Estimation Bernard Cathelin (1919-2004)
Peintre français rattaché à l’École de Paris, Bernard Cathelin a produit un corpus important de peintures, lithographies et tapisseries. Son marché est actif en France et à l’international. Cette page présente une synthèse claire pour comprendre la cote, situer la valeur selon les typologies d’œuvres et identifier les facteurs qui influencent une estimation fiable. Elle s’adresse aux propriétaires et ayants droit qui souhaitent une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.
Les fourchettes ci-dessous proviennent d’adjudications publiques et permettent de situer des ordres de grandeur par grands domaines artistiques. Elles n’ont pas de portée contractuelle. La valeur réelle dépend des caractéristiques précises de chaque œuvre.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Peinture | 4 000 € – 11 000 € |
| Estampes et lithographies | 320 € – 3 200 € |
| Tapisseries Atelier 3 | 4 160 € – 7 424 € |
| Objets et paravents | 9 100 € – 9 100 € |
Biographie factuelle
Bernard Cathelin naît à Paris le 20 mai 1919 et décède à Paris le 17 avril 2004. Il étudie à l’École nationale supérieure des arts décoratifs et travaille auprès de Maurice Brianchon. À partir des années 1950, il expose en France et à l’étranger. Il reçoit le prix Blumenthal en 1950, puis est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1995. Une rétrospective est organisée au Musée de Valence en 1997. Des présentations institutionnelles et privées jalonnent sa carrière jusqu’au début des années 2000.
Style de l’artiste
Cathelin développe un langage visuel synthétique. Les formats varient du petit au monumental. Les compositions sont structurées, aux aplats affirmés et aux contours simplifiés. Trois axes dominent la production identifiable sur le marché: portraits féminins, natures mortes et paysages. La mise en place privilégie la frontalité, des plans de couleur et une économie de détails. Ce traitement se retrouve aussi dans les lithographies et les cartons de tapisserie, ce qui facilite les comparaisons entre techniques lors d’une estimation.
Techniques, matériaux, périodes
Peintures à l’huile
Les huiles sur toile couvrent l’ensemble de la carrière. Les décennies 1950-1960 livrent des pièces recherchées. Les formats moyens dominent l’offre, mais des toiles plus amples apparaissent régulièrement. Les inscriptions au dos peuvent préciser lieu et mois d’exécution, informations utiles pour la datation et la valeur.
Estampes et lithographies
Cathelin édite de nombreuses lithographies en couleurs, généralement signées et numérotées. Les tirages standards vont de 75 à 165 exemplaires selon les références. Des épreuves d’artiste existent. Les sujets reprennent les thèmes des peintures, avec des formats parfois monumentaux, notamment dans les suites dites “Tokonoma”.
Tapisseries Atelier 3
Dès les années 1970, Cathelin confie à l’Atelier 3 des cartons repris en basse-lisse. Les éditions sont courtes, souvent 1 à 6 exemplaires. Les mentions tissier et numérotation sont intégrées dans la trame ou sur bolduc. Ce segment a sa dynamique propre et peut atteindre des niveaux supérieurs aux estampes selon le sujet et l’état de présentation.
Objets et paravents
Des œuvres “hors format” apparaissent ponctuellement, dont des paravents à plusieurs feuilles imprimés en lithographie. Leur rareté et leur format expliquent des prix supérieurs à la moyenne des estampes classiques, sous réserve d’un état satisfaisant et d’un encadrement cohérent.
Analyse du marché typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies les plus présentes en enchères
Les lithographies signées constituent le flux principal du marché, avec une dispersion continue et des prix accessibles. Les peintures à l’huile apparaissent plus ponctuellement et génèrent un potentiel de valeur plus élevé. Les tapisseries et les paravents composent un segment intermédiaire à suivi attentif, porté par la demande décorative et la faible disponibilité.
Facteurs influençant la valeur
Sujet. Les bouquets et les portraits féminins signés et datés sont recherchés. Les paysages liés à la Drôme ou au Japon peuvent mieux se positionner selon la période.
Format. Les dimensions supérieures soutiennent la valeur, à condition d’un équilibre visuel et d’une bonne lisibilité des plans.
Période. Les toiles des années 1950-1960 sont activement surveillées. Les années 1980 livrent des pièces abouties en grand format, notamment pour les natures mortes.
Provenance et documentation. Une provenance claire, des références bibliographiques et des expositions documentées sécurisent la demande et peuvent élargir la fourchette de prix.
