Vous possédez une oeuvre de Dang Lebadang et vous souhaitez la faire estimer ?
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Cote - Estimation de l'artiste* | |
Peinture | 100 -17 100 € |
Dessin - Aquarelle | 100 - 4 000 € |
Sculpture | 100 -13 000 € |
* Les prix indiqués correspondent aux derniers résultats des ventes aux enchères en France. Les écarts obtenus dépendent du sujet, du format, de la période, de l’historique et de la technique de l’oeuvre.
L' histoire de Dang Lebadang
L’artiste vietnamien Dang Lebadang (Lê Bá Đảng) est né au Vietnam en 1921 au sein d’une famille de paysans aisés. Malgré l’interdiction de son père de s’engager au sein de la Main-d’œuvre d’indigène il part en France en 1939 puis se rend à Marseille en 1940 où il est placé à la prison des Baumettes. Malgré plusieurs tentatives d’évasion, il part en Camargue avant d’être placé dans un camp disciplinaire et s’évade à nouveau. Il suit un apprentissage dans le domaine de la peinture et de la sculpture à l’École des Beaux-Arts de Toulouse entre 1942 et 1948, il crée à cette période des affiches pour l’opéra de Toulouse.
Fin 1948 il obtient son diplôme, gagne un concours d’affiche publicitaire et part pour Paris où il rencontre sa femme et devient père (son fils, Fabrice). En 1952 il commence à dessiner des chats ainsi que des scènes de guerre et rend ces œuvres publiques en les exposant à la Galerie de l’Odéon à Paris. Par la suite, entre 1960 et 1973 il expose à l’international (Paris, Angleterre, Allemagne, Suisse, Norvège, États-Unis…) et crée ainsi des sculptures à partir d’un matériel assez spécial, des débris des bombardiers B-52 à la suite des Accords de paix de Paris.
L' Art de Dang Lebadang
Comme dit précédemment, il étudie d’abord à l’École des Beaux-Arts de Toulouse et développe ainsi ses compétences en sculpture et peinture. Il réalise en 1940 des nus féminin, des bustes d’une précision et d’un réalisme sans nom témoignant d’une maîtrise évidente. Également, influencé par le célèbre peintre Nguyên Phan Chanh (1892-1984), il peint de façon intimiste en 1948, représentant des personnages féminins dans une palette de brun, d’ocre et de rouge. Son art se traduit énormément par des paysages de guerre (notamment Indochine), des motifs de chevaux, barques et de scènes de bataille de Diên Biên Phu, c’est en 1965 qu’il réalise un tableau important sur la guerre du Vietnam exposé à la fondation Lebadang à Huê. Durant tout sa carrière, l’artiste n’a eu de cesse de perfectionner et d’intensifier ses recherches sur la matière et les formes.
Style de l’artiste
Le vocabulaire visuel de Dang Lebadang alterne entre figuration et abstraction. Les premières décennies montrent des sujets récurrents comme cavaliers, barques, paysages et figures stylisées. À partir des années 1960, il précise un langage plus synthétique avec des compositions épurées et des textures marquées. La couleur se fait souvent contrastée, parfois restreinte à quelques tonalités dominantes. Dans ses estampes, la lisibilité du motif et l’efficacité graphique priment, avec des lignes nettes et des aplats contrôlés.
Techniques, matériaux, périodes
Peintures à l’huile sur toile ou sur carton. Ces œuvres représentent une part visible du marché et concentrent les adjudications les plus élevées lorsqu’elles combinent bon format, sujet identifiable et période aboutie.
Œuvres sur papier. Aquarelle, gouache, encre et techniques mixtes. Elles couvrent des périodes variées, avec des sujets récurrents comme chevaux, barques et paysages. Les formats moyens sont les plus fréquents en vente.
Estampes. Lithographies, sérigraphies et gravures signées, parfois numérotées. Les tirages sont d’ampleur variable. Les prix dépendent de la qualité d’impression, du papier, de la signature et du numéro d’épreuve.
Reliefs et séries “Espace”. Travaux en relief sur papier chiffon ou collages, parfois marqués d’un cachet de l’artiste. Ces pièces se situent entre sculpture légère et œuvre graphique et trouvent leur public lorsqu’elles sont bien conservées et lisibles.
