Estimation Charles-Auguste Lebourg (1829-1906)

Expertise des œuvres de l'artiste "Charles-Auguste Lebourg" et présentation de celui-ci

Charles-Auguste Lebourg (1829-1906) est un sculpteur français du XIXe siècle, associé à la sculpture monumentale et décorative, ainsi qu’à une production de bustes et de figures en bronze, marbre, terre cuite et plâtre. Son nom reste fortement lié aux fontaines Wallace, conçues à partir de 1872, qui constituent un repère patrimonial et iconographique durable. Dans le cadre d’une demande d’estimation Charles-Auguste Lebourg, l’enjeu consiste à identifier précisément la nature de l’objet, sa technique, sa date, son format, ainsi que les marques et inscriptions (signature, dédicace, titre, mention de fonte ou d’épreuve).

 

La valeur d’une sculpture attribuée à Lebourg varie principalement selon le matériau (bronze, terre cuite, marbre), la typologie (buste, figure, groupe), la rareté du modèle, la présence d’un titres d’oeuvres identifié, et la documentation associée. Le marché est structuré par les ventes aux enchères, où apparaissent des pièces de formats et de niveaux de finition très différents. Cet article présente des repères concrets pour comprendre la cote, les critères d’attribution et les points qui influencent une expertise, afin de préparer une estimation gratuite avec Fabien Robaldo et MILLON.

Domaines artistiquesPrix / Valeur / Cote
Buste en terre cuite450 €
Sculpture en bronze patiné titrée1100 €
Buste en bronze patiné daté1900 €

 

Biographie

Charles-Auguste Lebourg naît à Nantes le 20 février 1829 et meurt à Paris en 1906. Il se forme d’abord dans sa ville natale, puis poursuit son apprentissage à Paris. Les sources biographiques le présentent comme élève d’Amédée Ménard, puis de François Rude, ce qui situe son parcours dans une filiation académique structurée, marquée par l’étude du modèle, l’attention à l’anatomie et la pratique de la commande publique.

Il expose au Salon à partir du début des années 1850. Plusieurs titres sont cités dans les notices d’artiste, avec des œuvres en marbre, terre cuite et bronze. Parmi les pièces de jeunesse mentionnées, un groupe en bronze présenté en 1853 est régulièrement retenu comme jalon, de même que des œuvres exposées dans les décennies suivantes. Son activité ne se limite pas aux sujets de salon. Il participe aussi à des programmes décoratifs et monumentaux, liés à l’architecture et à l’espace public.

Lebourg est surtout connu du grand public par son rôle dans la réalisation des fontaines Wallace. À partir des indications et des croquis de Richard Wallace, il élabore et sculpte le modèle final, notamment la version monumentale avec cariatides. Ces fontaines, diffusées en fonte de fer, s’inscrivent dans un contexte d’urbanisme, d’hygiène et de philanthropie à Paris après 1870. Elles contribuent à la notoriété durable de l’artiste, en France et à l’international.

Présence dans les collections

Le nom de Charles-Auguste Lebourg apparaît dans des répertoires institutionnels et des collections publiques. Des œuvres lui sont attribuées dans des musées français, et ses fontaines sont documentées comme un ensemble patrimonial majeur. Pour une estimation, ces références aident à vérifier la cohérence stylistique d’un modèle, d’un sujet ou d’une iconographie, sans remplacer l’examen de l’objet.

Style de l’artiste

Le style de Lebourg s’inscrit dans la sculpture française du XIXe siècle, entre académisme, naturalisme et sens décoratif. Ses figures privilégient une lecture claire des volumes, une anatomie structurée, et une mise en scène lisible du mouvement. Sur les bustes, l’attention porte souvent sur la construction du visage, la caractérisation des traits, et le traitement des cheveux, drapés ou accessoires, éléments utiles pour une attribution lorsque la signature est absente ou partielle.

Dans la sculpture décorative, on observe une recherche d’équilibre entre la fonction de l’objet et la présence plastique. Les fontaines Wallace illustrent cette approche. Les cariatides sont conçues pour être vues en extérieur, avec une silhouette stable, des drapés lisibles, et une stylisation compatible avec la fonte de fer. L’ensemble met l’accent sur la symétrie, la répétition des motifs et une iconographie allégorique, ce qui distingue le registre décoratif de l’artiste de ses pièces de salon plus narratives.

Pour l’amateur et le collectionneur, le style de Lebourg se reconnaît donc à la fois dans des choix formels (proportions, drapés, poses) et dans des habitudes de production (modèles déclinés, œuvres titrées, pièces datées). Cette cohérence est un point de comparaison important lorsqu’une œuvre apparaît sur le marché sans historique précis.

Techniques, matériaux, périodes

L’œuvre de Lebourg recouvre plusieurs techniques. En sculpture de collection, les matériaux les plus fréquents sont le bronze, la terre cuite, le marbre et le plâtre. Le bronze peut se présenter sous forme de bustes, de figures isolées ou de groupes. Les notices de vente décrivent régulièrement un bronze patiné, parfois signé et titré sur la base, et parfois daté. La terre cuite apparaît notamment pour des bustes, parfois de grand format, avec signature et date directement portées sur la tranche ou le socle.