Technique et état. Une huile en bon état structurel et de surface soutient mieux la valeur qu’une pièce à défauts visibles. Pour les estampes, la fraîcheur des couleurs et l’absence d’acidification sont des points observés par les enchérisseurs.
Localisation de la vente. Les vacations parisiennes ou monégasques et les maisons internationales disposent d’une base d’acheteurs adaptée à la signature, ce qui peut peser sur le résultat final.
Analyse technique de la thématique matériaux, périodes, écoles, caractéristiques
Inscrit dans l’École de Paris, Cathelin privilégie la construction par aplats et masses colorées. Les huiles montrent une pâte souvent lisse à modérément chargée. Les lithographies en couleurs utilisent des passages francs qui restituent la structure des plans. Les tapisseries reprennent fidèlement les partitions colorées à partir des cartons, avec éditions limitées et mentions de lissier. La période 1955-1965 est structurante pour l’atelier. Les années 1980 marquent une production aboutie en grands formats, visible tant en peinture qu’en estampe. Ces constantes de fabrication, de tirage et d’édition orientent la valeur lors d’une expertise.
Marché des enchères
- Artcurial, Paris, 9 mai 2016, sale 2956, lot 532, “Roses blanches pour Paris”, paravent à six feuilles, adjugé 9 100 €.
- Artcurial, Paris, 9 mai 2016, sale 2956, lot 562, “La mer Intérieure”, tapisserie Atelier 3, adjugé 4 160 €.
- Artcurial, Monaco, 28 janvier 2015, sale 2728, lot 2197, “Femme à son bureau”, lithographie en couleurs, adjugée 325 €.
- Tajan, Paris, 3 octobre 2019, lot 80, “Vernissage Fernanda”, huile sur toile, adjugée 4 550 €.
Ces résultats illustrent la dispersion des prix selon la technique et confirment l’écart entre estampes, tapisseries et peintures. Ils constituent des points de repère utiles pour une première fourchette indicative avant étude individualisée.
Conclusion contactez-nous pour une estimation gratuite
Chaque œuvre de Bernard Cathelin présente des variables qui influencent sa valeur: technique, période, format, sujet, provenance. Pour obtenir une lecture précise et argumentée du prix de marché, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Les pièces peuvent ensuite être étudiées et documentées en vue d’une orientation adaptée au marché des enchères, auprès d’acteurs reconnus comme MILLON ou d’autres maisons de ventes spécialisées.
FAQ
Comment obtenir une estimation Bernard Cathelin rapide et documentée ?
Transmettez des photos nettes face et dos, dimensions, technique, signatures, inscriptions, et toute provenance. Vous recevrez une estimation sous réserve d’examen physique.
Quels sujets de Bernard Cathelin attirent le plus d’acheteurs ?
Les bouquets et portraits féminins signés et datés sont fréquemment demandés, suivis par certaines natures mortes et paysages identifiés.
Les lithographies signées ont-elles une bonne liquidité ?
Oui. Les lithographies numérotées et en bon état circulent régulièrement. Le format et la fraîcheur des couleurs influencent le prix.
Une tapisserie Atelier 3 est-elle plus recherchée qu’une estampe ?
Elle peut atteindre des niveaux supérieurs aux estampes classiques, selon le modèle, l’édition et l’état de présentation.
Quelles périodes de création sont les plus surveillées ?
Les années 1950-1960 pour les peintures. Les années 1980 offrent aussi des formats ambitieux, notamment en nature morte.
Un certificat est-il nécessaire pour vendre une œuvre de Cathelin ?
La documentation d’origine et les références bibliographiques sont utiles. Les tapisseries doivent mentionner l’Atelier 3 et la numérotation.
Comment la provenance influe-t-elle sur la valeur ?
Une provenance claire et continue sécurise l’acheteur et peut soutenir la valeur finale en enchères.
Où se vendent le plus souvent ses œuvres ?
En France, principalement à Paris et Monaco. Des ventes ont lieu aussi au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Japon.
Quel écart de prix entre peinture et estampe ?
Les peintures forment le haut de la fourchette. Les estampes signées restent accessibles. Les tapisseries et paravents s’intercalent.
Faut-il privilégier un format particulier ?
Les formats moyens à grands sont mieux valorisés à sujet comparable, sous réserve d’un bon état général.
Une œuvre non datée est-elle pénalisée ?
La datation aide la comparaison avec des références publiées. Une œuvre non datée n’est pas exclue, mais la fourchette peut être plus prudente.
Comment initier une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?
Contactez Fabien Robaldo avec un dossier images et mesures. Vous recevrez une estimation gratuite et un avis motivé sur la stratégie à privilégier.