Sculptures et bas-reliefs. Production moins abondante en ventes que les œuvres sur papier, mais présente. Les matériaux et la dimension orientent la fourchette de prix.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies. Le marché se structure autour de quatre ensembles principaux: peintures uniques sur toile ou carton, œuvres uniques sur papier, reliefs “Espace”, et estampes originales. Les sculptures apparaissent de façon plus ponctuelle.
Cote et valeur. Les peintures établies avec un sujet fort atteignent les plus hauts niveaux. Les œuvres sur papier de bonne période tiennent une cote régulière. Les reliefs “Espace” se placent à mi-chemin entre dessin et bas-relief, avec une amplitude de prix liée à la dimension et à la qualité du support. Les estampes offrent une porte d’entrée accessible, avec des variations importantes selon le tirage et l’état.
Facteurs déterminants. Le sujet influe fortement: chevaux, barques et compositions structurées sont recherchés. La période est essentielle, notamment les décennies 1950 à 1970. Le format, la présence d’une signature manuscrite, d’un cachet, d’une date ou d’une dédicace jouent en faveur de l’œuvre. La technique employée et la richesse des matières valorisent les reliefs et les toiles. L’historique et une provenance claire facilitent l’attribution d’une valeur soutenue.
Volumes de passage. Les œuvres de Dang Lebadang apparaissent régulièrement en salles françaises et européennes. Les séries d’estampes et les œuvres sur papier constituent le flux le plus fréquent. Les peintures et grands formats sont plus rares, ce qui renforce la compétition lors d’exemples aboutis.
Segmentation de prix. Les œuvres sur papier et les estampes se situent majoritairement dans des fourchettes de quelques centaines d’euros, avec des pointes au-delà du millier pour les pièces soignées. Les peintures de format moyen franchissent aisément plusieurs milliers d’euros lorsque le sujet et la période sont attractifs.
Analyse technique
Matériaux. Toiles et cartons enduits à l’huile pour les peintures. Papiers de grammage variable pour aquarelles, encres et gouaches. Papiers d’édition pour les lithographies et sérigraphies, souvent signées au crayon. Reliefs “Espace” sur papiers chiffon et collages, parfois avec cachets et poinçons spécifiques à l’artiste.
Périodes. Les années 1950 livrent des sujets figuratifs stylisés. Les années 1960 et 1970 marquent un basculement vers des compositions plus abstraites et des recherches de textures. La période tardive prolonge ces thèmes avec une production plus sérielle dans l’estampe.
Écoles et contextes. Le parcours s’inscrit dans le dialogue entre formation en France et références vietnamiennes. Les sujets récurrents comme chevaux et barques renvoient à une iconographie familière aux collectionneurs d’art vietnamien de la diaspora. La diffusion par les éditeurs parisiens assure la présence régulière des estampes en ventes publiques.
Caractéristiques identifiables. Signature “Lebadang” généralement en bas de composition pour les œuvres uniques, parfois tampon rouge ou cachet à sec. Numérotation usuelle pour les estampes. Formats moyens fréquents. Reliefs “Espace” reconnaissables par la superposition de papiers et les jeux d’ombre portés.
Marché des enchères: résultats récents et repères de prix
Les résultats ci-dessous illustrent l’amplitude des prix selon la technique et la période. Les prix sont affichés en euros tels que publiés par les maisons de vente.
- MILLON, Paris, 12 octobre 2023, lot 146, “Chevaux”, huile sur toile, adjugé 4 200 €.
- Aguttes, Neuilly, 30 septembre 2021, lot 192, “Cavaliers, 1955”, huile sur carton accompagnée d’estampes, résultat 1 170 € avec frais.
Ces adjudications confirment le positionnement des peintures de sujet fort dans la partie haute de la cote, tandis que les ensembles incluant des œuvres sur papier se situent dans une fourchette moyenne. La confrontation des formats, des périodes et de la technique permet d’affiner la valeur attendue d’une pièce spécifique.
