Charles Dufresne : résultats d’enchères et signature
Figure marquante de la première moitié du vingtième siècle, Charles Georges Dufresne est un artiste français actif comme peintre, dessinateur, graveur, sculpteur et décorateur. Son œuvre circule régulièrement en ventes publiques en Europe et aux États-Unis. Cette fiche présente une synthèse claire des typologies d’œuvres rencontrées, des périodes, des usages de signature, des facteurs simples qui influencent la valeur, ainsi qu’une sélection de résultats d’enchères vérifiés. Elle s’adresse aux collectionneurs, ayants droit et détenteurs d’œuvres souhaitant situer une pièce sur le marché et obtenir une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.
Introduction
Né en 1876 et décédé en 1938, Charles Dufresne a développé un corpus riche et varié, couvrant la peinture à l’huile, l’aquarelle et le dessin, la gravure et l’illustration, ainsi que des projets décoratifs d’envergure. La présence récurrente de ses œuvres en ventes aux enchères offre une base d’observation utile pour appréhender sa cote et sa valeur selon les techniques, les sujets et les périodes. L’objectif est d’apporter des repères factuels et directement exploitables pour l’estimation et la mise en marché d’une œuvre.
Définition et description générale
Charles Dufresne appartient à une génération d’artistes formés à l’école de la gravure puis passés à la peinture, avec une trajectoire qui traverse l’illustration, l’estampe originale et la grande décoration. L’artiste produit des huiles sur toile de formats variés, des œuvres sur papier comme des aquarelles, gouaches, encres et pastels, ainsi que des estampes en taille-douce et lithographies. Les thèmes rencontrés incluent scènes de loisirs, sujets allégoriques ou bibliques, scènes de plein air, compositions décoratives, figures féminines et scènes méditerranéennes. Ce spectre typologique explique l’hétérogénéité des prix et la nécessité d’un examen rigoureux de chaque pièce pour en déterminer la valeur sur le marché secondaire.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Peintures à l’huile
Les huiles sur toile constituent la catégorie la plus observée en ventes. On rencontre des formats moyens à grands, souvent signés, couvrant un éventail de sujets allant des scènes animées à des compositions plus structurées issues de la période de maturité. Les œuvres des années 1920 et 1930 sont fréquemment demandées, notamment lorsque la composition est complète, avec un sujet lisible et une provenance claire.
Dessins, aquarelles, gouaches, pastels
Les œuvres sur papier sont nombreuses et variées. Les aquarelles et gouaches présentent des gammes de prix accessibles et dynamiques en raison d’une offre régulière. Les pastels et les encres bien aboutis attirent un public de connaisseurs, avec une amplitude de prix liée au format, à la qualité graphique et à la datation. Les sujets structurés et les feuilles abouties se positionnent mieux que les études rapides.
Estampes et livres illustrés
L’artiste a produit des portfolios de gravures et des tailles-douces souvent numérotées et signées au crayon dans la marge, en sus de la signature dans la planche. Ce segment offre un point d’entrée abordable pour les collectionneurs, avec des prix sensibles à l’état de l’épreuve, au tirage, à la complétude d’un ensemble et à la présence d’un numéro cohérent.
Décor et commandes publiques
Des projets décoratifs témoignent de l’inscription de Dufresne dans son temps. Ces ensembles, lorsqu’ils circulent en collection ou en vente, sont recherchés pour leur dimension documentaire. Le marché retient également les pièces publiées ou exposées historiquement, ce qui renforce leur intérêt et leur valeur.
Signature de Charles Dufresne
La signature la plus fréquemment observée est “Dufresne”, positionnée en bas à droite ou en bas à gauche, en peinture comme sur papier. Certaines œuvres sur papier portent “Ch. Dufresne” ou “C. Dufresne”. Dans le champ de l’estampe, l’artiste combine souvent une signature gravée dans la planche avec une signature manuscrite au crayon dans la marge, parfois accompagnée de la numérotation du tirage. Cette double occurrence signature-numérotation est classique dans la taille-douce et facilite l’identification d’un état et d’un tirage. Sur des projets publiés ou des expositions, des mentions d’authentification par des membres de la famille Dufresne existent dans certains catalogues de vente, renforçant la traçabilité des œuvres qui en bénéficient.
Il est important de confronter la graphie de la signature à la période supposée de l’œuvre et au médium. La mention “signé dans la planche” ne se substitue pas à la signature manuscrite quand celle-ci est attendue pour un tirage d’artiste. À l’inverse, des dessins et gouaches légitimement non signés apparaissent avec des attributions documentées. Une analyse d’ensemble de l’œuvre, de sa provenance et de ses citations dans la littérature ou les catalogues d’exposition renforcera l’évaluation de la valeur.
Facteurs simples influençant la valeur
Le médium. À sujet comparable, une huile sur toile positionne généralement mieux sa valeur qu’un dessin ou qu’une estampe, car la demande se concentre sur les pièces majeures et autonomes. Une aquarelle aboutie ou une grande gouache peut cependant atteindre des niveaux significatifs.
Le sujet. Les scènes construites, les figures abouties, certaines thématiques historiques ou bibliques, ainsi que les compositions décoratives complètes intéressent les enchérisseurs. Les sujets publiés, exposés ou reproduits dans des catalogues de référence constituent un atout.
Le format. Les formats moyens à grands suscitent une attention accrue. Les petits formats trouvent un public d’amateurs souhaitant entrer dans l’œuvre à des budgets maîtrisés.