Pour la sculpture publique et décorative, la fonte de fer tient une place particulière en raison des fontaines Wallace. Ce matériau impose des contraintes de conception et de reproduction. La sculpture doit être pensée pour le moulage, l’assemblage, et une lecture efficace en extérieur. La diffusion par fonderie explique la répétition d’un même modèle, avec des variantes (grand modèle, modèle mural, versions adaptées), et des détails d’exécution liés aux procédés industriels.

La chronologie de production s’étend sur la seconde moitié du XIXe siècle. Les œuvres des années 1850-1870 s’inscrivent davantage dans la logique du Salon et de la reconnaissance officielle, tandis que les décennies suivantes montrent une activité plus large, associant commandes décoratives, sculpture publique et poursuite d’une production de figures et de bustes. Pour l’estimation, dater une œuvre par inscription, par typologie ou par rapprochement documentaire permet souvent de mieux situer sa rareté sur le marché.

Analyse du marché

Le marché de Charles-Auguste Lebourg est hétérogène. Il rassemble des objets très accessibles et des pièces plus rares, notamment lorsqu’un modèle est identifié, documenté, et proposé dans un matériau noble. À l’échelle des ventes, on rencontre principalement des sculptures en bronze (bustes ou figures) et, plus ponctuellement, des terres cuites. Les grands marbres ou les œuvres directement liées à des commandes publiques circulent plus rarement, car ils relèvent souvent d’un autre circuit (patrimoine, institutions, ensembles monumentaux).

La valeur dépend d’abord de la typologie. Un buste peut être recherché s’il s’agit d’un portrait identifiable, d’un sujet littéraire ou historique, ou d’une allégorie clairement titrée. Une figure en bronze peut être mieux valorisée si elle est de format significatif, signée, et si son titres d’oeuvres est connu, car cela facilite les comparaisons de marché. Les pièces portant une date, une dédicace ou une mention spécifique (épreuve, fonte, atelier) peuvent aussi susciter un intérêt accru, car elles clarifient le statut de l’objet.

Le second facteur déterminant est l’attribution. Sur le marché, on voit des mentions « Charles Lebourg », « Ch. Lebourg », ou « Lebourg ». La présence d’une signature cohérente, d’une date compatible, et d’une exécution conforme à l’époque est un socle. À l’inverse, l’absence de marquages ne condamne pas l’attribution, mais impose une analyse plus serrée (comparaison stylistique, qualité de modelé, cohérence des détails, traces d’un tirage ancien).

La question de l’édition intervient surtout pour les bronzes. Une œuvre peut être un tirage ancien ou une édition plus tardive. Dans une approche d’expertise, l’identification des marques de fondeur, des inscriptions et des caractéristiques de fabrication aide à comprendre la place de la pièce dans la production. L’objectif n’est pas de surinterpréter un détail isolé, mais de réunir des indices concordants, puis de comparer avec les archives de ventes et les modèles répertoriés.

Enfin, la lisibilité du sujet influence fortement la demande. Les sujets allégoriques ou classiques, les bustes de personnages identifiés, et les modèles cités dans la littérature de sculpture du XIXe siècle s’intègrent plus facilement dans le marché. À l’opposé, une œuvre non titrée, sans documentation, peut rester plus difficile à comparer, même si la qualité est réelle. Dans ce cas, la stratégie consiste à sécuriser l’attribution, à décrire précisément la technique et les dimensions, et à rapprocher l’objet de modèles référencés.

Analyse technique de la thématique

Pour une estimation Charles-Auguste Lebourg, l’analyse technique se concentre sur des critères objectifs. Le premier est le matériau. Un bronze se distingue d’une fonte de fer par sa densité, sa sonorité, et sa logique de fabrication. La terre cuite présente une surface et une structure différentes, avec parfois une signature incisée avant cuisson. Le marbre implique une autre chaîne opératoire, souvent liée à un atelier et à une traduction du modèle original en pierre.

Le second critère est la présence d’inscriptions. On rencontre des signatures telles que « Ch. Lebourg » ou « Lebourg », parfois accompagnées d’une date. Sur certains bustes, la tranche peut comporter une signature et une année. Sur des bronzes, la terrasse ou la base peut porter la signature, le titre, et parfois une mention spécifique liée à la fonte. Ces éléments sont déterminants car ils fixent une lecture précise de l’objet, utile pour rapprocher la pièce d’un modèle connu et d’une période cohérente de production.

Le troisième critère est la typologie de la base et de la composition. Les bustes de grand format reposent parfois sur un piédouche ou un socle rapporté, tandis que les figures en bronze peuvent être intégrées à une base sculptée portant le titre. L’échelle est également structurante. Une hauteur d’environ 70 cm à 80 cm correspond à des sculptures de présence, plus rares que les petits bronzes décoratifs, et souvent mieux documentées en vente lorsque le modèle est identifié.