Conclusion
Pour fixer la valeur d’une œuvre de Dang Lebadang, il faut croiser sujet, période, technique, format et historique. Un corpus figuratif abouti, signé, de bonne dimension et de belle période trouvera plus facilement preneur en vente publique. Les reliefs et les estampes offrent une alternative à des niveaux de prix plus accessibles. Afin d’obtenir une estimation gratuite claire et argumentée, contactez Fabien Robaldo. Une analyse personnalisée permettra d’ajuster la fourchette en tenant compte des éléments précis de votre œuvre.
FAQ
Comment obtenir une estimation gratuite de mon œuvre de Dang Lebadang ?
Vous pouvez demander une estimation gratuite en envoyant des photographies nettes, les dimensions, la technique, la présence éventuelle de signature, d’inscriptions ou de cachets, ainsi que toute information de provenance à Fabien Robaldo.
Quels critères influencent le prix d’une œuvre de Dang Lebadang ?
La période, le sujet, la technique, le format, la signature et l’historique influencent directement la valeur. Les peintures de sujet fort et de belle période sont les plus recherchées.
Les lithographies de Dang Lebadang ont-elles de la valeur ?
Oui, mais à un niveau plus accessible que les peintures. La valeur varie selon le tirage, la signature, l’état et l’attrait du motif.
Que signifie la mention “Espace” dans certaines œuvres ?
Elle renvoie à des reliefs et techniques mixtes sur papier, avec superpositions et textures. Ces pièces se situent entre dessin et bas-relief et ont une cote spécifique.
Quelles périodes de l’artiste sont les plus recherchées ?
Les décennies 1950 à 1970 sont souvent privilégiées, surtout pour les peintures aux sujets emblématiques comme chevaux et barques.
Une œuvre non signée peut-elle être estimée ?
Oui. Les éléments stylistiques, les cachets, la provenance et les comparaisons de marché permettent d’apprécier la valeur. Une expertise préalable est recommandée.
Les formats influencent-ils beaucoup la cote ?
Oui. À sujet et période équivalents, un format plus important peut soutenir une valeur supérieure.
Quelle différence de prix entre une aquarelle et une huile sur toile ?
Les huiles sur toile atteignent en général des prix plus élevés. Les aquarelles et gouaches restent recherchées mais dans une fourchette inférieure.
Faut-il un certificat d’authenticité pour estimer une œuvre ?
Il n’est pas obligatoire pour une estimation, mais tout document d’origine ou d’exposition renforce l’analyse et la valeur.
Les résultats d’enchères à l’étranger impactent-ils le marché français ?
Ils fournissent des repères utiles, mais la demande locale, la fiscalité et les frais influent. Les comparaisons se font au cas par cas.
Comment interpréter un résultat “avec frais” versus “au marteau” ?
“Au marteau” correspond au prix d’adjudication. “Avec frais” inclut les commissions acheteur. Pour comparer, il faut considérer la même base de prix.
Combien de temps prend une estimation complète ?
Après réception d’un dossier complet, un retour rapide est possible. La durée dépend de la complexité du dossier et des vérifications nécessaires.
À Savoir :
À ce jour, les œuvres de cet artiste sont recherchées au sein du marché des ventes aux enchères ainsi que par les collectionneurs.
Pour un tableau, dessin ou une aquarelle il est essentiel de prendre en compte plusieurs critères afin de connaître sa valeur :
- Le sujet de l’oeuvre
- Les dimensions
- La technique utilisée : huile sur toile / soie, crayon à papier, feutre, gouache, aquarelle …
- L’année de réalisation de l’oeuvre, soit du vivant de l’artiste soit à titre postum
- La provenance
- L’état de conservation de l’oeuvre ainsi que l’absence ou non de restauration
Pour une sculpture il est essentiel de prendre en compte plusieurs critères afin de connaître sa valeur :
- Le modèle, comme
- Le nom du fondeur, comme les plus célèbres Susse, Valsuani, Fiot, Rudier ou Hebrard
- Les dimensions
- La numérotation
- L’année de réalisation de l’oeuvre, soit du vivant de l’artiste soit à titre postum
- La technique utilisée : bronze, marbre, céramique, plâtre, terre cuite …
- La patine : couleur et qualité
- La provenance
- L’état de conservation de l’oeuvre ainsi que l’absence ou non de restauration