de la signature, de la numérotation et des dimensions. Le bureau de Fabien Robaldo vous adressera une estimation gratuite et documentée.