Enfin, la thématique Lebourg inclut un volet spécifique lié aux fontaines Wallace. Dans ce cas, l’analyse porte sur la conformité du modèle (cariatides, éléments décoratifs, proportions), sur la technique de fonte et d’assemblage, et sur les éventuelles inscriptions associées au modèle. Sur le marché, on rencontre plus fréquemment des évocations de la fontaine (réductions, éléments décoratifs, reproductions) que des ensembles complets. L’expertise consiste alors à distinguer une pièce décorative inspirée du motif d’une pièce issue d’une production identifiée.

Marché des enchères

  • Couton Jamault Hirn, 27/03/2024, lot 1164, « Portrait de Dante » (buste en bronze patiné), 1900 €
  • Couton Jamault Hirn, 26/03/2025, lot 658, « Nycia » (bronze patiné signé et titré), 1100 €
  • SVV, 24/01/2026, lot 60, buste de femme aux colliers de perles (terre cuite signée et datée 1878), 450 €

Conclusion

L’estimation d’une sculpture de Charles-Auguste Lebourg repose sur une méthode simple et vérifiable: identification du matériau, lecture des signatures et inscriptions, mesure du format, caractérisation du modèle, puis comparaison avec des résultats de ventes. Les écarts de valeur s’expliquent principalement par la typologie (buste ou figure), le statut du bronze (titré, daté, documenté) et la capacité à rattacher l’œuvre à un modèle connu, avec des titres d’oeuvres clairs.

Pour obtenir une estimation fiable, il est recommandé de constituer un dossier de photographies nettes (face, profil, dos, signature, détails de base et inscriptions) et de communiquer les dimensions exactes. Fabien Robaldo, en lien avec MILLON, peut vous accompagner dans cette démarche et vous proposer une estimation gratuite fondée sur des comparatifs de marché et une analyse technique de l’objet.

 

Comment reconnaître la signature de Lebourg ?

La signature peut apparaître sous la forme « Ch. Lebourg », « Lebourg » ou « Charles Lebourg ». Elle se situe souvent sur la terrasse des bronzes, sur la base, ou sur la tranche d’une terre cuite. Une date peut être associée.

Lebourg a-t-il uniquement réalisé les fontaines Wallace ?

Non. Il a aussi produit des bustes, des figures et des œuvres exposées au Salon, en bronze, marbre, terre cuite et plâtre, en parallèle de projets décoratifs et monumentaux.

Quels matériaux sont les plus fréquents sur le marché ?

Les bronzes (bustes et figures) et les terres cuites figurent régulièrement dans les ventes. Les marbres et pièces monumentales sont plus rares sur le marché.

Une œuvre non titrée peut-elle être estimée ?

Oui. L’estimation s’appuie alors sur la technique, le format, les inscriptions, la comparaison stylistique et les rapprochements avec des modèles répertoriés ou déjà passés en vente.

Que signifie une œuvre « titrée sur la base » ?

Cela indique que le nom du sujet ou le titres d’oeuvres est inscrit directement sur la base. Cette information facilite l’identification et la comparaison avec d’autres exemplaires.

Les dates inscrites sur l’œuvre sont-elles importantes pour la valeur ?

Oui. Une date cohérente avec la carrière de l’artiste peut renforcer l’attribution et aider à situer l’œuvre dans une période, ce qui facilite les comparaisons de marché.

Comment distinguer bronze et fonte de fer dans l’esprit de l’estimation ?

Le bronze renvoie plutôt à des sculptures de collection (bustes, figures) et la fonte de fer à des productions décoratives et urbaines, comme les fontaines. Le contexte de production et la circulation sur le marché diffèrent.

Une terre cuite de Lebourg peut-elle avoir une cote stable ?

Oui, surtout si elle est signée, datée, de format important et clairement attribuable. La comparaison se fait avec les résultats de ventes de pièces analogues.

Les œuvres de Lebourg sont-elles présentes en musée ?

Oui. L’artiste est répertorié par des institutions et des œuvres lui sont attribuées dans des collections publiques, ce qui sert de base documentaire utile à l’attribution.

Quels formats influencent le plus la cote ?

À typologie égale, le format, la complexité de la composition et la lisibilité du sujet influencent la demande. Les pièces de présence, souvent mieux documentées, se comparent plus facilement en vente.

Que faut-il préparer pour une demande d’expertise ?

Des photographies nettes (ensemble et détails), les dimensions exactes, le matériau, et tout élément d’inscription. Ces informations permettent une première analyse et une comparaison de marché.

Pourquoi demander une estimation par un expert ?

Parce que l’attribution, la lecture des inscriptions et la cohérence technique conditionnent la valeur. Une expertise aide à qualifier l’œuvre et à établir des repères fondés sur le marché.

*Les informations publiées sur ce site ont un objectif exclusivement informatif. Nous ne délivrons aucun certificat d’authenticité lorsqu’une estimation est demandée en ligne. Les estimations fournies restent sous toutes réserves de l’avis des artistes, fondations, comités ou instances officielles compétentes et reconnues.

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