La période. Les œuvres datées des années 1920 et 1930, lorsque la composition est caractéristique du langage plastique de l’artiste, sont régulièrement suivies en salle.
La signature et la traçabilité. Une signature manuscrite nette et conforme aux usages de l’artiste, associée à une provenance claire et à des références publiées, sécurise l’estimation. Pour les estampes, la présence d’une numérotation cohérente et d’une signature au crayon renforce la lisibilité du tirage.
Le contexte éditorial et muséal. Une œuvre reliée à une exposition reconnue ou citée dans la littérature spécialisée bénéficie d’une perception de valeur supérieure.
Marché de l’art, demande, cote, valeur
Le marché de Charles Dufresne est actif et principalement européen, avec une présence continue à Paris. Les huiles bien composées dominent les prix. Les dessins, aquarelles et gouaches assurent une rotation régulière avec une amplitude de prix sensible au format et au degré d’achèvement. Les estampes proposent un accès plus abordable, particulièrement pour les portfolios ou les tailles-douces signées et numérotées.
Le nombre d’œuvres disponibles et la diversité des techniques créent une large fourchette de résultats. Les pointes de prix sont observées sur des tableaux d’importance, parfois passés dans des maisons internationales. À l’inverse, des feuilles isolées ou des estampes communes se placent à des niveaux accessibles. La lecture de la valeur suppose donc d’intégrer l’ensemble des paramètres ci-dessus et de s’appuyer sur des références de ventes publiques récentes et documentées.
Résultats de ventes vérifiés
Les exemples ci-dessous illustrent la diversité des techniques et des niveaux de prix. Les informations détaillent la maison, la date, le lot et le prix en euros. Ils servent de repères et ne préjugent pas de la valeur d’une œuvre particulière, qui dépend de ses caractéristiques propres.
- MILLON, Paris, 30 septembre 2024, lot 24, “L’après-midi, la partie de cartes”, eau-forte rehaussée à l’aquarelle, adjugé 320 €.
- Artcurial, Paris, 28 novembre 2017, lot s.n., “Retour de chasse”, huile sur toile, adjugé 37 700 €.
- Sotheby’s, Paris, 17 novembre 2004, lot s.n., “Musique dans l’oasis”, huile sur toile, adjugé 74 400 € hors frais, environ 93 000 € frais inclus.
Conclusion et estimation
Pour une pièce de Charles Dufresne, la cohérence entre technique, sujet, période, format, provenance et signature détermine l’essentiel de la valeur en ventes publiques. Une analyse fiable croise ces critères avec des références de marché comparables. Pour situer précisément votre œuvre et connaître son potentiel, sollicitez une estimation gratuite et confidentielle auprès de Fabien Robaldo. Vous recevrez un avis argumenté et orienté marché, fondé sur des résultats vérifiés et l’examen des informations disponibles.
FAQ
Comment reconnaître une signature authentique de Charles Dufresne ?
La signature usuelle “Dufresne” apparaît en bas à droite ou à gauche. Sur les estampes, elle peut être présente dans la planche et au crayon dans la marge, avec une numérotation. La cohérence de la graphie avec la période et le support est déterminante.
Quels médiums de Dufresne sont les plus recherchés en vente ?
Les huiles sur toile abouties concentrent la demande. Des gouaches et aquarelles de qualité se placent bien. Les estampes signées et numérotées constituent une porte d’entrée accessible.
La période influence-t-elle fortement la valeur ?
Oui. Les compositions structurées des années 1920 et 1930 sont suivies. Une datation documentée et un sujet caractéristique soutiennent la valeur.
Une estampe signée dans la planche suffit-elle ?
Pour un tirage d’artiste, une signature au crayon en marge et une numérotation claire sont attendues. La seule signature dans la planche ne remplace pas ces éléments.
Quelles dimensions ont un impact notable sur le prix ?
Les formats moyens à grands obtiennent généralement de meilleurs niveaux. Le ratio qualité-format-sujet reste déterminant.
Une provenance ou une exposition publiée change-t-elle l’estimation ?
Oui. Une provenance claire et des références d’exposition ou de publication renforcent l’attractivité et la valeur.
Les dessins et aquarelles atteignent-ils des résultats élevés ?
Des feuilles abouties, bien composées et signées, peuvent atteindre des montants significatifs, surtout si elles sont illustrées ou publiées.
Quels sujets se vendent le mieux ?
Les scènes construites, sujets allégoriques ou historiques, figures abouties et compositions décoratives complètes sont recherchés. Les thèmes publiés ou exposés sont valorisés.
Comment situer une œuvre isolée sans comparaison évidente ?
Il faut croiser médium, sujet, format et période avec des ventes publiques pertinentes et, si possible, des avis d’experts. Une estimation gratuite permet de cadrer rapidement la valeur.
Les records anciens sont-ils encore pertinents ?
Ils donnent un repère historique mais doivent être relativisés par le contexte actuel, la qualité de l’œuvre examinée et la demande du moment.
Où trouver des informations de marché fiables ?
Les catalogues de vente des maisons reconnues, les bases spécialisées et les institutions muséales sont des sources de référence. Un expert agrège ces données pour une estimation précise.
Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?
Transmettez des photos, dimensions, technique, éventuelles inscriptions ou documents et toute information de provenance. Fabien Robaldo vous adressera une estimation gratuite orientée marché.